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Le dossier

Papillomavirus : pourquoi il faut vacciner aussi les garçons

 

Dans un rapport rendu public le 30 septembre, l’Académie de médecine s'est prononcée officiellement pour une vaccination des des filles et des garçons contre le papiloomarirus.

 

 

Le 20 mars dernier, déjà, un collectif de 50 sociétés savantes et syndicats médicaux, incluant les Académies de pharmacie et de médecine, avait adressé aux pouvoirs publics un appel demandant la « vaccination universelle gratuite ou remboursée, sans distinction de sexe ou de risque » contre ces virus, dont on sait qu’ils sont responsables de la quasi-totalité des cancers de l’utérus.

Pourquoi vacciner aussi les garçons ? Parce que les papillomavirus affectent en réalité les deux sexes : un tiers des cancers et la moitié des verrues génitales qu’ils provoquent concernent les hommes. Rappels.

 

Les papillomavirus sont responsables de près de 100 % des cancers du col de l'utérus

Chaque année, 3 000 Françaises apprennent qu’elles sont atteintes d’un cancer du col de l’utérus. Et chaque année, 1 100 de leurs concitoyennes décèdent de cette maladie, ce qui en fait la dixième cause de mortalité par cancer chez la femme en France.

Au cours des 20 dernières années, le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus a permis de diminuer de moitié le nombre de nouveaux cas, ainsi que le nombre des décès. C’est bien. Mais ce pourrait être beaucoup mieux.

 

En effet, le cancer du col de l’utérus est attribuable, dans près de 100 % des cas, à une infection par un ou plusieurs papillomavirus humains (PVH ou HPV – Human PapillomaVirus). Ces virus, dont il existe divers sérotypes, se transmettent par contact sexuel. Ils comptent parmi les inducteurs de cancer (ou « oncogènes ») les plus meurtriers qui soient. Les tumeurs du col de l’utérus qu’ils engendrent se développent en moyenne 10 à 15 ans après une infection persistante. Elles conduisent au décès dans plus d’un tiers des cas, et ont donc un coût majeur tant en termes de vies humaines que de soins et dépenses de santé.

Or, il existe un vaccin préventif qui protège contre la plupart d’entre eux, permettant d’empêcher 2 cancers du col de l’utérus sur 3. Peut-on imaginer avoir à disposition un vaccin assurant une protection, même imparfaite, contre un cancer qui tue plus d’une patiente sur trois, et refuser de l’utiliser ? C’est pourtant ce qui se passe en France.

Entre les communications mortifères des anti-vaccins qui désinforment la population, à coup d’arguments scientifiquement faux, et la frilosité des autorités sur ce sujet, la couverture vaccinale n’augmente pas. Une politique volontariste associant vaccination et dépistage pourrait pourtant permettre d’épargner des millions de vies au niveau mondial, comme le confirme une nouvelle étude parue le 19 février dans la prestigieuse revue médicale The Lancet.

 

13 millions de cancers évitables

Kate Simms et ses collègues ont modélisé les effets cumulés de l’élargissement mondial de la couverture vaccinale et du dépistage (qui reste encore hors de portée de nombreux pays) sur le nombre de cas de cancer du col de l’utérus. Leurs travaux se sont en particulier focalisés sur les fréquences de ces cancers dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires.

 

Leur conclusion est claire : si, d’ici à 2020, une rapide augmentation de la vaccination permettait d’atteindre 80 à 100 % de couverture vaccinale (via un vaccin anti-papillomavirus à large spectre), près de 7 à 8 millions de cas de cancer du col de l’utérus pourraient être évités au niveau mondial. Dans les pays industrialisés les plus en pointe, tels que le Royaume-Uni ou l’Australie, la couverture est supérieure à 85 %, ce qui laisse anticiper une disparition des cancers induits par les papillomavirus à l’horizon 2030.

Si, en plus de cette vaccination, 70 % des femmes des pays à revenus faibles ou intermédiaires se faisaient dépister deux fois dans leur vie, à 35 et 45 ans, ce sont entre 12 et 14 millions de cancers du col de l’utérus qui pourraient être évités au cours des 50 prochaines années.

 

Une couverture vaccinale insuffisante, qui ne progresse pas

Malheureusement, en France le déficit d’information scientifique et médicale solide et l’audience des fake news diffusées sur le sujet via les réseaux sociaux aboutit notamment à réduire la couverture vaccinale contre le papillomavirus en dessous de 20 % pour les jeunes femmes. Ce niveau est dramatiquement inférieur à l’objectif de 70 % théoriquement fixé par les autorités de santé et ne montre aucun progrès.

Fin 2015, moins de 20 % des jeunes filles avaient reçu au moins 1 dose vaccinale à 15 ans, (contre 86 % au Royaume-Uni, 76 % au Danemark, 71 % en Italie, 73 % en Espagne et 87 % au Portugal). Après une timide augmentation (en 2017, 26 % des jeunes filles de 15 ans avaient initié une vaccination/21 % avaient reçu le schéma complet des deux doses recommandées), le taux est reparti à la baisse en 2018, et a rechuté à un lamentable 19 %.

En terme de politique publique, on peut regretter aussi que la commercialisation récente du vaccin anti-HPV à neuf valences en France (Gardasil 9, protégeant contre neuf HPV différents) n’ait pas été assortie d’un retrait des antiques vaccins moins protecteurs (Gardasil à quatre valences, voire Cervarix ne protégeant que contre deux virus).

Ce déficit d’action prophylactique des pouvoirs publics, combiné au manque d’information de la population et des praticiens, aboutit à ce que moins de la moitié des jeunes femmes vaccinées en 2019 bénéficient du vaccin le plus protecteur à neuf valences !

 

Le maintien de vaccins obsolètes moins protecteurs vient donc encore aggraver le taux absurdement bas de la couverture vaccinale globale en France, qui est au niveau de celle des pays à revenus faibles et intermédiaires de l’étude du Lancet.

 

Le vaccin anti-papillomavirus évite d’autres cancers

Il est par ailleurs essentiel de souligner que les papillomavirus humains n’entraînent pas que des cancers du col de l’utérus. Ils sont aussi à l’origine de nombreux autres fléaux : cancers du vagin, de la vulve, de la sphère ORL ou de l’anus (chez les hommes comme chez les femmes), ainsi que le cancer du pénis.

La logique veut donc que la couverture vaccinale soit aussi étendue aux garçons. Agnès Buzyn a questionné à ce sujet la Haute autorité de santé, dont la recommandation est vivement attendue. Dans ce contexte, le Grand-Est et Auvergne-Rhône-Alpes méritent un coup de chapeau : à l’avant-garde, ces deux régions françaises tentent de promouvoir la vaccination des garçons et des filles. Fin janvier, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé belge a donné son feu vert à la vaccination contre le papillomavirus pour les garçons. Selon certaines estimations, en Europe la vaccination par le vaccin à neuf valences pourrait notamment prévenir chaque année chez les hommes plus de 350 000 condylomes (verrues génitales), près de 5 500 cancers oropharyngés, plus 2 300 cancers anaux ou plus de 1 100 cancers du pénis.

Les effets positifs d’une politique de santé bien affirmée, à l’instar de celle de certains de nos voisins européens, sont pourtant visibles. Ainsi, l’obligation légale de faire vacciner les jeunes enfants avec des vaccins associant 11 valences produit déjà des effets bénéfiques.

On peut désormais espérer mieux protéger la population contre les maladies infectieuses les plus fréquentes et, incidemment, contre les cancers qui peuvent en résulter, parfois des années plus tard, comme dans le cas de l’hépatite B ou des papillomavirus. L’OMS estime à ce titre qu’une amélioration de la couverture vaccinale mondiale, tous vaccins confondus, pourrait éviter 1,5 millions de décès chaque année.

 

Beaucoup reste à faire, en particulier en France où des incohérences demeurent en termes de politique vaccinale. À l’heure où maladies infectieuses et cancers restent des fléaux majeurs et où l’efficience des dépenses de santé est recherchée, une politique de prévention active aujourd’hui ne peut que réduire les dépenses de santé de demain et contribuer au bien-être de tous les citoyens.The Conversation

 

Michel Cogné est professeur d'immunologie à la faculté de médecine de Limoges, membre de l'Institut universitaire de France, Inserm U1262 Université de Limoges -  

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Université de Limoges

 

Photo Phovoir

 

Semaine du c½ur : j'aime mon c½ur

400 morts par jour ! Un bilan des plus alarmants pour les maladies cardio-vasculaires qui ne cesse de s’alourdir en France et qui nous concernent tous : jeunes, adolescents, adultes, séniors, femmes, hommes. A l’occasion de la Journée Mondiale du Cœur, le 29 septembre, la Fédération Française de Cardiologie déclare l’état d’extrême urgence et rappelle que la prévention primordiale est la seule façon d’inverser la tendance. 1ère étape : participer à la Semaine du Cœur partout en France pour intégrer les bons réflexes à son quotidien.

 

 

400 morts par jour, c'est beaucoup trop

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Elles provoquent 31 % des décès prématurés et ces chiffres progressent chaque année[1].

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Les maladies cardio-vasculaires regroupent un ensemble de pathologies qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins. Parmi les plus fréquentes, les maladies du cœur : les artères coronaires qui alimentant le muscle cardiaque (angine de poitrine, infarctus du myocarde…), les maladies du muscle cardiaque et des valves du cœur, l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle..., l’accident vasculaire cérébral, mieux connu sous le nom d’AVC (du à une hémorragie, un hématome ou une atteinte ischémique d’une artère du cerveau ou une embolie d’une artère cérébrale, le plus souvent d’origine cardiaque). En France, les maladies cardio-vasculaires sont à l’origine d’environ 140 000 décès/an[2]. A titre de comparaison, les accidents de la route étaient responsables de 3 248 morts en 2018[3] soit environ 9 morts par jour. 

Selon l’OMS, les maladies cardio-vasculaires constituent la prochaine épidémie mondiale et ne sont à ce jour pas suffisamment prises en charge : 17,7 millions de décès leur sont imputables. Pourtant l’amélioration de la prévention primordiale et une meilleure prise en charge permettraient de prévenir près de 80 % des infarctus par exemple[4].

 

 

Tous menacés, tous concernés

Les jeunes et les adolescents 

Les jeunes de 9 à 16 ans ont perdu 25 % de leur capacité physique depuis 40 ans[5]. En moyenne un enfant courait 600 mètres en trois minutes en 1971, il lui en faut aujourd’hui quatre pour la même distance. Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande aux 5-17 ans de pratiquer 60 minutes d’activité physique par jour, seul un enfant sur deux atteint ce niveau en France aujourd’hui. 

Par ailleurs, la surconsommation d’écrans augmente fortement la sédentarité considérée par l’OMS comme le quatrième facteur de risques de décès dans le monde[6].

 

Les hommes mais surtout les femmes 

Contrairement aux idées reçues, ce sont bien les femmes qui sont plus menacées par les maladies cardio-vasculaires car 54 % des victimes de ces pathologies sont des femmes. Ces maladies représentent la première cause de leur mortalité avec 1 femme sur 3[7], quand elles sont 1 femme sur 27 à être touchées par un cancer du sein. Plus préoccupant encore, on observe une forte progression du nombre d’infarctus chez les femmes jeunes, liée aux mauvaises habitudes d’hygiène de vie et à l’environnement hormonal. Entre 2008 et 2013, le taux d’hospitalisation pour un infarctus du myocarde chez les femmes de 45 à 54 ans a progressé de 5 % par an[8].

 

Les séniors 

Alors que l’espérance de vie s’accroît en France à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes[9], les années de vie en bonne santé ont elles tendance à diminuer. En cause ? Un manque d’activité physique et un isolement social, deux facteurs de risque cardio-vasculaires majeurs.

D’ailleurs, alors que L’OMS recommande aux moins de 65 ans de bouger 30 mn par jour, recommandation qui passe à 1 h quotidienne au-delà, ils ne sont en réalité que 17 % à bouger 4 h par semaine[10].

Selon une étude menée par les Petits Frères des pauvres, 900 000 personnes âgées de 60 ans et plus sont isolées de leur famille et de leurs amis. Parmi elles, 300 000 sont dans un isolement extrême, véritable situation de « mort sociale »[11]. Or une personne en situation de précarité affective augment son risque de développer un infarctus de 29 %[12]. En effet, la solitude extrême accroît la consommation de tabac et d’alcool, le manque d’exercice physique, le stress, la dépression, une mauvaise alimentation, autant de comportements favorisant l’apparition de maladies cardio-vasculaires.

 

 

LA PREVENTION PRIMORDIALE, UNE PRIORITE POUR TOUS ! AGIR VITE POUR EVITER LES FACTEURS DE RISQUE 

La prévention primordiale repose sur une approche récente populationnelle, récemment développée aux Etats-Unis par l’association américaine de cardiologie AHA. Située en amont de la prévention primaire, elle vise à favoriser l’adoption d’une bonne hygiène de vie pour tenir éloignés les facteurs de risques cardio-vasculaires.

 

Bien manger

Adopter une alimentation équilibrée aide à réduire le taux de cholestérol, à contrôler la glycémie ou à diminuer la tension artérielle. Sans oublier de limiter le sel à 6 grammes/jour et la consommation d’alcool.

Trucs et astuces pour prendre le temps de savourer son repas

  • Manger dans des petites assiettes pour limiter les quantités tout en ayant une assiette bien remplie
  • Mâcher ses aliments et prendre le temps pour permettre une bonne assimilation
  • Poser ses couverts régulièrement et parler pendant les repas pour faire durer le plaisir et améliorer la sensation de satiété

 

Bien bouger

Rompre avec la sédentarité en limitant le temps passé assis, marchant au lieu de prendre sa voiture, pratiquant des activités de plein air…

Trucs et astuces pour bouger davantage

  • Aller à l’école à pied ou à vélo avec ses enfants, pour leur transmettre de bons réflexes
  • Descendre une station de métro ou de bus plus tôt
  • Prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur ou les escalators
  • Se garer à cinq minutes de chez soi
  • Préférer la marche ou le vélo pour des trajets inférieurs à 2 km

 

Arrêter de fumer

Arrêter de fumer est un bénéfice certain et rapide. C’est un acte positif, efficace et gagnant sur toute la ligne. Le bénéfice cardio-vasculaire est très important et rapide. 

Trucs et astuces pour arrêter le tabac

  • Fixer une date et la faire connaître à son entourage
  • Se débarrasser de ses briquets, cigarettes et cendriers
  • Lorsque l’envie survient, boire un verre d’eau, changer d’activité ou charger de pièce
  • Eviter de reprendre même une seule cigarette, c’est la cause majeure de rechute
  • Se faire accompagner par un professionnel

 

Plusieurs actions simples de dépistage permettent de surveiller sa santé :

  • Demander à son médecin un dépistage des facteurs de risque : mesure de la pression artérielle, du périmètre abdominale, de l’indice de masse corporelle (IMC), de la glycémie à jeun et du bilan lipidique complet
  • Apprendre à auto-dépister, chez soi ou son pharmacien, son éventuelle hypertension artérielle à l’aide d’un tensiomètre électronique au bras

 

Chez les femmes, la Fédération Française de Cardiologie rappelle la situation d’urgence pour une prise en charge optimale et déclare 5 priorités pour inverser la tendance :

  • Systématiser le dépistage et l’évaluation du risque cardio-vasculaire aux 3 phase clés hormonales (contraception, grossesse et ménopause)
  • Informer et aider les femmes de tous âges à acquérir des réflexes de prévention dans la durée
  • Développer un maillage territorial des centres cardio-gynécologiques, associant les femmes et leur médecin traitant
  • Stimuler et financer la recherche scientifique dédiée aux femmes, avec des équipes labellisées « Cœur de femmes »
  • Consacrer une journée national au cœur des femmes

 

Thierry Drilhon, directeur général de la Fédération Française de Cardiologie déclare : « Les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie et les combattre représente un réel enjeu de société. La prévention primordiale sous-tend l’éducation à la santé en milieu scolaire, au travail et tout particulièrement auprès des populations les plus précaires souvent en rupture de soins. Installer la prévention au cœur du quotidien des Français en les aidant à changer leur comportement d’hygiène de vie est l’un des combats prioritaires de la Fédération Française de Cardiologie. Les Français ne doivent pas attendre d’être pris en charge par l’Assurance Maladie ; ils doivent se prendre en main avant d’être malade, c’est un acte citoyen. 400 décès par jour ! Nous devons tout mettre en œuvre pour faire reculer ce fléau »

 

LA SEMAINE DU CŒUR, POUR PROTEGER SON CŒUR DES MAINTENANT :   APPRENONS LES GESTES SIMPLES QUI SAUVENT DES VIES ! 

 

Chaque année, la Fédération Française de Cardiologie organise la Semaine du cœur, opération de prévention organisée dans toute la France par les associations régionales de cardiologie et les Clubs Cœur et Santé avec plus de 170  actions du 21 au 29 septembre 2019. La Semaine du Cœur a pour objectif d’apprendre à se protéger contre les facteurs de risque CV : conseils d’hygiène de vie, information sur les facteurs de risque cardio-vasculaire, dépistages, initiations aux gestes qui sauvent, conférences, rencontres avec des chercheurs…

 

Tous les rendez-vous de la Semaine du Cœur partout en France ici

 

Source / Fédération Française de Cardiologie / Septembre 2019


1] http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cardiovascular-diseases-(cvds)

[2] https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-cardiovasculaires/article/les-maladies-cardiovasculaires

[3] https://www.onisr.securite-routiere.interieur.gouv.fr/

[4] Åkesson et al. JACC VOL. 64, NO. 13, 2014 Low-Risk Practices and MI SEPTEMBER 30, 2014:1299 – 306

[5] Research priorities for child and adolescent physical activity and sedentary behavior: an international perspective using a twin-panel Delphi procedure, Grant Tomkinson – 2013

[6] http://www.Who.Int/dietphysicalactivity/pa/fr/, OMS. Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'exercice physique et la santé. Activité physique (Page consultée le 10 septembre 2019)

[7] European cardiovascular disease statistics. Eur Heart journal 2013; 34:3028-34. InVS. BEH 2008, 2012, 2014, 2016

[8] BEH, 8 mars 2016. Les femmes au cœur du risque cardio-vasculaire

[9] Bilan démographique 2018 - La fécondité baisse depuis quatre ans - Insee Première n° 1730, janvier 2019

[10 Enquête menée par l’IFOP à partir d’un questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 16 octobre 2018, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatifs de la population française de 60 ans et plus pour l’Observatoire du Cœur des Français de la Fédération Française de Cardiologie, 2019.

[11] Étude Solitude et isolement, quand on a plus de 60 ans en France en 2017 des Petits Frères des pauvres.

[12] Valtorta NK, Kanaan M, Gilbody S, et al. Loneliness and social isolation as risk factors for coronary heart disease and stroke: systematic review and meta-analysis of longitudinal observational studies. Heart Published Online First: 18 April 2016. doi: 10.1136/heartjnl-2015-308790

 

Dépenses de santé 2018 : 3037 euros par habitant et par an

 

Consommation de boissons sucrées et risque de cancer 

Dans un article  de juillet 2019 paru dans le British Medical Journal, des chercheurs rapportent une augmentation du risque de cancer chez les consommateurs de boissons sucrées dans la cohorte NutriNet-Santé. 

 

 

 

Consommation de boissons sucrées et risque accru de cancer

 

L' étude, publiée dans The British Medical Journal, révèle que boire régulièrement un peu trop de boissons sucrées, soit plus d’un petit verre de soda ou de jus de fruits par jour, pourrait favoriser la survenue de cancers. Les auteurs affirment : « Nous avons constaté qu’une augmentation de la consommation de boissons sucrées était positivement associée au risque global de cancer et de cancer du sein ». Selon la Dr Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle Eren (Inserm/Cnam, Paris), une simple « augmentation de 100 ml par jour en moyenne de la consommation de boissons sucrées, ce qui correspond à un petit verre ou près d’un tiers de canette standard (33 cl), est associée à une augmentation de 18 % du risque de cancer ». Même si l’étude ne permet pas de démontrer un lien de cause à effet, elle montre une « association significative », explique la chercheuse.

 

 

La consommation de boissons sucrées a augmenté dans le monde au cours des dernières décennies. Leur impact sur la santé cardiométabolique a fait l'objet de nombreuses études et est aujourd’hui bien établi. Cependant, leur association avec le risque de cancer a été moins étudiée : très peu d'études prospectives ont été menées sur l'association entre les boissons sucrées et le risque de cancer. Pourtant, ces boissons ont été associées au risque d'obésité, à son tour reconnu comme un facteur de risque important pour de nombreux cancers. Des mécanismes inflammatoires ou liés au stress oxydant pourraient aussi intervenir, ce indépendamment du lien avec la prise de poids. 

Cette étude, publiée le 10 juillet 2019 dans le BMJ (British Medical Journal), visait à étudier les associations entre la consommation de boissons sucrées et le risque de survenue de cancer. Au total, 101 257 participants de la cohorte française NutriNet-Santé (suivis entre 2009 et 2018) ont été inclus. La consommation alimentaire habituelle a été évaluée grâce à des enregistrements de 24h répétés (6 en moyenne par participant) portant sur plus de 3300 aliments différents (dont 109 types de boissons sucrées/édulcorées). Au cours du suivi, la consommation de boissons sucrées s’est révélée être associée à un risque plus élevé de cancer (2 193 cas sur 101 257 participants), et en particulier de cancer du sein (693 cas). Une augmentation de 100mL de la consommation moyenne quotidienne de boissons sucrées était associée à une augmentation d’environ 18% du risque de cancer. Lors de sous-analyses, la consommation de jus de fruits 100% pur jus et celle de boissons sucrées hors jus de fruits étaient toutes deux associées à un risque plus élevé de cancer au global. Les résultats des analyses suggèrent un rôle important du sucre dans les associations observées, qui par ailleurs, n’étaient pas uniquement expliquées par une prise de poids au cours suivi. 

 

Cette étude étant observationnelle, un lien de cause à effet ne peut être établi pour les associations observées. Cependant, en plus du design prospectif, de l’effectif important de la population d’étude et de la précision des données alimentaires collectées, les résultats tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie dont l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, le niveau d’étude, l’activité physique ainsi que le statut pondéral, les comorbidités métaboliques, les antécédents familiaux. De plus, les résultats étaient robustes après un large spectre d’analyses de sensibilité complémentaires. 

 

Ces données sont importantes dans un contexte de santé publique où la taxe soda est débattue au niveau national et international. Elles supportent l’intérêt des recommandations nutritionnelles du Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui visent à limiter la consommation de boissons sucrées, y compris les jus de fruits 100 %, ainsi que des mesures politiques telles que des restrictions fiscales et commerciales visant les boissons sucrées. 

Cette étude a été réalisée par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, plus spécifiquement par Eloi Chazelas (Epidémiologiste, doctorant) et le Dr Bernard Srour (Epidémiologiste, doctorant) sous la direction du Dr Mathilde Touvier (Directrice de Recherche Inserm, directrice de l’équipe). 

 

 

L’étude NutriNet-Santé 

L’étude NutriNet-Santé est une étude de santé publique coordonnée par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN, Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam / Université Paris 13), qui, grâce à l’engagement et à la fidélité de plus de 160 000 « Nutrinautes » fait avancer la recherche sur les liens entre la nutrition (alimentation, activité physique, état nutritionnel) et la santé. Lancée en 2009, l’étude a donné lieu à plus de 160 publications scientifiques internationales. A l’occasion des 10 ans de l’étude, un appel au recrutement de nouveaux Nutrinautes est lancé afin qu’ensemble, nous continuions de faire avancer la recherche sur les relations entre la nutrition et la santé. En consacrant quelques minutes par mois pour répondre, via Internet, sur la plateforme sécurisée www.etude-nutrinet-sante.fr aux différents questionnaires relatifs à l'alimentation, l'activité physique et la santé, les participants contribuent à faire progresser les connaissances sur les relations entre l’alimentation et la santé. Par ce geste citoyen, chacun peut facilement devenir un acteur de la recherche et, en quelques clics, jouer un rôle important dans l'amélioration de la santé de tous et du bien-être des générations futures. 

Source : British Medical Journal

 

Toxicité du paracétamol sur le foie : message d'alerte obligatoire sur les boîtes

Tout le monde connaît le paracétamol, et pour cause : il s’agit du médicament le plus vendu en France. Plus de 200 spécialités pharmaceutiques en contiennent, qu’elles soient à visée antidouleur ou dédiées à la lutte contre la fièvre, à destination des adultes ou des enfants.

 

Ce que l’on sait moins, c’est que le paracétamol est aussi la première cause de greffe de foie d’origine médicamenteuse. Ce risque est rare, mais il est grave, puisque potentiellement fatal.

En raison de l’importance de l’usage de cette molécule, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient de demander aux laboratoires concernés de modifier les boîtes de médicaments contenant du paracétamol pour y faire figurer des messages d’alerte.

Un avertissement à destination des patients comme du personnel soignant.

 

 

Premier médicament consommé par les Français

En 2018, une étude de l’ANSM rapportait que les ventes de paracétamol seul, dans ses formes pour adultes, avaient augmenté de 140 % entre 2004 et 2015. Les ventes de formes associant du paracétamol à du tramadol ou de la codéine ont aussi augmentée respectivement de 62 % et 42 % sur cette période

D’après l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA), en 2018, plus d’un Français sur deux a reçu au moins une ordonnance remboursée d’une spécialité pharmaceutique de paracétamol seul. Avec un âge moyen de 42 ans, ces délivrances concernaient des femmes dans 56 % des cas.



OFMA

 

On constate par ailleurs que le nombre d’ordonnances de paracétamol délivrées augmente avec l’âge des patients, de 2 délivrances annuelles chez les 25-44 ans à plus de cinq délivrances chez les plus de 85 ans.

Le paracétamol est aussi très prescrit chez les enfants, 20 % des prescriptions concernant les moins de 14 ans. Il est probablement très utilisé dans le traitement de la fièvre occasionnée par les diverses infections infantiles. 78 % de ces prescriptions sont rédigées par des médecins de ville en exercice libéral. Les trois premières spécialités médicales impliquées sont les médecins généralistes (89,5 % des prescriptions), les chirurgiens-dentistes (3 %) et les pédiatres (2,7 %).

 

Attention au paracétamol « caché », source de surdosage

Malgré cette utilisation très répandue, le centre de pharmacovigilance de Nancy a montré que seul 14 % des patients connaissent le risque de toxicité hépatique du paracétamol.

 

Par ailleurs, des patients ignorent parfois certaines consommations de paracétamol. Il peut en effet arriver qu’ils méconnaissent la présence de paracétamol dans des médicaments portant un nom commercial (ou dit « de fantaisie »), par exemple le Doliprane, le Dafalgan ou l’Efferalgan, lesquels sont disponibles en automédication ou sur ordonnance.

 


Le paracétamol est présent dans de nombreuses préparations. OFMA
           

Soit parce qu’ils bénéficient de la prescription de spécialités pharmaceutiques comprenant plusieurs substances dont du paracétamol à visée antalgique par exemple dans des antidouleurs comprenant de la codéine (Codoliprane, Dafalgan Codéiné, Klipal…), du tramadol (Ixprim, Zaldiar…) ou de la poudre d’opium (Lamaline, Izalgi).

Cette méconnaissance se traduit par un risque d’association de médicaments contenant du paracétamol et donc un risque de surdosage non intentionnel. Or les conséquences peuvent être dramatiques.

 

Un message d’alerte obligatoire sur les boîtes de paracétamol

Un surdosage avéré ou une suspicion de surdosage en paracétamol est une urgence médicale. Souvent asymtomatique dans les premières heures, il peut évoluer vers une défaillance de multiples organes et tissus comme les reins, le cerveau en plus du foie.

 

Il nécessite une hospitalisation pour mettre en œuvre un traitement par N-acétyl-cystéine qui neutralise la toxicité du produit de dégradation du paracétamol fabriqué en trop grande quantité. En l’absence de traitement ou d’une prise en charge trop tardive, la destruction du foie est irréversible en quelques jours et peut engager le pronostic vital si aucune greffe de foie n’est envisageable.

 

Message alerte toxicité hépatique du paracétamol. ANSM
           

 

Afin de déterminer le message d’alerte le plus approprié à faire figurer sur les boîtes, pour prévenir de ce risque hépatique en cas de surdosage, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait lancé en septembre 2018 une consultation publique. Près de 2 300 personnes y ont participé à la consultation de l’ANSM, dont 75 % de particuliers. 97 % des personnes se sont ainsi déclarées favorables à l’ajout d’un message d’alerte sur le risque hépatique sur la face avant des boîtes. « Surdosage = danger » est le message retenu par 85 % des participants.

 


Message alerte toxicité hépatique paracétamol 2. ANSM
           

Suite à ces travaux, qui confirment la nécessité de mieux informer les patients sur les risques liés au surdosage en paracétamol, les laboratoires devront modifier les boîtes de médicaments contenant du paracétamol afin d’y apposer ce message d’alerte. Ils auront 9 mois pour le faire.

 

Les règles essentielles de bon usage du paracétamol

Contre les douleurs aiguës légères à modérées, ou contre la fièvre, le paracétamol reste malgré tout le médicament à utiliser en première intention, y compris pendant la grossesse.

En automédication, pour limiter les risques d’effet indésirable, les règles essentielles de bon usage du paracétamol sont simples :

 

• commencer avec une prise de 500 mg,

• espacer les prises d’au moins 4 à 6 h,

• ne jamais dépasser 3 grammes par jour,

• ne pas allonger la durée de traitement en automédication au-delà de 5 jours.

 

L’absence d’effet contre la douleur ou la fièvre ne doit pas aboutir à une augmentation de la dose par prise ou quotidienne, ni au rapprochement des prises. En cas d’inefficacité constatée dans les trois premiers jours de traitement, il faut consulter un médecin, un dentiste ou un pédiatre.

 


 

Bon usage du paracetamol. OFMA
           

 

Par ailleurs, comme le rappelle le réseau des centres de pharmacovigilance, certaines personnes ont un risque plus important de faire des effets indésirables ou un surdosage involontaire. C’est par exemple le cas des personnes âgées, des personnes dénutries ou déshydratées, des personnes ayant une maladie du foie ou consommant de l’alcool régulièrement, ainsi que des personnes ayant une insuffisance rénale sévère. Chez ces patients, l’intervalle entre deux prises doit être allongé et la dose journalière diminuée.

Ce message d’alerte sur le risque de surdosage étant indiqué sur les boîtes de médicaments contenant du paracétamol, seul ou en association, il faudra encourager les patients lors de leur délivrance en pharmacie de ne pas les déconditionner en jetant les boîtes et les notices associées.

Enfin, les parents doivent être vigilants à ne pas mélanger la pipette utilisée pour administrer les solutions buvables de paracétamol avec celles d’autres médicaments comme l’ibuprofène ou avec celle de certains antibiotiques, afin d’éviter tout risque de mauvais dosage.The Conversation

 

 

 

Nicolas Authier, Médecin psychiatre, professeur des universités-praticien hospitalier, U1107 Inserm/UCA, Université Clermont Auvergne

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

Pour que le mal de dos s'arrête, mieux vaut ne pas s'arrêter

Dans la continuité du programme global « MAL DE DOS ? LE BON TRAITEMENT, C'EST LE MOUVEMENT » — lancé en 2017 et élaboré en partenariat étroit avec les sociétés savantes et les collèges professionnels1 — l'Assurance Maladie est repartie en campagne le dimanche 19 mai. En cohérence avec les recommandations médicales, cette campagne vise à sensibiliser les personnes concernées à l'importance du maintien des activités quotidiennes, personnelles ou professionnelles. L'objectif ? Poursuivre le travail de déconstruction des idées reçues en encourageant les personnes qui souffrent du dos à continuer à vivre normalement... Et en installant cette idée toute simple : pour que le mal de dos s'arrête, mieux vaut ne pas s’arrêter.

 

 

Pour voir le film

Une campagne qui met le quotidien à l'honneur

Parce que le mal de dos demeure un enjeu de santé publique majeur, l'Assurance Maladie lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour lutter contre les effets délétères de la sédentarité et de l'immobilité. Cette campagne donne une nouvelle acuité au message selon lequel, en cas de mal de dos, « le bon traitement, c'est le mouvement », en mettant en avant les activités de la vie quotidienne et leurs effets bénéfiques sur le dos : emmener ses enfants à l'école, cultiver ses passions, aller au travail, rencontrer ses clients.

Ce continuum d’activités est mis en scène au travers d'une proposition créative qui combine réalisme, esthétisme et simplicité. Des femmes et des hommes sont représentés de dos, souffrant de lombalgie. L’image de ces mêmes personnes pratiquant une activité est projetée sur leur dos ; qu’elle relève de l’univers quotidien ou professionnel, cette activité leur apporte soulagement et participe à la guérison

 

Paroles d'experts

« Le mal de dos n’est pas une fatalité, il y a des solutions très simples. »

« Faire une activité, c’est se dire que l’on est capable de guérir. »

 « L’activité quotidienne a à la fois un effet de traitement et de prévention contre le mal de dos. »

 

Trois experts reviennent en vidéo sur l’importance et les moyens de poursuivre ses activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos :
Claire Cornuault, masseur kinésithérapeute
Professeur Bruno Fautrel, rhumatologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP
Docteur Paul Frappé, médecin généraliste, président du Collège de médecine générale

 

Lutter contre les fausses croyances

« Mal de dos, le bon traitement, c’est le mouvement », le premier volet du programme de sensibilisation de l’Assurance Maladie, a déjà porté ses fruits : en 2017, près de 7 personnes sur 10 (68 %) estimaient que le meilleur remède contre la lombalgie (nom scientifique du mal de dos) était le repos2, alors qu’elles sont désormais 45 % à le penser3. Ce chiffre montre toutefois qu’il est nécessaire de poursuivre la lutte contre les idées reçues et les mauvais réflexes en cas de mal de dos et parmi eux, l’arrêt des activités quotidiennes et professionnelles.

En effet, seuls 37 % des Français sont convaincus qu’en cas de mal de dos, il faut continuer à la fois ses activités quotidiennes et ses activités professionnelles4. Près d’un tiers (30 %) d’entre eux pense d’ailleurs qu’il vaut mieux arrêter ces deux activités, un chiffre qui monte à 43 % chez les 18-34 ans.

Or, le maintien des activités physiques et professionnelles, adaptées si nécessaire, fait partie du traitement, comme l’ont récemment rappelé les dernières recommandations HAS. Du reste, 77 % des Français se déclarent d’accord avec le fait qu’il vaut mieux continuer sa vie normalement lorsqu’on a mal au dos. Une opinion que l’Assurance Maladie et ses partenaires1 souhaitent transformer en comportement vertueux de prévention.

 

Activ' Dos l'appli de votre dos

Véritable coach à glisser dans la poche, Activ’Dos propose 3 grandes fonctionnalités et une kyrielle de contenus. On y retrouve des quiz pour mieux connaître son dos et la lombalgie, une soixantaine d’exercices de relaxation, d’étirements et de musculation à réaliser au travail ou à la maison, ainsi que de nombreuses vidéos sur les bons gestes de tous les jours.

La dernière version s’est enrichie de contenus relatifs au mal de dos au travail, au travers de « Le saviez-vous ? » supplémentaires et d’un nouveau quiz spécifique. Il est également possible de créer sa propre séance d’exercices personnalisée et trouver des équipements sportifs autour de soi.

L’application a rencontré son public puisque plus de 300 000 personnes l’ont déjà téléchargée.

 

 


Source Assurance Maladie le 19 mai 2019


1 Représentants du Collège de la médecine générale, de la Société française de rhumatologie, de la Société française de médecine du travail et un représentant du Collège de la masso-kinésithérapie.
2 Baromètre BVA pour l’Assurance Maladie, « Connaissances et attitudes vis-à-vis de la lombalgie », réalisée par Internet en juin 2017 auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus, et d’un échantillon national représentatif de 400 médecins généralistes.
3 Baromètre BVA pour l’Assurance Maladie, « Connaissances et attitudes vis-à-vis de la lombalgie », réalisée par Internet en octobre 2018 auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus.
4 Étude BVA pour l’Assurance Maladie, « Lombalgie et activités quotidiennes et professionnelles », enquête réalisée par Internet entre le 18 février et le 11 mars 2019, dans le cadre de l’omnibus BVA sur un échantillon de 2 000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française métropolitaine.

 

Contrôler votre cholestérol

 

Dix millions de personnes en France ont trop de cholestérol. Or, beaucoup ne le savent même pas. Et vous, avez-vous contrôlé récemment votre taux de cholestérol ?

 

Le cholestérol est un « tueur silencieux » qui encrasse nos artères, a écrit Jean Ferrières, cardiologue, pendant des années il se cache et, tout à coup, il peut provoquer l’arrêt brutal de notre cœur ».  L’excès de cholestérol est donc réellement mauvais pour la santé. Il peut conduire sur le long terme à un infarctus du myocarde, un accident vasculaire-cérébral ou une artérite des membres inférieurs. En France, il serait à l’origine d’un infarctus sur deux et près de 20% de la population adulte présenterait trop de cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie).

 

Le cholestérol et les triglycérides sont des lipides nécessaires à l’organisme. Un excès des lipides dans le sang peut s’expliquer par une prédisposition génétique, le surpoids, la sédentarité, l’alimentation. L’origine est parfois liée à certaines maladies mais, c’est rare. Par contre cela constitue un facteur de risque majeur d’athérosclérose (perte d’élasticité des artères provoquée par l’accumulation de corps gras au niveau des artères. Ce dépôt peut aller jusqu’à l’oblitération du vaisseau).  

 

Bon et mauvais cholestérol

Le cholestérol est essentiel à l’organisme car il maintient la structure des membranes des cellules de notre corps. Il joue aussi un rôle dans la synthèse de certaines hormones.

Le foie fabrique la majeure partie du cholestérol nécessaire , le reste étant apporté par l’alimentation. Il existe deux protéines responsables de son transport dans l’organisme, via le sang :

Les lipoprotéines de haute densité (HDL) correspondent au « bon cholestérol » et empêchent la formation de plaques d’athérosclérose sur la paroi des artères. Donc, le HDL-cholestérol transporte le cholestérol en excès jusqu’au foie, où il est éliminé. Il protège contre les maladies cardiovasculaires.

Les lipoprotéines de faible densité (LDL) font référence au « mauvais » cholestérol. Elles distribuent l’excès de cholestérol aux différents organes, ce qui favorise le dépôt lipidique sur la paroi des artères et donc l’apparition de plaques d’athérosclérose. Donc quand le LDL-cholestérol est en excès dans le sang, il se dépose et peut entrainer une gêne à la circulation du sang.

 

Dosage du cholestérol

Une analyse biologique permet de voir si vous avez une hypercholestérolémie. Pour cela, il faut pratiquer une prise dans à jeun. On dose alors le « mauvais » cholestérol.  Il est conseillé de réaliser ce bilan lipidique environ tous les 5 ans même si vous êtes en bonne santé.

Le taux total de cholestérol (HDL + LDL) est  normal lorsqu’il est inférieur à 2g/L. Attention, cela peut varier selon l’état général de la personne et de certains facteurs comme le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle, si on fume…

Le taux total de LDL ne doit pas dépasser 1,6 g/L. Il faut là aussi tenir compte de facteurs familiaux, du sexe, de l’âge et de risques comme le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle…

Le taux total de HDL doit lui être supérieur à 0,45 g/L.

 

Les grandes causes d’un excès de cholestérol

L’alimentation : l'influence de l'environnement et de l'alimentation est prépondérante. Une alimentation trop riche en graisses saturées provenant des graisses animales, de certaines viandes et des dérivés gras du lait à une influence directe sur le taux de cholestérol.

 

L’hérédité : ce n’est pas systématique entre générations mais, on retrouve souvent plusieurs cas au sein d'une même famille.

Certaines maladies : des pathologies touchant le foie, les reins ou la thyroïde peuvent favoriser une élévation du taux de cholestérol.

Influence médicamenteuse : certains médicaments comme les diurétiques, les anti-acnéiques, les contraceptifs oraux, ou la cortisone peuvent être directement responsables de taux élevés de cholestérol.

 

Faire baisser son taux de cholestérol

Changer sa façon de s'alimenter. Il est prouvé qu’on meurt beaucoup moins d'infarctus dans les pays méditerranéens que dans le reste du monde et c'est en grande partie grâce à l'alimentation.

 

Le régime méditerranéen des Grecs et des Crétois est basé sur une grande consommation de végétaux, en particulier les fruits et les légumes frais. Vous pouvez donc vous aussi privilégiez les céréales, l'huile d'olive en assaisonnement, les légumes en grande variété (tomates, poivrons, courgettes, aubergines, concombres, fèves, lentilles...), les fruits en abondance, le poisson (toutes variétés) deux à trois fois par semaine.

Il est aussi recommander de consommer modérément des fromages frais et de la viande en privilégiant les viandes blanches, et, si vous buvez du vin, limitez-vous à deux verres par jour.

Il faut éviter le beurre, la crème, les charcuteries et les viandes grasses, les fromages gras, les pâtisseries, viennoiseries, tartes salées et pizzas qui comportent souvent une grande quantité de graisses. Arrêter si possible les plats préparés ou alors de manière occasionnelle.

 

Retrouver le plaisir de la cuisine, vous permettra de contrôler exactement ce que vous mangez.

 

Vous pouvez aussi prendre des acides gras dits Oméga 3 qui sont particulièrement bons pour les artères car ils fluidifient le sang et évitent la formation de caillots. Sachez qu’on ln les trouve naturellement dans les huiles de soja, de noix, de colza. Demandez conseil à votre pharmacien.

 

Les médicaments qui abaissent le cholestérol (hypocholestérolémiants ) sont efficaces et bien tolérés. Leur prescription doit cependant rester exceptionnel chez le patient à faible risque cardio-vasculaire. Il sont destinés en priorité est aux patients à haut risque. Là aussi parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

 

Le contrôle technique de votre voiture est obligatoire tous les 2 ans dès qu’elle a 5 ans. Pourquoi pas pour notre cœur ? Or, même si vous avez trop de cholestérol, vous pouvez agir et le faire baisser. Vous ne vous en porterez que mieux.

 

 

Un taux des triglycérides, autre type de lipides du sang, supérieur à 1,50 g/L, favorise aussi le développement de maladies cardio-vasculaires. On le mesure en général en même temps que le cholestérol.

 

 

 

 

 

Les bonnes attitudes à adopter

Manger beaucoup de légumes verts et de crudités et au moins deux fruits frais,

Privilégier des huiles végétales (tournesol, olive, colza...),

Manger légèrement le soir,

Manger du poisson au moins deux fois par semaine,

Diminuer les apports en graisses saturées d'origine animale terrestre

 

 

 

Sites internet

https://www.fedecardio.org/test

https://www.ameli.fr

 

Le Dossier Médical Partagé en 18 questions

18 QUESTIONS POUR TOUT SAVOIR SUR LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE

 

 

 

1. EN QUELQUES MOTS, C’EST QUOI, LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE ?

Le Dossier Médical Partagé, communément appelé « DMP », c’est « la mémoire de la santé » de chaque patient :

# la mémoire, car, accessible partout sur le territoire, il centralise en un seul endroit en ligne les informations concernant le suivi médical et les soins reçus par un patient, aujourd’hui le plus souvent dispersées entre son médecin traitant, les médecins spécialistes consultés, les établissements de santé dans lesquels il a séjourné, les laboratoires d’analyse et les centres d’examens radiologiques, sans compter ses documents détenus à son domicile. Avec le DMP le patient a la garantie de ne plus oublier ni perdre son historique de soins ;

# la santé, car il permet au patient de partager l’historique de ses soins avec les professionnels de santé de son choix et donc, de bénéficier d’un meilleur suivi et d’une meilleure prise en charge.

La finalité profonde du Dossier Médical Partagé, c’est de favoriser la meilleure qualité et la plus grande sécurité des soins pour chaque patient. En bref, de permettre à chacun d’être mieux soigné et pris en charge.

 

 

 

2. POURQUOI PARLE-T-ON DE DOSSIER PARTAGE ? C’EST D’ABORD UN DOSSIER« PERSONNEL », NON ?

Le DMP est bien sûr « personnel », puisqu’il rassemble les informations de santé du seul assuré.
Mais il est aussi un dossier « partagé » : il est un outil de partage de l’information médicale avec les patients mais aussi entre professionnels de santé. Il vise à favoriser la coordination et la continuité des soins en améliorant le partage des informations entre les praticiens, en ville comme à l’hôpital.

 

3. EST-CE QUE LE DMP EST OBLIGATOIRE ?

Non. La création d’un Dossier Médical Partagé n’est pas obligatoire et n’a aucune conséquence sur le niveau de remboursement des soins. Par ailleurs, le DMP est gratuit.

 

4. LE DMP EST-IL VRAIMENT UTILE POUR TOUS LES PATIENTS ?

Le Dossier Médical Partagé présente un intérêt certain pour les patients, notamment ceux souffrant d’une maladie chronique, qui sont amenés à rencontrer régulièrement différents professionnels de santé, mais il est plus largement utile à tous.
Il présente déjà un intérêt pratique car il permet de conserver tous les documents et informations médicales utiles en un unique espace dématérialisé, sûr et accessible partout et à tout moment.

Par ailleurs, en cas d’urgence ou de mobilité, il permet aux professionnels de santé qui prennent en charge le patient de disposer d’une visibilité sur l’histoire médicale du patient, ce qui est utile pour, par exemple, éviter des accidents (ex. allergies médicamenteuses, risque iatrogène...).

Enfin, il est permet de faciliter la prise en charge d’un patient en cas d’hospitalisation, aussi bien à l’entrée qu’à la suite du séjour.

 

5. PEUT-ON VRAIMENT AVOIR CONFIANCE DANS LE DMP? LES DONNEES PERSONNELLES SONT-ELLES PROTEGEES ?

Parce que les données de santé sont particulièrement sensibles, le Dossier Médical Partagé est hautement sécurisé :
# Il ne peut être créé qu’avec le consentement du patient, qui se voit notifié de la création de son DMP.

Le patient choisit les professionnels de santé qui auront le droit d’y accéder. Il peut mêmemasquer une information médicale à tout moment ; elle restera naturellement visible pour son médecin traitant, interlocuteur incontournable d’un suivi médical coordonné.

# Les professionnels de santé ne peuvent y accéder qu’en étant munis de leur carte de professionnel de santé (CPS). Quant au patient, il reçoit un code à usage unique par sms ou parmail pour s’y connecter.

# Seuls le patient et les professionnels de santé autorisés ont accès au contenu du DMP. Les laboratoires pharmaceutiques, mutuelles, banques, assurances, n’y ont aucun droit. L’Assurance Maladie elle-même, même si elle peut alimenter le DMP à partir des données dont elle dispose, notamment sur l’historique des soins du patient, ne peut consulter les DMP des assurés.

Les DMP sont conservés par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère de la Santé qui respecte toutes les normes garantissant un haut niveau de sécurité en matière de protection de données.
La consultation des DMP répond aux exigences de politique générale de sécurité des systèmes d’information (PGSSI).

 

6. LE CONSENTEMENT DU PATIENT EST-IL PRIS EN COMPTE DANS LE DMP ? COMMENT ?

En ville, le patient doit donner son consentement à chaque professionnel de santé souhaitant consulter, pour la première fois, son DMP. Une fois ce consentement donné, il n’est pas nécessaire de recommencer lors des consultations suivantes. En revanche, si le patient souhaite bloquer l’accès du professionnel de santé à son DMP, il peut le faire à tout moment, directement depuis son espace personnel DMP, ou demander à son médecin traitant de le faire.

On peut donc interdire l’accès à son DMP à tout professionnel de santé, à la condition de connaitre son nom et son prénom.

Lors d’une hospitalisation, y compris pour les actes d’hospitalisation externe, les professionnels de santé constituant l’équipe de soins sont réputés autorisés à accéder au DMP, mais doivent s’identifier individuellement grâce à leur carte de professionnel de santé.
Par ailleurs, le patient peut préciser s’il souhaite rendre son DMP accessible en cas d’urgence. Il aura la possibilité de revenir à tout moment sur cette décision depuis son DMP, ou en le demandant à son médecin traitant.

 

7. UNE COMPAGNIE D’ASSURANCE PEUT-ELLE DEMANDER A SES CLIENTS DE LUI COMMUNIQUER UN DMP OU DE LUI EN FOURNIR UNE COPIE ?

Le DMP ne peut en aucun cas être exigé (ni même des extraits ou une copie) lors de la conclusion d’un contrat, notamment un contrat relatif à un prêt immobilier, une protection complémentaire en matière de couverture de santé, ou par la médecine du travail, même avec l’accord du patient.

 

8. LE DMP, N’EST-CE PAS UNE AFFAIRE DE PROFESSIONNELS ? QUEL EST LE ROLE DU PATIENT ?

Le DMP permet au patient d’être l’acteur de sa santé.
Celui-ci peut enrichir son DMP avec des informations utiles : personne à prévenir en cas d’urgence, allergies... ou encore, y déposer des photos ou des PDF de ses documents de santé qu’il conservait jusqu’alors sous format papier afin de reconstituer son histoire médicale.

En avril 2019, le DMP permettra au patient de saisir ses directives anticipées afin que les professionnels de santé puissent tenir compte de ses dernières volontés pour sa fin de vie.

 

9. QUELS SONT LES DROITS DU PATIENT VIS-A-VIS DE SON DMP ?

Le patient autorise la création de son DMP et autorise les professionnels de santé à y accéder, y compris en cas d’urgence. Il peut y ajouter des documents dans son espace personnel, s’opposer à l’alimentation de son DMP et peut masquer certains documents. Il a un accès à l’historique des consultations de son dossier. Il peut demander une copie du contenu de son DMP, faire rectifier son contenu s’il est incorrect et le fermer à tout moment.

 

10. QUEL EST LE ROLE DU MEDECIN TRAITANT VIS-A-VIS DU DMP ?

Le médecin traitant est un acteur central pour que le DMP remplisse pleinement son rôle au service des patients. Le médecin traitant a des droits spécifiques qui lui permettent de faire toutes les actions relevant du patient, à sa demande. Compte tenu de son rôle en matière de coordination des soins, le patient ne peut pas lui masquer certaines informations.
En ajoutant en quelques clics le volet de synthèse médicale dans le DMP, il permet à ses confères qui prennent en charge ses patients pour la première fois de prendre connaissance de l‘histoire médicale du patient. Ces informations sont particulièrement utiles en cas d’urgence.
 

11. A L’HOPITAL, QUI A ACCES AU DMP ET QUI PEUT L’ALIMENTER ?

En établissement de santé, tous les professionnels de santé de l’équipe de soins prenant en charge le patient peuvent consulter le DMP, à condition de se munir de leur carte de professionnel de santé.
Le personnel administratif des établissements de santé et médico-sociaux a accès uniquement à la partie administrative du Dossier Médical Partagé. Il peut l’alimenter mais pas le consulter.
Le patient aura connaissance de toutes ces actions (alimentation, ajout ou consultation des documents) dans l’historique des accès à son DMP.

 

12. EST-CE QUE LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE REMPLACE LES DOSSIERS MEDICAUX QU’UTILISENT LES PROFESSIONNELS DE SANTE ET LES ETABLISSEMENTS DE SANTE ?

Le DMP est différent des dossiers médicaux détenus par les professionnels et établissements de santé.
Chaque professionnel de santé tient à jour un dossier médical concernant ses patients dans son cabinet (ou en établissement de santé). Il complète ce dossier à chacune de ses rencontres avec eux. Il existe ainsi le dossier médical du médecin généraliste, le dossier médical du ou des spécialiste(s) consulté(s), des biologistes, cabinets de radiologie... et le dossier patient de l’hôpital ou de la clinique où le patient a été hospitalisé. Chacun de ces dossiers médicaux « professionnels » est détenu et mis à jour par le professionnel ou l’établissement de santé.

Dans ces dossiers, certaines informations sont utiles à la coordination des soins : ce sont ces informations que les professionnels de santé pourront déposer dans le DMP, qui a vocation à regrouper et centraliser en un endroit unique toutes les informations utiles à la coordination du parcours de soins.
Par ailleurs, le DMP est accessible dans toute la France par le patient et les professionnels de santé, contrairement aux dossiers médicaux, qui ne sont pas directement accessibles aux patients et qui sont accessibles uniquement localement.

 

13. UN PATIENT N’AYANT PAS DE TELEPHONE MOBILE OU D’ADRESSE E-MAIL PEUT-IL DETENIR UN DMP ?

L’ouverture d’un DMP n’est pas soumise à la fourniture des coordonnées du patient (téléphone mobile ou d’une adresse e-mail) même si celle-ci est fortement recommandée, ces informations étant nécessaires pour permettre la consultation en ligne du DMP par le patient.
Tant que le patient n’a pas renseigné ses coordonnées, il ne pourra visualiser le contenu de son DMP qu’en passant par un tiers (professionnel de santé) ou demander une copie de son DMP au support DMP info service.


 

14. UN MINEUR PEUT-IL CREER ET GERER SEUL SON DMP ?

Le représentant légal d’un mineur doit donner son consentement lors de la création du DMP. La décision de création d’un DMP revient au titulaire de l’autorité parentale. Le représentant légal autorise les professionnels de santé à accéder au DMP d’un mineur, décide des documents devant être masqués et de la fermeture du DMP. Il peut également accéder au DMP du mineur pour le consulter. Le mineur ne dispose pas de codes d’accès personnel pour accéder à son DMP.

 

15. QUELLES SONT LES DONNEES QUE L’ASSURANCE MALADIE DEPOSE DANS LE DMP? QUELLE DIFFERENCE AVEC LES DONNEES DE REMBOURSEMENT PRESENTES DANS LE COMPTE AMELI ?

Le compte ameli permet le suivi de ses données de remboursement ; le DMP quant à lui permet de suivre le parcours de soins du patient. Il ne contient pas de données financières, sa finalité est le bon suivi médical du patient.
Ainsi, les médicaments, les dispositifs médicaux, l’ensemble des actes médicaux (dont l’imagerie et la biologie) et les séjours hospitaliers sont disponibles dans l’historique des soins du DMP, à l’exclusion des montants remboursés par l’Assurance Maladie.

 

16. QUELLE EST LA DUREE DE CONSERVATION DES DOCUMENTS DANS LE DMP ?

Le DMP a vocation à suivre le patient tout au long de sa vie. Si le patient décide de clôturer son DMP, alors ce dernier est archivé et les données sont détruites 10 ans après cette clôture.

 

 

17. QUEL EST LE BILAN CHIFFRE DE L’EXPERIMENTATION MENEE EN 2017-2018 PAR L’ASSURANCE MALADIE DANS UNE SERIE DE DEPARTEMENTS TESTS ?

Pour que le DMP s’inscrive dans le quotidien des Français comme une évidence au même titre que la carte Vitale ou le compte ameli, l’Assurance Maladie a fait le choix d’une démarche progressive.
Le Dossier Médical Partagé a ainsi été déployé à partir de décembre 2016 dans neuf caisses primaires de l’Assurance Maladie : les CPAM du Bas-Rhin, de Bayonne, des Côtes-d’Armor, du Doubs, de Haute-Garonne, d’Indre et Loire, du Puy-de-Dôme, de la Somme et du Val-de-Marne.

La montée en charge rapide du service au cours des 18 mois qu’a comptés l’expérimentation a démontré que le service répond à un vrai besoin :

# Côté patients : les créations en ligne et par les agents d’accueil des caisses d’Assurance Maladie,
ont permis de créer en 18 mois (de décembre 2016 à fin juin 2018) environ 3 fois plus de DMP
qu’en 6 ans de déploiement initial.

# Côté établissements de santé : au démarrage de l’expérimentation, en décembre 2016, 87
établissements de santé étaient impliqués dans le déploiement du DMP dans les départements tests. Au 30 juin 2018, 127 établissements de santé se sont mobilisés, sur 159 établissements ciblés en fonction de leur taille (établissements de médecine, chirurgie, obstétrique [MCO], decentres hospitaliers et de cliniques privées choisis notamment en raison de leur grande capacitéd’accueil).

# Côté professionnels de santé : au démarrage des tests, fin 2016, on recensait 903 professionnels
de santé «actifs», c’est-à-dire participant à la création, à l’alimentation ou encore à la consultation de DMP, dont 436 médecins généralistes et 44 spécialistes. Durant l’année 2017, 5270 PS actifs ont été dénombrés, dont 4090 médecins généralistes et 690 médecins spécialistes.

Au terme de cette expérimentation, au 30 juin 2018, 723 539 personnes disposaient d’un DMP dans les seuls départements pilotes, soit 12,3% de la population de ces territoires. Sur les 159 établissements de santé sélectionnés pour déployer prioritairement le DMP, 80 % l’alimentaient. Par ailleurs, 18 % des médecins libéraux ont aussi alimenté des DMP dans ces neufs départements.

 

18. LE SERVICE VA-T-IL CONTINUER A EVOLUER ?

Le DMP n’est pas figé et est appelé à évoluer régulièrement pour s’adapter en permanence aux besoins et aux usages des patients et des professionnels de santé. Ainsi, de nombreuses évolutions sont prévues au cours des prochaines années avec, dès avril 2019, l’ajout d’un espace réservé aux directives anticipées, la notification au patient d’un accès en cas d’urgence à son DMP et la mise en ligne d’une nouvelle version de l’application mobile DMP (son ergonomie et son graphisme seront optimisés ; la connexion au DMP sera simplifiée grâce à la possible sauvegarde de son identifiant).


   

Inscrivez-vous sur dmp.fr

 

 

Source Assurance Maladie

 

A chacun son sommeil

Insomnie, dette de sommeil, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, apnée du sommeil… Il n’existe pas un trouble mais plusieurs troubles du sommeil dont 1 Français sur 3 déclare souffrir1. Or un sommeil malmené peut avoir des conséquences sur la santé. Face à ce constat, la campagne nationale “À chacun son sommeil” née en 2018, reprend de plus belle en 2019 avec des nouveautés.

Après le vif succès de la 1re édition “À chacun son sommeil”, le laboratoire PiLeJe, avec le soutien de l’association France Insomnie, lance en mars une édition digitale. L’objectif de cette campagne est double : informer le grand public sur les conséquences des troubles du sommeil et le sensibiliser à une prise en charge individualisée. À l’appui de son expertise dans les démarches de prévention et de conseils santé, le laboratoire PiLeJe proposera des contenus riches et interactifs, animés par des professionnels de santé, avec de nombreux rendez-vous en ligne durant tout le mois de mars à retrouver sur www.achacunsonsommeil.fr

 

 

 

 

Retrouvez le programme détaillé de cette campagne sur le site : www.achacunsonsommeil.fr

 

 

1 personne sur 3 déclare souffrir d’au bmoins un trouble du sommeil1. Insomnie et malaise diurne associé, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, apnée du sommeil… Il n’existe pas un trouble, mais plusieurs troubles du sommeil. Parmi les facteurs à l’origine de ces troubles : le stress. Omniprésent dans la société, le stress a des répercussions directes sur le sommeil. Marché du travail incertain, difficultés financières, problèmes familiaux. Plus récemment : risques d’attentats, mouvements sociaux… toutes ces situations peuvent être une véritable source de stress.

 

9 Français sur 10 se sentent stressés. De plus, 4 Français sur 10 estiment que le stress a augmenté depuis plusieurs années2.
Or un sommeil malmené peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé mentale et physique (dépression, prise de poids, fatigue, etc.) ainsi que sur la vie sociale et professionnelle (baisse de concentration, de productivité et d’attention, irritabilité…).

Le besoin de sommeil étant propre à chacun, il existe aujourd’hui différentes prises en charge des troubles du sommeil : mesures hygiéno-diététiques, allopathie, thérapies ciblées etc. Pourtant, la consommation de benzodiazépine en France reste importante (2ème au rang européen)3. Si ces molécules ont un intérêt pour traiter les troubles sévères, leur consommation s’étend parfois sur plusieurs mois voire années entrainant des effets délétères pour la santé : trouble de la mémoire, accident, dépendance4…

 

Face à ce mal du siècle que sont les troubles du sommeil, quelles sont les prises en charge
adaptées ? Quelles sont les solutions qui ont fait leurs preuves ? Comment individualiser cette prise en charge et avec quels professionnels de santé ?

 

 

Le sommeil des Français : attention fragile !

 

Les Français et le stress

 

9 Français sur 10 se sentent stressés2. En effet, les sources de stress dans notre société sont nombreuses : marché du travail incertain, difficultés financières, problèmes familiaux…

Plus récemment, les risques d’attentats et les mouvements sociaux se sont ajoutés. D’ailleurs en 2017, 4 Français sur 10 ont estimé que le stress a augmenté depuis plusieurs années2.

 

Véritable perturbateur de notre état psychologique et physiologique, le stress a des répercussions directes sur la santé et le sommeil. Il provoque des déséquilibres dans l’organisme car il perturbe les hormones, les neuromédiateurs, les minéraux comme le magnésium qui participent à notre état de santé.

 

D’une sensation à un mécanisme physiologique5

Le stress est vécu par chacun de nous comme une sensation désagréable, elle se manifeste par de l’irritabilité, de l’énervement ou encore du découragement.

Sur le plan biologique, le stress entraîne un mécanisme physiologique bien connu. En effet, sa signification passe par une réponse de l’organisme pour s’adapter à des agressions. Elle est composée de 3 phases : phase d’alarme, de résistance et celle d’épuisement.

La première phase est déclenchée lors d’une situation de menace. L’organisme se prépare au combat » en sécrétant de l’adrénaline et du cortisol afin de mobiliser les ressources énergétiques nécessaires à la réaction d’adaptation (fuite et éventuellement la lutte). En cas de stress prolongé (phase de résistance), le cortisol s’élève et s’accumule entrainant des perturbations de l’immunité, du métabolisme des sucres et des graisses, des troubles du sommeil et de l’humeur, voire même une altération des neurones cérébraux. La dopamine et la sérotonine sont aussi sécrétées pour réguler le stress mais leurs niveaux vont diminuer dans le temps. Puis, c’est la phase d’épuisement marquée par un taux de sérotonine et de dopamine qui s’effondrent mais un taux de cortisol encore élevé qui finira par s’écrouler à son tour (burn-out).

 

Les conséquences du stress sur la santé et le sommeil1

En répercutant directement le sommeil, le stress entraîne des troubles bdu sommeil qui peuvent avoir de nombreuses conséquences, à court comme à long terme sur la santé : prise de poids, diabète, dépression, bendormissements au volant ou au travail, baisse de performance, bdifficultés relationnelles… à court terme, 54 % des Français pensent que le stress affecte le sommeil2. Et à long terme, 8 Français sur 10 sont convaincus que le stress peut avoir des répercussions sur la santé : problèmes de sommeil (70%), psychologiques (57%) et cardiaques (51%)2.

 

 

 

Dr Marc Beck Médecin généraliste, phytothérapeute, micronutritionniste

 

Comment le stress et plus particulièrement le stress sociétal, perturbenotre sommeil ?
« Notre vie est faite d’une succession d’événements et la manière dont on les vit fera de ces événements ou pas un stress, source d’anxiété voir même de dépression, dont le 1er signe d’appel sera un trouble du sommeil.
 

D’où vient ce stress ?
D’abord dans notre vie personnelle : les évènements que l’on doit subir, problèmes professionnels, maladies de proches, divorce,décès, préoccupations familiales (enfants), impôts ; les contraintes que l’on s’impose du fait de son éducation, de ses croyances, « être parfait ». Cela est illustré actuellement par la notion de « la charge mentale ». Le cerveau n’arrête pas de penser à toutes les tâches à réaliser au quotidien pour la gestion du foyer, pour la réussite professionnelle… . Nous ne vivons pas seuls et un facteur déclencheur est le stress dit sociétal.

Les attentats, les mouvements sociaux, les informations basées sur la peur et sur l’émotion génèrent un stress ambiant qui peut être soit responsable d’apparition de troubles du sommeil soit le « stress de trop » dans notre vie personnelle.

Quelle que soit l’origine du stress, l’apparition d’un trouble le sommeil ( difficultés d’endormisssement, réveils nocturnes, réveil précoce) ne doit pas être négligé car il peut être responsable d’anxiété, de dépression, d’obésité, de pathologies cardiométaboliques…..

Aujourd’hui, il existe différents moyens et prises en charge pour ne pas se laisser envahir par le stress et les troubles de sommeil. Ces solutions tendent vers une approche individualisée qui peut combiner des moyens médicamenteux et non médicamenteux.»

 

 

 

Les Français et le sommeil chimique

Les troubles du sommeil, ce mal du siècle a eu pour conséquence un accroissement saisissant de la consommation de benzodiazépines. En 2015, 13,4% de la population française a eu recourt au moins une fois à ces molécules aux propriétés hypnotiques, anxiolytiques et calmantes, ce qui a conduit à l’écoulement d’un peu plus de 110 millions de boites en un an. Ce triste record, situe la France au 2nd rang européen des plus gros consommateurs de benzodiazépines, derrière l’Espagne3.

Si les benzodiazépines ont un intérêt dans le traitement des troubles sévères du sommeil à court terme, on remarque que leur consommation s’étend parfois à plusieurs mois, voire plusieurs années, ce qui conduit à développer des risques d’effets délétères du type somnolence diurne, trouble de la mémoire, accident, dépendance4…

 

 

Dr Patrick Lemoine - Psychiatre & Docteur en neurosciences, spécialiste du sommeil

 

 

Qu’est-ce qu’on appelle le sommeil chimique ?
« C’est une perte de conscience provoquée artificiellement par la prise de somnifères. On ne peut pas le qualifier de sommeil car il ne possède pas les caractéristiques propres au sommeil. Cela correspond davantage à une anesthésie légère. La plus ancienne forme de sommeil « chimique » connue est celle provoquée par l’état d’ivresse. »

Ce sommeil artificiel est-il nocif ?
« Oui, à long terme. En effet, cet état hypnotique n’apporte aucun des bénéfices du sommeil naturel. Il induit même des troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil dont les pauses respiratoires sont à la fois plus nombreuses et plus longues. Le patient met plus de temps à se rendre compte qu’il faut se réveiller pour reprendre sa respiration.

De manière générale et sur le long cours, les hypnotiques entraînent une baisse de l’espérance de vie car ils provoquent des maladies respiratoires, cardiaques…

D’autre part, n’étant pas tous égaux face à l’addiction et malgré le caractère peu addictif des benzodiazépines hypnotiques, il peut y avoir une accoutumance qui se développe chez certains patients. »

Comment se sevrer des benzodiazépines ?
L’arrêt brutal de ces molécules est dangereux. Le sevrage s’opère à travers des protocoles très codifiés et encadrés par les professionnels de santé. Toutes les précautions sont à prendre car ce sevrage peut se complexifier à cause de la sensation de manque et entraîner un syndrome de sevrage. D’autant plus que, plus la consommation de benzodiazépines est prolongée, plus le sevrage est compliqué. Il existe aujourd’hui d’autres solutions plus naturelles pour retrouver un sommeil de qualité et permettre ce sevrage aux hypnotiques. »

 

 

1h30 de sommeil en moins en un demi-siècle pour les Français1

L’érosion est silencieuse mais bien réelle : le temps de sommeil des Français s’amincit ! Selon le rapport de l’enquête INSV/MGEN réalisée à l’occasion de la journée du sommeil 2017, les Français déclarent dormir 7h07 en moyenne en semaine soit 18 minutes de moins qu’il y a 25 ans. 54% des Français jugent que leur sommeil est insuffisant (qualité et durée) bet ce sont surtout les femmes qui souffrent d’un temps de sommeil plus faible et qui déclarent plus de réveils nocturnes et de somnolences dans la journée. Ces plaintes sont également déclarées par les 45/54 ans et les ronfleurs réguliers. En France, aujourd’hui, 28% de la population déclare être somnolent.

Il faut en moyenne plus d’une vingtaine de minutes aux Français pour s’endormir. Toutefois, selon les périodes de la vie ou chez certaines personnes l’endormissement peut être plus difficile, et ce pour des raisons très variées : un environnement défavorable, notamment trop de lumière (objets connectés, lumière extérieur…), du bruit extérieur ou une température de la chambre trop élevée.

Si la durée idéale de sommeil chez l’adulte est évaluée entre 7 et 8h, cette donnée est propre à chacun. En effet, le besoin de sommeil varie d’une personne à l’autre selon des facteurs multiples, notamment génétiques, l’âge et le profil psychologique.

 

 

 

 

Le sommeil

 

Une succession de cycles facilement ébranlable

Le sommeil n’est pas un état continu ; il se compose de 4 à 6 cycles de sommeil dont chacun dure environ 90 minutes chez l’adulte (sujet sain) et chaque cycle comprend plusieurs phases : sommeil lent (léger ou profond) puis sommeil paradoxal.

A la fin de chaque cycle, il peut y avoir un court éveil, suivi par un nouveau cycle de sommeil ou parfois, par un réveil complet.

Le sommeil lent profond est le sommeil le plus récupérateur ; il est plus abondant pendant les 3 ou 4 premières heures suivant l’endormissement que pendant la deuxième moitié de la nuit de sommeil.

 

Les rôles du sommeil

Le sommeil joue de nombreux rôles pour notre organisme, outre l’évidente mise au repos du corps et de l’esprit :

// Maintien de la vigilance à l’état de veille,

// Maintien de la température corporelle,

// Reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses

// Production d’hormones, notamment de croissance, et la mélatonine

// Régulation de fonctions telles que la glycémie (et l’appétit)

// Elimination des toxines

// Stimulation des défenses immunitaires

// Régulation de l’humeur et de l’activation du stress

// Mécanismes d’apprentissage et de mémorisation

 

En résumé, le sommeil contribue directement à la bonne santé, à la vigilance et au bien-être de chacun.

 

 

Les conditions favorisant un sommeil de bonne qualité

Pour faciliter l’endormissement et améliorer la qualité du sommeil, il est recommandé d’opter pour des horaires de sommeil réguliers, de s’exposer à la lumière naturelle dès le matin, de pratiquer une activité sportive/physique (marche) plusieurs fois par semaine, si possible en plein air (pour s’exposer en même temps à la lumière), de favoriser des activités stimulantes en journée. Si besoin, on peut faire une sieste courte (pas plus de 20 min) en début d’après-midi pour retrouver une bonne vigilance.

Par ailleurs, il vaut mieux limiter la consommation d’excitants (café, boissons énergisantes) et, en tous cas, les éviter après 16h ; limiter également alcool et tabac le soir. Il est recommandé aussi de dîner environ deux heures avant le coucher, de favoriser les activités calmes le soir (musique douce, lecture), de se déconnecter digitalement (ordinateurs, tablettes, smartphones) idéalement deux heures avant le coucher et pendant toute la nuit et, enfin, de ne pas consommer de somnifère sans avis médical.

 

La melatonine, ce messager qui signale qu’il est l’heure d’aller dormir

La mélatonine, « l’hormone de l’horloge biologique », est naturellement sécrétée par la glande pinéale pendant la nuit, en l’absence de lumière. C’est un signal biologique qui permet donc à l’organisme de se synchroniser sur un rythme de 24 heures correspondant à l’alternance

jour/ nuit. La mélatonine rythme un grand nombre de paramètres physiologiques, tels que le fonctionnement de divers organes, la température du corps, l’éveil et le sommeil ainsi que certaines sécrétions hormonales comme le cortisol (l’hormone « du stress »).

La mélatonine est aussi en interaction avec l’horloge biologique centrale, située dans le cerveau au sein d’une région nommée hypothalamus, qui est elle-même synchronisée principalement par la lumière6,7,8.

La production de mélatonine diminue avec l’âge, parallèlement à un sommeil plus instable la nuit et à une somnolence accrue le jour9.

 

Un grand nombre d’hormones sont sécrétées sous l’influence de l’horloge biologique, parallèlement au rythme éveil-sommeil. C’est le cas, notamment, du cortisol dont la sécrétion est haute le jour et basse la nuit, et de la mélatonine qui, à l’inverse, est sécrétée seulement pendant la nuit et à l’obscurité.

 

 

 

Pas un, mais des troubles du sommeil

Dr Marc Beck médecin généraliste spécialisé en Phytothérapie et Micronutrition :

 

Comment diagnostique-t-on un trouble du sommeil ?

« Le diagnostic d’un trouble du sommeil commence par un constat simple : on ne parle de trouble du sommeil que si seulement et seulement si l’on constate des répercussions dans la journée. Cela peut se traduire par de la fatigue diurne évidement mais également par des problèmes de concentration, de troubles de l’humeur, une irritabilité ou encore un stress profond etc. Si aucune répercussion n’est observée alors on ne peut pas parler de troubles du sommeil. »

Une fois ce constat établi, il reste à diagnostiquer le trouble du sommeil en question, pour ce faire le Dr François Duforez, Médecin du sport et du sommeil, ancien chef de Clinique des Hôpitaux de Paris, praticien Attaché AP-HP Centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu Paris, European Sleep Center nous précise que « l’expression de la plainte doit être bien précisée, de plus en plus de personnes parlent de « sommeil non récupérateur », le métier ou l’activité de la personne est également un indicateur important (horaires de travail réguliers ou non, en études, recherche d’emploi, retraités…). »

L’interrogatoire est donc un outil fondamental pour orienter le diagnostic et différencier les insomnies des problèmes d’horloge biologique (retard de phase ou avance de phase), ou de causes organiques de type respiratoire ou neurologique, par exemple. On ira, identifier le mode de vie de la personne, l’environnement de sa chambre à coucher, sa nutrition, ces facteurs de risque (tabac, alcool, sédentarité…), ses antécédents personnels et familiaux. Le versant mental et sociétal est également à explorer : niveau d’anxiété, troubles de l’humeur, contexte socio-professionnel et/ou familial.

 

 

Les troubles du sommeil les plus fréquents

 

Les insomnies

L’insomnie se manifeste par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes, un réveil trop matinal et, surtout, des retentissements handicapants dans la journée (fatigue, difficultés de concentration, irritabilité, …) qui dégradent la qualité de vie à terme10. Ce dernier critère permet de différencier l’insomniaque d’une personne qui dort peu mais qui se sent « en forme » dans la journée. Il s’agit là d’un court dormeur.

L’insomnie peut être transitoire (liée à de mauvaises conditions de couchage, un événement ponctuel); elle cesse dès que sa cause disparaît. L’insomnie est dite « chronique » lorsqu’elle se manifeste au moins 3 fois par semaine depuis au moins trois mois. Elle se maintient par la mise en place, par l’insomniaque, de stratégies visant à le soulager de ses difficultés de sommeil et de sa fatigue diurne. Cependant, à la longue, ces comportements vont perturber les systèmes de régulation de l’éveil et du sommeil sur plusieurs plans. Schématiquement, ces perturbations concernent à la fois11 :

// un dérèglement de la bascule veille/sommeil par déséquilibre entre les systèmes d’endormissement et de sommeil et les systèmes d’éveil. Ce déséquilibre est souvent lié à des problèmes de stress qui augmentent le niveau d’anxiété et entraînent une hausse du taux de cortisol.

// Un mauvais fonctionnement de l’horloge biologique ou un décalage de son rythme, problèmes généralement dus à une exposition inappropriée aux signaux qui synchronisent l’horloge biologique (rythmes de sommeil irréguliers, déficit d’exposition à la lumière du jour et d’activité physique/sportive pendant la journée, utilisation des écrans le soir, …).

 

Les patients insomniaques se mobilisent ! Pour que l’insomnie soit reconnue et prise en charge comme une véritable pathologie des troubles du sommeil, des patients insomniaques ont créé l’association France Insomnie avec le soutien de professionnels de santé spécialistes du sommeil.

 

 

Les troubles du rythme circadien

Pour les personnes qui vivent et travaillent aux horaires dits « conventionnels », la journée de 24 heures est divisée en deux grandes périodes : une période d’éveil de 7H à 23H et une période de sommeil de 23H à 7H.

Le rythme veille/sommeil est donc calé sur l’alternance jour/ nuit, en phase avec notre rythme endogène circadien (notre rythme interne) qui est alors bien synchronisé. Certaines conditions de vie ou des horaires de travail non conventionnels (travail de nuit ou posté, décalage horaire, etc.) entraînent une désynchronisation du rythme circadien par rapport à l’alternance jour/nuit qui aboutit à une insuffisance de sommeil en durée et en qualité.

Les troubles du rythme circadien peuvent aussi être liés à des facteurs biologiques modulant le rythme de l’horloge interne: il s’agit du syndrome de retard ou davance de phase12.

Le syndrome de retard de phase est d’origine multi-factorielle (biologique, psychologique comportementale/sociétale, partiellement génétique). Il est caractérisé par un décalage récurrent de l’heure de l’endormissement et du réveil, en moyenne de plus de deux heures parrapport aux horaires dits conventionnels. Ce trouble touche plus particulièrement les adolescents13.

En résumé, la personne n’arrive pas à s’endormir et a une grande difficulté à se lever tôt le matin.

L’inverse se produit pour le syndrome d’avance de phase : l’horloge biologique avance (on devient plus matinal), comme c’est le cas chez la personne âgée. Lorsque cette tendance est très accentuée, l’endormissement arrive très tôt (2 heures ou plus avant l’horaire conventionnel) et le réveil devient très matinal. Ce désordre affecterait environ 1% de la population adulte d’âge moyen mais le risque d’en être atteint augmente avec l’âge.

 

En résumé : la personne a du mal à tenir éveillée en soirée ; elle ressent le besoin d’aller se coucher tôt, entre 18 et 21h, puis se réveillera prématurément entre 2h et 5h du matin.

 

 

 

Être « jet lagué » : Qu’est-ce que cela signifie vraiment ?
Le jet lag, est un syndrome qui survient lorsqu’une personne franchit brutalement plus de 3 fuseaux horaires ; son horloge biologique ayant besoin de temps pour se synchroniser sur les horaires du pays d’arrivée, ses rythmes circadiens seront désynchronisés, avec, comme conséquences, de la fatigue le jour, un mauvais sommeil la nuit, des nausées14…
Prenons l’exemple d’une personne qui vit en France (figure de gauche et qui part en chine. à son arrivée, son horloge biologique circadienne interne fonctionnant encore à l’heure française, elle n’aura pas sommeil avant 4h du matin de l’heure chinoise (figure de droite  puisqu’en France, il ne sera que 22h (l’heure de sa propre horloge biologique), soit à peine le moment d’aller se coucher !

L’administration de mélatonine accélère la resynchronisation après un vol transméridien (ex avec un vol France Chine, 6 heures de décalage). Il est conseillé de prendre une dose au moins égale à 0,5 mg le jour du départ à 16 heures, heure locale, pour pré-synchroniser l’organisme à l’heure chinoise. Pendant les 4 à 5 jours suivant, l’administration au coucher (vers 22-23h –heure chinoise) facilite la synchronisation (inspiré de Claustrat et al. 2009)

 

 

Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS)

Ce trouble du sommeil est courant puisqu’il affecte entre 5 et 15% de la population adulte selon l’âge15,16. L’apnée du sommeil est un trouble de la ventilation nocturne qui se caractérise par la survenue anormalement fréquente de pauses respiratoires. Ce syndrome est dû à des épisodes répétés d’obstruction des conduits respiratoires de l’arrière gorge17. Pendant le sommeil, chez la personne qui souffre de SAS les parois du pharynx tendent à se refermer en raison d’un relâchement musculaire. Cela entraîne une circulation de l’air plus difficile et un ronflement à cause des vibrations de l’air. Si les voies aériennes se ferment complètement, la personne s’arrête temporairement de respirer : elle fait une apnée obstructive. Un tel événement peut durer 10 secondes ou plus et peut se reproduire jusqu’à plusieurs centaines de fois par nuit ! Le sommeil est perturbé sans que la personne n’en ait forcément conscience (micro-éveils pendant -ou éveils brefs après- chaque apnée18).

 

Les principaux symptômes qui caractérisent les apnées du sommeil :

L’impression de ne pas avoir récupéré pendant la nuit de sommeil et une somnolence diurne excessive.

Des ronflements très bruyants

Des troubles de la mémoire et de l’attention

De l’irritabilité et une baisse de la libido.

 

 

Le syndrome des jambes sans repos

Ce trouble moteur du sommeil est une pathologie plus rare puisqu’elle ne touche que 2,5% de la population adulte et jusqu’à 8,5% de la population générale, quel que soit le degré de sévérité concerné. Les manifestations qui caractérisent ce syndrome sont19 :

//le besoin de bouger, souvent lié à des sensations désagréables, voire douloureuses, dans les membres inférieurs. Ces signes surviennent au repos, et sont majorés ou apparaissent en fin de journée, le soir ou la nuit. Ces symptômes sont soulagés momentanément par le mouvement ;
//des mouvements involontaires, qui se manifestent de manière régulière (périodique) au cours du sommeil et dont le dormeur n’a pas forcément conscience. Cette fois encore, ce sont surtout les muscles des jambes et des pieds qui sont concernés.

 

L’impression de tomber dans le vide ou encore de sursauter en début de sommeil ? D’où cela vient-t-il ?
Mouvements, émotions, perceptions ou encore rêves anormaux et inconscient peuvent survenir lorsque nous dormons, on appelle ces troubles les parasomnies. Il arrive au moment de l’endormissement que nos systèmes moteurs et sensoriels n’entrent pas en sommeil tout à fait en même temps. Le dormeur est alors victime de phénomènes comme la myoclonie, qui donne cette impression de tomber dans le vide ou encore de sursauter en début de sommeil. Cela est courant après une privation de sommeil ou suite àla consommation d’excitants ou encore en période de stress.

 

Troubles du sommeil : quelles conséquences sur la santé ?

Fatigue, irritabilité, somnolence, troubles de la mémoire, troubles de l’humeur, diminution de la réponse immunitaire, prise de poids… Les conséquences sur la santé d’un manque de sommeil sont nombreuses ! Si l’on constate des retentissements immédiats : somnolence, fatigue, irritabilité… le manque de sommeil chronique peut être responsable de l’apparition ou de l’entretien de nombreuses pathologies :

 

//Du côté cognitif : problèmes de concentration, trouble de la mémoire…

//Du côté cardio vasculaire : troubles du rythme, augmentation de la tension artérielle…

//Du côté immunitaire : infections à répétition, augmentation du risque de cancer...

//Du côté métabolique : surpoids, obésité, troubles métaboliques, diabète…

//et du point de vue psychologique : moindre résistance au stress, troubles anxio-dépressifs…

 

 

 

En résumé, aucun aspect de notre psycho-biologie n’est laissé indemne par la privation de sommeil !

 

 

L’Apnée du sommeil : attention ! Le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) est considéré comme un facteur de risque indépendant de morbidité et mortalité cardiovasculaire20. Dans une étude menée sur 1499 patients suspects d’avoir un SAS, le risque d’hypertension était multiplié par 4,3 en cas de syndrome d’apnée du sommeil21.

 

 

 

A chacun son sommeil à chacun sa solution

 

Il est important de souligner avant tout que la qualité du sommeil dépend du rythme de vie et des conditions environnementales. Cette notion doit toujours être prise en compte dans la recherche de solutions pour pallier une insuffisance de sommeil. La prise en charge d’un trouble du sommeil dépend du type de trouble (insomnie, retard de phase, jetlag, …) comme de sa sévérité, et nécessite une approche individualisée pouvant combiner des moyens non médicamenteux et médicamenteux.

A chaque trouble sa solution !

 

Resynchroniser une horloge biologique décalée : place aux mesures chronobiologiques

 

Chronothérapie

Pour resynchroniser une horloge biologique décalée il existe des solutions comme la chronothérapie, la luminothérapie et la prise de mélatonine22, approches qui aident à la resynchronisation du rythme veille/sommeil sur des horaires « normaux ».

 

Et en pratique, comment cela se passe ?
Dans le syndrome de retard de phase du sommeil, l’heure du coucher est retardée de 3h tous les jours en conservant une durée de sommeil fixe avec l’interdiction des siestes, ce qui entraîne un allongement de la période d’éveil chaque «jour». Le patient se retrouve «calé» sur des horaires «conventionnels» en 7 jours.
Ces horaires doivent alors être maintenus strictement par la suite. Dans le syndrome d’avance de phase du sommeil, l’heure de coucher est avancée de 3h tous les jours ce qui entraîne un raccourcissement de la période d’éveil chaque « jour »19.

 

Luminothérapie

La luminothérapie repose sur une exposition à une lumière de forte intensité chaque jour pendant une durée déterminée, à un horaire particulier qui dépend des personnes et du trouble. Couplée à une bonne hygiène de sommeil et au respect des rythmes, la luminothérapie est actuellement le traitement de référence en cas de désynchronisation de l’horloge23, comme dans le syndrome d’avance de phase13. Elle est également recommandée pour les personnes qui ont des décalages de phase sans troubles du sommeil particulier, ou encore chez celles dont le chronotype est difficilement compatible avec leur vie socioprofessionnelle. On utilise alors la lumière et la mélatonine pour resynchroniser leur horloge biologique.

 

La mélatonine

Dans le syndrome de retard de phase, l’administration de mélatonine permet de faciliter l’endormissement à une heure plus compatible avec une vie scolaire ou sociale “normale”. La prise de quelques milligrammes de mélatonine à libération immédiate le soir, (environ cinq heures avant l’endormissement habituel) contribue à avancer l’heure d’endormissement, surtout si elle est couplée à une exposition à la lumière le matin peu après le lever.

Lors d’un jet lag, il est recommandé d’utiliser un ensemble de leviers permettant la synchronisation de l’horloge interne sur le nouvel horaire : exposition à la lumière, activité physique, heure des repas, mélatonine. Ces leviers sont à appliquer à différentes heures selon l’importance du décalage horaire et son sens (est ou ouest). Dans l’ensemble, la prise de 0,5mg à 5mg de mélatonine a un effet bénéfique mais l’heure de prise est cruciale : administrée trop tôt dans la journée, la mélatonine peut être à l’origine de somnolence et d’un retard d’adaptation au jet lag25. Le moment d’administration de la mélatonine peut varier en fonction du nombre de fuseaux horaires traversés et du sens du vol (est/ ouest ou ouest/est).

 

 

Stress et sommeil : des plantes spécifiques25,26

La valériane, l’eschscholtzia, la rhodiole, l’aubépine, la mélisse ou encore la passiflore sont des plantes aux propriétés anxiolytiques et sédatives qui peuvent être utiles dans la correction des troubles du sommeil liés à l’anxiété et au stress. Si une personne est sujette à une grande anxiété, la rhodiole va permettre de freiner la montée excessive du cortisol (hormone du stress) ce qui va avoir pour effet la diminution de l’anxiété au cours de la journée.

L’anxiété se traduit aussi par une somatisation avec l’apparition d’effets tels que : palpitation, brûlure d’estomac, gastrite, spasme au niveau de l’intestin, colite, contractures musculaires…

Il est alors possible d’associer les plantes pour combiner leurs propriétés contre l’anxiété et le stress tout en agissant sur les effets de la somatisation.

 

 

 

 

Aubépine ou la plante du comédien : ses propriétés

Les sommités fleuries de l’aubépine diminuent les palpitations associées au stress ou à l’insomnie.

L’administration d’aubépine chez des personnes hypertendues tend à faire diminuer leur anxiété. Son utilisation ancestrale a également permis d’établir des propriétés calmantes.

En résumé, elle est conseillé si :
//on est stressé,
//on appréhende,
//on a des palpitations,
//on est tachycarde,
//on souffre d’hypertension artérielle légère à modéré

 

 

Eschscholtzia ou la plante de l’insomnie : ses propriétés

Elle renferme des composés responsables de l’amélioration de la qualité du sommeil. Elle favorise l’endormissement, et prolonge le temps de  sommeil.

En résumé, elle est conseillé si :
//on a des difficultés d’endormissement,
//on souffre d’un sommeil non réparateur, de cauchemars ou encore d’insomnies,
//on est victime de réveils nocturnes liés à l’anxiété.

 

 

Mélisse ou la plante des maux de ventre liés au stress : ses propriétés

Douleurs abdominales et stress, deux symptômes souvent associés, peuvent être soulagés par la mélisse. En effet, des études ont mis en évidence son action sur les spasmes, l’anxiété et le stress. Les feuilles de mélisse protègent le système gastro-intestinal, notamment contre les ulcères.

En résumé, elle est conseillé si :
//on est anxieux avec somatisation digestive (gastrite, nausée..),
//on souffre de douleurs abdominales d’origine anxieuse,

 

 

Passiflore ou la plante de la nervosité généralisée : ses propriétés

Elle est reconnue pour soulager la nervosité et favoriser l’endormissement. De nombreuses études ont confirmé son action sur l’anxiété.

En résumé, elle est conseillé si :
//on est nerveux, stressé avec des spasmes intestinaux,
//on souffre de troubles du sommeil

 

 

Valériane ou la plante de l’anxiété et de l’angoisse : ses propriétés

Les composés des racines de valériane agissent sur l’anxiété, le stress et les contractures musculaires. La valériane améliore la qualité du sommeil et diminue le temps d’endormissement. Grâce à sonaction décontractante, elle peut aussi soulager les tensions musculaires (épaule, dos, torticolis…).

En résumé, elle est conseillé si :
//on a des difficultés d’endormissement,
//on est anxieux/angoissé,
//on a des tensions musculaires et nerveuses.

 

 

Résultats de l’étude PiLeJe sur l’intérêt d’une association d’extraits d’eschscholtzia et de valériane pour la prise en charge de l’insomnie liée à l’anxiété27 :

 

 

 

 

 

Les bonnes habitudes et les techniques à adopter pour bien dormir

 

L’HYGIENE DU SOMMEIL

Pour faciliter l’endormissement et améliorer la qualité du sommeil, il est recommandé de suivre des conseils d’hygiènes et des bonnes pratiques simples :

 

Connaitre ses besoins de sommeil
Ne pas consommer des excitants (café, thé, vitamine c, boissons énergisantes…) 15 ou 16h
Réserver le lit au sommeil et à l’intimité
A partir de l’heure prévue du coucher, être attentif aux signes du sommeil : bâillements, paupières lourdes…
Créer un environnement favorable au sommeil : chambre aérée, calme, température entre 18°C et 20°C
Eviter de pratiquer des activités physiques et stimulantes le soir (à partir du dîner)
Dîner léger mais consistant (privilégier les féculents) et limiter la consommation d’alcool le soir car il détériore la qualité du sommeil en deuxième partie de nuit.
Mettre son portable en mode « avion »
Ne pas rester au lit si on ne parvient pas à s’endormir
Respecter un temps de  détente avant le coucher pourfavoriser un rituel
S’exposer quotidiennement à la lumière du jour
Maintenir des horaires de sommeil réguliers (surtout ceux du lever)
Respecter ses rythmes

 

 

 

Les bénéfices de la cohérence cardiaque

Grâce à la bonne pratique de la cohérence cardiaque, les battements du coeur vont se synchroniser avec la respiration. Ainsi, on apprend à contrôler son coeur, et donc à apprivoiser son cerveau émotionnel. Ce mécanisme induit une baisse du cortisol (l’hormone du stress) et une baisse du rythme cardiaque et de la pression vasculaire. Ainsi le taux de mélatonine va augmenter et avec lui on retrouve un bon rythme du sommeil.

Bon à savoir : la pratique sur le long terme permet d’acquérir plus de vitalité et joue sur le renforcement du système immunitaire.

 

 

Au niveau physiologique

Baisse du cortisol (hormone du stress)

Baisse du rythme cardiaque

Baisse de la pression vasculaire

Hausse de la mélatonine (hormone du sommeil)

Sur le long terme : plus de vitalité, renforcement du système immunitaire

 

Au niveau psychique et cognitif

Retour au calme après un événement stressant

Hausse de la capacité à ressentir des émotions agréables

Hausse de la maîtrise émotionnelle

Hausse de la capacité à prendre des décisions pertinentes et à gérer des situations complexes

Hausse de la capacité à rester calme et à appréhender les situations avec recul

Baisse de l’inquiétude et anxiété

 

 

 

La micro-sieste

La micro-sieste ou « sieste-flash » est basée sur une technique de sophrologie. Pendant 3 à 5 minutes, on est invité à fermer les yeux, contrôler/ralentir sa respiration, prendre conscience de son corps en accueillant toutes les sensations et à détendre progressivement les différents muscles pour arriver à un état de profonde relaxation.

Cette technique permet de récupérer sa vigilance et son énergie en cas de somnolence ou de fatigue.

Les micro-siestes permettent donc de récupérer physiquement sans pour autant dormir, c’est-à-dire sans entamer son « capital sommeil » pour la nuit qui va suivre. En cas d’anxiété et de stress, la « sieste-flash » peut aider à se détendre suffisamment pour affronter la situation stressante dans de meilleures conditions.

 

 

L’apnée du sommeil : attention !

Face au nombre croissant de Français qui souffrent d’un sommeil insuffisant et de ses lourdes conséquences sur l’état de santé, il existe différents types de prise en charge. Quelles sont aujourd’hui les solutions ayant fait leurs preuves ? Les récents consensus d’experts, tant en europe qu’auxUSA, recommandent en première intention la Thérapie comportementale et cognitive, la luminothérapie et la mélatonine, selon l’origine du trouble. La sophrologie, phytothérapie, micronutrition, etc… peuvent être utiles, notamment si ces approches s’inscrivent dans une prise en charge globale.

Le besoin de sommeil est propre à chacun (court ou long dormeur, du soir ou du matin) selon son âge, et la qualité du sommeil dépend de son rythme éveil/sommeil et de son mode de vie. Les solutions à la dette de sommeil croissante de la population se trouvent donc à la fois dans la prise de conscience, par chacun, de l’enjeu d’un sommeil suffisant pour sa santé et dans l’individualisation de la prise en charge.

 

Retrouvez le programme détaillé de cette campagne sur le site : www.achacunsonsommeil.fr

 

Les associations partenaires

France Insomnie

www.franceinsomnie.fr
Facebook : facebook.com/FranceInsomnie
Twitter : @France_Insomnie

En avant la santé

www.enavantlasante.org

 

 

 



Source Laboratoire PiLeJe janvier 2019



Références bibliographiques

1 Inserm, dossier sommeil, http://www.inserm.fr:information-en-ante:dossiers-information:sommeil

2 Enquête OpinonWay « Les Français et le stress », 2017

3 ANSM, Etat des lieux de la consommation des benzodiazépines en France, avril 2017.

4 Haute Autorité de Santé - Benzodiazépines hypnotiques au long cours : un intérêt thérapeutique limité – 24/07/2014

5 Echos de la micronutrition n°50, Du stress à la dépression : nouveaux regards, IEDM .

6 Tordjman S., Chokron S., Delorme R. et al. Melatonin: Pharmacology, Functions and Therapeutic Benefits. Current Neuropharmacol 2017; 15: 434-43

7 Rawashdeh O., Maronde E., The hormonal Zeitgeber melatonin: role as a circadian modulator in memory processing. Front mol Neurosci 2012;5:27.

8 Paquereau J. Physiologie du sommeil normal. Rev Prat 2007 ; 57(14):1529-41.

9 Hardeland R. Melatonin in Aging and Disease —Multiple Consequences of Reduced Secretion, Options and Limits of Treatment. Aging Dis 2012; 3: 194–22.

10 Prise en charge de l’insomnie. Editeurs: Royant-Parola S., Brion A., Poirot I. 2017; Elsevier (Mediguides), 242 p.

11 Adrien J. Mieux dormir et vaincre l’insomnie. Larousse (Paris) 2014, pp. 20-22.

12 Guzman C. Etude épidémiologique des troubles du sommeil dans le Tarn et l’Aveyron à propos de 2117 adultes : état des lieux et perspectives Université Toulouse III - Paul Sabatier. Faculté de Médecine ; 15/10/2013

13 Dauvilliers Y., Challamel M.-J., Touchon J. Troubles du sommeil de l’enfant et de l’adulte. Rev Prat 2003; 53(17):1937-46.

14 Claustrat B. Mélatonine et troubles du rythme veille-sommeil. Médecine du sommeil 2009; 6(1):12-24.

15 Duran J., Esnaola S., Rubio R., Iztueta A. : Obstructive sleep apnea-hypopnea and related clinical features in a population-based sample of subjects aged 30 to 70 yr. Am J Respir Crit Care Med. 2001 mar;163(3 pt 1):685-9

16 Bixler E.-O., Vgontzaz A.-N., et al. Prevalence of Sleep-disordered breathing in Women. effects of Gender. Am. J. Respir. Crit. Care Med., Volume 163, Number 3, 2001, 608-613

17 Haute Autorité de Santé (HAS). Apnées du sommeil : de nouvelles recommandations de prise en charge des patients.2014.

18 http://www.syndrome-apnee-sommeil.fr/

19 Institut du sommeil et de la vigilance, passeport pour le sommeil, 2012.

20 Colas des Francs C., Meksen B., Dinkelacker V., et al. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil en Europe : résultats de l’étude multicentrique ES ADA (European Sleep Apnea Data). Médecine du sommeil 2016; 13: 109-21.

21 Priou P., Le Vaillant M., Meslier N., Paris A., Pigeanne T., Nguyen X-.L, et al. Cumulative association of obstructive sleep apnea severity and short sleep duration with the risk for hypertension. Plos One 2014;9:e115666.

22 Barateau L., Lopez R., Dauvilliers Y., Troubles du sommeil de l’enfant et de l’adulte. Rev Prat 2014; 64(8):1169-76.

23 Gronfier C., INSERM . Chronobiologie, les 24 heures chrono de l’organisme. 12/2013. 2016

24 Sack R-.L, Auckley D., Auger R-.R, Carskadon M.-A. et al. Circadian rhythm sleep Disorders: part i, basic principles, shift Work and Jet Lag Disorders. An American Academy of sleep medicine review. sleep 2007; 30(11): 1460–83.

25 Bruneton J. Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes médicinales. 5ème édition. Tec & Doc. Lavoisier. 2016.

26 Debuigne G., Couplan F. Le petit Larousse des plantes qui guérissent : 500 plantes et leurs remèdes. Larousse, 2013.

27 Etude descriptive d’une stratégie de prise en charge en phytothérapie des troubles du sommeil liés à l’anxiété avec Phytostandard® d’eschscholtzia et de valériane, complément alimentaire à base d’extraits d’eschscholtzia et de valériane, PiLeJe 2017.

 

 

 

 

 

 

Prévenir 40% des cancers

En ce début d’année, l’Institut national du cancer formule un vœu qu’il partage avec l’ensemble des concitoyens. Le vœu de voir diminuer le nombre de cancers grâce à des changements de comportements et d’habitudes de vies.

À l’occasion de cette nouvelle année, l’Institut rappelle, dans une campagne d’information, les 4 principaux facteurs de risque évitables de cancers afin que chacun puisse agir.

 

 

Savoir, c’est pouvoir agir : mieux connaître les facteurs de risque de cancers pour adapter ses comportements

L’Institut poursuit sa mobilisation dans la prévention et dans l’information du grand public sur les facteurs de risque évitables de cancers. L’objectif : favoriser les changements de comportements pour que chacun soit en capacité d’agir sur sa santé.

 

Agir sur les 4 premiers facteurs de risque évitables de cancers

Réduire son risque de cancers implique un changement de comportements et d’habitudes de vie. Aussi, il est important de porter à la connaissance de tous l’impact qu’ils représentent. Dans une campagne qu’il diffuse du 2 au 16 janvier, l’Institut rappelle les 4 premiers facteurs de risque de cancers et les premières pistes d’action.

 

Arrêter de fumer même si on fume peu : le tabac est le 1er facteur de risque de cancers. Chaque année, il est responsable de 45 000 décès. Pourtant, selon les chiffres du dernier baromètre 2015 INCa/Santé publique France (1), plus d’un tiers des Français demeurent concernés par le tabagisme. La sensibilisation sur l’impact délétère de sa consommation et sur son rôle majeur dans la survenue de 17 localisations de cancers constitue un enjeu de santé publique. 

 

Réduire sa consommation d’alcool : 2è facteur de risque de cancer, sa consommation est responsable de 15 000 décès par an. Près de 87 % des hommes et 76 % des femmes en consomment chaque semaine (2). La perception du risque engendré par l’alcool reste erronée dans la majeure partie de la population. Ainsi, près de 85 % des hommes pensent que l’apparition d’un cancer n’est favorisée qu’à partir de 2 à 3 verres par jour. Or, dans un avis rendu à l’Institut national du cancer et Santé Publique France en 2017, les experts indiquent qu’aucune preuve scientifique ne permet de déterminer une limite de consommation sans sur-risque et proposent le repère de 10 doses d’alcool hebdomadaires associées à un sur-risque modéré que la société semble accepter.

 

Manger mieux, un peu de tout…mais pas trop : le surpoids concerne environ 32 % de la population adulte française, et l'obésité 17 %. Les hommes ont davantage tendance au surpoids que les femmes, mais le nombre de personnes obèses est sensiblement égal pour les deux sexes. Chaque année, 5,4 % (3) des nouveaux cancers sont attribuables au surpoids et à l’obésité.

À contrario, une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant les fibres, les fruits et légumes, est un facteur protecteur et susceptible de réduire le risque de cancer.

 

Bouger plus : une activité physique régulière contribue à réduire le risque de cancers pour 4 localisations. Elle permet également d’agir sur le surpoids et l’obésitéChaque année, 5,4 % (4) des nouveaux cancers sont attribuables à la sédentarité. Pratiquer 30 minutes d’activité physique au quotidien agit comme un facteur protecteur. 

 

 

Voir la campagne d’information janvier 2019 : arrêter de fumerréduire sa consommation d’alcoolmanger mieux, un peu de tout…mais pas trop  et bouger plus

Source INCa 2/01/2019

 

Le DMP dans 1 pharmacie sur 2

 Créer son Dossier Médical Partagé, c’est bénéficier d’un service gratuit et hautement sécurisé grâce auquel tout patient peut conserver ses informations de santé et les partager avec les professionnels de santé de son choix. 
Véritable « mémoire de la santé », le DMP constitue un outil décisif pour améliorer la qualité et la sécurité des soins des patients. 
Ces derniers l’ont bien compris puisque 3 millions de personnes possèdent désormais leur carnet de santé numérique. La création d’un DMP prend quelques minutes seulement… alors, avez-vous pensé à ouvrir le vôtre ?

 

 

 

PLUS DE 200 000 DMP SONT DESORMAIS OUVERTS CHAQUE SEMAINE EN MOYENNE 

Le chiffre symbolique des 3 millions de DMP ouverts a été atteint le jeudi 13 décembre, soit un peu plus de 5 semaines à peine après le lancement officiel du service le 6 novembre dernier. Dans le détail, au cours de la semaine du jeudi 6 au mercredi 12 décembre, ce sont très exactement 240 090 dossiers qui ont été créés en France. 

Ces créations en nombre ont été favorisées par la diversification des canaux d’ouverture : directement sur le site www.dmp.fr1 par le patient qui a pu créer son DMP en autonomie au moyen des identifiants qui lui ont été adressés par l’Assurance Maladie ces dernières semaines ; dans les accueils des CPAM qui reçoivent 30 millions de visites chaque année ; dans les pharmacies qui ont la possibilité depuis juillet 2018 de s’équiper pour créer des DMP. 

… Et ça marche ! De plus en plus de patients ouvrent leur DMP directement sur Internet ou avec l’aide de leur pharmacien. C’est ainsi qu’aujourd’hui : 

 39 % des DMP sont créés par les pharmaciens ; 

 39 % par les patients sur dmp.fr ; 

 18 % par les caisses d’assurance maladie ; 

 4 % par les professionnels de santé libéraux et les établissements de santé (Taux moyens constatés sur deux semaines du jeudi 29 novembre au mercredi 12 décembre 2018.)

 

 

DE PLUS EN PLUS DE PHARMACIES EQUIPEES 

Plus d’1 pharmacie sur 2 (13 000) peut ouvrir des DMP, un chiffre en hausse de plus de 50 % depuis le 6 novembre dernier. A ce jour, plus de 800 000 DMP ont été créés en pharmacie.

L’ILE-DE-FRANCE, LA REGION PROVENCE-ALPES-COTE D’AZUR ET L’OCCITANIE, CHAMPIONNES DES OUVERTURES DE DMP DEPUIS LE 6 NOVEMBRE 

Depuis le 6 novembre, ce sont les habitants de l’Ile-de-France (169 105 DMP ouverts), ceux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (103 435) et les Occitans (94 402) qui ouvrent la marche* ! Et quand on observe les données en cumul depuis l’origine, l’Ile-de-France reste en tête avec un total de 396 167 DMP ouverts, mais elle est suivie par les Hauts-de-France (386 518) et la région Grand-Est (381 601). *Nombre de DMP créés du 6 novembre au 11 décembre 2018.

 

UNE DYNAMIQUE QUI DOIT SE POURSUIVRE 

La mobilisation de l’ensemble des acteurs est essentielle pour conforter l’élan de création actuel et permettre à chacun de bénéficier d’un meilleur suivi médical partout en France. Comme la carte Vitale ou le compte ameli, le DMP a vocation à s’imposer dans les usages de dizaines de millions de patients et de l’ensemble des professionnels de santé qui les suivent au quotidien.

 

Photos CNAM

 

Enquête sur la grippe et les français

Cette année le parcours vaccinal a été simplifié. Ainsi, depuis le début de la campagne de vaccination lancée le 6 octobre dernier, toutes les personnes majeures pour qui la vaccination antigrippale est recommandée peuvent désormais retirer leur vaccin à la pharmacie, sur simple présentation de leur bon de prise en charge de l’Assurance Maladie. Elles peuvent ensuite se faire vacciner par le professionnel de santé de leur choix : infirmier, médecin, sage-femme (femmes enceintes et entourage du nourrisson à risque de grippe grave). Dans quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie), des pharmaciens volontaires peuvent aussi vacciner.

 


 

Source CNAM

 

Des réponses sur les médicaments

Première partie

La ministre de la Santé a récemment annoncé qu’elle s’engageait sur des mesures concernant l’information sur le médicament. Elle souhaite s’appuyer notamment sur sante.fr et le site medicaments.gouv.fr pour mettre en place une source unique d’information publique sur le médicament. Voici des réponses aux quelques interrogations que vous pouvez vous poser sur les médicaments.

 

 

Le prix des médicaments

 

C’est le comité économique des produits de santé (CEPS), organisme interministériel placé sous l’égide du ministère de l’Économie et des finances, du ministère des Affaires sociales et de la santé et du ministère du Redressement productif qui fixe le prix des médicaments remboursables.

 

Les médicaments remboursables par l’Assurance maladie sont vendus au même prix dans toutes les pharmacies. Par contre, les médicaments non remboursables sont à prix libre et déterminés par les pharmaciens d’officine. Ils peuvent varier d’une pharmacie à l’autre mais, l’écart reste en général faible.
 

Pour les médicaments vendus sur un site autorisé de vente en ligne, le prix est fixé librement par le pharmacien d’officine. Seuls les sites autorisés par les pouvoirs publics et attachés à une pharmacie peuvent vendre des médicaments. Le prix sur le site internet peut être différent de celui pratiqué au sein de l’officine car aucune obligation n’existe sur ce point. Par contre et dans tous les cas, le prix doit être fixé avec tact et mesure comme l’oblige le code de déontologie pharmaceutique.

 

Un médicament à prescription médicale obligatoire est inscrit sur une liste spécifique et nécessite la rédaction par le médecin, après consultation par le patient, d’une ordonnance. Le pharmacien délivrer le médicament prescrit sur présentation de l’ordonnance. Ces médicaments peuvent ou non être remboursés par la sécurité sociale. Les autres médicaments sont dits à prescription médicale facultative, c’est-à-dire qu’ils peuvent être prescrits par un médecin ou conseillés par le pharmacien.

 

 

La prescription d’un générique

 

Vous avez le droit de refuser le médicament générique que le pharmacien vous propose en remplacement de celui prescrit par le médecin.

 

Cependant, cela aura des conséquences sur le remboursement par l’Assurance maladie. D’une part, le pharmacien peut refuser de faire le tiers payant, ce qui veut dire que vous devrez payer votre médicament à la pharmacie. D’autre, il est possible que vous ne soyez pas remboursé, dans certains cas, de la différence de prix entre le médicament de marque et son générique.

 

Par contre, s’il le médecin le juge souhaitable, il peut s’opposer à la substitution par le pharmacien dans certaines situations cliniques particulières et propres à chaque patient. Le médecin doit alors indiquer sur l’ordonnance la mention manuscrite "non substituable". Cette mention doit est portée sur l’ordonnance de manière manuscrite avant la dénomination de la spécialité prescrite.

 

Sachez-le, un médicament générique a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs (substances à l’origine de l’effet du médicament) et la même forme pharmaceutique (comprimé, gélule, sirop…) que le médicament princeps.

Pour commercialiser un médicament générique, le laboratoire doit obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) et démontrer sa bioéquivalence avec le médicament de référence. Il apporte donc la preuve que le médicament se comporte de la même manière dans l’organisme en termes d’absorption, de distribution et d’élimination. L’évaluation est identique à celle appliquée à l’ensemble des médicaments par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

 

 

Les médicaments non utilisés

 

Après la prise du traitement, vous devez rapporter vos médicaments non utilisés dans n’importe quelle pharmacie. Il n’est pas obligatoire de les laisser à la pharmacie où ils ont été délivrés, Ils seront ensuite éliminés avec leur emballage par l’organisme Cyclamed à qui la pharmacie adresse régulièrement les médicaments non utilisés.

 

Nous avons trop tendance à conserver des médicaments non utilisés. Pourtant, il est déconseillé de prendre un médicament sans un avis médical. Cela peut être dangereux pour la santé car vous ne pouvez pas être toujours certain que le médicament est bien approprié pour la pathologie ou qu’il ne présente pas une incompatibilité avec un autre traitement que vous ne preniez peut-être pas quand le médicament vous a été prescrit par le médecin ou conseillé à la pharmacie.

 

C’est pourquoi, Il est donc préférable de demander son avis à votre pharmacien avant tout prise d’un médicament.

 

 

Les médicaments sur Internet

 

Avant tout achat de médicament sur un site internet, assurez-vous qu’il s’agit bien d’un site autorisé par une agence régionale de santé (ARS). Cela vous garantit la qualité et la sécurité du médicament commandé.

 

En effet, la vente par internet de médicaments est réservée aux pharmaciens titulaires d’une officine de pharmacie et aux pharmaciens gérants d’une pharmacie mutualiste ou de secours minière (pour ses membres). Le site internet du pharmacien doit obligatoirement être adossé à son officine.

 

Pour vérifier si le site internet qui propose des médicaments à la vente est bien autorisé, la liste des sites de vente légalement autorisés est disponible sur le site de l’Ordre des pharmaciens et sur celui du ministère chargé de la santé.

 

Soyez vigilant, il existe malheureusement de nombreux sites internet non autorisés. Vous ne pouvez donc être assurer de la qualité des médicaments proposés. La sécurité n’est donc pas garantie et les médicaments peuvent être falsifiés. La composition peut être différente de celle du médicament d’origine. Il est possible qu’il ne renferme aucun principe actif ou dans des quantités inappropriées. Pire le produit peut contenir des substances toxiques.

Dans le meilleur des cas, un médicament falsifié sera inactif donc inefficace pour vous soigner. Par contre, il risque aussi d’être très toxique et donc dangereux pour votre santé.

La plus grande vigilance s’impose donc pour tout achat de médicament sur un site internet.

 

 

Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

 

Iconographie Frantz Lecarpentier

 

Prédisposition héréditaire aux cancers

L’édition 2018 de l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice révèle que l’existence de prédispositions héréditaires aux cancers est présente à l’esprit des Français mais qu’en revanche leur niveau de connaissance à ce sujet reste faible.

 

En effet, 3 Français sur 4 déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de prédisposition génétique transmissible à la descendance. Ce niveau élevé est assez homogène au sein de la population, avec une connaissance légèrement plus marquée chez les femmes (81 %) et les 65 ans et plus (79 %).

 

Cependant, en approfondissant le sujet, le niveau de connaissance de la population apparait relativement faible.

 

91 % des Français surévaluent la proportion de cancers liés aux prédispositions héréditaires. La moitié d’entre eux considèrent même que ce type de cancers représente entre 26 et 50 % de la globalité des cancers.

 

En réalité, seulement 5 % des cancers sont liés à des prédispositions génétiques.

 

Dans l’esprit des Français, trois types de cancers se distinguent particulièrement pour leur caractère héréditaire : le cancer du sein émerge à 63 %, les cancersdigestifs à 38 % (dont cancers du colon à 24 %), suivi des cancers des organes de la reproduction (ovaire, utérus, testicules, prostate...) à 30 % (15 -15 cancers masculins / féminins).

 

 

 

 

Pour télécharger l'étude complète cliquez ici ou sur l'image en dessous.

 

Le vaccin peur de quoi ?

Une prévention contre 29 maladies infectieuses

 

Diphtérie, tétanos, coqueluche ou encore rougeole, deux à trois millions de décès seraient évités par an grâce à la vaccination, selon l’OMS1. Les vaccins ont démontré leur utilité en santé publique, ils sauvent des vies, voire même éradiquent des maladies. En France cependant, les vaccins sont remis en question par une partie de la population, et cette défiance se traduit par une couverture vaccinale insuffisante. Les conséquences sont déjà visibles avec la réapparition de certaines maladies. Ainsi, début mai 2018, Santé Publique France dénombrait près de 2 000 cas de rougeole en France depuis le 1er janvier 20182, 21 % des cas ayant dû être hospitalisés.
 
Il apparaît donc essentiel aujourd’hui de rappeler l’intérêt majeur de la vaccination sur la santé et l’importance d’une bonne couverture vaccinale de la population pour éviter la circulation des virus et les hospitalisations ou décès.
 

 

Les vaccins sont des étapes essentielles du parcours santé de chaque Français, tout au long de la vie (enfance, adolescence, âge adulte).

 
Pour les vaccins pédiatriques, l’OMS recommande une couverture d’au moins 95 % à l’échelle nationale pour empêcher l’apparition de flambées épidémiques. Or, la France ne parvient pas à une couverture vaccinale suffisante de sa population : les couvertures vaccinales sont, pour certaines d’entre elles, bien en deçà de cet objectif.
Depuis le 1er janvier 2018, le nombre de maladies infectieuses à prévention obligatoire pour les enfants de moins de 2 ans inclut la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche,la rougeole, lesoreillons, la rubéole, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, et le
méningocoque C. D’autres vaccins pédiatriques sont disponibles en non-remboursable (vaccins contre la méningite B, contre les gastro-entérites à rotavirus, contre la varicelle).
 
La stratégie de santé du Gouvernement s’articule autour de piliers, notamment la mise en place d’une politique de promotion de la santé et de prévention, et la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé. Ces piliers sont en lien direct avec la politique vaccinale.
 

 

Plus de 50 vaccins ou conjugaisons de vaccins sont à disposition de la population française, résultat de 200 ans de recherche. Ils permettent de prévenir 29 maladies infectieuses.

 
Chez l’adolescent et l’adulte4, au-delà des rappels de l’enfance (diphtérie, tétanos, poliomyélite,
coqueluche), la vaccination contre le cancer du col de l’utérus est recommandée à partir de 12 ans, la grippe et le zona à partir de 65 ans ; d’autres vaccinations existent pour des populations à risque (grippe, hépatite A, pneumocoques A/C/W/Y) et en cas de voyage dans des zones endémiques5 (ces vaccins ne sont pas remboursés.)
 
 

Vaccins de demain : une recherche très active

 
Près de 2 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la R&D sur les vaccins en Europe, dans13 sites clés,6 dont 6 en France. Les préoccupations principales sont non seulement de concevoir des vaccins contre des maladies qui aujourd’hui n’en ont pas, mais également d’améliorer l’efficacité et la tolérance des vaccins existants.
 
Le principe de la vaccination est de présenter au système de défense de l’organisme une partie de l’agent infectieux ou bien l’agent atténué/inactivé (antigènes). Certains lymphocytes « mémoire » seront ensuite capables de reconnaître l’agent pathogène s’il vient à infecter l’organisme par la suite.
 
Le vaccin est un médicament d’origine biologique. Il faut compter plus de 10 ans pour franchir toutes les étapes de recherche et développement et obtenir une autorisation de mise sur le marché.
• 2 à 4 ans de phase exploratoire (identification des antigènes)
• 1 à 2 ans d’essais précliniques (évaluation de ces antigènes)
• 6 à 8 ans de développement clinique (évaluation du candidat vaccin chez la personne saine).
 
Les efforts de recherche s’orientent aujourd’hui vers de nouvelles cibles (Clostridium difficile, Virus
Respiratoire Syncitial, Staphylocoque doré, Ebola, Zika…), l’amélioration des vaccins existants, de nouvelles combinaisons, le développement de nouveaux adjuvants adaptés aux nouveaux vaccins et de nouvelles voies d’administration (patch…).
 

124 vaccins sont actuellement en développement dans le monde pour traiter les maladies infectieuses

 
 
Source LEEM  / présentation à la presse du 4 juillet 2018

 

Le bon usage du médicament

Tous les ans, plus de 10 000 décès, plus de 130 000 hospitalisations et près de 1,3 millions de journées d’hospitalisations sont liés à un mauvais usage du médicament.
Ces chiffres sont d’autant plus alarmants que dans 45 à 70 % des cas ces accidents seraient tout à fait évitables.

 

 

Les médicaments sont normalement un bienfait pour les malades, ils doivent les soulager et les guéri. Grâce à eux, la vie en bonne santé se prolonge. Or, chaque année, une mauvaise utilisation des médicaments débouche sur des hospitalisations et plus grave, sur des décès. Il est donc fondamental de favoriser un bon usage des médicaments. Ce sont le rôle et la mission de la pharmacie.

 

Le bon usage du médicament constitue donc un enjeu de santé publique mais aussi un enjeu économique. En effet, la mise en place de plusieurs a déjà permis de réaliser 185 millions d’euros d’économies entre 2015 et 2016 chez les sujets de plus de 65 ans.

 

Il y a 3 ans, le Collectif bon usage du médicament a été créé. Il réunit tous les acteurs impliqués et son objectif était de développer un programme d’actions ciblées sur les personnes âgées. Cette année, « promouvoir le bon usage des produits de santé » est inscrit dans la Stratégie Nationale de Santé du gouvernement (2018 – 2022) comme une priorité.

 

Récemment, le 22 mars a été instauré comme "Journée nationale du bon usage du médicament" pour sensibiliser le maximum de personne au risque iatrogénique médicamenteux. Les pharmacies y ont largement participé. En fait, c’est une des responsabilités quotidiennes de tous les officinaux que de sensibiliser les patients à ce bon usage.

 

Les accidents liés au médicament sont regroupés sous le terme de « iatrogénie médicamenteuse ». Ils sont responsables chaque année de plus de 10 000 décès. A titre de comparaison, c’est trois fois plus que les accidents de la route. Ils entrainent plus de 130 000 hospitalisations et près de 1,3 million de journées d’hospitalisation.

 

Les pharmaciens dispensent les médicaments et accompagnent les patients. Ils  sont naturellement bien placés pour établir un dialogue de confiance avec eux. Ils peuvent détecter les signes d’alerte évoquant un accident médicamenteux. N’hésitez pas à leur en parler dès qu’un phénomène vous semble particulier car dans 45 à 70 % des cas ils seraient évitables !

 

Un risque plus fort avec l’âge

En fait, si après la prise d’un médicament un signe même banal vous semble anormal, vous devez le dire à votre pharmacien ou à votre médecin traitant.  Une fatigue excessive, une diminution de l’appétit, une perte de poids, des vertiges, un malaise, des troubles de l’équilibre, une chute, des pertes de mémoire, des troubles digestifs ou urinaires, des palpitations, des troubles de la vision, bref, ce sont des symptômes assez communs. 

 

Parce qu’elles souffrent souvent de plusieurs maladies chroniques, les personnes âgées prennent tous les jours plusieurs médicaments. Cette polymédication augmente le risque de prescriptions inappropriées, d’interactions entre les médicaments et d’effets indésirables.

 

C’est d’autant plus dommageable qu’avec l’âge, certains organes comme le foie et les reins voient leurs fonctionnements se modifier. Cela peut alors perturber l’élimination des médicaments. Parallèlement la diminution des capacités cognitives rend plus difficile le suivi de traitements complexes.

 

On sait qu’en moyenne, les personnes entre 75 et 84 ans consomment 4 médicaments par jour et que l a moitié des personnes de plus de 75 ans en prend au moins 5. Or, une utilisation de médicaments inappropriée  a été retrouvée chez plus de la moitié de ces patients. Il est donc fondamentale de bien les informer, de leur expliquer comment et pourquoi prendre correctement le traitement prescrit par leur médecin. Il faut aussi veiller à une surconsommation et à l’automédication. Cela relève entièrement du rôle du pharmacien et de son équipe.

 

La lutte contre la iatrogénie médicamenteuse passe par une collaboration entre professionnels de premiers soins. Le dialogue et confiance qui existe entre ces professionnels permettent, en effet, d’optimiser la prescription et la dispensation pour un bon usage des médicaments.

Fin 2018, sur le site internet « reflexeiatrogenie.com »  déjà utilisé par les professionnels de santé, un accès sera ouvert au grand public.

 

Des économies pour l’Assurance maladie

Enfin et ce n’est pas négligeable, ces mesures génèreront des économies de plusieurs centaines de millions d’euros en raison de la diminution du nombre d’hospitalisations. Déjà, entre le 2e semestre 2014 et le 2e  semestre 2015, 74 millions d’euros ont été économisés et entre le 1er semestre 2015 et le 1er semestre 2016, 185 millions d’euros.

 

 

10 préconisations du Collectif bon usage du médicament

 

1. Fixer un objectif de réduction des décès et des hospitalisations dus au mauvais usage du médicament, à 5 ans.

2. Créer un Observatoire du bon usage du médicament. 

3. Renforcer la formation de tous les professionnels de santé au bon usage du médicament.

4. Encourager la coopération médecins-pharmaciens au travers du Développement Professionnel Continu.

5. Sensibiliser les jeunes et les salariés au bon usage du médicament via le Service Sanitaire. 

6. Relancer les campagnes d’information grand public sur le bon usage, portées par les autorités de santé.

7. Généraliser dans les logiciels d’aide à la prescription, la détection des interactions médicamenteuses provenant de multi-prescriptions.

8. Accélérer, via le DMP (Dossier Médical Partagé), la mise à disposition des outils de partage des données patients entre professionnels de santé et œuvrer à leur bonne utilisation.

9. Rendre inter opérables les messageries sécurisées entre professionnels de santé (ville / hôpital).

10. Mettre en place un numéro vert à destination des médecins et pharmaciens pour leur permettre de contacter un référent médicament dans les situations complexes.

 

 

Les membres du« Collectif du bon usage du médicament »

Représentants des pharmaciens : FSPF, USPO, UTIP Association, Le Collectif, CN URPS PL

Représentants des médecins : SFGG, CNPG, CSMF 


Ordre National des Infirmiers 


Ordre National des Masseurs Kinésithérapeutes 


Les entreprises du médicament : LEEM, Teva 


Institutions de prévoyance : Klesia et Malakoff Médéric 


Gestionnaires d’EHPAD, de Cliniques et d’HAD : Korian 


Services et soins à la personne (Centres de santé, EHPAD, services infirmiers à domicile) : ADMR

Editeurs de données et de logiciels : Vidal et CompuGroup Medical (CGM) 



 

Dossier réalisé par Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

 

Photos PHOVOIR / LEEM

Les jeunes et le sida

 

Le niveau d’information sur le VIH des jeunes entre 15 à 24 ans se dégrade fortement. C’est ce qu’a montré un sondage récent réalisé à l’occasion du sidaction. 20% des jeunes de cette génération s’estiment mal informés en 2018. Cela représente une augmentation de 9 % par rapport à l’année 2009.

6 000 personnes découvrent encore leur séropositivité chaque année en France.

 

Le niveau de confiance des jeunes dans les informations délivrées par différents acteurs au sujet du VIH/sida se détériore fortement. L’effet Fake news se fait également ressentir. Les jeunes n’accordent pas leur confiance aux messages transmis sur les sites internet spécialisés (54%) ni sur les médias traditionnels (51%) et encore moins sur les forums (31%) ou sur les réseaux sociaux (22%). Pourtant, c’est bien sur les réseaux sociaux et sur internet que les jeunes vont chercher les informations sur le sida en priorité.

 

Dans ce contexte, il importe donc que des messages officiels puissent être transmis à cette génération qui d’ailleurs le demande puisque les jeunes estiment à plus de 70 % que pouvoirs publics, élus et le ministère de la santé les informent sur le VIH/sida.

 

Par ailleurs, cette enquête révèle que les jeunes sont toujours convaincus de la véracité de certaines fausses croyances. Près d’un jeune sur 5 pense en effet que le virus peut se transmettre en embrassant une personne séropositive ou en entrant au contact avec la transpiration. Et ce chiffre a augmenté de 8 %  depuis 2015. Plus grave encore, 19% des jeunes sont persuadés que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission du virus !

 

Moins de vigilance de la part des jeunes

 

Les jeunes sont de moins en moins sensibilisés au risque que représente le sida. Pour preuve, alors que le dépistage constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le VIH, le nombre de jeunes qui y ont recours reste bien trop faible et 42% d’entre eux ne savent pas où et comment ils peuvent réaliser ce dépistage. En fait, l’explication tient aussi au fait que les jeunes croient de plus en plus qu’il existe des médicaments pour guérir du sida. Ils sont 26 % à la penser avec une hausse de 13 % par rapport à 2009.

 

Alors, pourquoi se tracasser si on meut se soigner. Les avancées en matière de recherche médicale provoque donc une baisse de la vigilance des jeunes face aux risques de contamination par le VIH. 

Les informations passent mal, elles sont mal comprises et des pratiques sexuelles à risque persistent malgré les risques. 14% des jeunes interrogés admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida. L’expérience de ces situations n’a d’ailleurs débouché que dans 39% des cas seulement sur un test de dépistage.

 

Il faut donc impérativement continuer à sensibiliser et informer sur les enjeux de la lutte contre le sida . Parallèlement, il convient de poursuivre les campagnes pour mettre fin à la stigmatisation encore trop souvent subie par les personnes vivant avec le VIH. Si 49% des jeunes se disent bien informés sur le fait qu’une personne vivant avec le VIH et suivant correctement son traitement ne peut pas transmettre le virus du sida, cela reste insuffisant. 

 

Le besoin de faire un test peut se manifester à différents moments de votre vie :

  • suite à une prise de risque (rapport sexuel non protégé, déchirement du préservatif, partage d’une seringue ou d ‘un matériel infecté)
  • quand on souhaite savoir où on en est par rapport au VIH, faire le point: par exemple par ce qu’on est en couple stable et qu’on souhaite ne plus devoir utiliser de préservatif;
  • lorsqu’on a besoin de se rassurer;
  • lorsqu’une grossesse est envisagée.

 

Outils de prévention du VIH

La prévention vise à réduire l’exposition aux IST et au VIH, sachez que :

  • Le préservatif est le moyen de prévention le plus répandu et reste la méthode de base pour se protéger et protéger les autres du VIH et des IST et prévenir les grossesses non prévues.
  • Le Traitement Post-Exposition (TPE) est un traitement d’urgence préventif qui peut réduire fortement les risques de transmission du VIH/sida après une exposition au risque de transmission du virus.
  • Le Traitement permet, si le traitement pris pour le VIH est efficace et la charge virale plasmatique indétectable depuis au moins 6 mois, de réduire le risque de transmettre le virus à son partenaire.

 

Il faut donc reprendre les fondamentaux en terme d’information et de prévention. Il est indispensable d’atteindre les jeunes, quelle que soit leur milieu social ou leur orientation sexuelle. Le nombre de contaminations est en hausse de 24% chez les jeunes de 15 à 24 ans depuis 200. C’est une réelle alerte qu’il convient de prendre en compte car nous pourrions voir l’épidémie reprendre faute d’une sensibilisation sur les risques toujours existant. Plus que jamais, la prévention doit être mise en avant auprès de cette génération.

 


Des chiffres importants à retenir  

20% des jeunes se disent mal informés sur le VIH/sida.

26 % pensent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida.

14% des jeunes de moins de 25 ans ont risqué d’être contaminé par le VIH/sida.

 


 

Les fausses informations

21% pensent que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive

18 % pensent que la transmission peut se faire en entrant en contact avec la transpiration.

19% estiment que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus.

 


 

Sites internet et vidéos

https://preventionsida.org

https://don.sidaction.org/

http://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/sante-sexuelle-et-reproductive/article/informer-sur-le-vih-sida-et-les-autres-infections-sexuellement-transmissibles

https://www.youtube.com/embed/0pL7l3b95_g
 

 

Les retraits de lots en pharmacie

L’affaire Lactalis est largement reprise par les médias. Elle montre combien il est important d’avoir une réelle capacité à rapatrier rapidement des produits quand surgit un problème.

L’industrie pharmaceutique et la pharmacie ont l’habitude de vivre des retraits de lots. Le plus souvent, c’est à l’initiative même du laboratoire qui suspecte une défaillance ou un problème et qui décide de rappeler des produits.

La procédure mise alors en route est bien précise et passe par tous les stades de la distribution du médicament jusqu’au dispensateur qu’est la pharmacie pour terminer par le patient lui-même que le système est capable d’identifier grâce à la traçabilité.

 

Il y a deux ans, l’Ordre national des pharmaciens avait recensés 42 alertes de retraits/rappels de lots de médicaments en 2015 (61 en 2014, 59 en 2013). L’organisme précisait alors que les exigences de santé publique nécessitaient, en cas d’incident ou d’accident sur un lot de médicaments, son retrait rapide, exhaustif et tracé du marché.

Aussi, l’Ordre national des pharmaciens, avait mis en place pour les pharmaciens d’officine, une recommandation de procédure relative à la gestion des retraits /rappels de lots de médicaments humains à l’officine.

 

Constatant le nombre relativement élevé de retraits/rappels de lots, l’Ordre rappelait qu’il est de la responsabilité des pharmaciens de s’assurer que tout produit faisant l’objet d’un rappel/retrait de lots soit immédiatement retiré de la chaîne pharmaceutique : du pharmacien responsable du laboratoire exploitant aux pharmaciens dispensateurs, en ville comme dans les établissements de santé, en passant par les pharmaciens de la distribution. Tout doit être mis en œuvre pour une application immédiate, sans faille, à tout moment.

 

Pour répondre à ces exigences, les pharmaciens d’officine, derniers remparts de sécurité avant la dispensation aux patients en ville, adoptent de plus en plus des procédures dans le cadre de l’assurance qualité qu’ils développent au sein de leurs officines.
Une recommandation de procédure comporte trois parties : un descriptif, un logigramme et une liste de contrôle. Elle décrit chaque étape du retrait/rappel de lot, aide les pharmaciens à gérer au mieux l’alerte et à enregistrer les contrôle.

 

Mode Opératoire

Les officinaux sont avertis en temps réel des alertes de retraits/rappels de lots via le système du Dossier Pharmaceutique (DP).

Ce dispositif fonctionne 24h/24, 7 jours /7 :

Le message est reçu dans toutes les officines ouvertes et connectées au DP et attaché en message bloquant sur tous les écrans de la pharmacie. Chaque écran devra être débloqué individuellement par la prise en compte du message.

Les pharmacies dont l’accès au DP n’est pas actif ou connecté, reçoivent une alerte par télécopie, reprenant le même message lors de trois salves émises pendant les 24 premières heures et ceci tant que la télécopie n’aura pas été acquittée.

A toute officine qui ne reçoit pas/n’acquitte pas la télécopie, une lettre en R+AR ou une lettre sui- vie ou relevant d’un système équivalent, comportant les mêmes informations, est envoyée sous 48 heures ouvrables.

 

Le responsable présent doit prendre connaissance sans délai de l’information. Il procède alors à l’enregistrement des dfférentes actions sur un support ad hoc. Une liste de contrôle qui permet de suivre le déroulement des étapes et d’enregistrer les actions au moment où elles sont effectuées est proposée dans ce document. Il doit s’assurer que tous les membres de l’équipe o cinale présents et absents le jour de la réception du message ont pris connaissance du retrait/rappel (visa, signature.).

 

Puis, le responsable présent retire immédiatement des stocks les lots de médicaments concernés. Si des médicaments ont  déjà été dispensés, il recherche et contacte les patients et organise le retour à l’o cine des éventuels lots rappeés.

Toutes ces opérations font l’objet d’un enregistrement et d’un archivage.

 

Une sécurité renforcée

Des points complémentaires importants peuvent être mis en place par les pharmaciens et l’entreprise concernée par le rappel de lots, c’est ainsi que pour les produits du laboratoire Lactalis, encore plus de précautions ont été rappelées par les représentants de la profession.

 

1. Vérifier les stocks à l’officine

Conformément aux procédures mises en place par chacun et aux instructions reçues par les autorités, le pharmacien doit scrupuleusement vérifier que tous les lots incriminés sont effectivement retirés. Dans le cas de Lactalis, dans un premier temps il s’agissait de certains produits précis puis il a été décidé de récupérer toutes la production du laboratoire.

 

2. Obligation d’informer le consommateur par affichage

Quelles que soient les gammes proposées à l’officine, le pharmacien doit afficher l’information transmise. Une affiche d’ailleurs fournie par les instances professionnelles. Cet affichage doit être mis dans toutes les pharmacies d’officines.

 

3. Création d’un numéro vert

Pour répondre aux questions, un numéro vert est relayé par les pharmacies. Cela permet tout à la fois au pharmacien de s’informer lui et son équipe et aussi de proposer au consommateur un lien facile et rapide auprès duquel lui-même pourra poser des questions faire part de ses inquiétudes et obtenir des recommandations sanitaires adaptées.

 

4. Retourner les produits

Une fois les produits retournés à la pharmacie, ils sont envoyés aux grossistes qui va ensuite les rapatrier au laboratoire ou procéder à leur destruction.

 

5. Des sanctions possibles

Le pharmacien est tenu de respecter les procédures mises en place et de tout faire pour récupérer les produits incriminés. L’Ordre des pharmaciens veille à ce que tous les pharmacies fassent leur devoir. Ainsi dans le cas de l’affaire Lactalis, la présidente du Conseil Central de l’Ordre des pharmaciens a bien spécifié que s’il s’avérait que certains pharmaciens avaient continué à délivrer des produits incriminés par les rappels, des procédures disciplinaires seraient immédiatement engagées. 

 


Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

 

Photos © Frantz Lecarpentier

Pour bien vieillir et profiter de sa vie

Pour bien profiter de votre retraite, l’alimentation et l’activité physique sont essentielles. Cette nouvelle période de la vie ne doit pas être synonyme d’arrêt d’activité.   Mais pour bien profiter de cette nouvelle vie, vous devez tout mettre en œuvre pour bien vieillir et surtout adapter vos activités au fur et à mesure des années qui passent.

 

 

Il est possible de conserver une activité physique tout comme il est nécessaire de continuer à manger. Il est tout à fait conseiller de continuer ainsi à profiter les bienfaits de la vie. Pour autant, les besoins changent et les capacités évoluent. Une adaptation semble donc naturellement s’imposer. C’est là aussi, une nouvelle période de votre vie qui va vous donner l’occasion de faire tout ce que vous n’avez peut-être pas eu le temps de découvrir avant. Pour demeurer en forme, vous devez penser à entretenir votre tête et votre corps tout en adoptant un rythme compatible avec vos possibilités.

 

Le plaisir de cuisiner

Le rythme parfois effréné de la vie professionnelle fait que vous aviez l’habitude d’aller au plus simple. Nous vous conseillons donc de vous mettre à la cuisine. Plusieurs intérêts, vous allez déjà découvrir ou redécouvrir le plaisir de préparer de bons petits plats, qui en plus seront adaptés à vos besoins et à votre goût. N’hésitez donc pas à prendre des cours de cuisine ou à glaner des idées auprès de vos amis et d’échanger des recettes. Par définition, la cuisine constitue l’essence même du partage. Partage d’idées mais aussi occasion de lancer des invitations auprès des voisins ou de vos petits-enfants.

Ces préparations culinaires sont aussi utiles car elles vous occupent et vous donnent des objectifs. La peur de s’ennuyer, de ne pas savoir quoi faire, ces sentiments de notre enfance que nous avions souvent oubliés peuvent vous revenir. Avoir des projets pas trop lointains et penser à soi sont des façons très positives d’envisager l’avenir. Souvenez-vous que les bonnes choses, c’est ce qui donne du goût à la vie.

 

 

 

Une bonne activité physique

Pratiquer une activité physique est essentielle. C’est évidemment bon pour le corps et c’est aussi indispensable pour le moral. Pour autant, souvenez-vous qu’activité physique ne rime pas forcément avec sport.

 

Déjà, en oxygénant le cerveau, une activité physique va stimuler et renforcer votre mémoire. Or, nous l’avons vu, c’est un des secrets de la longévité que de bien entretenir notre mémoire et nos fonctions cognitives. Les exercices physiques vont vous aider à continuer à vous concentrer, à acquérir des connaissances, à raisonner, à utiliser nos facultés de coordination. Il faut bien entendu que cela soit aussi source de plaisir et de satisfaction car c’est ainsi que cette pratique va contribue au bien-être et à la qualité de vie.

 

Ne serait que cela, vous devez penser à marcher chaque jour. Cela va vous permettre une meilleure oxygénation, ce qui apaisera vos émotions et débouchera sur un calme intérieur. Marcher seul vous permet de penser, de réfléchir, de revenir sur le passé mais aussi de préparer les événements à venir. Il est reconnu qu’en marchant on surmonte les moments de tristesse et même les petits états dépressifs.

L’idéal est de temps en temps de marcher avec d’autres personnes. Cela vous entraîne e, vous stimule et vous oblige à sortir quand tout seul vous hésiteriez. Si votre santé vous le permet organiser des balades à pieds, en vélo, même de petites randonnées, Vous pouvez le proposer là aussi à vos petits-enfants de manière à partager ainsi avec eux des moments privilégiés. L’objectif est bien entendu de rester en forme et de conserver le plus longtemps possible une bonne condition physique. 

 

Les différents types d'activité physique

Selon l’âge et selon vos possibilités vous pratiquerez une activité physique différente mais toujours adaptée. Plusieurs solutions s’offrent à vous. Surtout, nous vous conseillons d’être réguliers, de ne pas forcer tout en se fixant des objectifs propres à ne pas se contenter du minimum. La satisfaction vient aussi quand on a réussi à se dépasser un peu. L’exploit n’est pas de battre des records fous mais bien de se motiver et d’être content.

 

Les activités d’endurance

Ce sont celles que vous pratiquez pendant au moins 30 minutes au rythme de 5 jours par semaine, c’est indispensable pour rester en forme plus longtemps :

La marche rapide, la marche nordique, le jogging, le fait de monter et descendre les escaliers, aller faire ses courses à pied.

Le bricolage, l’entretien de votre maison, le jardinage.

Le vélo, la natation, l’aquagym.

La danse, la gym….

 

Les activités de renforcement musculaire

Vous devez 2 à 3 fois par semaine pensez à renforcer vos muscles, pour cela certaines des activités déjà citées sont fondamentales comme la marche rapide, le fait de ne pas systématiquement prendre l’ascenseur mais préférer l’escalier, de prendre son vélo ou d’aller à la piscine.

 

Les activités de souplesse

Au moins 2 fois par semaine, vous pouvez vous concentrer sur des exercices plus particulièrement destinés à entretenir votre souplesse. Il est possible bien tendu de faire des assouplissements spécifiques comme des étirements mais, pensez aussi, que des activités plus simples comme les travaux ménagers, le jardinage, la pétanque ou la danse entretiennent pleinement votre souplesse.

 

Les activités d’équilibre

A partir de 65 ans, il est conseillé de veiller à entretenir son équilibre. Pour cela, il est possible de pratiquer des exercices spécifiques, au moins 2 jours par semaine, mais encore une fois certaines des activités que nous vous avons déjà présentées vous aideront naturellement comme le jardinage, la pétanque, le vélo ou pourquoi pas la trottinette, la marche (sur les pointes, les talons) et la danse.

 

Prévention et dépistage

Pour rester en bonne en bonne santé, il convient d’être encore plus vigilant qu’avant. Le dépistage régulier est le meilleur moyen de repérer une maladie à ses tout débuts et de la traiter sans attendre. Les chances de guérison augmentent.

De nombreux dépistages existent notamment pour le dépistage des cancers du sein, colorectal, de l’utérus ou de la prostate. Nous vous conseillons d’en parler à votre pharmacien qui vous renseignera sur les techniques à utiliser et sur la fréquence à adopter.

D’autres maladies doivent faire l’objet d’une surveillance régulières comme le diabète, l’excès de cholestérol, l’hypertension, l’ostéoporose ou encore les maladies oculaires, la cataracte et le glaucome.

Contrôlez également, votre audition et enfin faites attention à votre consommation d’alcool (la consommation d’alcool ne doit pas dépasser deux verres de vin par jour pour une femme comme pour un homme), pensez à arrêter le tabac si ce n’est pas déjà fait.

 

Vous le voyez, vieillir ne rime pas avec inactivité. Bien au contraire, il convient de demeurer le plus actif possible sur tous les plans simplement en adoptant des règles de vie compatibles avec ses capacités et en veillant à le faire au quotidien.

 

Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

 

Une idée

Pour vous aider à pratiquer régulièrement une activité physique, vous pouvez vous inscrire une association. De nombreuses activités ne demandent pas en général un équipement spécifique ou onéreux. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

 

Pensez-y

Attention, certaines activités demandent un effort soutenu ou nécessitent une position adaptée pour ne pas avoir mal au dos ! C’est le cas par exemple du jardinage. Il s’agit donc de veiller à vous faire du bien et non à courir des risques. Pensez à en parler à votre pharmacien ou à votre médecin notamment si vous êtes hypertendues ou si vous avez eu un accident coronarien (infarctus, angine de poitrine).

 

L’équilibre lié au sommeil

Un sommeil de qualité est un gage d’équilibre psychique, émotionnel et physique. La régularité des rythmes de veille et d’activité est de plus en plus nécessaire au fur à et à mesure qu’on vieillit.

Si le sommeil devient plus léger, avec une phase d’endormissement plus longue, la durée totale du sommeil a tendance à diminuer. On se couche plus tôt pour se réveiller plus tôt aussi. Il est alors inutile de rester au lit et pour bien démarrer la journée, choisissez une activité agréable. Dans le même ordre d’idée, la sieste peut être bénéfique mais ne doit pas excéder 20 minutes.

 

Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

Donner son sang, les réserves sont basses !

Don du sang : c'est facile !
 


En cette fin d'année 2017, l'Établissement français du sang (EFS) rappelle que les réserves de sang sont fragiles. Face à ce constat, l'EFS lance un appel aux dons du sang ! Mais, pour donner, comment faire ? Retour sur tout ce qu'il faut savoir.

 

Qui peut donner son sang ?
 

Pour donner son sang, il faut :

    avoir entre 18 et 70 ans (les plus de 60 ans étant soumis à l'approbation d'un médecin de collecte de l'EFS) ;
    peser au minimum 50 kg et être en bonne santé.
 

Toutefois, afin d'assurer la sécurité des donneurs et des receveurs, il existe des cas pour lesquels il n'est pas possible de donner son sang.

 

Comment se passe le don du sang ?

Principe : entre 420 à 480 ml de sang sont prélevés, en fonction du poids du donneur ;
Durée : l'acte lui-même dure 8 à 10 minutes. Si l'on ajoute le temps de l'entretien pré-don, puis le temps de repos et de collation qui suit le prélèvement, le don de sang prend environ 45 minutes ;
Délais : il faut respecter un délai d'au moins 8 semaines entre 2 dons de sang ;
Fréquence : un femme peut donner son sang maximum 4 fois par an, un homme 6 fois par an.

À savoir :

En France, 4 valeurs fondent le don de sang :

    l'anonymat : seul l'EFS connaît l'identité du donneur et du receveur, ainsi que les données le concernant ;
    le volontariat : le don du sang est un acte libre, accompli sans aucune contrainte ;
    le non-profit : le sang et les produits sanguins ne peuvent être source de profit ;
    le bénévolat : le don de sang est bénévole et ne peut être rémunéré sous quelque forme que ce soit.
 

 

Où et quand donner son sang ?
 

Le don du sang peut être réalisé à tout moment dans un lieu fixe de collecte. Pour cela, l'EFS propose un module de recherche en ligne des centres les plus proches (centres fixes ou centres mobiles de don du sang, de plasma ou de plaquette). Les lieux de collecte sont consultables sur le site de l'EFS.

 

D'autres questions ?

Traitements médicamenteux, soins dentaires, grossesse, tatouage, vie privée... : que faut-il savoir exactement avant de donner son sang ?

Le site de l'EFS détaille tout ce qui concerne le don du sang dans une foire aux questions.

 

Photos Phovoir

 

Le dépistage du VIH et des IST encore mal connu des 16-25 ans

La lutte contre le sida ne s'arrête pas à la Journée Mondiale du 1er décembre, une étude menée par le laboratoire Janssen, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et le Centre Gratuit d’Information de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, qui montre que le niveau d’information en matière de pratiques sexuelles à risque reste encore peu élevé chez des 16-25 ans.


Cette analyse a été réalisée grâce aux 1968 réponses apportées par les 16-25 ans sur l’application QiSS™ pour « Quizz d’information en Santé Sexuelle ».

Cette étude montre que la sensibilisation auprès des 16-25 ans reste un enjeu important pour prévenir les nouvelles contaminations.

Moi(s) sans Tabac


Pour encourager les fumeurs à s’arrêter, novembre est déclaré le « moi(s) sans tabac ». Si on sait que l’augmentation du prix du tabac est efficace pour diminuer la consommation de tabac, ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi, le ministère de la santé lance aussi un plan de prévention avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics et dans les aires de jeux pour enfants. Des aides au sevrage tabagiques sont aussi programmées ainsi que le remboursement des substituts nicotiniques.

 

La France compte environ 16 millions de fumeurs, c’est presque un tiers de la population des plus de 15 ans. Surtout, ces chiffres sont supérieurs à ceux de nos voisins européens, puisque, par exemple en Espagne ou en Allemagne le nombre de fumeurs n’excède pas un quart de la population. La France est semble-t-il considérée comme « anormale » quant à la consommation de tabac. Il importe donc aux pouvoirs publics de lutter contre cet état. Pour commencer, il a été décidé d’augmenter progressivement le prix du tabac de manière à atteindre dix euros en 2020. Cette mesure semble en effet efficace si on en croit l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui a publié un tableau de bord au mois de septembre 2017. Un recul significatif de la vente de tabac a été constaté depuis le début de l’année. Surtout on note une nette accélération ces dernières semaines. En effet, de janvier à septembre 2017, les ventes de cigarettes ont diminué de 1,6 % (par rapport à la même période de l’année précédente. Surtout, en septembre dernier, la baisse est de 9,1 %.

 

De bons résultats

Un autre phénomène est intéressant. Il était jusqu’à présent constaté que quand la consommation de cigarettes diminuait, Alors que longtemps, celle du tabac à rouler progresser. Les consommateurs voulant faire des économies en préparant eux-mêmes leurs cigarettes. Or, pendant les premiers mois de l’année les ventes de ce type ont elles aussi reculé de 6,5 % pour atteindre une baisse de 15,6 % en septembre. Ceci est sans doute lié à la hausse du prix de ces produits de 15,8 %. Tout cela confirme le bienfondé d’une politique de prix adapté pour aider à la baisse de consommation de tabac. Autre constat encourageant : la consommation de traitements d’aide à l’arrêt a littéralement explosé avec une hausse des achats de 32,1 %. Ainsi, les ventes de timbres transdermiques ont augmenté de 60,4 % et celles des médicaments de 18,1 %. Le passage du remboursement forfaitaire des substituts nicotiniques de 50 euros à 150 euros par an et la réactivation de la prise en charge du Champix font donc partie intégrante de l’efficacité de la lutte contre le tabagisme.

La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise en première intention la prescription de substituts nicotiniques. Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) réduisent quant à eux les symptômes de sevrage, l’envie de fumer et aident à la prévention des rechutes. Leur utilisation augmenterait de 50 % à 70 % l’abstinence à 6 mois.

 

Novembre sans tabac pour commencer

La deuxième édition l’opération Moi(s) sans tabac va avoir lieu en novembre. Les pharmaciens participent activement aux opérations de sensibilisation avec l’apposition de nombreuses affiches et la mise à disposition de "kits" dans les pharmacies. Par ailleurs, des "fan zone" de participants à l’opération Moi(s) sans tabac ouvrent à Paris et dans onze autres grandes villes de France comme Amiens. Conçus comme les zones de supporters, ces espaces sont aménagées pour offrir aux visiteurs la possibilité de s’informer, de rencontre et d’échanger avec un professionnel de santé, de s’inscrire directement à MoisSansTabac. Ils peuvent aussi participer à des jeux et à des animations.

Tout est fait pour aider les fumeurs à arrêter. L’utilisation des réseaux sociaux n’a pas été oubliée. On le sait un esprit collectif positif peut s’avérer déterminant.  C’est pourquoi, des équipes thématiques ou régionales ont été créées sur Facebook. En fait, pour aider à l’arrêt se reconnaître dans un groupe peut aider, on se sent moins seul. Ainsi Santé publique France à l ‘origine de cette initiative a créé 16 équipes thématiques. Elles définissent avec humour les modes de vie des participants (fêtard ou pantouflard) ou leur type d’aide à l’arrêt (patché, coaché, vapoteur). Bien entendu, toutes ces opérations seront reprises par les médias dont certains organisent même des séances coaching.

 

Les professionnels de santé doivent être en première ligne contre le tabac

Outre la participation des pharmacies, la mobilisation de tous les professionnels de santé est attendue. Ainsi, le Réseau de prévention des addictions (Respadd) est intervenu auprès de 155 directeurs d’hôpitaux. Aujourd’hui, presque tous les hôpitaux (96,7 %) ont mis en place des mesures de restriction du tabagisme. Mais, les trois-quarts d’entre eux ne contrôlent pas leur application. En fait, un peu plus de la moitié des directeurs d’hôpitaux reconnaissent ne pas avoir identifié les fumeurs parmi le personnel pour leur proposer un accompagnement. De la même manière, une information du public sur la lutte contre le tabac n’est systématique dans la moitié des hôpitaux. La prise en charge des patients fumeurs constitue donc bien un parent pauvre. Le Guide hôpital sans tabac, une brochure Prise en charge systématique du patient fumeur vient d’être imprimée.

Car, dans la lutte contre le tabagisme, l’implication de tous les soignants est essentielle. Plusieurs travaux ont démontré l’impact positif du conseil d’arrêt quand il est donné par un professionnel de santé. Raison de plus pour s’occuper aussi d’eux.

 

Certains préconisent les atouts de la cigarette électronique, ils regrettent notamment qu’elle ne soit pas plus mise en avant et mieux exploitée. Son interdiction dans de nombreux lieux publics a relancé la polémique.

 

 

Le Saviez-vous

Un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement.

 

 


Les différentes formes de substituts nicotiniques.

Il faut les adapter à chaque sujet.

 

Les patchs. Ils sont simples d’utilisation mais, peuvent présenter un risque de sensibilisation cutanée. Certains "timbres" sont portés pendant 24 heures, et délivrent 21, 14 ou 7 mg de nicotine par jour, d’autres pendant 16 heures et délivrent 25, 15 ou 10 mg par jour.

Les gommes à mâcher. En 2 et 4 mg et en plusieurs saveurs. Elles ne doivent pas être mâchée comme un chewing-gum, mais plutôt sucée lentement.

Les comprimés et pastilles à sucer et les comprimés sublinguaux existent aussi en plusieurs dosages et en plusieurs saveurs. Il faut laisser fondre le comprimé ou la pastille lentement.

Les sprays buccaux permettent une absorption très rapide de la nicotine. Chaque spray délivre 150 doses de 1 mg de nicotine. Il est recommandé de ne pas dépasser 2 pulvérisations par prise, 4 pulvérisations par heure et 64 pulvérisations par 24 heures. Il est formellement recommandé de ne pas fumer pendant le traitement par spray buccal, qui ne devrait pas excéder 6 mois.

Les inhaleurs se présentent avec des cartouches de 10 mg de nicotine, dont l’utilisation est à adapter individuellement, jusqu’à un maximum de 12 cartouches par jour et pendant une durée inférieure à 12 mois.

 

 

LIENS

http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr

https://www.facebook.com/tabacinfoservice

 

 

Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

 

 

Un plan national contre l'ostéoporose

A l'occasion de la Journée Mondiale contre l’ostéoporose le 20 octobre 2017, l'AFLAR dévoile 7 propositions prioritaires pour lutter contre cette maladie à travers un Livre Blanc

Pour que la première fracture soit aussi la dernière, les 7 propositions de l’AFLAR (Association Française de Lutte Anti Rhumatismale)

 
 

Un plan national contre l'ostéoporose... 

 
 
 
 
 
 
Partie I : Les enjeux de l’ostéoporose aujourd’hui en France pour le patient et pour le médecin
 
Partie II : Les enjeux médico-économiques de l’ostéoporose en France
 
Partie III : Les Etats Généraux : une année consacrée à l’ostéoporose
 
Entre déficit d’information et méconnaissance du risque
Entre aveu d’impuissance et appel à l’aide pour améliorer leurs pratiques
Une perception erronée du rapport bénéfice-risque des traitements
 
Partie IV : Bilan des Etats Généraux de l’Ostéoporose
 
Partie V : Et après... ? 
 
__________________________________________
 
 
 
 

PARTIE I – LES ENJEUX DE L’OSTEOPOROSE AUJOURD’HUI

EN FRANCE POUR LE PATIENT ET POUR LE MEDECIN 

 
 
En Europe, l’ostéoporose concerne plus de 22 millions de femmes de plus de 50 ans (22% de la population) et 5,5 millions d’hommes (7% de la population). La fracture ostéoporotique, dite par fragilité osseuse, touche 1 femme sur 3 après 50 ans (ainsi, parmi 100 femmes ménopausées, 40% auront au moins une fracture par fragilité osseuse avant la fin de leur vie1) et 1 homme sur 5. En France en 2010, le nombre de fractures incidentes chez les femmes et les hommes était de 393 000, dont 90 000 fractures du col du fémur, 56 000 fractures vertébrales, 56 000 fractures du poignet et 191 000 autres fractures (bassin, côtes, humérus, tibia-péroné, clavicule, omoplate, sternum et autres fractures du fémur) : 68% de ces fractures survenaient chez la femme2. 
 
 
 
L’ostéoporose est une maladie à part entière. Elle ne fait pas partie, comme on l’entend dire trop souvent, des contraintes naturelle s associées au vieillissement physiologique de l’organisme. En cela, elle n’est ni normale ni acceptable. Elle ne saurait non plus être banale, et cela pour une raison simple: l’ostéoporose tue, et bien plus sûrement qu’une allergie à laquelle les répondants de l’enquête menée par l’Aflar cette année n’hésitent pourtant pas à la comparer quand il s’agit de donner une mesure à sa gravité. Elle ne tue pas de façon anecdotique mais mène à une issue fatale après une fracture du3col du fémur dans pas moins de 20% des cas . Il est à noter par ailleurs que 50% environ des sujets victimes d’une fracture de hanche ne retrouvent pas leur autonomie antérieure, ce qui les conduit fréquemment à quitter leur domicile pour vivre en institution, et qu’ainsi, parmi les survivants, 30% des patients sont atteints de dépendance permanente, 40% incapables de marcher sans aide et 80% de réaliser sans aide au moins une activité de la vie courante4. 
 
 
 
Face à cet état des lieux, force est de constater qu’en France, et dans d’autres pays industrialisés, il existe comme un hiatus entre la connaissance que l’on a de la gravité de cette maladie qui appelle, sans équivoque, une réponse forte et engagée de la part des autorités de santé, et la sous- dimension de la prise en charge qui lui est appliquée. Insuffisamment standardisée et codifiée, pas assez ciblée et/ou trop restrictive, mal coordonnée ; trop nombreuses sont ses insuffisances constatées par les professionnels de santé et supportés par les patients. Des insuffisances qui appellent, de toute urgence, un travail de remédiation, à des fins d’amélioration de la santé publique et de réduction des coûts pour notre système de santé. 
 
 
 
En menant la première grande enquête nationale inédite sur l’ostéoporose auprès de patients (ayant connu ou non un épisode de fracture) et de médecins généralistes, l’Aflar s’est donnée pour objectif d’identifier les attentes et les besoins des uns et des autres quant à la prise en charge d’une pathologie qui, bien qu’elles les concernent au premier chef, leur est parfois difficile à appréhender. Venant renforcer et apporter un éclairage complémentaire à l’état des lieux dressé et au travail de réflexion réalisé lors des Etats Généraux de l’Ostéoporose, cette démarche d’agrégation qualitative de données inédites sur la maladie, vise à proposer des solutions concrètes, adaptées aux besoins exprimés et constatés, pour une meilleure efficience de sa prise en charge. 
 
 
 

393 000 fractures incidentes en France en 2010, chez les femmes et les hommes 

 
 
Les résultats de l’enquête4 : des patientes égarées, des professionnels de santé quelque peu désorientés.
 
D’octobre 2016 à juin 2017, 417 patients directement concernés par l’ostéoporose (94% de femmes, 6% d’hommes) ont répondu aux questions qui leur étaient posées sur le site de l’Aflar par la première enquête nationale leur étant destinée. La surreprésentation des femmes dans l’échantillon ne doit pas surprendre ; elle s’explique par la forte prévalence de la maladie dans cette catégorie de population, 4 millions  de femmes
étant touchées par l’ostéoporose en France. Parmi ces répondantes, 70% étaient âgées de 50 à 69 ans au moment de l’enquête, 20% avaient moins de 50 ans et 1/3 exerçaient encore une activité professionnelle. « Preuve, s’il en fallait, que l’ostéoporose n’est pas la « maladie de vieux » que l’on se plait parfois à imaginer pour ne pas s’en soucier », commente Françoise ALLIOT-LAUNOIS, Responsable du Pôle Ile-de-France et Vice-Présidente de l’Aflar.
 
 
 
 
 
1 / Entre déficit d’information et méconnaissance du risque : l’enjeu de la banalisation de l’ostéoporose chez les patients 
 
Pour Françoise ALLIOT-LAUNOIS, ce qui frappe de prime abord à la lecture des résultats de l’enquête, c’est
justement le nombre inquiétant d’approximations, d’idées fausses, voire de croyances, que l’on retrouve  exprimées par des personnes qui sont pourtant directement concernées par l’ostéoporose : « On pourrait
imaginer que le déficit d’information constaté chez les patients qui ont répondu concerne des points très précis, très médicaux ou très techniques, mais il n’en est rien. Dès la première approche de la maladie, le malentendu est profond : si 56% des répondants associent l’ostéoporose à une maladie grave, 27% estiment que ce n’est pas le cas, quand seuls 17% la reconnaissent pour une maladie qui peut être très grave ». Des chiffres qui doivent d’autant plus interpeler que ces mêmes répondants déclarent à 50% être concernés personnellement par une perte de taille excédant 3 cm. Ce paradoxe en dit long : « La maladie est complètement banalisée. 
 
 
 

Les centimètres perdus sont le fait de fractures vertébrales silencieuses 

 
 
Trois centimètres perdu c’est tout sauf anodin, mais dans l’esprit des patients, cela n’est pas associé à un problème sérieux. Or quand on sait - et il est à noter que 70% des répondants nous ont indiqué le savoir - que ces centimètres perdus sont le fait de fractures vertébrales silencieuses, on peut prendre la mesure du problème » 
 
 
 
L’un des premiers obstacles à une prise en charge adaptée de l’ostéoporose est donc la mésestimation de sa gravité et cela dans des proportions inattendues, même pour Françoise ALLIOT-LAUNOIS : « Lire que respectivement 44% et 47% des répondants, tous personnellement concernés par l’ostéoporose, estiment que cette maladie est aussi grave qu’un problème d’allergie et d’asthme, laisse imaginer l’état probable des connaissances de la population générale sur le sujet. On peut d’autant plus s’étonner qu’en vis-à-vis de ces réponses, les patients ne nient pas en avoir peur, 65% déclarant craindre de faire une chute, qu’ils aient déjà été victime d’une fracture ou non. Autre chiffres, autre paradoxe : les répondants sont aussi nombreux à reconnaître à cette maladie, qui ne leur semble pas pourtant si grave que cela, une capacité de nuisance certaine : ainsi sont- ils 54% à déclarer que l’ostéoporose a un impact négatif sur leur moral, 44% sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et 25% sur leur vie professionnelle. » 
 
Le chiffre qui doit peut-être retenir l’attention in fine est peut-être celui-ci : 69% des patientes non fracturées confessent une incertitude quant à l’évolution de la maladie (52% chez les femmes déjà fracturées). Une incertitude qui fait écho à leur méconnaissance de la pathologie et à la relation complexe et paradoxale qu’elles entretiennent avec cette dernière. 
 
 
 
La lecture de ces chiffres met au jour une divergence dans les attitudes, perceptions et attentes des patientes, selon qu’elles ont déjà subi une fracture ou non. Elle permet aussi de saisir toutes la complexité de la relation qu’elles entretiennent avec une maladie dont elles méconnaissent les caractéristiques et sont tentées de nier la gravité, la comparant même à des affections relativement bénignes, mais qu’elles craignent et dont elles reconnaissent d’ailleurs l’impact délétère sur leur qualité de vie. 
 
 
 

Déficit d’information : les patients ont des connaissances fausses sur l’ostéoporose 

 
 
 
 
Professeur Thierry THOMAS, Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER)
 
« L’ostéoporose est une maladie du tissu osseux et non une évolution physiologique naturelle accompagnant le vieillissement comme trop de gens le croient. Ce premier malentendu impacte l’approche de la maladie par les patients qui se sentent peu concernés et l’abordent avec fatalité, et par les médecins qui ne ressentent pas d’urgence à la dépister ou à la traiter.
 
Cette mésestimation des risques liés à l’ostéoporose s’explique en partie par le fait qu’elle ne s’exprime par aucun symptôme tant qu’elle ne s’est pas compliquée de la survenue d’une première fracture dite de fragilité, la survenue d’une fracture étant en général considérée comme un événement sans gravité, habituel de la vie. La fracture de fragilité survient à l’occasion d’une simple chute de sa hauteur ou, comme c’est notamment le cas pour les fractures vertébrales, sans chute.
 
Ce type de fracture devrait entraîner un suivi étroit des patients à travers un parcours de soins particulier et adapté, mais nous n’arrivons actuellement pas à le faire percevoir par la population, et dans un certain nombre de cas, par les professionnels de santé (médecins généralistes, médecins urgentistes et orthopédistes) qui interviennent au cours de leur prise en charge. » 
 
 
 
 
 
 
2 / Entre aveu d’impuissance et appel à l’aide pour améliorer leurs pratiques : l’enjeu d’une meilleure information des professionnels de santé
 
L’enquête nous apprend que 32% des répondants ont été diagnostiqués par leur médecin généraliste, devant le rhumatologue (27%). Au cours des 12 derniers mois, c’est aussi le médecin généraliste qu’ils ont le plus souvent consulté (68%), à nouveau devant le rhumatologue (53%). 
 
S’ils sont, on le voit, en première ligne du dépistage et du suivi de l’ostéoporose, ces professionnels
de santé semblent pourtant bien mal armés pour l’affronter, puisque pour près de 40% d’entre eux, la gravité de la pathologie est à rapprocher de celle d’une allergie (44% chez les patients).
 
Leurs premières difficultés sont présentes dès le moment du dépistage, délicat pour 1/3 d’entre eux (34%)5.
 
 
 
Le moment de la mise en place du traitement ne leur est guère plus confortable: 56% méconnaissant les médicaments anti- ostéoporotiques les plus utiles et 53,7% confessant, de toute façon, se heurter à un problème de motivation chez les patients quand la question du traitement médicamenteux est abordée. Au cœur de cette difficulté à traiter, le rapport complexe que les patients, mal informés, entretiennent à la tolérance des anti-ostéoporotiques.  
 
 
 
Enfin, pour 58,5% des médecins interrogés, la dépendance des patients provoquée par une première fracture est difficile à accompagner.
 
Tout à fait conscients d’avoir un rôle important à jouer dans la prise en charge de l’ostéoporose, les médecins généralistes interrogés reconnaissent que leur vision environnementale de la maladie est incomplète, mais loin de s’accommoder de cette situation, ils sont nombreux à vouloir l’améliorer : 64% d’entre eux réclament une meilleure information sur la maladie en général et 84%, sur les différents traitements en particulier. 
 
 
 

53,7% des patients manquent de motivation pour prendre leur traitement 

L'éclairage du Professeur Thierry THOMAS,
Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER)
 
« 40% des femmes de 50 ans feront une fracture liée à l’ostéoporose au cours de leur vie*, un quart des fractures dues à une fragilité osseuse surviennent chez des hommes**.
Le meilleur outil pour apprécier le statut osseux reste actuellement la densitométrie osseuse, très spécifique et reproductible, même si elle manque de sensibilité ce qui ne lui permet pas d’identifier tous les malades. Pourtant elle n’est remboursée que de manière très conditionnelle chez la femme à la ménopause, et chez l’homme essentiellement lorsqu’il a fait une première fracture de fragilité. Cette réalité a un impact certain sur la prescription de cet examen, les médecins généralistes étant en difficulté pour en faire valoir l’utilité à leurs patients et obtenir qu’ils la réalisent ; cela se traduit fréquemment par un renoncement à la prescription. Parce que l’objectif est de pouvoir traiter les personnes les plus à risque, si possible avant la première fracture, il serait important que cet examen puisse être réalisé au moins une fois à partir de 65 ans, âge où la densité minérale osseuse est très susceptible d’avoir diminuée. Il importe également que les médecins généralistes soient mieux informés sur l’environnement de la maladie et au sujet des bonnes pratiques ».
 
* INSERM « L’ostéoporose : épidémiologie, clinique et approches thérapeutiques » Aurélie Fontana Pierre D. Delmas
** INSERM « Ostéoporose » Pr Francis Berenbaum et le Dr Mickael Rousière. https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/osteoporose 
 
 
 
 
 
 
3 / Une perception erronée du rapport bénéfice-risque des traitements : l’enjeu de la baisse drastique de la prise en charge (15% des patients traités aujourd’hui contre 35% dans les années 2000)
 
Quand on leur demande si les traitements contre l’ostéoporose sont difficiles à vivre, 35% des patientes répondent par l’affirmative sans qu’elles en détaillent les raisons. Faut-il voir exprimée dans ce chiffre la défiance excessive observée depuis quelques années envers les effets secondaires de certains traitements? Doit-on y lire une forme de lassitude face à un traitement qui devra se poursuivre toute la vie ?
 
Pour Françoise ALLIOT-LAUNOIS, ces chiffres gagnent à être mis en perspective avec d’autres : « Seules 50% des répondantes prennent des médicaments contre l’ostéoporose alors qu’elles devraient être une grande majorité à en prendre. Quelles que soient les raisons qui les motivent, cela revient
 
à dire qu’une patiente sur 2 préfère se passer de traitement. Néanmoins, on note qu’à la question « vous arrive-t-il d’oublier de prendre votre traitement contre l’ostéoporose ? », les patientes concernées ont répondu « jamais » à 83%, exprimant ainsi une prise de conscience des risques à ne pas se soigner. On note par ailleurs que ces femmes qui prennent un traitement spécifique pour l’ostéoporose plébiscitent en complément de ce dernier la vitamine D (85%), les laitages consommés en grand nombre (61%) et la supplémentation sous forme de complément alimentaire en calcium (50%) et silicium (30%). Des traitements complémentaires qu’elles ajoutent à leurs traitements médicamenteux, mais qui font figure, on le sait, d’uniques traitements pour d’autres patientes. Ils sont pourtant insuffisants à les protéger de la fracture de fragilité. Cette attitude de rejet des traitements médicamenteux peut s’expliquer par une méconnaissance de leur utilité : 30% des patientes pensant en effet qu’il est tout bonnement impossible de prévenir l’ostéoporose... ». 
 
 
 
 
 
Professeur Thierry THOMAS,
Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER)
 
« Alors que la prise en charge de l’ostéoporose avait beaucoup progressé grâce à l’arrivée de nouveaux médicaments à visée anti-ostéoporotique au cours des années 90 et 2000, elle s’est dégradée à partir du milieu des années 2000, avec actuellement moins de 15% des patients français ayant eu une fracture de fragilité, et donc tout particulièrement à risque de nouvelle fracture, recevant un traitement à visée ostéoporotique.
 
On peut s’étonner de ce constat alors que ces traitements permettent de réduire très significativement ce risque de fracture mais aussi la mortalité survenant dans l’année qui suit une fracture de hanche ou du bassin dans 25% des cas. Il y a deux raisons principales à cela : d’abord, la difficulté pour les patients à appréhender le rapport bénéfice-risque des traitements dont le but premier est de réduire le risque d’un nouvel épisode de fracture et dont le bénéfice n’est en conséquence pas directement palpable. Ensuite, l’effet très néfaste d’événements indésirables rares associés à la prise des traitements anti- résorbeurs dans les années 2000. Il s’agit tout particulièrement du problème des ostéonécroses de la mâchoire, une complication sévère mais très rare, de l’ordre de 1 pour 10 000 à 1 pour 100 000 patient-années. Il est très important de mettre cela en perspective avec les bénéfices attendus du traitement anti-ostéoporotique qui est, rappelons-le, une réduction de près de 70% du risque de faire une nouvelle fracture vertébrale, et de près de 50% de celui de faire une nouvelle fracture de la hanche. Dans cette évaluation de la balance bénéfices/risques, le rôle du médecin est donc de bien identifier les patients chez qui cette balance sera très positive, en l’occurrence, ceux à haut risque de fracture. C’est là toute la démarche médicale raisonnée suivant les recommandations nationales et internationales. Une autre idée fausse est de penser que l’on peut remplacer la prescription de médicaments anti-ostéoporotiques par une simple supplémentation en calcium et vitamine D. Cette substitution est une réalité dans la pratique alors que ces deux éléments sont perçus à la fois comme n’étant pas dangereux et comme ayant un impact bénéfique sur le statut osseux. C’est vrai dans une démarche de prévention pour réduire la vitesse de perte osseuse. Toutes les études montrent que c’est très insuffisant chez des malades à risque élevé de fracture, comme de nombreuses études scientifiques l’ont montré ! »
 
 
 
 

PARTIE II – LES ENJEUX MEDICO-ECONOMIQUES DE L’OSTEOPOROSE EN FRANCE 

 
 
En France, en 2010, le fardeau économique  des fractures de fragilité (incidentes et antérieures) a été estimé à 4,8 milliards €, dont 2,5 pour les seules fractures du col du fémur ; 66% des coûts concernaient les soins de la 1ère année suivant la fracture, 27% les soins à long terme (handicap), et 7% le traitement pharmacologique. Compte tenu des projections démographiques pour 20256, 1 personne sur trois aura 60 ans ou plus, représentant 20 millions de personnes, correspondant aux âges de la génération du baby-boom, le nombre de fractures incidentes passera de 376 000 (femmes et hommes en 2010) à 491 000 (2025), entraînant une augmentation des coûts de 26%7. 
 
 
 
Le Pr Robert LAUNOIS, économiste de la santé, Directeur du Réseau d’évaluation en économie de la Santé France, Président sortant de la Société Française d’économie de la santé revient sur cette problématique. L’ostéoporose est sans conteste une maladie qui est extrêmement couteuse pour la collectivité ; Les chiffrages varient suivant les études en fonction des lignes budgétaires qui sont retenues pour procéder à leurs estimations.
 
Selon l’études de la CNAMTS « Charges et Produits de 2016» qui s’en tient aux dépenses reconnues et remboursées par l'assurance maladies le coût de la prise en charge de l’ostéoporose s’élevait en France en 2013 à 1,1 milliard d’euros dont 770 millions étaient dues à des hospitalisations dans des services de médecine chirurgie obstétrique et 340 millions suite à l’accueil dans des soins de suite et de réadaptation ; Lorsque le périmètre des postes budgétaires à prendre en compte est élargi pour intégrer les placements en établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) et la valorisation monétaire des pertes de qualité de vie qui sont associées aux fractures, le coût de l’ostéoporose en France s’élève alors selon Svedbom à 4,8 milliards d’euros. 
 
L’ostéoporose est une maladie sous diagnostiquée et sous traitée ; Avant leur hospitalisation pour fracture, seuls 3% des patients s’étaient vus prescrire une ostéodensitométrie osseuse et seulement 12% d’entre eux avaient bénéficié d’un traitement pour ostéoporose. Sous- diagnostiquée, l’ostéoporose est aussi sous-traitée : après une hospitalisation pour fracture, 51% des patients ne revoient aucun médecin dans le mois qui suit et seuls 15% des patients font l’objet d’un traitement pour l’ostéoporose avec pour conséquences, la ré-hospitalisation pour rechute de 29% d’entre eux. La cascade fracturaire entraîne non seulement des coûts non négligeables pour notre système de santé, mais elle est surtout dangereuse et douloureuse pour le patient. Face à cette réalité et après la publication de recommandations par la HAS en 2007, la CNAMTS a pris des mesures pour faciliter l’accès à l’ostéodensitométrie osseuse des populations à risque. En dépit de ces efforts le nombre d’ostéodensitométries prescrites chaque année continue de baisser. La raison en est simple, une prise en charge efficace de l’ostéoporose exige une intégration de la prévention et du soin au sein de filières fractures dédiés et de réseaux de soins coordonnés. Le jeu en vaut la chandelle ! La CNAMTS sait que c’est la clé d’une prise en charge au final beaucoup plus efficiente de l’ostéoporose, compte-tenu des coûts directs et indirects qu’elle entraîne. Il faut dès maintenant réfléchir à la mise en place d’un plan de santé publique pour la prévention de l’ostéoporose. 
 
 
 
 
 

PARTIE III - LES ETATS GENERAUX: UNE ANNEE CONSACREE A L’OSTEOPOROSE 

 
 
La prise en charge de l’ostéoporose en France a plus que jamais besoin d’être améliorée et c’est à cet effet qu’ont été mis sur pied les Etats Généraux de l’Ostéoporose. Pour dresser un état des lieux des besoins et bâtir des stratégies d’action viables et opérationnelles, 10 journées d’échange et de débats dans 10 villes de France se sont ainsi tenues de novembre 2016 à juin 2017. Réunissant 30 à 40 participants directement impliqués dans la prise en charge de l’ostéoporose parmi lesquels des médecins rhumatologues libéraux et hospitaliers, médecins généralistes, chirurgiens orthopédistes, médecins de rééducation, médecins de centre thermal, radiologues, nutritionnistes, gynécologues, médecins du travail, gériatres, psychologues, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, pédicures-podologues, assistantes sociales mais aussi des représentants de l’ARS, de la CNAM, de l’ANSM, de la MDPH, des collectivités locales, des économistes, des journalistes et des patients experts, chaque journée a proposé de bâtir une réflexion autour de 5 thèmes de discussion prioritaires : l’optimisation du parcours de soin en ville et à l’hôpital, la vie quotidienne, le dépistage et le diagnostic de l’ostéoporose (sans fracture et lors de l’occurrence d’une fracture), la prise en charge des soins, la prévention et la réduction des inégalités sociales de santé. À l’issue des séances plénières, tables rondes et débats, une conférence venait proposer au grand public un retour d’expérience. 
 
 
 
 
 
 
 

PARTIE IV - BILAN DES ETATS GENERAUX DE L’OSTEOPOROSE 

 
 
Les propositions recueillies lors des 10 tables rondes régionales des Etats Généraux de l’Ostéoporose ont été compilées et validées lors d’une réunion du comité de pilotage des Etats Généraux qui s’est tenue à Paris le 6 juillet 2017. Une grande thématique s’est dégagée de l’ensemble des propositions : faire reconnaître les fractures de l'ostéoporose comme d'un véritable fléau de santé publique avec la nécessité d’une mobilisation générale (via un plan de santé national) pour faire en sorte qu’une 1ère fracturesoitladernière 
 
7 priorités-clés ont été identifiées, et le Docteur Laurent GRANGE médecin rhumatologue au CHU de Grenoble Alpes et Président de l’AFLAR revient sur le constat qui a présidé à leur mise au jour : « Les chiffres de la prise en charge de l’ostéoporose sont catastrophiques : entre 2010 et 2014, le nombre de patients traités est passé de 1 100 000 à 800 000 en 4 ans soit une diminution de 380 000 patients traités8. Si l’on ne réagit pas, seule une minorité de patients sera traité et l’on devra affronter dans les années à venir un tsunami de fractures qui vont entrainer un surcoût majeur pour l’assurance maladie. Ce déficit de prise en charge s’explique, on l’a vu, par un désinvestissement des patients, induit notamment, par un déni général de la réalité de cette maladie, associé à la diffusion d’informations erronées sur la dangerosité des traitements. Une méfiance qui a aussi gagné nombre de professionnels de santé qui se heurtent par ailleurs à la difficulté de fournir aux patients concernés une information complète sur la maladie, les traitements et leurs possibles effets secondaires. Si l’on ajoute à cela des recommandations complexes et une réglementation relative au remboursement de l’examen de la densité minérale osseuse qui l’est tout autant, on comprend pourquoi l’on constate chaque année une baisse de 6% de cet examen pourtant capital pour une bonne prise en charge. Aujourd’hui, 85% des patients ne sont pas pris en charge après une fracture, un chiffre qui révèle un profond dysfonctionnement de la chaine de soins qu’il nous faut donc repenser. Le travail réalisé dans le cadre des Etats Généraux de l’Ostéoporose a permis de dégager des axes et modalités d’action prioritaires : il nous faut favoriser le dépistage pour enrayer la baisse de prise en charge constatée ces dernières années. Il est aussi nécessaire de mobiliser, d’alerter, en lançant un plan national de lutte contre la fracture de l’ostéoporose afin de faire prendre conscience de sa gravité. Nous devons stimuler tous les acteurs de la prise en charge autour de recommandations clarifiées et par-dessus tout, il est impératif d’amplifier et sanctuariser les filières de soins. Nous avons mis au jour 7 propositions susceptibles de nous aider à relever ces défis ». 
 
 
 
 
 

PARTIE V : ET APRES... ? 

 
 
Pour que le travail réalisé et que les priorités mises au jour pour améliorer sa prise en charge en France ne demeurent pas lettres mortes, un livre blanc a été rédigé qui se trouvera bientôt sur le bureau de chaque parlementaire et sénateur, comme l’explique le Docteur Laurent Grange : « Ce travail de synthèse est un outil pratique qui doit nous servir de base de travail avec les autorités de santé, la CNAM, les assureurs et les décideurs politiques. Il permet de saisir rapidement les enjeux de la prise en charge de l’ostéoporose dans notre pays et de prendre connaissance des moyens pratiques de l’améliorer. Le contexte nous est favorable : la Ministre de la Santé a décidé de mettre l’accent sur l’axe  préventif et une grande partie de notre travail traite précisément de ce sujet. Nous allons aussi diffuser ce document auprès des sociétés savantes telles que la Société Française de Rhumatologie et la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatique (SOFCOT), et lors des différents congrès et réunions des acteurs de la prise en charge que sont, par exemple et de manière non exhaustive, les ergothérapeutes, kinésithérapeutes et podologues.
 
Enfin, nous allons aussi faire rayonner les apports de ce travail au niveau international grâce à l’International Osteoporosis Foundation (IOF).» 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Téléchargez le Livre Blanc
LIVRE BLANC-Etats Generaux_Osteoporose_2016-2017.pdf
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 INSERM « L’ostéoporose : épidémiologie, clinique et approches thérapeutiques » Aurélie Fontana Pierre D. Delmas
2 extrapolation validée à partir des résultats de Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/ PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http:// www.aflar.org/les- fractures-osteoporotiques
3 Cooper. Am J Med. 1997; 103(2A):12s-19s 
4 Enquête en ligne réalisée par l’AFLAR auprès de 417 personnes de octobre 2016 à juin 2017 
5 Enquête AFLAR réalisée auprès de 100 médecins généralistes de octobre 2016 à juin 2017 
6 Curran D et al. Epidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France. Rev Rhum 2010;77:579- 85. Disponible sur https://www.researchgate.net/ publication/245786671_Epidemiologie_des_frac- tures_liees_a_l’osteoporose_en_France_revue_ de_la_litterature
7 Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/ PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http:// www.aflar.org/les- fractures-osteoporotiques 
8 Données Gers CM12 à fin août 2014 

 

Données AFLAR

 

 

Cancer, coût des traitements mal perçu

Enquête Viavoice septembre 2017 pour l'Institut Curie -
Coûts des nouveaux traitements : perspectives d’un système en danger

 

Le coût des traitements innovants du cancer mal perçu par les français
 


Depuis 2012, l’Observatoire Cancer Institut Curie – Viavoice vise à analyser l’opinion des Français sur le cancer et mettre ainsi en lumière les enjeux médicaux, sociaux, économiques et sociétaux en prise directe avec les grandes priorités définies par le 3e Plan Cancer.

 



Quel est le coût réel des traitements innovants du cancer en France ? Y-a-t-il un risque d’inégalité dans l’accès à l’innovation ? Qui finance la recherche et l’innovation ? Et que connaissent vraiment les Français à ce sujet ?
C’est ce qu’a souhaité étudier l’Institut Curie via la 5e édition de son Observatoire Cancer Institut Curie – Viavoice.

L’apparition des traitements innovants contre le cancer a fait exploser les coûts. C’est un problème qui dépasse largement nos frontières et dont il faut se saisir aux niveaux national et international.

" Le risque de voir s’installer des inégalités entre les patients touchés par le cancer n’a pas disparu, au contraire. Le prix des nouveaux médicaments continue d’augmenter, de sorte qu’arrivera forcément le moment où l’accès de tous les patients aux anticancéreux innovants ne sera plus possible. Il est encore temps d’éviter une situation qui posera un grave problème éthique."

C’est en ces termes, dans une tribune publiée en avril dernier publié sur Theconversation.com, que le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie, prend position sur la situation délicate dans laquelle notre système de santé se trouve actuellement. Il y a plus d’un an, il prenait déjà part à l’appel de 110 cancérologues français pour alerter la ministre de la santé à ce sujet. Un enjeu de taille pour la France qui pourrait ne plus continuer, comme c’est le cas depuis 1945 avec la création de la Sécurité sociale, à donner à chaque malade le traitement dont il a besoin.

 

 

Voyager en sécurité

Voyager en sécurité

 

Aujourd’hui, il est de plus en plus facile de voyager. En si prenant à l’avance, il est possible de traverser la planète pour un prix abordable. Pour autant, certaines règles de sécurité sont à respecter tant avant son départ que sur place.

Les risques pouvant vous affecter à l’étranger sont multiples. Outre ceux liés à des tensions politiques, il y a des risques sécuritaires (attentats, piraterie, cybercriminalité…) et bien entendu des risques sanitaires.

Il ne faut pas négliger, non plus, les risques naturels (sismiques, cyclones, ouragans, haute montagne…), ni les risques nucléaires et les incidents liés à des actions individuelles.

 

Se renseigner sur la destination

Cela peut sembler une évidence, pourtant il est bon de rappeler que certains pays sont vraiment à éviter. Ainsi, il est peut-être clair que de rendre actuellement au Mali, en Syrie ou en Crimée ne vous viendra pas à l’idée mais, avant de choisir votre destination, renseignez-vous. Pour cela, nous vous conseillons de contacter le site France Diplomatie qui donne en permanence des Alertes et des Dernières minutes tant sur la sécurité que vis-à-vis de la santé dans sa rubrique Conseils aux voyageurs :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/

 

Cet outil d’information et de prévention, en matière de sécurité des Français à l’étranger, comporte 211 pages, dont 191 fiches pays et 20 dossiers thématiques.

 

Des règles à respecter

L’idéal quand on visite un pays est de respecter les habitudes locales, le bon sens doit être le premier réflexe et n’oubliez pas que c’est à vous de vous adapter aux autres et non le contraire. Ainsi, les femmes doivent faire attention à leur tenue vestimentaire et si vous sortez la nuit, évitez de le faire seul.

Il est utile aussi de faire attention aux boissons et pas seulement à l’eau où dans certains pays il est indispensable de la boire en bouteille. Soyez vigilant pour qu’on ne vous verse pas des drogues dans votre verre et dans le même ordre d’idée, mettez votre argent dans plusieurs endroits. Enfin, évitez de montrer votre argent mais, ayez toujours un peu de monnaie pour vous débarrasser des inopportuns ou en cas d’agression.

D’une manière générale, dites-vous que des objets qui nous semblent quotidiens, peuvent avoir une grande valeur dans d’autres pays comme un téléphone portable ou un appareil photo. On évitera de trop montrer des signes extérieurs de richesse.

En fait, le plus simple pour connaître les us et habitudes du pays, est de consulter les guides de voyages et aussi de demander aux habitants. Ils seront les informateurs les plus fiables pour toutes ces conduites à tenir et également pour connaître les quartiers ou les régions à éviter.

 

Avant le départ

Une visite médicale peut s’avérer nécessaire. N’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste et à voir avec votre pharmacien les médicaments à emporter dans votre trousse d’urgences. Faites aussi des photocopies de vos papiers de manière à laisser les originaux en lieu sûr quand vous sortez. Vous pourrez aussi avoir un mémo de vos principaux numéros de téléphone de manière à faire opposition en cas de vol ou de perte. Notez aussi les coordonnées du consulat local (adresse, téléphone, fax, courriel).

 

S’inscrire sur le service en ligne gratuit « Ariane »

Ce site permet aux ressortissants français, lors d’un voyage ou d’une mission ponctuelle à l’étranger, de se signaler gratuitement et facilement auprès du ministère afin de bénéficier, par mail, SMS ou téléphone, d’informations de qualité ou de consignes de sécurité en temps réél dans le pays de destination si la situation le justifie.
Conçu en concertation avec la CNIL, ce site offre toutes les garanties de sécurité et de confidentialité des données personnelles. L’inscription ne se substitue pas à l'inscription au registre des Français établis hors de France dès lors que le temps de séjour est supérieur à 6 mois.

 

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/public/login.html


Une fois vos données saisies sur le site, vous recevrez des recommandations de sécurité par courriels si la situation dans le pays le justifie. Vous serez également contacté en cas de crise dans votre pays de destination et la personne contact que vous aurez désignée pourra également être prévenue en cas de besoin.

Sachez que les consulats de France assurent une permanence 24h/24.  Cela ne doit pas vous faire oublier de vérifier vos contrats d’assurance et éventuellement de consulter votre assureur sur des protections plus adaptées. Souvenez-vous notamment que les frais de santé, de justice ou de rapatriement peuvent être très élevés.

 

Les risques sanitaires

Quelles que soient leur destination et leurs conditions du voyage, les voyageurs sont souvent victimes de problèmes de santé. De 15% à 70% d’entre eux peuvent être malade. Cela dépend du type de voyageurs, des destinations et des conditions de séjour. En général, nous le savons tous, la diarrhée est toujours le plus fréquent des problèmes de santé en voyage. Viennent ensuite les affections des voies aériennes supérieures, les dermatoses et la fièvre.

Il ne faut oublier les pathologies non infectieuses comme le mal d’altitude, le mal des transports, des traumatismes et des blessures, qui peuvent être d’origine accidentelle mais aussi intentionnelle.

 

Les recommandations sanitaires aux voyageurs reposent principalement sur la prévention des maladies infectieuses basée sur les vaccinations, la prévention par médicaments et la mise ne place de règles hygiéno-diététiques.

 

Vaccinations

Un grand nombre de maladies liées aux voyages peuvent être prévenues par une vaccination. Le programme de vaccination est à établir en fonction de chaque voyageur : âge, antécédents médicaux, vaccins antérieurs, de la situation sanitaire et du niveau d’hygiène du pays visité.

Pour certains pays, vous devrez présenter un certificat de vaccination comme pour la vaccination contre la fièvre jaune ou de la vaccination contre les infections invasives à méningocoques pour les pèlerinages en Arabie Saoudite par exemple.

Pour les adultes ou les enfants, la première chose est d’être à jour dans ses vaccinations notamment pour la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche, ainsi que contre la rougeole. La vaccination contre la fièvre jaune est indispensable pour un séjour dans une zone endémique des régions intertropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud, même en l’absence d’obligation administrative. La vaccination contre la fièvre typhoïde est recommandée pour les voyageurs devant effectuer un séjour prolongé ou dans de mauvaises conditions, dans des pays où l’hygiène est précaire et la maladie endémique, particulièrement dans le sous-continent indien.

 

Paludisme

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale. Il est donc nécessaire d’avoir à la fois une protection contre les piqûres de moustiques et de prendre un traitement à base de médicaments en prévention.

Toute fièvre au retour des tropiques, quels que soient les symptômes associés, doit être considérée a priori comme pouvant être liée au paludisme et nécessite une consultation en urgence. La prophylaxie se fait en fonction des zones visitées, classées en pays du groupe 1,

2 ou 3 selon la fréquence des résistances aux médicaments antipaludiques ; de l’intensité de la transmission ; de l’âge et du poids du voyageur ; de ses antécédents pathologiques ; d’une possible interaction avec d’autres médicaments ; d’une grossesse en cours ou envisagée ; des conditions, de la durée et de la période du séjour et des capacités financières du voyageur.

 

La diarrhée

La diarrhée affecte fréquemment les voyageurs, pour un séjour de trois semaines, le risque est d’un sur deux. Il s’agit généralement d’un épisode aigu bénin, qui se résout en un à trois jours, mais qui peut être parfois grave. Le plus souvent, c’est en relation avec la consommation d’aliments solides ou de boissons.

 

 

 

La prévention repose avant tout sur les mesures d’hygiène.

  • Lavez-vous souvent les mains, avant les repas et avant toute manipulation d’aliments, et après être passé aux toilettes. En l’absence d’eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique sont utiles.
  • Ne consommez que de l’eau en bouteille capsulée (bouteille ouverte devant soi), ou rendue potable par ébullition (1 minute à gros bouillons), ou par la combinaison d’une filtration (filtre portatif) suivie d’une désinfection [produits à base de DCCN a (dichloroisocyanurate de sodium), ou hypochlorite de sodium et ions d’argent]. Ne prenez pas de glaçons.
  • Évitez de manger de la nourriture vendue dans la rue sauf si elle est bien cuite et le récipient encore fumant. Les buffets froids des restaurants sont risqués. Le lait doit être pasteurisé ou bouilli et la chaîne du froid doit être respectée.
  • Pelez les fruits vous-même et évitez les crudités, les coquillages, les plats réchauffés, les jus de fruits frais préparés de façon artisanale.
  • Vous éviterez aussi les sorbets et les crèmes glacées.
  • Veillez à ce que  les œufs, les viandes, les poissons et les crustacés soient bien cuits.
  • Attention à la toxicité de certains poissons de mer (ciguatera).
  • Enfin, il est important de boire abondamment (liquides salés et sucrés en alternance) et, en particulier pour les jeunes enfants et les personnes âgées. Vous pouvez utiliser des sels de réhydratation orale (sachets à diluer) à prendre à volonté, par petites doses successives en cas de vomissements.
  • Veillez aux premiers signes de la déshydratation si vous avez de jeunes enfants.

 

Bien entendu, ce texte n’est pas exhaustif, nous vous conseillons de vous référer aux différents sites indiqués et demander son avis à votre pharmacien.

 

Les répulsifs contre les moustiques

Ils sont composés d’une substance active qui éloigne les insectes sans les tuer.

Il faut les appliquer sur toutes les parties du corps non couvertes.

Leur protection dure entre 4 à 8 heures.

Il faut en appliquer à nouveau après une baignade.

En cas d’utilisation d’une crème solaire, l’application de répulsif doit se faire au moins 20 minutes après.

La crème solaire doit toujours être appliquée avant le répulsif.

Chez l’enfant et la femme enceinte leur utilisation doit respecter un mode d’emploi précis.



Protection des enfants contre les moustiques

Pour les enfants avant l’âge de la marche, utilisez des moustiquaires, de préférence imprégnées d’un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes, sur les berceaux et les poussettes.

Ne pas utiliser, les bracelets anti-insectes pour se protéger des moustiques et des tiques, les huiles essentielles dont la durée d’efficacité est généralement inférieure à 20 minutes et insuffisante, ni les appareils sonores à ultrasons, la vitamine B1, l’homéopathie, les rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide.


 

Contre-indications aux voyages aériens

Les voyages aériens sont normalement contre-indiqués :

  • aux nourrissons de moins de 48 heures ;
  • aux femmes enceintes après la 36e semaine de grossesse (après la 32e semaine en cas de grossesse multiple) ;
  • aux personnes souffrant d’angor (angine de poitrine) ou douleurs thoraciques au repos, de maladie transmissible évolutive, de mal de décompression après la plongée, d’augmentation de la pression intracrânienne en raison d’une hémorragie, d’un traumatisme ou d’une infection, d’infection des sinus, de l’oreille ou du nez, particulièrement si la trompe d’Eustache est bouchée, d’infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral récent, d’intervention chirurgicale récente ou traumatisme récent comportant un risque de flatulence, de traumatisme cranio-facial ou oculaire, d’opération du cerveau ou opération de l’œil avec pénétration oculaire, de maladie respiratoire chronique sévère, difficulté à respirer au repos ou pneumothorax non résorbé, de drépanocytose, de trouble psychotique, sauf s’il est totalement maîtrisé.

 


 

Sites à consulter

http://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-voyage-a-l-etranger

 

http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guidevoyageur/bienetre_sante/bienetre_sante_conseil.htm


Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Se protéger des méfaits du soleil

 

Soleil, attention danger

Le soleil peut avoir une action bénéfique mais, une exposition non maitrisée s’avère au contraire bien dangereuse. Le nombre de cancers de la peau, responsables de plus de 1500 décès par an, peut très certainement diminuer avec une limitation de la surexposition au soleil. De même, méfions-nous des allergies et des conséquences sur l’organisme pour les sujets sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes.

 

 

Qui ne se précipite pas au soleil dès qu’il apparaît plus chaudement surtout après un hiver bien froid ou un printemps pluvieux ? Nous ressentons tous son bienfait sur notre organisme, il est même indispensable à notre vie. Le soleil redonne le moral, permet de mieux dormir. Il est aussi utile car il aide à la synthèse de vitamine D qui participe à la consolidation de notre structure osseuse, sans lui nos os ne fixeraient pas le calcium. Il peut être aussi bénéfique contre certaines maladies de peau mais, à doses bien contrôlées. Pour tout cela, quinze minutes d’exposition par jour suffisent et si vous souhaitez profiter des bienfaits du soleil, l’utilisation d’une protection solaire à indice élevé est indispensable.

 

Les rayons du soleil, les ultraviolets

Deux sortes de rayons solaires, les ultraviolets B ou UVB qui pénètrent dans la peau et s’arrêtent au niveau des couches supérieures, l'épiderme et les ultraviolets A ou UVA qui pénètrent beaucoup plus loin et vont jusque dans les couches plus profondes de la peau le derme. Les UVB sont responsables du bronzage et des coups de soleil sont dus aux UVB alors que les UVA pigmentent et altèrent la peau de manière profonde.

Les UVA comme les UVB provoquent des lésions cellulaires et le vieillissement de la peau, ils sont à l’origine des cancers de la peau.

 

4 bonnes idées face au soleil

Pour éviter le risque que le soleil nuise à votre santé, nous vous conseillons de suivre ces quatre idées.

1.Evitez de vous mettre au soleil pendant les heures d’ensoleillement maximum.

2. N’exposez pas les enfants de moins de trois ans directement au soleil.

3. Protégez-vous avec des vêtements, un chapeau et des lunettes à verres filtrants

4. Appliquez le produit de protection contre le soleil en quantité suffisante

 

Quelques astuces

Vous devez appliquer votre protection solaire juste avant l’exposition et surtout en quantité suffisante. Nous vous conseillons de mettre deux couches plutôt qu’une, quand vous avez terminé la première application sans avoir oublié les oreilles, la nuque et les pieds, recommencez.

Pensez à refaire une application toutes les 2 heures environ ou après une baignade ou une transpiration excessive. De nombreuses textures existent (crème, fluide, gel, lait, stick), choisissez la texture que vous appréciez, elle sera plus facilement réappliquée ce qui favorise ainsi l’efficacité protectrice.

La meilleure protection reste les vêtements. Après la baignade, pensez à vous sécher vous et vos enfants avec une serviette et réappliquer une protection solaire, résistante à l’eau et au sable.

Il existe des vêtements spécifiques anti-UV grâce à différentes techniques : fibres très serrées ou tissus imprégnés de filtres solaires. Sachez que le noir est plus protecteur que le blanc et que la protection diminue avec l’humidité.

 

Les allergies au soleil

Le soleil peut provoquer des coups de soleil, ou érythèmes solaires, des photo-dermatoses, comme la lucite, ou d’autres dermatoses aggravées par le soleil telles que l’acné, le chloasma (le masque de grossesse) ou encore le lupus, l’urticaire solaire voire le vitiligo, des photosensibilisations.

L’installation systématique quand on se met au soleil de rougeurs, des sensations d’échauffement, d’une facilité à prendre des coups de soleil ou à avoir des boutons, des démangeaisons, peuvent être des signes d’allergie. Il convient alors d’éviter de s’exposer et en cas d’exposition d’utiliser des écrans totaux hypoallergéniques.

 

Le soleil et les femmes enceintes

Pendant la grossesse, l’augmentation de la sécrétion d’hormones féminines provoque une augmentation de la synthèse de mélanine. C’est pourquoi si lue femme enceinte se met au soleil, une hyperpigmentation peut être observée sur son visage. On parle du masque de grossesse ou chloasma.

Ce masque de grossesse touche la majorité des femmes, à partir du 4ème mois de grossesse. Il se manifeste par des taches brunes ou grisâtres, souvent localisées au milieu du front, sur le menton et le pourtour de la bouche et peut donner des plaques de couleur marron et de forme irrégulière.

Ces taches disparaissent normalement six mois après l’accouchement mais peuvent réapparaître lors d’une autre grossesse. Pour prévenir l’apparition du masque de grossesse, il est absolument nécessaire de toujours protéger sa peau. Pour cela, il est conseillé de mettre un chapeau, de protéger sa peau avec une crème écran total, d’appliquer souvent la crème et d’utiliser une crème anti-tache pigmentaire le soir.

 

Le soleil et l’enfant

En fait, avant 3 ans, les professionnels de santé recommandent l’éviction totale du soleil. En effet, la peau des enfants est encore en construction, elle est donc beaucoup plus fragile que celle des adultes. Il faut absolument protéger les enfants du soleil, encore plus que les adultes.

Même si elle nous semble plus belle, la peau des enfants est immature et donc plus vulnérable aux agressions du soleil. Les enfants ont une peau plus fine et leur système pigmentaire est peu développé. Ils n’ont donc aucun système d’auto-défense pour se protéger contre les UV.

C’est pourquoi, les enfants doivent être parfaitement protégés, encore plus que les adultes.

Pendant les vacances, les enfants passent beaucoup de temps en maillot de bain. Or, l’eau et le sable réfléchissent 30% des UV et les coups de soleil et les agressions cellulaires profondes auront des conséquences irréversibles sur leur peau. Sans parler des risques de déshydratation et d’insolation.

Les règles déjà mentionnées prennent toute leur importance avec les enfants. Il faut leur faire porter un chapeau à large bord, des lunettes de soleil à verres filtrants et des vêtements foncés. On les mettra à des activités à l’ombre ou à la sieste entre 12 et 16 heures. Il ne faut pas hésiter à appliquer de la crème solaire, avec un indice de protection 50, résistante à l’eau et au sable, fréquemment et généreusement.

 

Le soleil et l’acné

Contrairement à ce que l’on croit, l'exposition au soleil peut accentuer l'acné.

Si à très court terme, le bronzage peut donner l'impression que votre teint est plus homogène, en réalité, l'effet desséchant du soleil rend votre peau plus grasse au retour des vacances. Cette surproduction d'huile doublée de l'épaississement de la couche supérieure de la peau bouche les pores et empêche le sébum d'être éliminé normalement.

Le soleil change donc le comportement de la peau qui aura ensuite plus de boutons. Il lui faut une protection spécifique contre les UV, à large spectre qui contre à la fois les UVA et les UVB. Choisissez des textures fluides, non grasses et non comédogènes.

 

Philippe Duperray Docteur en pharmacie

 

 

Attention

1 personne sur 55 née en 2008 développera un jour un mélanome.

Les cancers cutanés provoquent plus de 1500 décès par an.

80% de l’exposition aux UV au cours d’une vie a lieu avant 18 ans.

 

 

 

Protection avant tout

Ne pas s’exposer aux heures d’ensoleillement maximum.

Appliquer la protection solaire juste avant l'exposition, en quantité suffisante (deux couches plutôt qu’une).

Renouveler l’application, surtout après une baignade ou une transpiration excessive.

Ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans au soleil.

Photos Phovoir/ Atelier Frantz Lecarpentier

 

Les allergies

Les allergies

 

Grâce à notre système immunitaire, nous pouvons lutter contre les microbes et les virus. Malheureusement, ce système est parfois défaillant, c’est ce qui se passe avec les allergies. Plus de 20% de la population souffre d'allergie et les symptômes de cette maladie se manifestent de façon variée.

 

 

 

 

En fait, au lieu de nous défendre contre une agression et de réagir contre des substances étrangères appelés allergènes comme les pollens, la poussière, certains aliments ou encore du parfum, notre système immunitaire les considère à tort comme des ennemis. Notre organisme a alors une réaction excessive et produit une grande quantité d’anticorps spécifiques de l’allergie qu’on nomme les IgE (Immunoglobulines E).

L’allergie provoque de l’asthme, un rhume des foins (rhinite), de la conjonctivite, de l’eczéma, de l’urticaire voire un choc allergique.

 

Les causes de l’allergie

Cette rencontre de notre organisme avec l’allergène, il en existe plus de 400, peut se réaliser par contact cutané, par inhalation ou par ingestion.

Par voie cutanée, il peut s’agir de plantes, des vêtements, de différents tissus, d’un colorant des vêtements, de savons, lotions, parfums, assouplisseurs, de produits chimiques, des métaux, médicaments appliqués ou injectés, de la salive de chiens ou chats.

La voie respiratoire est empruntée par les pollens, les moisissures, les polluants, la fumée de cigarette, certains produits chimiques inhalés, les poils d'animaux, les plumes, les poussières dont celles de la maison, dont la composante la plus importante sont les acariens. 

Enfin, les aliments, additifs, colorants, médicaments passent par la voie digestive.

 

Comment se manifeste l’allergie

La défense de l’organisme va se manifester de différentes façons selon la personne.

Il peut s’agir de symptômes oculaires. La conjonctivite (allergique) se manifeste alors par un œil rouge, un larmoiement, un œdème des paupières, des sécrétions avec paupières collées ou encore des démangeaisons (prurit) au niveau des paupières.

Les symptômes digestifs sont les plus fréquents chez le jeune enfant (0-3ans). Ils se manifestent par des douleurs abdominales, ou des diarrhées, des vomissements ou des nausées. Certaines manifestations orales se caractérisent par un gonflement de la lèvre, des picotements dans la bouche et une gêne en avalant.

L’allergie peut se manifester par des symptômes cutanés. L'eczéma se déclenche plusieurs heures après le contact avec une substance. Cela concerne 15 % des nourrissons. L'urticaire survient lui rapidement après l’ingestion ou le contact, il est plus fréquent chez l’adulte. Enfin, l'œdème de Quincke, une réaction très grave, peut être mortelle.

Les symptômes respiratoires apparaissent, quant à eux, le plus souvent chez l’enfant de plus de 3 ans. On observe alors un nez qui coule clair, il peut être bouché et démangé. Souvent des séries régulières d’éternuements surviennent. On observe aussi souvent des démangeaisons du nez et/ou du palais, une toux ou des difficultés respiratoires persistantes, un sentiment d’oppression dans la poitrine, un essoufflement après un effort ou un fou rire.


Les origines génétiques de l’allergie

Tant qu’elle n’est pas en contact avec un des allergènes que son système immunitaire gère mal, la personne allergique est en bonne santé. On ne devient allergique qu'avec au moins deux contacts avec un allergène.

Mais, l’allergie peut débuter à tout âge. Un nouveau-né ou un très jeune enfant peuvent être allergique. Les symptômes peuvent apparaitre dès la naissance mais également à l’âge adulte. Pour autant, l’allergie est plus fréquente chez l’enfant.

L’allergie est souvent héréditaire. En effet, si les deux parents sont allergiques, l’enfant à 80 % de risque d’être allergique. Si un seul parent est allergique, l’enfant a alors 50 % de risque d’être allergique. Cependant, un enfant peut développer des allergies, même si ses parents ne sont pas allergiques.

 

Conclusion

Fort heureusement, les enfants atopiques (génétiquement porteurs) ne développent pas forcément les mêmes troubles que leurs parents ou que leurs grands-parents. Ainsi, l’enfant d’un asthmatique peut déclarer un rhume des foins ou ne jamais avoir de l’asthme, de l’eczéma ou d’autres symptômes.

Concernant, la prévention chez le nourrisson ayant des allergiques parmi ses ascendants, il convient de le tenir le plus possible à l’écart des allergènes les plus fréquents dans notre mode de vie actuel comme le lait, les œufs, l’arachide, les acariens, les animaux.

 

Quelques exemples de types d’allergies 

Alimentaires : lait de vache, œuf, arachide, moutarde, poisson, fruits à coque, kiwi

Respiratoires : acariens, moisissures, pollens, chats, chiens, rongeurs et chevaux…

De contact avec la peau : composants des cosmétiques, lessives, métaux…

Médicamenteuses : antibiotiques, produits anesthésiques …

Professionnelles : latex, farine, ciment, formol…

 

 

Un site à consulter

https://allergies.afpral.fr

 

Photos Phovoir/AFL

 

A chacun son bon sommeil

A chaque âge son sommeil

 

Le rythme du sommeil est propre à chaque personne, il varie avec les besoins, les horaires ou les habitudes. Il change aussi en fonctionne de l’âge mais, un manque de sommeil peut se traduire par des troubles de l’humeur et même une prise de poids

Quand il naît, le bébé dort par cycle de trois heures environ. La durée du sommeil à la naissance est de 12 heures minimum par 24 heures. Puis le bébé va devoir apprendre à dormir la nuit. Quand cela se produit, on dit qu’il fait ses nuits. La période à laquelle cela arrive est variable, en général entre 3 semaines et trois mois. Cependant, le bébé a toujours besoin de faire des siestes.

 

Le sommeil change avec l’âge

Entre 4 et 6 ans, l’enfant va arrêter les siestes. La durée nécessaire de sommeil diminue au fur et à mesure que l’enfant grandit. Vers 5 ou 6 ans, le sommeil dure 10 heures.

C’est en général à l’adolescence que le sommeil se stabilise pour une durée de 8 ou 9 heures par nuit en moyenne. Ensuite, pendant toute la vie d’adulte, la durée du sommeil nocturne va rester assez stable. Certains adultes font la sieste, il est cependant observé que de la limiter à une quinzaine de minutes suffit.

 

De l’âge adulte à la vieillesse, la durée du sommeil nocturne diminue un peu, mais en réalité elle reste assez stable sur 24 heures en raison de la réapparition de siestes Chez les personnes du troisième âge, la répartition des siestes qui réapparaissent  varie mais globalement, mais la durée totale du sommeil reste stable sur 24 heures. En fait, bien souvent, la personne âgée dort moins longtemps la nuit mais, se repose pendant la journée.

 

En fait, plus on vieillit, plus le sommeil devient physiologiquement léger et sensible à toutes sortes de perturbations. En effet, le sommeil le plus profond (stade 4) diminue jusqu’à même complètement disparaître chez certaines personnes âgées. Le fractionnement du sommeil s’accentue avec des éveils tout simplement liés au vieillissement du sommeil. Ainsi, à partir de 55 ou 60 ans, il n’est pas rare d’être réveillé la nuit pendant 1/2 heure ou 1 h, cela n’a rien pathologique. C’est tout simplement parce que des périodes d’éveil fractionnent le sommeil plus fréquemment quand on prend de l’âge.

 

Les conséquences d’une diminution du sommeil

Un manque de sommeil peut provoquer des troubles de l’humeur comme de l’irritabilité, des difficultés à fixer son attention, des fourmillements dans les extrémités, des troubles visuels ou de la mémoire et bien entendu de la fatigue ou de la somnolence. Fort heureusement, dès que vous aurez dormi autant que nécessaire tout cela disparaitra.

 

Par contre, des études récentes montrent que d’une façon générale, le temps de sommeil diminue. Cette diminution touche davantage certaines catégories de personnes. Ainsi, les adolescents ne dorment que 7 heures 45 en moyenne durant la semaine, or il leur faudrait de 9 à 10 heures de sommeil par nuit. Le coucher plus tardif explique ce phénomène. Les 15-25 ans se couchent plus tard mais, doivent néanmoins se lever tôt pour leur scolarité. C’est donc en moyenne 2 heures de sommeil par nuit qui ont ainsi étaient perdu en 30 ans.

La privation chronique de sommeil est fréquemment retrouvée chez les conducteurs professionnels (surtout les chauffeurs de poids lourds) mais, d’autres catégories de personnes souffrent également de privation de sommeil qu’on peut définir comme chronique. Parmi ces professions exposées, on peut citer les travailleurs alternant les 3 x 8 et les travailleurs de nuit. 

Tous ces travailleurs à horaires décalés dorment en moyenne une à deux heures de moins. Mais le problème vient du fait que pour la plupart, cette privation chronique de sommeil n’est pas totalement compensée les jours de repos.

 

Manque de sommeil et obésité

Un autre phénomène est à signaler. Il existe des liens entre le sommeil et l’obésité. Il a été en effet démontré qu’une privation de sommeil aiguë entraîne une altération du métabolisme glucidique. La durée de sommeil agit sur différentes voies métaboliques qui contribuent à une prise de poids et à l’obésité. Et ce constat est particulièrement vrai pour l’enfant.

 

Plusieurs études ont confirmé l’association entre une durée de sommeil de moins de 8 heures et l’obésité. Cette relation négative entre la durée du sommeil et l’obésité est due une diminution de la leptine et une augmentation de la ghreline. Or la leptine et la ghreline sont les hormones régulatrices de l’appétit. L’augmentation de l’appétit, explique donc la prise de poids chez les courts dormeurs.

Enfin, le stress favorise lui aussi l’augmentation du poids. Une des conditions pour réussir à maigrir réside bien dans le fait de plus dormir plus et de moins stresser.

 

Le sommeil constitue bien un élément important de bonne santé. Si chacun a son rythme de sommeil, il est fondamental que ce sommeil soit réellement réparateur et non source de détérioration physique chronique.

 

Le saviez-vous

Une étude aux Etats-Unis a montré que les élèves qui souffrent de troubles du sommeil ont plus souvent des mauvaises notes dans certaines matières comme les maths, la lecture ou l’écriture.

Les experts recommendent : 
• Une durée de sommeil pour les enfants en maternelle est préconisée entre 11 et 13 heures.
• Pour les élèves en école primaire, il est conseillé de faire dormir de 10 à 11 heures et surtout de ne pas se coucher tard.

 

 

Durée du sommeil

En moyenne, la durée du sommeil doit être :

Pour un bébé, 12 à 14 heures minimum par 24 heures

Pendant la petite enfance, 11 à 13 heures la nuit

A l’enfance, 10 à 11 heures par nuit

Pendant l’adolescence, de 8 à 9 heures.

 

Un site à consulter

Le réseau Morphée 

http://www.reseau-morphee.org

 

Réalisé par Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

 

Photo Phovoir AFL

 

La prévention du diabète


 

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de personnes souffrant de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. La mort d’un million et demi de personnes a été directement liée au diabète en 2012, tandis que 2,2 millions d’autres pouvaient être « attribuées à l’hyperglycémie ». D’ici quinze ans, le diabète représentera la septième cause de décès dans le monde. Il convient impérativement donc de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge du diabète.

 

 

En France, comme dans la plupart des pays européens, le taux de mortalité dans la population générale a diminué au cours des dernières décennies. Cette diminution est surtout liée à une diminution de la mortalité pour les principales causes de décès que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires 1. Mais ce n’est pas forcément le cas pour les malades diabétiques. Comme le rappelle la Fédération française du diabète (FFD), le diabète tue dix fois plus que les accidents de la route.

 

Une récente étude*, publiée dans le Bulletin épidémiologique et portant sur l’évolution de la mortalité et de la surmortalité à 5 ans des personnes diabétiques par rapport à la population générale, en France métropolitaine, au cours de la période 2002-2012, montre que malgré une diminution des taux de mortalité entre les deux périodes, la surmortalité globale par rapport à la population générale reste élevée sur la période la plus récente, chez les hommes comme chez les femmes. L’excès de mortalité par maladie cardiovasculaire reste élevé chez les hommes et plus particulièrement chez les femmes, chez lesquelles il ne diminue pas entre les deux périodes. Ces résultats rappellent l’importance des mesures de prévention des complications cardiovasculaires du diabète et soulignent que des progrès sont encore nécessaires.

 

Une autre étude* démontre l’importance de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge des complications dégénératives du diabète. Elle souligne aussi le poids de la polypathologie (cancers surtout, mais aussi maladies infectieuses, maladies de l’appareil digestif, maladies du foie…) et la complexité qu’elle entraine dans la prise en charge des personnes diabétiques.

 

Comme le souligne le Bulletin, il convient de modifier le mode de vie des personnes diabétiques de type 2 et d’améliorer la prise en charge des complications. Cette prévention doit être adaptée au profil socioéconomique de la personne diabétique afin de réduire les inégalités sociales observées dans la mortalité liée au diabète.

 

Rappels

 

Le diabète de Type 1 

Il touche 3,5 millions de patients en Europe et aux US. Il concerne donc 10% des diabétiques, plutôt les personnes jeunes.

Ce diabète est lié au manque d’insuline dû à la destruction des cellules du pancréas responsables de sa production

Les symptômes sont une soif intense, un appétit exagéré, un amaigrissement et il est mis en évidence par un taux de sucre trop élevé dans le sang et les urines.

Le traitement à vie se fait par des injections quotidiennes d’insuline.

 

Le diabète de Type 2 

Il concerne 90% des diabétiques et apparaît surtout chez des personnes en surpoids après 40 ans.

Il est dû à une résistance du corps à l’insuline, cette hormone ne parvenant plus à faire rentrer le sucre dans les cellules

Aucun symptôme physique n’est visible. Le diabète de Type 2 ne peut être détecté que par mesure de la glycémie (taux de glucose dans le sang du patient).

Le traitement se fait d’abord par médicaments, puis par injection quotidiennes et enfin par l’usage de pompes si les précédents sont inefficaces. Notons qu’une démarche pour diminuer la surcharge pondérale permet de lutter efficacement contre ce type de diabète.

 

Le diabète gestationnel survient uniquement pendant la grossesse.

 

 

1 adulte atteint de diabète sur 4 n’est pas diagnostiqué

 

En conclusion, un diabète mal soigné peut générer de lourdes complications, il augmente de 50 % les risques cardiaques et d’AVC, il peut provoquer des neuropathies au niveau des pieds pouvant entrainer ulcérations ou infections et éventuellement mener à l’amputation, 1% des cas de Rétinopathies (cause majeure de cécité irréversible) sont dues au diabète et 10 à 20% des diabétiques souffrent d’insuffisance rénale.

 

A travers ses nouvelles missions, votre pharmacien s’investit logiquement dans la prise en charge des patients diabétiques. Il peut vous proposer des entretiens de prévention de manière à vérifier vos facteurs de risque, vous conseiller et vous orienter selon les résultats de ce dépistage.

 

 

* Bull Epidémiol Hebd. 2016;(37-38):668-75. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2016/37-38/2016_37-38_1.html

 

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

 

La fin de vie, et si on en parlait ?

 

La fin de vie, et si on en parlait ?

 

La loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie place le patient au coeur des décisions qui le concerne. La loi répond à la demande d’une fin de vie digne, accompagnée et apaisée, par une meilleure prise en charge de la souffrance. Elle crée de nouveaux droits, notamment l’opposabilité des directives anticipées et le droit à la sédation profonde et continue. Elle clarifie par ailleurs l’arrêt de traitement au titre du refus de l’obstination déraisonnable et renforce le rôle de la personne de confiance.

Cette loi promulguée par le président de la République le 2 février 2016 renforce les droits existants et crée de nouveaux droits pour les personnes malades et les personnes en fin de vie.

Or aujourd’hui, 9 Français sur 10 ne connaissent pas cette loi, ni leurs droits. Raison pour laquelle le Ministère de la Santé et des affaires sociale lance en février et mars 2017 une campagne de communication.

Chacun peut exprimer ses volontés sur la fin de vie, qu’il soit en bonne santé ou malade.

 

La fin de vie est un sujet délicat qui interpelle tous les Français, pour leur propre fin de vie ou pour celle de leur proche : quels sont mes droits ? Qu’est-ce que des "directives anticipées" et comment les rédiger ? Comment désigner ma personne de confiance ? Les questions qu’ils se posent sont multiples, parfois complexes, et doivent trouver des réponses claires et précises.

 

Cette campagne répond à un double objectif :

• informer le grand public de façon pédagogique sur les possibilités offertes par la loi et ses outils, tels que les directives anticipées et la personne de confiance ;

• interpeller et mobiliser les Français en proposant d'ouvrir la discussion sur la fin de vie dans le cercle familial et avec les professionnels de santé.

 

 

SENSIBILISER L’ENSEMBLE DES FRANÇAIS

La fin de vie n’est pas un sujet facile à aborder. Nous avons parfois tendance à éviter le sujet, alors qu’il existe des outils et que l’on peut en parler avec des professionnels.

Cette campagne joue sur l’absurde en théâtralisant les situations. Des personnes se trouvent symboliquement face à la question de la fin de vie et adoptent différentes postures, plus ou moins exagérées, pour éviter d’y être confrontée.

Cela permet à la fois de dédramatiser le sujet, mais aussi d’interpeller, grâce à une mise en scène décalée.

 

DES FRANÇAIS MAL INFORMES SUR LES DISPOSITIFS LEGISLATIFS

En 2015, dix ans après l'adoption de la première loi sur la fin de vie (loi Leonetti, adoptée en 2005), 55 % des Français déclaraient ne connaître ni le texte législatif, ni leurs droits.

1 personne sur 5 ne connaissait pas son droit de pouvoir rédiger des directives anticipées (les directives anticipées permettent de préciser par écrit ses volontés concernant sa fin de vie). Une part équivalente des Français ignore leur droit de refuser ou de faire interrompre un traitement (19 %) ou de voir sa douleur soulagée (10 %)12.

Selon une étude IFOP pour la Fondation ADREA de novembre 2016, seules 12 % des personnes connaissant cette possibilité ont déjà rédigé des directives anticipées. Cela alors même que, selon cette même étude, 92 % des Français considèrent qu’il est important, voire primordial, de faire connaître ses volontés quant à sa fin de vie à ses proches.

Cette méconnaissance de la loi et cette faible utilisation des outils qu’elle développe ne traduit pas un désintérêt quant à la fin de vie, mais plutôt un évitement du sujet.

Pourtant, chacun peut être concerné. Il est donc important d’avoir à la fois accès facilement à une information simple sur la fin de vie et d’encourager au dialogue.

 

 

 

 

LE CENTRE NATIONAL DES SOINS PALLIATIFS ET DE LA FIN DE VIE : UNE STRUCTURE DEDIEE A L’ACCOMPAGNEMENT DE LA FIN DE VIE

ORIGINE ET MISSIONS DU CENTRE

Améliorer l’accès aux droits ouverts par la loi du 2 février 2016 et lever le caractère « tabou » en France du sujet de la fin de vie, en particulier en favorisant le dialogue entre les citoyens et les professionnels de santé : voici les principaux objectifs du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV).

 

Créé le 5 janvier 2016 pour une durée de cinq ans, le CNSPFV :

• contribue à une meilleure connaissance des conditions de la fin de vie et des soins palliatifs en France ;

• participe au suivi des politiques publiques relatives aux soins palliatifs et à la fin de vie ;

• informe le grand public et les professionnels de santé afin de contribuer à la diffusion des connaissances et à la promotion des dispositifs - directives anticipées et personne de confiance.

 

 

Un site internet dédié : www.parlons-fin-de-vie.fr. Ce site contient notamment : des vidéos d’experts, qui répondent simplement en moins d’une minute aux grandes questions que l’on peut se poser sur la fin de vie ; des infographies thématiques sur les outils à disposition du grand public et les soins palliatifs ; des fiches pratiques sur les différents aspects de l’accompagnement de la fin de vie ; le kit de campagne pour les partenaires qui souhaitent la relayer ; et toute l’information, les liens et les ressources sur les acteurs de la fin de la vie qui peuvent être contactés, les modalités de congés et d’aides financières, etc.

 

 

Source : Ministère de la Santé et des Affaires sociales

 

Attention avec les somnifères


 

 
 

Bien souvent, une fois la prise de somnifères devenue régulière, il nous semble bien compliqué de les arrêter. Pourtant, c’est tout à fait possible. A condition de prendre quelques précautions et de bonnes résolutions.

 
 
Avant tout, il convient de déterminer votre besoin réel de sommeil. Celui-ci peut varier avec l’âge, le tempérament et l’activité. Les moins de 20 ans ont besoin d’au moins 8 heures de sommeil. 
 
C’est pendant ce laps de temps que le corps synthétise les hormones de la croissance et de la mémoire, surtout en première partie de nuit. Le sommeil demeure nécessaire chez l’adulte car ces hormones nocturnes réparent les cellules, les effets antivieillissement et anticancéreux sont garantis. On observe par contre que chez les personnes âgées, l’usure du cerveau désorganise les circuits et le sommeil se dégrade en qualité.
 
 

Respecter votre cycle de sommeil

 
Les cycles de sommeil durent en moyenne de 60 à 90 minutes. Avec un cycle de 60 minutes, il faut au moins 4 cycles de sommeil pour en avoir le bénéfice. 4 heures correspondent à un «quart» de marine. Pour d’autres, les cycles sont de 90 minutes, soit 1h30. Ces personnes auront donc besoin de 6 heures de sommeil pour être d’attaque.
 
L’activité physique favorise la baisse de la vigilance au bout d’une douzaine d’heures. L’endormissement est alors difficilement répressible. La fatigue liée à la dépense intellectuelle perturbe moins la vigilance. En général, il faut alors 1 à 2 heures avant de s’endormir.
 
Il ne sert à rien de prendre des médicaments pour dormir plus que nécessaire. Si vos besoins sont de 6 heures, 8 heures de sommeil n’ont pas d’utilité. Evidemment, il est alors inutile de prendre des somnifères.
 
La nuit ne semble pas restauratrice si le sommeil est de mauvaise qualité. Les conséquences ne se font pas attendre, une baisse de l’attention pendant la journée, parfois au volant ce qui est dangereux. 
 
 

 

Pour bien dormir 

 
Quelques règles simples peuvent parfois vous aider à retrouver un meilleur sommeil. La régularité de votre sommeil est importante. Essayez de dormir à la même heure et de vous réveiller à heure régulière. Avant de vous coucher, n’hésitez pas à prendre une douche, à vous relaxer. Un peu de de lecture (pas trop longtemps ni trop stimulante) peut favoriser l’endormissement, une petite tisane aidera aussi. 
 
Il faut savoir que la lumière du jour constitue le régulateur essentiel de notre horloge interne.  Plus le soleil est rare, plus il convient de rester dehors au jour pour accumuler un minimum de lumière. Il existe des lampes spéciales, à des prix abordables qui pourront vous aider.
 
Enfin, pour retrouver le sommeil, n’hésitez pas à vous lever tôt, vers 6 heures du matin. Ne faites pas de toute sieste et surtout ne vous coucher pas trop tard, idéalement avant 23 heures. 
 
Surtout, il faut vivre des journées normales et actives. Favorisez dès que possible la marche à pied plutôt que les transports en commun, faites de la gymnastique 10 à 20 minutes par jour. Cela sera de toutes façons bénéfique pour votre santé.
Théodore Crosnier 
 
 
 
 
Photos Phovoir/Ateleier Frantz Lecarpentier

 

Zéro alcool pendant la grossesse


 

 

 

Les effets néfastes de la consommation d’alcool pendant la grossesse ne sont plus à démontrer, il est absolument nécessaire d’adopter le réflexe « Zéro alcool pendant la grossesse ». En France le risque lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse reste très flou dans les esprits et le « zéro alcool pendant la grossesse » n’est pas toujours compris comme une abstinence totale ni perçu comme une absolue nécessité.

 

 

Les trois quarts des Français ignorent encore les risques encourus

L’enquête menée par Santé publique France montrent que seuls 25% des Français affirment qu’il n’existe pas de consommation d’alcool pendant la grossesse qui soit sans risque pour l’enfant.

L’alcool bu par la mère passe dans le sang du futur enfant. Nous nous devons de rappeler que l’alcool est toxique pour le fœtus et peut entraîner diverses complications (retard de croissance, atteintes du système nerveux central, malformations…), dont le syndrome d’alcoolisation fœtale est la forme la plus grave.

Même si l’on ne connaît pas précisément le "seuil" en-dessous duquel la consommation d'alcool pendant la grossesse serait absolument sans risque pour l'enfant à naître, on sait que l'alcool bu par la femme enceinte passe dans le sang du fœtus et que son taux d'alcool dans le sang sera le même que le sien.

 

En fait : « vous buvez un peu, il boit beaucoup » 

 

Il est bien entendu préférable d’appliquer le principe de précaution qui consiste à ne pas boire d’alcool du tout pendant la grossesse. Cependant, si vous découvrez votre grossesse et que vous avez consommé de l'alcool pendant les premières semaines, ou si vous êtes enceinte et que vous êtes en difficulté avec votre consommation d'alcool, n'hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-femme.

 

De l’aide en cas de problème d’alcool pendant la grossesse

Il existe pour les femmes en difficulté avec l’alcool, un dispositif d’aide à distance. Il s’inscrit dans le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives et permet de bénéficier du soutien d’un professionnel expérimenté dans l’accompagnement de ce public 7jours/7.

Les effets de l’alcool sur le fœtus

Une consommation d’alcool ou des ivresses épisodiques tout au long de la gestation nuisent au développement du cerveau de l’enfant.

Ces consommations peuvent entraîner un retard de croissance et des atteintes du système nerveux central. Des malformations sont observées lorsqu’elles ont lieu au moment de la formation des organes du bébé (première partie de la grossesse). Les dommages sont irréversibles.

À long terme, les atteintes cérébrales sont à l’origine d’un retard intellectuel (troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention, etc.) ou de troubles du comportement qui se manifestent au fur et à mesure de la croissance et du développement psychomoteur de l’enfant.

 

 

Le syndrome d’alcoolisation fœtale

Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est l’effet le plus grave de la consommation d’alcool pendant la grossesse. Il se manifeste par un retard de croissance, des anomalies faciales, des malformations et des atteintes cérébrales. Le SAF concerne près d’une naissance pour 1 000.

Entre des troubles intellectuels ou comportementaux mineurs et les formes les plus graves de SAF, tous les degrés d’atteinte peuvent exister.

Le SAF est la première cause de handicap mental non génétique à la naissance. Les bébés atteints de formes partielles, sans anomalie du visage et malformation, sont plus difficilement repérables et sont souvent pris en charge de façon tardive. Ce retard dans l’accompagnement est nuisible au bon développement de l’enfant et à ses capacités d’insertion.

 

Pour en savoir plus

Sur le site Internet (http://www.alcool-info-service.fr/Actualites/zeroalcool#.V-ozVmWmLwc  ) une rubrique « alcool & grossesse» apporte aux futures mamans des réponses aux questions qu’elles pourraient se poser : ‘‘enceinte, est-ce que je peux boire ?’’, ‘‘je ne parviens pas à arrêter de boire’’...

Des vidéos réalisées en lien avec des professionnels de santé illustrent de manière simple les recommandations et les aides concrètes en cas de difficultés.

https://www.youtube.com/watch?v=jPU65DQ0rXk

 

 

 

 

 

Le saviez-vous

La toxicité de l’alcool ne doit pas être minimisée. 49 000 décès par an attribuables à l’alcool (2009) ce qui fait de la consommation d’alcool, la deuxième cause de mortalité évitable en France

 

Sources : mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives

 

 

 

Iconographie AFL/Phovoir

 

 

Vaccins, une meilleure information

L’amélioration de l’information sur les vaccins

 

Comme le précise le Pr Benoît Vallet, Directeur général de la santé, quatre axes ont été annoncés pour une politique vaccinale rénovée : l'amélioration du pilotage de la politique vaccinale, la sécurisation de l'approvisionnement en vaccins, une concertation citoyenne et l'amélioration de l'information sur les vaccins.

Pour répondre à ce quatrième axe une lettre trimestrielle d’informations relatives à la vaccination a été créée. Nous en reprenons les grandes lignes dans ce dossier.

Le nouveau calendrier des vaccinations 2016

Notons une simplification des recommandations de vaccination contre le virus de la fièvre jaune pour la Guyane (résidents et voyageurs) : le rappel de vaccination n’est plus nécessaire sauf cas particuliers et pour les enfants vaccinés avant l’âge de 2 ans pour lesquels un rappel reste nécessaire.

Par ailleurs, de nouvelles recommandations de vaccination contre le zona sont émises pour les adultes âgés de 65 à 74 ans révolus : une dose. Un rattrapage durant un an est possible pour les personnes âgées de 75 à 79 ans révolus.

 


Pour en savoir plus :
http://social-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/article/calendrier-vaccinal

 


Un bon exemple de l’intérêt de la vaccination


L’analyse des données de mortalité de 1903 à 2012 et des taux de couverture vaccinale aux Pays-Bas a permis d’estimer que les programmes de vaccination de masse avaient évité la perte de 148 000 années de vie jusqu'à l'âge de 20 ans pour les enfants nés avant 1992. Cela correspond à environ 9 000 décès évités depuis la mise en place des programmes de vaccination (6 000-12 000). Le nombre annuel de naissances aux Pays-Bas a oscillé au XXe siècle entre 175 000 et 200 000.

 

Vaccination contre l’hépatite B


Le 9 mars 2016, la justice a rendu une ordonnance de non-lieu dans l’instruction menée pendant dix-sept ans sur le vaccin contre l’hépatite B mis en cause dans l’apparition de maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.
La décision a suivi les réquisitions du Parquet. Celui-ci a conclu à l'absence de "causalité certaine" entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de ces maladies, et n'a pas retenu de "faute d'imprudence ou de négligence" des personnes mises en cause.

 

Mise à disposition du vaccin BCG Biomed-Lublin


En raison d’une pénurie mondiale persistante en vaccin BCG, il a été nécessaire d’importer en urgence un vaccin BCG produit en Pologne par Biomed-Lublin. Cette pénurie est liée notamment à la défaillance du producteur SSI situé au Danemark, fabricant du Vaccin BCG SSI, unique vaccin commercialisé en France. A ce stade, les quantités disponibles restent limitées. Le contingentement des livraisons aux collectivités doit donc se poursuivre. Le vaccin importé de Pologne diffère du vaccin habituellement utilisé en France. La souche de BCG est différente (Moreau) ainsi que les modalités de préparation et conditions d’utilisation.

 

L’ANSM a procédé à une évaluation de la stabilité de ce produit après reconstitution. Les modalités d’utilisation, au regard des résultats relatifs à la stabilité du vaccin et pour limiter le risque de contaminations microbiologiques, sont les suivantes :

- préparation des seringues immédiatement après reconstitution ;
- conservation de ces seringues au réfrigérateur ;
- utilisation au plus tard quatre heures après leur préparation.

 

Vaccins contenant la valence coqueluche

Les tensions d’approvisionnement en vaccins combinés contenant la valence coqueluche persistent mais sont moins importantes actuellement. Une distribution contingentée des vaccins pentavalents (InfanrixQuinta® et Pentavac®) est mise en place dans les officines de pharmacie. La distribution prioritaire de ces vaccins auprès des centres de PMI et des centres de vaccination est maintenue.

Par ailleurs :
- un vaccin hexavalent Hexyon® est mis sur le marché depuis avril dernier.
- des doses Infanrix Hexa® initialement destinées au marché espagnol (boîte de dix ampoules) sont mises à disposition des structures collectives de vaccination.

Les informations sont disponibles sur le site de l’ANSM http://ansm.sante.fr

 

Vaccins contre l’hépatite A

Il existe des tensions d’approvisionnement des vaccins contre l’hépatite A (Avaxim160® et Avaxim80®, Havrix 1440® et Havrix 720®, Vaqta® 50).

La direction générale de la Santé a modifié transitoirement la stratégie de vaccination (avis du Haut Conseil de la santé publique du 19 mai 2016) : les personnes à vacciner en priorité sont définies ; la primo-vaccination ne doit comporter qu’une seule dose ; une sérologie préalable à la vaccination est recommandée chez certains groupes d’adultes exposés.

 

Meningitec® : résultats des analyses complémentaires effectuées par l’ANSM

Le 24 septembre 2014, le vaccin Meningitec® a été retiré du marché à titre de précaution en raison d’un défaut de qualité (mise en évidence de particules de rouille dans un nombre limité de seringues).

L’ANSM a réuni un groupe d’experts toxicologues, dans le cadre d’un Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST), afin d’analyser les données disponibles sur le vaccin. Ces experts indépendants ont conclu que les particules identifiées ne peuvent pas engendrer de toxicité aiguë générale chez les personnes vaccinées.

De plus, les laboratoires de contrôle de l’ANSM ont procédé à des analyses de seringues de Meningitec® provenant de trois lots différents, ainsi qu’à titre comparatif, à l’analyse de cinq autres vaccins, d’un médicament injectable non vaccinal et de sérum physiologique injectable.

Les résultats obtenus montrent qu’il n'apparaît pas de spécificité du vaccin Meningitec® par rapport aux autres produits testés quant à la présence de métaux à l’état de traces dans les produits injectables analysés (y compris le sérum physiologique). La présence de traces métalliques dans des produits de santé ne représente pas en soi un défaut de qualité ni un risque pour la santé. Ces concentrations sont inférieures aux seuils de sécurité établis par la communauté scientifique au plan international pour les médicaments.

Les membres du CSST ont considéré que la présence de ces traces est le reflet de la réalité environnementale et qu’il n’existe pas de risque pour la santé des personnes vaccinées, lié à ce défaut qualité.

Sources : inpes.santepubliquefrance.fr

 

Crédit Photos : AFL/Phovoir

 

La prolifération des moustiques

 

La saison des moustiques est en cours dans 40 départements de France métropolitaine, principalement dans le sud du pays.

L’Aube, l’Oise, la Saône-et-Loire, le Val-d’Oise, l’Yonne et les Yvelines ont été placés en vigilance orange en raison d’une prolifération de moustiques inhabituelle ponctuelle.

De plus, les pluies abondantes de ces dernières semaines ont sans doute généré des zones d’eaux stagnantes propices à la reproduction des moustiques.

 

D’autres départements sont placés en vigilance jaune : les Alpes maritimes, l’Ardèche, l’Aude, le Bas-Rhin, les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime, la Corrèze, la Côte-d’Or, la Dordogne, la Drome, l’Essonne, Le Gard, le Gers, la Gironde, le Haut-Rhin, la Haute-Corse et Corse du Sud, la Haute-Garonne, l’Hérault, l’Isère, le Jura, les Landes, la Loire, le Lot, le Lot-et-Garonne, la Lozère, la Meurthe-et-Moselle, Paris, les Pyrénées-Orientales, la Seine-Saint-Denis, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Val-de-Marne et le Var.

 

Le moustique tigre (Aedes Albopictus) est présent dans 32 des départements où la prolifération a commencé. Un site de signalement de la présence du moustique tigre a été mis en place dans ce cadre (signalement-moustique.fr), à destination des particuliers.



 

Vigilance vis-à-vis du Moustique Tigre

 

Le 1er Mai 2016 dernier, la Direction générale de la Santé a lancé dans 30 départements de métropole le plan anti-dissémination contre la dengue et le chikungunya, rebaptisé depuis l’arrivée du virus Zika « plan anti-dissémination d’arboviroses ».

Vigilance-moustiques est le 1er site d’information actualisée sur les moustiques en France créé en 2013, il s’appuie notamment sur :

- un site internet,

- la météo des moustiques,

- la carte des moustiques en France

- 2000 pharmacies sentinelles dans toute la France, pour confirmer ou remonter des informations sur le terrain.

 

 

 

Plan de lutte contre le moustique Tigre

 

Plus de 90% de la France est concernée par le plan de lutte contre le moustique Tigre. Fin 2015, 51 départements étaient en vigilance orange.

Au-delà des départements en vigilance rouge et en vigilance orange, l’état a mis en place un dispositif de veille entomologique dans les départements susceptibles de voir apparaître le moustique tigre.

Au total se sont donc au moins 87 départements qui sont impliqués dans le dispositif global.

Une prévision de l’EID (Ententes Interdépartementales de Démoustication) Atlantique annonçait une colonisation de l’ensemble du territoire en 2030. Il semble que le moustique tigre aille encore plus vite.

Pour la 1ère fois, le moustique tigre est officiellement implanté et actif en Ile de France (dans le Val de Marne), et intercepté ponctuellement à Paris et en Seine Saint Denis. Cette région, placée jusqu’à maintenant sous la surveillance de l’EID Med (Entente Interdépartementale de Démoustication) est d’ailleurs en train d’organiser la création de son propre EID.

 

Le plan de veille sanitaire est jugé efficace, même si les épisodes épidémiques se multiplient depuis 2010. Il faut se rappeler qu’après la découverte du premier cas en Italie en 2007, de fin juin à août de cette année, l’épidémie était passée de 1 à 300 cas autochtones.

 

 

Le rôle de veille du citoyen

 

Quelques règles sont déjà à mettre en œuvre dans les zones infestées. Ainsi, il faut veiller à ne pas laisser d’eaux stagnantes, il faut apprendre à reconnaître un moustique tigre et déclarer es cas suspects. N’hésitez pas non plus à signaler toute prolifération inhabituelle de moustiques.

Un site de signalement de la présence du moustique tigre a été mis en place dans ce cadre (signalement-moustique.fr), à destination des particuliers.

Attention, tout ce qui vole n'est pas moustique, et tous les moustiques ne sont pas des moustiques tigres.

Le moustique tigre, également appelé Aedes albopictus, est très facile à identifier grâce à ses rayures noires et blanches présentes sur le corps et sur les pattes qui lui donnent un aspect très contrasté.

C’est un moustique de petite taille (plus petite qu’une pièce d’un centime d’euro) ne dépassant pas 1 cm d’envergure.

 

 

Les maladies transmises

 

Le moustique tigre est capable de transmettre à l’homme différents virus dont ceux de la dengue et du chikungunya. Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, la survenue de cas autochtones (contractés sans voyage) en France métropolitaine représente un risque bien réel mais faible. Ainsi, en 2010, deux cas autochtones de dengue et deux cas autochtones de chikungunya ont été détectés respectivement à Nice et à Fréjus. En 2013, un cas autochtone de dengue a également été identifié dans les Bouches-du-Rhône.

 

Pour que le moustique puisse transmettre le chikungunya, la dengue ou le Zika, il faut que les virus soient présents, ce qui n’est pas le cas en France métropolitaine. Il n'y a donc pas de risque particulier d'attraper l'une de ces maladies. Par contre, des personnes revenant des zones de circulation virale peuvent être porteuses, pendant quelques jours, du virus dans le sang et alors infecter des moustiques qui pourront ensuite les transmettre à des personnes ne s'étant pas déplacées.

 

 

Se protéger des piqûres

 

La prévention passe également par la protection contre les piqûres de moustiques. Plusieurs méthodes sont possibles : port de vêtements longs et amples, aménagement de l’habitat (moustiquaires aux fenêtres…), utilisation de produits répulsifs. Ae. albopictus ayant une activité diurne, l’utilisation de répulsifs cutanés reste l’option la plus efficace.

Parmi les différents produits proposés sur le marché, tous ne sont pas d’une efficacité optimale. Les autorités sanitaires recommandent l’utilisation des produits dont l’efficacité est reconnue. Il existe toutefois des précautions d’emploi pour certains publics sensibles (nourrissons et femmes enceintes notamment).

 

Le site Vigilance-moustiques.com s’adresse aux professionnels et aux particuliers qui souhaitent s’informer sur la présence des moustiques et connaître les risques liés aux piqures. 30% des revenus nets du site sont destinés à être reversés à des organismes en charge de la lutte contre le paludisme. 30%, C’est ce qui pourrait correspondre à un bénéfice avant impôt. Vigilance moustiques à une vocation citoyenne et non une vocation à faire des profits.

 

Plus d’informations  sur www.vigilance-moustiques.com

 

 

Théodore Crosnier

 

Les poussées dentaires des nourrissons


 

 
 

Les poussées dentaires concernent tous les bébés et dans la grande majorité des cas, les parents ont aussi mal que leur enfant du simple fait de le voir souffrir. Que faire pour soulager petits et grands ?

 
En général, alors que le bébé commence enfin à faire ses nuits et à dormir ses sept d’heures d’affilée, arrivent les premières dents. Cette poussée dentaire s’accompagne souvent de symptômes difficiles et douloureux.
 
Les premières dents, dites primaires sont appelées les dents de lait. Elles se mettent en place en moyenne vers le 6e mois mais, cela peut varier d’un enfant à l’autre. Les dents arrivent presque toujours dans le même ordre. Ce sont les incisives centrales du bas qui arrivent en premier.
 
Vers 10 mois, le bébé peut déjà avoir 8 incisives, puis entre 12 et 24 mois les canines apparaissent suivies des molaires avant 30 mois, les deux du bas puis les deux du haut.
 
La première dentition de l’enfant compte 20 dents de lait et elles sont, toujours en général, toutes en place avant les trois ans de l’enfant. 
 
 

Reconnaître la poussée dentaire

 
Il est rare que l’on consulte un pédiatre à l’occasion des premières dents même si le sujet est souvent abordé avec le médecin. Les premiers symptômes qui peuvent vous alerter sont des signes assez faciles à voir : mordillements, œdème des gencives, hyper-salivation, érythème fessier ou des joues. 
 
Certains signes ne trompent pas. Les douleurs sont dues aux mouvements des dents dans l’os de la mâchoire ou quand elles traversent la gencive. La salivation augmente plus que d’habitude car c’est une protection naturelle de la gencive. Lorsque le bébé cherche à mordiller des objets ou se frotte les gencives ; celles-ci peuvent enflées et être rouges tout comme les joues. Enfin, des rougeurs (érythèmes) sur les fesses sont fréquentes.
 
Par contre, les douleurs ou les leurs ne viennent pas tous des dents, il faut donc être vigilant et faire attention à qu’il ne s’agisse pas d’une autre maladie. Ainsi, les poussées dentaires ne provoquent pas de température supérieure à 38° ni de diarrhées. Dans ces cas, nous vous conseillons de consulter votre médecin. En effet, seul un un examen clinique permettra d’éliminer tout autre cause de fièvre comme une otite, une angine ou une autre infection.
 
 

Difficile pour le bébé comme pour ses parents

 
Chaque enfant, nous l’avons dit, réagit différemment aux poussées dentaires. Certains bébés ne dorment plus, s’autres ont un peu de fièvre, les fesses rouges… Souvent, l’enfant est irritable et mange moins bien. Les parents sont eux aussi perturbés. Ils sont anxieux et tendus de voir leur bébé pleurer et souffrir. Ils sont aussi fatigués quand les nuits s’avèrent difficiles et même Sophie la Girafe ne calme pas bébé.
 
Rassurez-vous parents, la poussée des dents est naturelle, c’est physiologique et sans danger pour votre bébé. Par contre, il convient de prendre au sérieux leur inconfort et tout faire pour les soulager.
 
 

Des gestes simples pour soulager bébé

 
Tous les remèdes de « grand-mère » ne sont pas idéales mais, heureusement, quelques gestes simples peuvent
être réalisés.
Les caresses et les câlins de papa ou maman sont d’un grand réconfort. Vous pouvez essuyer délicatement le visage avec un linge propre pour prévenir des irritations dues à la salive.
 
Donnez-lui un anneau de dentition sans liquide préalablement réfrigéré. Le fait de le mordre calmera votre bébé. Pour l’alimentation,  préférez des plats froids comme des compotes ou des yaourts.
 
Enfin, pensez à masser les gencives. Vous pouvez le faire avec un doigt propre ou un linge humide. Le soulagement est immédiat.
 
Par contre, certains gestes sont à éviter. Il ne faut pas appliquer des produits anesthésiants car ils sont dangereux. En les avalant, votre bébé risque de voir diminuer son réflexe de déglutition et de faire des fausses routes. Evitez aussi les légumes ou les fruits crus.
 
Bien entendu, il ne faut absolument jamais percer la gencive de votre bébé ni la frotter avec de l’alcool. Enfin, nous ne conseillons pas l’utilisation de collier de dentition type collier d’ambre. De même ne donnez pas des biscuits de dentition qui ne soulageront pas votre enfant et au contraire favorisent l’apparition des caries à cause du sucre qu’ils contiennent.
 
Enfin, n’hésitez pas à demander conseil à la pharmacie. Pour aider à soulager les poussées dentaires, il existe des produits efficaces sans effets secondaires et faciles d’utilisation.
 
Théodore Crosnier
 
 
 
 
Article réalisé grâce aux sources des laboratoires Expanscience
 
 
 
 
Photo Phovoir
 

 

Piqûres, morsures, que faire ?

Quelques situations d’urgence (2)

 

Fréquentes, les morsures et les piqûres ne sont pourtant à négliger. En effet, quatre risques sont à craindre : un saignement, une infection, le tétanos, l'action spécifique de la toxine ou des microbes apportés directement par la morsure ou la piqûre.

Quelques gestes spécifiques sont à effectuer en fonction de l'animal à l'origine de la piqûre ou de la morsure.

 

 
 
Les piqûres
 

Les piqûres d’insectes 

 
Les piqûres d’insectes s’avèrent généralement plus douloureuses que dangereuses. La douleur initiale est souvent suivie d'un gonflement.
 
Pour calmer les démangeaisons vous devez appliquer une crème.
 Il est possible que l'insecte ait laissé son dard dans la peau (seules les abeilles perdent leur aiguillon). A l’aide d’une pince à épiler vous le retirerez délicatement en évitant de le casser.
Pensez à préalablement désinfecter avec de l'alcool à 70°.

 
Pour éviter de vous faire piquer par un insecte ne marchez pieds nus sur l'herbe, ne laissez traîner des boissons et aliments sucrés, évitez aussi de porter des couleurs vives et de trop vous parfumer. Enfin, ne faites jamais de mouvements brusques pour chasser l'insecte.
 
Attention 
Si la piqûre se situe dans la bouche ou l'arrière-gorge, il y a un risque d'étouffement, si la personne présente des signes allergiques comme un gonflement, des douleurs intenses. Appelez alors immédiatement le 15.

 
 

 

Les piqûres d’animaux marins

 
Les piquants d’oursin ne sont pas venimeux, mais ils peuvent provoquer une surinfection ce qui entraîne un abcès. Vous devez donc les enlever rapidement avec une pince à épiler avant de désinfecter la plaie.
 
Les vives
 sont souvent cachées dans le sable, surtout sur les plages du sud de la France. Leur venin provoque une douleur vraiment très forte qui peut même parfois entrainer un malaise. En cas de piqûre, plongez rapidement le membre dans de l’eau la plus chaude possible. Désinfectez ensuite et donnez du paracétamol pour réduire la douleur. Si les symptômes sont importants, n’hésitez pas à consulter un médecin.
 
Le contact des méduses donne des lésions urticantes douloureuses mais rarement graves sauf chez les personnes allergiques. 
Il ne faut surtout pas se gratter mais, rincer la plaie à l'eau de mer sans frotter, la recouvrir de sable, puis laisser sécher. Retirez ensuite le sable à l'aide d'un carton rigide pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Appliquez ensuite un antiseptique après avoir rincer à nouveau.
 Nous vous conseillons de ne jamais toucher les méduses échouées sur la plage. En effet, même quand elles sont mortes, elles peuvent conserver un pouvoir urticant.
 
Attention
Il est préférable de porter des sandalettes en plastique sur les rochers et dans les zones à risques. Evitez aussi de vous baigner quand la mer est infestée de méduses.
 
 

 

Les Morsures

 

 
Morsures de vipère
 
Les vipères sont les seuls serpents venimeux vivant en France métropolitaine. Il convient cependant d’être prudent car très rarement, leur morsure peut être mortelle. Une petite douleur peut être ressentie au moment de la morsure même sans avoir eu le temps de voir le reptile. Les crocs de vipère donnent deux petits points, entourés d'une auréole rouge.
 
 
Il faut immédiatement prévenir les secours. Concernant, la personne mordue, vous l’allongerez pour éviter que le venin se diffuse dans son organisme et vous la rassurerez.
 
Vous devez immobiliser la zone mordue. Surtout, ne pas utiliser de dispositif d'extraction de venin, ne pas essayer de sucer le venin, d'inciser la plaie, de poser un garrot, ni d'injecter de sérum antivenimeux car celui-ci peut provoquer de graves allergies.
Cependant, vous pouvez nettoyer la plaie avec de l'eau et du savon de Marseille, désinfecte et refroidir l'endroit de la morsure avec un linge ou un sac rempli de glace. Cela calmera la douleur.
Si vous êtes dans un endroit isolé, vous transporterez la victime sans la faire marcher jusqu’aux urgences après avoir, si possible, prévenu les secours.
 
Attention
Pour vos randonnées il convient de mettre des bottes ou des chaussures montantes. Vous éviterez aussi de soulever des pierres ou de mettre vos mains dans les troncs d'arbre.
 

 

Morsures d'animaux

 
Qu'il s'agisse d'un animal domestique ou sauvage, la conduite à tenir est la même en cas de morsure.
Commencez par vous laver soigneusement les mains, à l'eau et au savon. Vous pourrez alors nettoyer la plaie, à l'eau tiède et à l'aide d'un savon de Marseille. Vous appliquerez ensuite une solution antiseptique cutanée non colorée.
Ne touchez pas la plaie avec vos doigts lors des soins. Vous la laisserez sécher à l'air libre pendant quelques minutes avant de mettre un pansement prédécoupé ou une compresse stérile.
Il est souvent préférable de consulter un médecin. 

 
Attention
Si la victime est mordue dans une région où la rage existe et si l'animal n'a pu être capturé, la victime doit recevoir une vaccination antirabique. La rage est une maladie virale potentiellement mortelle.
 
 
 
D’une façon générale, n’oubliez pas que face à toute réaction allergique, vous devez appeler le SAMU en composant le 15.
 
Dossier réalisé par Théodore Crosnier (source Croix Rouge)
 
 
 
 
 
Photos Phovoir/AFL

Comment bien choisir ses huiles essentielles ?

Comment bien choisir ses huiles essentielles ?

 

 

L'aromathérapie permet de traiter certaines pathologies avec les huiles essentielles. Une huile essentielle est l’essence volatile extraite de plantes aromatiques par la distillation. Il s’agit d’une substance complexe qui contient des molécules aromatiques possédant des actions bénéfiques sur la santé. Son action repose en grande partie sur sa qualité.

 

Les plantes aromatiques sont utilisées depuis des millénaires. En Inde, les parfums étaient largement employés en médecine traditionnelle. La connaissance des composants des huiles essentielles explique aujourd’hui leurs activités physiques, chimiques, biochimiques et thérapeutiques et confère à l’aromathérapie un statut plus scientifique.

 

Cependant, en aromathérapie, il convient de choisir avec soin ses huiles essentielles : elles doivent répondre à des critères de qualité stricts.

L’huile essentielle doit provenir d’une PLANTE CERTIFIEE c’est à dire identifiée clairement par ses deux noms latins (la langue universelle des botanistes) de genre et d’espèce. Ceci est important car deux plantes de la même espèce mais de genres différents peuvent avoir des propriétés...et des contre indications très distinctes. Par exemple : Eucalyptus radiata et Eucalyptus citriodora : l’un sera largement utilisé en pathologie ORL et très bien toléré tandis que l’autre aura une utilité certaine pour traiter les inflammations et...éloigner les insectes.

La PARTIE DE LA PLANTE doit être mentionnée, les différentes parties ne produisant pas la même huile essentielle. L’oranger est un bon exemple : ses feuilles fournissent l’huile essentielle de “petit grain bigaradier” très bien tolérée dès le plus jeune âge et largement utilisée pour ses effets sédatifs mais aussi plus tard raffermissante cutanée; ses fleurs donnent la précieuse huile essentielle de “néroli” aux propriétés rééquilibrantes nerveuses mais si chère qu’on ne l’utilise que très peu en aromathérapie (la parfumerie en revanche y a recours) ; enfin le zeste de ses fruits nous apporte l’ “essence d’orange amère” .

 

LE CHEMOTYPE (en abréviation : CT) de l’huile essentielle est en quelque sorte son empreinte digitale, son profil biochimique. Il est capital de le connaître car une même plante poussant dans deux milieux différents ne produira pas la même huile essentielle. L’ensoleillement, le terrain, l’hygromètrie feront varier parfois significativement la composition de cette huile essentielle. Le romarin est à cet égard un bon exemple : trois pays, trois terrains, trois huiles essentielles très différentes. l’HE de Rosmarinus officinalis CT cinéole produite au Maroc est très anti-infectieuse et expectorante, celle de Rosmarinus officinalis CT verbénone sera également expectorante et anti-infectieuse mais surtout utilisée pour ses propriétés détoxiquantes hépatiques et équilibrantes neuro-endocriniennes ; enfin l’HE de Rosmarinus officinalis CT camphre ou bornéone sera très appréciée pour ses molécules myorelaxantes et décontracturantes. Elles n’ont donc pas les mêmes indications ni les mêmes contre-indications : le romarin CT cinéole est très bien toléré et largement utilisé, tandis que le romarin CT verbénone ne sera utilisé que sur de courtes durées et comme le romarin CT camphre ne sera pas utilisé chez les bébés, ni les femmes enceintes ou allaitantes.

 

 

Enfin il convient de vous assurer que l’huile essentielle que vous achetez est 100% pure, c’est à dire sans additif, 100% naturelle et 100% intégrale , c’est à dire le fruit de la distillation COMPLETE de la partie de la plante mentionnée.

En effet la compostion de l’huile essentielle est complexe et TOUTES les molécules contenues ont une importance dans son efficacité, mais aussi sa tolérance et le fait de ne pas se prêter à la fameuse bactériorésistance.

 

Votre pharmacien, formé en aromathérapie, saura vous guider dans le choix de l’huile essentielle de qualité adapté aux symptômes que vous souhaitez traiter et au malade concerné ; n’hésitez pas à lui demander conseil.

 

 

Marie-Claude Gautier, Docteur en pharmacie

 


 

 

 

 

 

 

 

Photos Phovoir/AFL

Brûlures, coupures, bosses et coups : quelques situations d'urgence

 
 

Quelques situations d’urgence (1)

 

Les brûlures

 
Le premier geste à faire en cas de brûlure est de refroidir la peau au plus vite. Bien entendu, la gravité d’une brûlure dépend de sa localisation de son étendue, de sa profondeur et de son origine.
 
Vous devez donc immédiatement refroidir la brûlure en l’arrosant avec de l’eau courante tiède et pendant au moins 20 minutes. Il faut agir le plus vite possible, car après une demi-heure, il est trop tard ! De plus, l’eau va soulager immédiatement la douleur. Cela va limiter la gravité de la brûlure et faciliter sa guérison.
 
Une brûlure est simple si l'étendue est inférieure à une demi-paume de la main, si elle n’est pas profonde et si elle n’est pas située à proximité  d’un orifice naturel. Après l’arrosage, retirez les vêtements éventuels au contact de la brûlure pendant l’arrosage, sauf s’ils adhèrent à la peau et protégez la éventuellement d'un pansement .
 
Une brûlure est grave si elle est étendue, profonde, ou située près d'un orifice naturel. Après avoir supprimé l'origine de la brûlure et refroidit la brûlure, ne retirer les vêtements pendant l'arrosage que s’ils adhérent pas à la peau . Il faut ensuite allonger la victime sur la région non brûlée et alerter les secours. Il n'est pas nécessaire de couvrir la brûlure grave en attendant les secours.
Lorsqu'elles sont graves, les brûlures peuvent entraîner une détresse circulatoire et causer la mort.
 
En cas de brûlure chimique, arrosez à grande eau (sous la douche) jusqu'à l'arrivée des secours.
 
En cas de brûlure électrique, pensez tout d’abord à couper la source de courant à l'origine de la brûlure ou de vous en éloigner. Examinez ensuite la victime qui peut par ailleurs présenter une détresse vitale comme être inconscience ou en arrêt cardiaque. Vous agirez alors en conséquence.
 
Attention !
Dans tous les cas, n’étalez pas de produits (crème, pommade...) sans avis médical et en cas de cloques, ne jamais les crever mais seulement les désinfecter avec un antiseptique non coloré.
 
 
 

Les coupures

 
En cas de légère coupure (au doigt ou au pied par exemple)
 
Avant tout soin, lavez-vous correctement les mains.
Si la coupure saigne un peu, ne pas faire couler d’eau dessus. Pressez simplement avec un mouchoir ou une compresse propres jusqu’à arrêt du saignement.
Vous pourrez alors laver la peau autour de la plaie, désinfecter la plaie avec un antiseptique ou de l’alcool et mettre un pansement que vous penserez à changer régulièrement pour vérifier la cicatrisation de la coupure.
Si malgré une désinfection régulière, une infection persiste pendant plus de deux jours, vous devez consulter un médecin ou votre pharmacien. La cicatrisation demande entre cinq à dix jours.
 
Si la coupure est plus profonde
Après vous être lavé les mains, compressez la coupure pendant au moins une demi-heure avec un linge propre ou de la gaze stérile. Vous pouvez utiliser ensuite des sutures adhésives et les laisser en place pendant cinq jours. Changez-les régulièrement après cinq jours.
 
Attention !
Si vous avez le moindre doute sur la gravité de la coupure, si le sang continue à couler, si cela s’infecte, au moindre doute quant à la gravité de votre coupure au doigt, rendez-vous aux urgences ou chez votre médecin.
 
 
 

Les bosses et les coups

 
Après un choc, un bleu ou une bosse peuvent apparaître. En fait, un hématome se forme quand les vaisseaux sanguins de la peau se rompent. Si le sang s’accumule dans les tissus cela forme un bleu, si c’est sur la tête ou contre un os, cela donne une bosse.
Pour soulager la douleur et atténuer l’hématome ou la bosse, vous pouvez appliquer du froid. Quelques glaçons dans un gant ou une serviette seront bénéfiques ou un coussin réfrigérant si vous en disposez.
 
 
L’idéal est d’agir le plus vite possible pour ne pas avoir de trace. 
 
Pour les bleus et les bosses, pensez aussi à l’arnica. Cela calme la douleur et agit sur l'inflammation. Appliquez l’arnica sous forme de gel, de crème ou de pommade. Vous pouvez aussi utiliser des granules homéopathiques d’arnica (4CH) toutes les 30 minutes, 5-6 fois de suite. 

 
En cas de douleur, ne donnez jamais d’aspirine qui peut favoriser les saignements. Préférez le paracétamol.
 
Bien entendu, si l'ecchymose est importante ou si vous vous êtes cogné l'œil nous vous conseillons de consulter un médecin ou d'appeler un numéro d'urgence. En effet, une lésion ou une fracture peuvent accompagner un bleu important. 
 
Attention !
De même si des bleus apparaissent sur les jambes souvent, après un petit choc minime ou même sans aucun choc, signalez-le à votre médecin. Ces manifestations peuvent être liées avec une insuffisance veineuse, les effets secondaires d'un médicament anticoagulant ou une maladie.
 
Dossier réalisé par Théodore Crosnier (source croix rouge)
 

Les femmes et les maladies cardio-vasculaires

Les femmes et les maladies cardio-vasculaires

 

 

La Fédération Française de Cardiologie a récemment alerté sur le fait que les maladies cardio-vasculaires chez les femmes les touchent de plus en plus jeunes. La progression actuelle des maladies cardio-vasculaires chez les femmes constitue un fait de société et un problème de santé publique. C’est la première cause de mortalité pour elles. 

 
En fait, les femmes s’avèrent moins protégées mais aussi, moins bien dépistées. Souvent, la prise en charge est plus tardive ce qui fait qu’elles se remettent plus difficilement. Plus grave, depuis que les femmes ont adopté les mêmes mauvaises habitudes de vie que les hommes à savoir le tabac, une mauvaise alimentation, du stress et le manque d’activité physique, elles sont victimes d’accidents cardio-vasculaires de plus en plus jeunes. En fait, les infarctus chez les femmes de moins de 
60 ans sont en forte augmentation.
 
En France, entre 2002 et 2008, en France, le nombre de personnes hospitalisées pour un infarctus du myocarde a baissé de 8,2% chez les hommes de 45 à 54 ans, mais il a progressé 17,9% chez les femmes de la même tranche d’âge.
 
La Présidente de la Fédération Française de Cardiologie, le Professeur Claire Mounier-Vehier, précise que « plus de 54 % des victimes des maladies cardio-vasculaires sont des femmes et les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces 15 dernières années ». C’est pourquoi, les femmes doivent se mobiliser sans plus tarder. 
 

Les femmes victimes  de plus en plus jeunes

 
Les maladies cardio-vasculaires touchent les femmes de plus en plus jeunes principalement à cause du tabac et de l’obésité. D’après une étude réalisée entre 1995 et 2010, la proportion des femmes de moins de 60 ans hospitalisées pour un syndrome coronarien a progressé de 11,8 % à 25,5 %. Il convient de mettre en parallèle, l’augmentation du tabagisme actif de 37,5 % à 73,1% et de l’obésité de 17,6% à 27,1 %.
 
De plus, une étude américaine montre plus de 80% des femmes de plus de 45 ans ont au moins deux facteurs de risques cardio-vasculaires. En effet, ces facteurs comme l’obésité, le tabac, l’hypertension artérielle représentent 90% du risque d’infarctus du myocarde.
 
Chez les femmes les plus jeunes, le tabagisme actif constitue un facteur de risque majeur. En effet, plus de 60 % des infarctus chez les moins de 60 ans sont attribuables au tabac. On constate qu’une femme qui fume présente son premier épisode d’infarctus du myocarde en moyenne 13,7 ans plus tôt que la non-fumeuse. De plus, ce sur-risque  est augmenté par l’association tabac et contraception oestro-progestative, surtout après 35 ans. « Le choix contraceptif doit absolument tenir compte du risque cardio-vasculaire individuel de chaque femme », note Claire Mounier-Vehier.
 
 

Les conséquences de l’obésité

 
L’étude ObEpi 2012, réalisée sur les dix dernières années, montre que l’obésité a surtout augmenté chez les femmes âgées de 18 à 25 ans. Elle est même plus élevée chez la femme (15,7%) que chez les hommes (14,3%). Les conséquences sur le risque cardio-vasculaire féminin ne sont pas négligeables. 
Comme le signale la Fédération Française de Cardiologie,  l’obésité abdominale est le plus souvent associée au cholestérol, au diabète, à l’hypertension artérielle et constitue un marqueur de risque cardio-vasculaire chez la femme.
 
La meilleure solution contre la maladie cardio-vasculaire consiste en une bonne hygiène de vie avec une alimentation saine, variée et équilibrée, zéro cigarette et une activité physique régulière.
 
La Fédération Française de Cardiologie met à disposition gratuitement une brochure « Cœur, Artères et Femmes », avec de nombreux conseils de prévention. Elle est téléchargeable sur le site www.fedecardio.org
 
 
Source Fédération Française de Cardiologie
 
 

Les puces chez les chiens et les chats

Les puces chez les chiens et les chats

 

 

La puce vit en permanence dans le pelage de nos animaux de compagnie. Ce parasite se nourrit du sang des chiens et des chats. Elle pique en moyenne 4 à 10 fois par jour et peut absorber jusqu'à 15 fois son propre poids.

 

 

Votre chien ou votre chat attrape des puces lorsqu’il passe à côté d’un endroit où les jeunes puces sortent de leur cocon, le site d’éclosion. Il s’agit le plus souvent d’endroits où votre animal aime se coucher : à l’extérieur (jardins, niche…) mais aussi chez vous (tapis, moquette, canapé, panier…). 95 % de la population de puces s’y trouve sous la forme d’œufs, de larves et de cocons.
Attention, même quand il dort, votre chien ou votre chat risque d’attraper des puces, elles peuvent être ramenées par un autre de vos animaux après une promenade dehors.

 

La propagation


L’un des problèmes de la propagation vient du fait que les puces se reproduisent très rapidement. En fait, les femelles peuvent pondre jusqu'à 50 œufs par jour. Pondus sur l’animal, ils tombent ensuite dans les lieux de vie. Les larves sortent des oeufs et se glissent dans les tapis, sous les fauteuils ou entre les lames des parquets.
Puis, elles fabriquent des cocons dans lesquels elles se transforment en jeunes puces. Dès que les jeunes puces détectent la présence d’un hôte, elles  sortent de leur cocon, sautent sur l’animal et le piquent.
Alors, très rapidement, les femelles commencent à pondre des oeufs et le cycle infernal recommence !
Le pire c’est que même si vous ne voyez pas de puces sur votre animal, il est très probable que votre maison est pourtant infestée !

 

La puce responsable de maladies

Les puces peuvent provoquer de nombreuses réactions tant chez l’animal que chez l’homme. Nous pouvons citer par exemple :
- La dermatite allergique, c’est une allergie aux piqûres répétées. Le chien ou le chat se gratte beaucoup, la peau s’abîme et il perd ses poils, particulièrement au bas du dos et à la base de la queue.
- La transmission d’un ténia. Votre chien ou votre chat peut attraper ce ténia en avalant des puces porteuses de larves de Dipylidium caninum. Les œufs sont éliminés avec les matières fécales de l’animal.
Quand l’animal est infestés, il a souvent l’anus irrité et tente de se soulager en se frottant le derrière contre le sol. C’est ce qu’on appelle, le "signe du traîneau". Il faut alors impérativement vermifuger votre animal avec un médicament efficace contre ce ver plat. La vermifugation sera associée à un traitement contre les puces pour être efficace sur le long terme.
- La fatigue ; un animal envahi de puces perd du sang absorbé par les puces. Il en résulte une grande fatigue.

 

Des puces dans le pelage de votre animal pourtant traité


Les puces peuvent mettre 24 heures à mourir. Elles restent donc visibles sur l’animal pendant ce temps. Chaque jour, votre animal peut attraper des puces, chaque jour, elles sont tuées par le traitement mais, chaque jour il en attrape de nouvelles… jusqu’à l’assainissement complet de votre maison.

 

Les puces de parquet


Dans des maisons ou appartements restés vides pendant plusieurs mois, il est possible que des puces auient tisser leurs cocona sous les lattes du parquet. Elles peuvent y rester ainsi des mois. Quand la maison est à nouveau habitée, cela provoque l’éclosion de nombreuses puces en même temps et donne naissance à cette manifestation spectaculaire de leur présence.
Il faut alors, passer l’aspirateur partout : sols, tapis, moquettes, canapés et fauteuils. Utilisez ensuite un produit spécifique directement dans la maison pour éliminer le plus gros des puces, sous forme d’aérosol et de diffuseur de brouillard. Enfin, traitez tous les animaux de la maison avec un traitement antiparasitaire adapté.

 

La prévention


Une fois installées dans la maison, les puces seront difficiles à déloger. Pour éviter cela, une seule solution, la prévention !
Traitez votre animal avant de voir les parasites dans son pelage.

Traitez le régulièrement, tous les mois si nécessaire.
Traitez tous les animaux du foyer en même temps avec des antiparasitaires adaptés.

Dossier réalisé par Théodore Crosnier avec le concours de Mérial


 

Le saviez-vous


Une puce peut sauter jusqu'à 1000 fois sa hauteur ! Un peu comme si nous pouvions passer d’un petit bond 180 mètres au dessus de la Tour Eiffel !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier
 

 

Choisir sa contraception

Choisir sa contraception

La contraception désigne l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme. Il s’agit donc des différentes méthodes pour éviter une grossesse.


Ces méthodes agissent en bloquant l’ovulation, en empêchant la fécondation ou empêchant l’implantation d’un œuf. Elles sont, à une exception près (méthode de stérilisation chirurgicale) sont réversibles et temporaires.

La contraception est très répandue en France. 55% des femmes disposant d’une méthode contraceptive utilisent la pilule, 26% un stérilet et 18,5% une autre méthode.
La contraception d’urgence (appelée aussi pilule du lendemain), est une contraception de « rattrapage ».

 

Anatomie de l’appareil génital de la femme et de l’homme

 

 

 

Principe et mécanisme d’action des contraceptions

La pilule est la méthode la plus utilisée en France. Cette contraception orale agit par différents mécanismes, notamment en bloquant l’ovulation. Les pilules les plus utilisées associent deux hormones, œstrogènes et progestérone, d’où l’appellation de pilule œstro-progestative ; certaines ne contiennent qu’un progestatif. A condition d’être prise très régulièrement, la pilule est très efficace. Elle doit être prescrite par un médecin ou une sage-femme et peut être renouvelée par une infirmière (pour 6 mois maximum). Elle est délivrée, sur prescription, dans les pharmacies et les centres de planification.

Le timbre (patch) contraceptif : l’association oestro-progestative est active par voie transdermique. Le timbre est appliqué sur la peau et délivre les hormones pendant 7 jours, 3 semaines sur quatre.

L’anneau vaginal se pose dans le vagin. Il contient une association oestro-progestative qu’il diffuse pendant trois semaines ; à la fin de la troisième semaine, il est retiré. Un nouvel anneau est mis en place sept jours plus tard.

L’implant progestatif, petit bâtonnet qui est posé sous la peau du bras par un médecin ou une sage-femme, délivre progressivement un progestatif ; il reste actif pendant 3 ans.

Le stérilet, également appelé dispositif intra-utérin (DIU), constitue une contraception mécanique. Il agit en empêchant l’implantation de l’œuf dans l’utérus. C’est un petit objet d’environ 3 cm, en plastique souple, qui est placé par un médecin ou une sage-femme dans l’utérus. Les stérilets comportent soit du cuivre qui rend les spermatozoïdes inactifs, soit du lévonorgestrel (progestatif) qui combine une action mécanique et une action hormonale. Il existe plusieurs types de stérilets ; le choix est fait par le médecin en fonction des situations individuelles. Le stérilet est délivré en pharmacie sur prescription médicale. Son efficacité est importante.

 

D’autres méthodes agissent en empêchant la rencontre entre ovule et spermatozoïdes. C’est le cas des préservatifs masculin et féminin, seuls moyens contraceptifs qui assurent aussi une protection contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

Le préservatif masculin se présente sous la forme d’une gaine en latex (ou en polyuréthane) qui se déroule sur le pénis en érection. Son efficacité, lorsqu’il est utilisé correctement, est de 95%. Il est disponible sans prescription en pharmacie, dans les grandes surfaces ou encore dans des distributeurs situés sur la voie publique. Il est également possible de s’en procurer dans les centres de planification ou d’éducation familiale.

Le préservatif féminin se présente sous la forme d’une gaine en polyuréthane (ou en nitrile) qui se place dans le vagin avant un rapport sexuel. Il s’achète dans certaines pharmacies et dans de rares distributeurs automatiques de préservatifs féminins, notamment dans la région parisienne. Il est possible de s’en procurer dans les centres de planification ou d’éducation familiale.

 

D’autres méthodes agissent comme une « barrière ». La cape cervicale et le diaphragme sont des coupelles en latex ou en silicone qui se placent avant les rapports sexuels sur le col de l’utérus. Ils sont délivrés sur ordonnance en pharmacie, après explication de la méthode par un médecin ou une sage-femme. Ils sont utilisés avec des spermicides. Les spermicides sont des produits chimiques dont l’action contraceptive altère localement les spermatozoïdes ; vendus en pharmacie, ils sont utilisés seuls ou en complément d’une autre méthode contraceptive.

Les méthodes d’observation naturelles ont en commun d’identifier le moment où, dans un cycle, se produit l’ovulation et de déterminer une période pendant laquelle les rapports sexuels sont déconseillés lorsqu’une grossesse n’est pas désirée. Elles ne nécessitent ni médicament ni dispositif médical. L’identification de cette période est basée soit sur des méthodes d’abstinence périodique, soit sur des méthodes d’auto-observation (de la température, de la glaire cervicale), soit sur des calculs (méthode Ogino, méthode du calendrier). Ces méthodes ne sont pas des méthodes contraceptives fiables. Il existe aussi des tests qui servent à détecter d’ovulation par un dosage urinaire d’hormones ; ils sont vendus en pharmacie.

 

Deux types de contraception doivent être distingués pour leur place particulière.

La contraception d’urgence est utilisée lorsqu’un rapport sexuel a eu lieu sans contraception régulière ou à la suite d’un incident, tel qu’une déchirure d’un préservatif ou un oubli de pilule. La contraception d’urgence (Levonorgestrel Norlevo ou Biogaran) ne nécessite pas de prescription médicale et est délivrée dans les pharmacies. Deux cas de figure peuvent se présenter : sans prescription, cette contraception d’urgence est délivrée mais non remboursée ; avec une prescription, elle est remboursée. 
Pour les mineures, cette contraception d’urgence est délivrée gratuitement par les pharmaciens, sans prescription, et de façon anonyme sans que la mineure ait à justifier de son identité. Elle peut être délivrée, dans certaines situations par les infirmières scolaires.

La contraception d’urgence Ulipristal acétate - Ellaone est délivrée en pharmacie avec prescription médicale uniquement.

 

La stérilisation à visée contraceptive. Il s’agit de la stérilisation tubaire (appelée communément ligature des trompes) pour les femmes et de la ligature des canaux déférents (encore appelée vasectomie) pour les hommes. Ces actes chirurgicaux, considérés comme irréversibles, sont réalisés par un médecin dans un établissement de santé public ou privé (hôpital ou clinique). Seules les personnes majeures peuvent demander une stérilisation ; les personnes dont l’altération des facultés mentales constitue un handicap peuvent accéder à une stérilisation à visée contraceptive dans des conditions particulièrement protectrices fixées par la loi.

Dossier réalisé à partir des sources du Ministère de la santé
Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/contraception.html

 


 

Le Plan C½ur

 

En France 400 morts par jour, 2,2 millions de patients en affection de longue durée (ALD), 20 millions de personnes à risque cardiovasculaire, 28 milliards d’euros de dépense annuelle, les maladies cardiovasculaires, qualifiées par l’organisation mondiale de la santé (OMS) de prochaine « épidémie » mondiale, n’ont pas la prise en charge qu’elles méritent.

Le plan cœur est réalisé sous la direction de la fédération française de cardiologie.

 

 

LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES RESTENT LA PREMIERE CAUSE DE MORTALITE CHEZ LA FEMME

Pour reprendre une phrase d’un récent article1 paru en 2014 dans les Annales de cardiologie et d’angéiologie : « La maladie cardiovasculaire de la femme est une urgence épidémiologique ! » De fait, ces maladies constituent la première cause de décès chez les femmes des pays industrialisés. En comparaison avec le cancer du sein, ces pathologies sont dix fois plus meurtrières. Aux Etats-Unis, plus d’un demi-million de femmes meurent chaque année d’une maladie cardiovasculaire.

Globalement, la mortalité des maladies cardiovasculaires chez la femme n’a pas connu d’amélioration ces dernières années, et reste la première cause de mortalité féminine dans tous les pays d’Europe.

Elles totalisent encore 52 % des causes de mortalité (42 % chez l’homme), avec 22 % de coronaropathie, 15 % d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et 15 % pour les autres maladies cardiovasculaires.

Chez les femmes de moins de 75 ans, elles représentent 42 % des causes de mortalité en 2008, contre 38 % chez les hommes. Et si les AVC ont vu leur mortalité diminuer entre 2008 et 2012, les femmes meurent encore beaucoup plus d’AVC que les hommes : deux fois plus chez les femmes de moins de 75 ans (11 %) que les hommes de la même tranche d’âge (6 %).

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

Adapter la prévention cardiovasculaire à la population féminine en ciblant les périodes clés : contraception, grossesse et ménopause.

Améliorer l’information des femmes concernant les particularités de leurs symptômes cardiovasculaires.

Sensibiliser par la formation les professionnels de santé à la santé cardiovasculaire des femmes.

 

 

 

 

Les enjeux de la maladie cardiaque congénitale

En France, chaque année, de 6 500 à 8 000 enfants naissent avec une malformation cardiaque. Les cardiopathies sont de loin les malformations congénitales les plus fréquentes et représentent la première cause de mortalité en période néonatale (durant le premier mois de vie).

La plupart de ces malformations sont accessibles à un traitement chirurgical ou par cathétérisme interventionnel (qui permet de traiter les malformations par les vaisseaux, parfois dès la naissance).

Plus de 85 % d’entre eux atteindront l’âge adulte mais beaucoup ne seront pas totalement guéris et garderont des séquelles plus ou moins sévères. En 2013, on estime à près de 200 000 le nombre d’adultes cardiaques congénitaux et cette population de patients adultes dépasse le nombre d’enfants cardiaques congénitaux. Or aujourd’hui un certain nombre de ces personnes n’accèdent pas assez rapidement à une prise en charge médicale.

 


LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

Communiquer plus pour positiver ou démystifier les maladies cardiaques congénitales et faire ainsi évoluer les représentations pour faciliter l’insertion des patients concernés.

Mettre en œuvre un dispositif d’annonce de la maladie cardiaque congénitale.

Faciliter le « parcours éducatif » des enfants touchés par les cardiopathies congénitales.

Instaurer un « droit à l’oubli » dans les maladies cardiaques congénitales et faciliter le recours à des prêts bancaires.

Faciliter les démarches administratives notamment auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) et de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) en instituant un référent unique pour ces patients.

Développer le parcours d’éducation thérapeutique pour tous les patients atteints de cardiopathie congénitale.

 


 

Mieux répondre à l’urgence

Le 15 n’est pas rentré dans les mœurs des Français malgré des campagnes d’information et de sensibilisation : moins de 50 % des Français ont le réflexe d’appeler le 15 en cas d’infarctus du myocarde.

« Une constante que l’on doit toujours avoir à l’esprit : c’est le temps, rappelle un cardiologue. Pour un arrêt cardiaque, une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie de perdue. L’urgence, c’est de gagner du temps, pour le cœur, pour le cerveau, pour survivre et prévenir des séquelles cardiaques, neurologiques, un handicap. »

 

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

• Former le grand public à la reconnaissance des signes d’alerte de l’infarctus et de l’AVC.

• Unifier le numéro d’appel pour toutes les urgences médicales.

• Développer des dispositifs et appareils d’alerte innovants, facilement acceptables par les usagers.

• Appliquer la loi prévoyant l’initiation aux gestes qui sauvent dans les écoles primaires et mettre systématiquement en œuvre la formation aux premiers secours de niveau 1 dans les collèges.

• Développer les formations des adultes sur les gestes qui sauvent et prioriser l’entourage des malades et des personnes à risque d’infarctus ou d’AVC.

• Mieux encadrer et contrôler l’installation et la maintenance des défibrillateurs pour garantir de façon concertée leur accessibilité et leur fiabilité.

• Recenser leur localisation afin de disposer d’une cartographie accessible tant auprès des services d’urgence que du grand public, notamment via les nouvelles technologies d’information.

• Faciliter l’accès à l’information essentielle lors de la phase diagnostique grâce aux nouvelles technologies.

• Poursuivre le développement des unités spécialisées neuro‐vasculaires (UNV‐AVC).

• Favoriser l’implantation des défibrillateurs et la formation à leur utilisation dans les territoires les plus démunis ou les plus éloignés.

• Développer la télémédecine dans les territoires les plus éloignés des centres de soins spécialisés.

 

 

Accompagner les personnes après un accident cardio-neuro-vasculaire

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

•Améliorer l’attractivité des carrières des médecins rééducateurs mais aussi des kiné- sithérapeutes et autres professionnels (éducateurs, etc.) exerçant en établissement de santé.

• Demander aux ARS de lancer des concertations sur leur territoire sur les évolutions à conduire en matière de développement et d’organisation des soins de réadaptation en ambulatoire.

• Demander aux associations de malades de mettre en œuvre une politique renforcée d’information en direction des malades sur l’importance de la réadaptation cardiaque et les modalités d’accès à ces services.

• Demander aux ARS de veiller à une plus grande fluidité entre les établissements hospitaliers et les services de SSR et à une plus grande souplesse de fonctionnement selon les situations pathologiques.

• Inciter les collectivités locales gestionnaires d’équipements sportifs à faciliter l’accès du public aux installations sportives à un coût modéré.

•Développer la télécardiologie et les moyens de financements adéquats pour accroître la qualité du suivi médical et réduire les inégalités géographiques d’accès aux soins.

• Poursuivre le développement de l’éducation thérapeutique pour les patients et prévoir des modes de financement.

• Faire évoluer les programmes d’éducation thérapeutique en impliquant des patients ressources dans l’élaboration des programmes et leurs contenus.
Instaurer une séquence systématique d’éducation thérapeutique pour tous les patients, avec des séquences communes et des séquences spécifiques.

• Favoriser le « travailler ensemble », notamment par le décloisonnement entre professions de soins et l’ouverture au secteur associatif.

 Développer les programmes d’éducation thérapeutique hors hôpital en étendant la prise en charge aux prestations assurées par des soignants en cabinet et des associations.

 Faire évoluer la relation soignant soigné en développant de nouveaux modes de formation des professionnels de santé intégrant des patients ressources.

• Créer des documents d’information et des sites internet réalisés en collaboration avec des patients.

• Mettre en œuvre dans les services de cardiologie un temps d’annonce et de soutien ; à cette fin constituer un groupe de travail pluriprofessionnel incluant des associations de patients pour réfléchir à ces modalités spécifiques.

 

 

Après la maladie, se réinsérer

 

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

• Mieux évaluer et prendre en compte la dimension psychologique inhérente à ces pathologies.

• Proposer plus systématiquement aux malades et à leur entourage proche du soutien psychologique.

• Poursuivre et développer l’information sur l’existence de la convention AERAS auprès des professionnels et du grand public.

• Encadrer les dispositifs de tarification des surprimes en mettant à disposition des données épidémiologiques précises et récentes et des statistiques sur la co-morbidité consécutive aux MCV.

• Demander aux établissements bancaires d’accepter les propositions d’assurances faites aux emprunteurs présentant un risque de santé aggravé.

• Instaurer un droit spécifique à la reconversion professionnelle.

• Adapter la législation notamment du mi-temps thérapeutique et supprimer la corrélation avec la durée de l’arrêt de travail.

• Renforcer le rôle et les moyens du médecin du travail dans les parcours de soins tout en veillant à garantir les droits des patients, notamment en termes de secret médical et de confidentialité.

• Demander à la Haute Autorité de Santé (HAS) de concevoir des recommandations de bonnes pratiques cardiologiques en santé au travail.

 

 

La recherche en santé cardiovasculaire

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

• Mettre en place les structures et les organisations permettant le développement d’une politique de recherche prioritaire dans le domaine des maladies cardio-neuro-vasculaires.

• Faciliter et financer la création de pôles attractifs de recherche cardio-neuro-vasculaire.

• Développer au sein de la formation initiale des médecins la formation à et par la recherche.

• Prendre en compte la recherche clinique dans les profils de poste des praticiens.

• Soutenir l’activité de recherche des cliniciens en organisant des modalités d’exercice des cliniciens avec « des temps protégés ».

• Faciliter les collaborations entre chercheurs et associations de patients.

 

 

Prévention et principe de réalité

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

 Favoriser la prévention primaire et le dépistage des facteurs de risque des maladies

cardio-neuro-vasculaires en santé au travail.

• Affirmer une volonté politique (au plus haut niveau) sur les politiques de prévention et organiser ses déclinaisons territoriales.

• Prévenir l’initiation au tabagisme chez les enfants à l’école mais aussi dans les familles.

• Appliquer les dispositions de la convention-cadre pour la lutte anti- tabac (CCLAT) et en particulier instaurer des paquets de cigarettes neutres.

• Mettre en place un système de prise en charge simplifié et intégral de la dépendance tabagique, sur le plan médical, paramédical et médicamenteux.

• Viser la suppression de la consommation de tabac à horizon 2050.

• Pérenniser une politique nationale nutritionnelle de santé publique.

• Développer les campagnes de sensibilisation télévisée sur l’activité physique et l’équilibre nutritionnel.

• Mener des actions de sensibilisation et de formation liant gastronomie et diététique, régime alimentaire et plaisir.

• Simplifier la lisibilité de l’étiquetage des aliments et mieux hiérarchiser les risques nutritionnels.

• Interdire la publicité télévisée sur les produits alimentaires à destination des enfants.

• Encadrer la publicité en fonction de la qualité nutritionnelle des aliments d’une part et des heures d’écoute d’autre part.

 

Source : Fédération Française de cardiologie

Plan cœur à l’initiative de : Fédération Française de Cardiologie et l’Alliance du Cœur

 

 

Les parties prenantes

Alliance du cœur   www.alliancecœur.fr

Alliance contre le tabac    www.alliancecontreletabac.org

Asociation Française des diabétiques  www.afd.asso.fr

Cespharm  www.cespharm.fr

Collège national des cardiologues des hôpitaux www.cnch.eu

Collège national des cardiologues Français www.cncf.eu

Conseil Français de réanimation cardio-pulmonaire www.cfrc.fr

Croix-Rouge Française  www.croix-rouge.fr

Fédération Française de cardiologie  www.fedecardio.org

Fédération nationale France-AVC www.franceavc.com

Fondation cœur et artères www.fondacœur.com

Fondation de Recherche sur l’hypertension artérielle www.frhta.org

Groupe de réflexion sur la recherche cardiovasculairewww.grrc.fr

Nouvelle Société Frannçaise d’athérosclérose  www.nfsa.asso.fr

Réseau Français des villes-santé de l’OMS   www.villes-sante.com

SAMU - Urgences de France  www.samu-de-france.fr

Société Française de gériatrie et gérontologie  www.sfgg.org

Société Française d’hypertension artérielle www.sfhta.eu

Société Française neuro-vasculaire   www.societe-francaise-neurovasculaire.fr

Société Française de santé publique www.sfsp.fr

Société Française de tabacologie  www.societe-francaise-de-tabacologie.com

Syndicat national des spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux  www.syndicardio.com

 

 

 

Les génériques, des médicaments comme les autres

Les génériques comme les médicaments princeps doivent faire l’objet d’une délivrance particulièrement contrôlée. Votre pharmacien veille à votre santé, la vente des médicaments doit donc s’effectuer dans des conditions telles qu’il soit possible de retrouver, dans les plus brefs délais, les malades et leurs médicaments.

 

 

Tous les médicaments font l’objet de contrôles et de suivis comme il en existe peu pour d’autres produits. Néanmoins, leur dispensation comme celle de tout médicament doit s’effectuer à la pharmacie. Les génériques suivent les mêmes règles. Quand il se retrouve face à vous, votre pharmacien vous explique, vous conseille et vous rassure sur la fiabilité de ces médicaments. Une chose est certaine, toutes les précautions nécessaires sont prises quand on vous délivre des génériques. Comme pour tout médicament ! 

Quand en France 1 médicament sur 2 est un générique, en Allemagne c’est 3 sur 4 et au Royaume-Uni 71 %. Et dans ces deux pays, il n’y a pas plus de problèmes pour les malades que chez nous. Quelques rappels s’imposent donc.

Le générique est défini par le Code de la Santé Publique par rapport à une spécialité de marque, « il a la même composition qualitative et quantitative en principe actif, la même forme pharmaceutique, et dont la bioéquivalence (la concentration en principe actif dans le sang est équivalente à celle du médicament d’origine) avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées ».

Pour éviter des confusions, la plupart des génériques sont maintenant des « autogénériques », il s’agit en fait d’une parfaite copie, même molécule, même excipient, même dosage, même forme galénique, même couleur.

Pour les personnes prenant chaque mois le même traitement, c’est le même générique qui leur est donné. Les confusions liées à un médicament que le patient ne reconnaîtrait pas sont ainsi évitées.

Le générique trouve sa justification dans notre environnement économique, c’est un fait maintenant reconnu. Les coûts très élevés de la recherche et du développement qui précèdent la commercialisation d’un nouveau médicament, n’existent pas pour le fabricant de génériques, ce qui lui permet de produire à un prix réduit. En pratique la commercialisation d’un princeps est protégée pendant 10 à 15 ans. Ensuite le brevet arrive à échéance et la fabrication et la vente de cette molécule est autorisée à d’autres laboratoires pharmaceutiques. Ainsi, la substitution  contribue efficacement à diminuer le déficit abyssal de l’assurance maladie. 2,4 milliards d’euros en 2012 ont ainsi été économisés.

 

Alors, pourquoi tant de doutes ?

La première inquiétude concerne l’origine des produits mais, tous les principes actifs (princeps et génériques) sont contrôlés à leur arrivée en France tout comme quand ils sont produits sur place. Les génériques sont soumis aux mêmes règles de stabilité, conservation, fiabilité que les médicaments originaux. Quant à leur efficacité, on a pu constater quelques différences quand les excipients n’étaient pas identiques, c’est pourquoi les autogénériques sont privilégiés.

Pour les fabricants de génériques les règles de pharmacovigilance, les déclarations d’effets indésirables, la gestion des risques et d’informations, sont identiques à celles des fabricants de médicaments originaux. L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) doit veiller à ce strict respect des règles de sécurité. Les laboratoires fabricants ont de toute façon intérêt à cette transparence.

Cela étant, même avec les médicaments princeps, on remarque des différences d’efficacité selon les individus, le mental intervient aussi dans ce phénomène. Tout le monde connaît l’effet placebo, certains malades se sentent mieux alors qu’on leur a donné un médicament sans principe actif ! » En dernier recours, il appartient toujours au médecin d’estimer l’opportunité de conserver le médicament princeps pour son patient.

Voici une preuve, s’il en est besoin, qui démontre combien il peut s’avérer dangereux que les médicaments soient vendus sur internet sans contrôle du pharmacien. En effet, dans ce cas, plus de traçabilité des ordonnances et de la délivrance, des coordonnées du patient non vérifiées, pas de retour rapide des médicaments possible en cas de rappel.
La proximité et la connaissance des patients et de leur traitement permet à votre pharmacie de réagir rapidement à tout problème, ce qui en fait un des garants de la santé des personnes.

 

Les différentes familles de « génériques » 

L’autogénérique : la » vraie copie », même molécule, même excipient, même dosage, même forme galénique

Le similaire : même principe actif, même dosage, même forme galénique, mais excipients différents.

L’assimilable : même principe actif, même dosage, mais la forme et les excipients sont différents.    

 

 

 

 

Le générique en quelques dates

1996 : Définition légale du générique

1997 : Définition des normes des génériques par rapport au princeps

1998 : Création du répertoire des spécialités génériques par l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments - ANSM

1999 : Instauration du droit de substitution pour les pharmaciens

2002 : Accord entre la Caisse Nationale d’Assurance Maladie - CNAM et les médecins instituant une revalorisation du prix de la consultation en échange de la rédaction des ordonnances en génériques.

2003 : Tarif Forfaitaire de Responsabilité (TFR) prévoyant le remboursement du médicament à hauteur du prix du générique.

2006 : Accord tiers-payant contre générique.

2012 : Accord entre la CNAM et les pharmaciens visant un objectif de 85% de substitution par des génériques.

 

 

Part des génériques délivrés dans le monde 

Etats-Unis : 89%

Canada : 81%

Allemagne : 75%

Royaume-Uni : 71%

France : 52%

Italie : 40%

Japon : 24%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien se brosser les dents !


Nous le savons tous, il faut se laver les dents quotidiennement. Le faisons nous aussi souvent que nécessaire ? C’est une question importante ! Mais surtout, il convient de se brosser les dents correctement. Ni trop, ni pas assez !


La meilleure des préventions de la carie dentaire repose en majeure partie sur le brossage des dents. Pour autant, un brossage mal effectué peut même provoquer des dégâts spectaculaires au niveau de la gencive.
L’expérience montre qu’un mauvais usage de la brosse à dents peut déboucher sur des usures des tissus durs de la dent au niveau de la zone proche de la gencive voir même la disparition progressive de la gencive elle-même. Pour réaliser un bon brossage, il est nécessaire de penser au temps comme à la fréquence, au sens du brossage et à la pression exercée.

 

Le bon brossage

Il convient donc de bien maîtriser la pratique et de respecter ces critères. Terminées ainsi les sacro-saintes 3 minutes par séance de brossage, en fait, 45 secondes suffisent largement. Cela va rendre les surfaces dentaires lisses, alors qu’un brossage plus long devient dangereux !
Concernant la fréquence la fréquence des brossages quotidiens, là aussi on peut ne  pratiquer que 2 brossages. Le matin, brossez vous les dents avec une pâte dentifrice et le soir avec un gel dentifrice qui est moins abrasif. Alors, après le déjeuner, si le brossage n’est pas obligatoire, nous vous conseillons de faire un bain de bouche.

Pour le sens de l’utilisation de la brosse à dents, on procédera de manière ellipsoïdale  ou en rouleau.  Il faut donc aller du bas vers le haut pour les dents du bas et inversement pour les dents supérieures. Dans tous les cas, un  brossage horizontal est à proscrire. Tenez votre brosse en faisant un angle de 45 degrés par rapport à la gencive pour l’avant et verticalement pour nettoyer l’arrière des dents.

Enfin, vous ne devez pas  exercer une pression trop forte au risque de provoquer l’irritation  de la gencive, voire un saignement. La mesure de cette pression n’est pas facile. Aussi pour ne pas écraser la brosse sur les dents, la flexion des poils de la brosse ne doit dépasser un tiers de leur hauteur.

 

La brosse à dents

Il existe de nombreuses formes de brosses, facilitant  l’emploi selon leurs indications. Dans tous les cas, il est préférable d’utiliser des brosses souples (“soft”) ou médium, suivant l’état de votre gencive. Les brosses dures sont à proscrire.
Vous devez changer votre brosse au minimum tous les trois mois car les brins usés éliminent moins bien la plaque dentaire.
Les brosses électriques offrent une facilité de manipulation indiscutable même si les brosses manuelles sont tout aussi efficaces.
L’utilisation de fil dentaire peut contribuer à l’élimination de la plaque dentaire, ce film collant qui s’accumule sur les dents et les gencives, produisant des acides et des toxines. Là aussi, il convient de ne pas frotter trop fort au risque de provoquer des saignements.
Un bain de bouche quotidien, le midi par exemple, permet lui aussi de lutter contre la plaque bactérienne et il rafraîchit l’haleine.

Adapter le brossage avec l’âge

De 0 à 6 mois

Vous frottez les gencives de votre bébé avec une compresse humide après chaque repas. Quand les dents apparaissent, brossez délicatement avec de l’eau et une brosse à dents à poils très souples.

De 6 mois à 2 ans

Vous pouvez commencer à utiliser un dentifrice fluoré 500 ppm deux fois par jour. Surtout, mettez une toute petite quantité de dentifrice (un petit pois) et faites recracher votre enfant après.

De 2 à 6 ans

Utilisez un dentifrice fluoré à 500 ppm pour votre enfant qui doit se brosser les dents deux fois par jour. Aidez le au début et supprimez dès que possible la tétine quand elle existe.

A partir de 6 ans

Un dentifrice fluoré entre 100 et 1500 ppm est conseillé, toujours pour deux brossages quotidiens. Bien faire attention aux dents de l’arrière de la bouche qui peuvent être oubliées.

Pour les adolescents

Pour les sensibiliser à une bonne hygiène dentaire, vous pouvez leur expliquer que des dents saines et une haleine fraîche les aideront à bien se sentir dans leur peau et dans leur relation avec les autres.

 

Conclusion

Si certaines personnes se brossent les dents  de manière excessive, n’oublions pas tous ceux qui ne se les brossent presque jamais et qu’il convient de convaincre à ces règles de santé et de règles de vie !

Pour tous, les bonnes habitudes de brossage doivent s’acquérir dès l’enfance, tout comme toutes les règles d’hygiène. Demandez conseil à votre dentiste, qu’il faut consulter au minimum une fois par an, ou à votre pharmacien qui vous aideront grâce à de courtes explications pédagogiques.

Dossier réalisé par Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier/phovoir
 

 

L'équipe officinale : le pharmacien adjoint

 

Véritable bras droit du titulaire, le pharmacien adjoint exerce la même activité pharmaceutique que celui-ci. Il possède le même diplôme. Sa présence dans la pharmacie est obligatoire en fonction du chiffre d’affaires réalisée par l’officine.
Les pharmaciens adjoints d’officine sont des professionnels de santé de proximité, chargés d’assurer la délivrance de médicaments et de compléter cette délivrance par des conseils pharmaceutiques adaptés à la pathologie de leurs patients.
S’ils sont salariés dans la pharmacie, ils n’en demeurent pas moins responsables de leurs actes. Naturellement, pharmaciens titulaires et pharmaciens adjoints d’officine doivent trouver ensemble les clés  de répartition de leurs missions.

 

Les missions de l’Adjoint

-  Il assure la dispensation et le bon usage du médicament à usage humain et vétérinaire ;

-  Il s’assure de la bonne compréhension du traitement par le patient ;

- Il propose au patient un suivi pharmaceutique (Dossier Pharmaceutique) ;

-  Il contribue avec les autres professionnels de santé à un accompagnement personnalisé du patient (éducation thérapeutique, etc.) ;

-  Il réalise des adaptations galéniques ou des préparations magistrales et officinales ;

-  Il répond aux attentes du public en matière de santé : disponible sans rendez vous, il joue un rôle majeur dans les soins de premier
  secours (conseil pharmaceutique et/ou orientation vers d’autres professionnels de santé si nécessaire) ;

-  Il participe aux actions de santé publique, de prévention et de dépistage ;

- Il contribue aux dispositifs de sécurité sanitaire (pharmacovigilance, matériovigilance, alertes sanitaires, retraits de lots…) ;

-  Il coopère avec les autres professionnels de santé au sein des réseaux de santé, des établissements pour personnes âgées, etc. ;

-  Contribue à la continuité de l’accès au médicament 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 ;

-  Garantit en toute circonstance un bon accès au médicament en gérant les achats, les stocks et la bonne conservation des médicaments ;
- En qualité de maître de stage adjoint et à la demande du pharmacien titulaire, il encadre et forme les stagiaires étudiants en pharmacie.


Parmi ses missions, certaines sont nouvelles

Le suivi personnalisé du patient au cœur de l’officine implique que le pharmacien adjoint réalise de nouvelles missions : d’éducation thérapeutique, notamment pour les patients atteints de maladie chronique, d’entretiens pharmaceutiques, de dépistage, de prévention et de vaccination, comme le propose la prochaine loi de santé, de coaching de bien portants, de consultation en télémédecine.

Le lien et le partage d’informations entre les professionnels de santé se renforcent de plus en plus. Cette collaboration améliore la qualité des soins au patient et la qualité respective des exercices professionnels qui en résultent. Dans ces conditions, les pharmaciens adjoints développent une vision plus transversale et peuvent s’engager notamment dans des protocoles de soins collaboratifs et interprofessionnels.

 

Une formation de qualité pour préparer l’avenir

Les pharmaciens adjoints s’appuient sur des formations, initiale ou continue, appropriées. Ils doivent faire évaluer leurs démarches et pratiques professionnelles de manière à sécuriser tous les aspects de la pratique officinale : conseil, éducation, prévention, dépistage, suivi et dispensation. Tout pharmacien, adjoint ou titulaire, peut choisir d’acquérir des compétences complémentaires comme une formation en orthopédie, en homéopathie, en phytothérapie…

L’intérêt pour cette profession repose pour la majorité des pharmaciens adjoints sur, le statut de professionnel de santé avec une mission de service public, les relations avec le public et les patients et la qualité de vie.

Enfin, à l’heure où nous écrivons cet article, le projet de la future loi de santé prévoit une simplification des conditions d'installation et l’ouverture du capital pour soutenir l'installation des jeunes pharmaciens diplômés.

Dossier réalisé par Philippe Duperray
Docteur en pharmacie

Sources : Ordre des pharmaciens


 


Au 1er janvier 2014, on comptait 21 915 officines libérales en métropole et 627 en départements d’Outre-mer pour 27 553 pharmaciens titulaires (propiétaires de la pharmacie ou de parts de la société possédant la pharmacie).
Pour seconder le ou les titulaires, il y a 26 433 pharmaciens adjoints dont 82 % de femmes et de 43, 6 ans d’âge moyen.

Docteurs en pharmacie ou pharmaciens

Un docteur en pharmacie n’est pas un pharmacien. Un docteur en pharmacie est une personne qui a suivi des études pharmaceutiques et qui a soutenu une thèse d’exercice. Etre docteur en pharmacie, c’est donc un préalable indispensable pour être pharmacien. C’est une preuve de connaissances.

 

 

Le médicament, un produit pas comme les autres

 

Vous le savez, « le médicament n’est pas un produit de consommation comme les autres », pourtant, certain voudrait vous faire croire que l’achat d’un médicament peut s’identifier à un acte bénin comme s’il s’agissait d’une paire de chaussures ou d’une boîte de petits pois. 
Or, aucun médicament n’est sans risque et tous ont des effets secondaires, même le paracétamol pourtant la molécule la plus utilisée en France. Alors, continuez à faire confiance aux professionnels de santé, ils sont les garants de votre santé.

 

La définition du médicament est commune à l’ensemble des pays de l’Union européenne. En France, le code de la Santé publique, dans son article L.5111-1,  définit le médicament comme « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. »



Les médicaments peuvent être classés en deux catégories. La première regroupe ceux dits à prescription médicale facultative (PMF), il s’agit de ceux que vous pouvez acheter sans une ordonnance du médecin. Cependant, même pour ces médicaments que vous vous procurez de votre propre initiative, le pharmacien vous conseille et vous informe sur le bon usage des produits choisis.

La deuxième catégorie de médicaments concerne ceux à prescription médicale obligatoire (PMO). Pour les obtenir, le malade doit présenter l’ordonnance de son médecin. Cette dispensation du  médicament  s’effectue dans une officine sous le contrôle d’un pharmacien dont c’est l’activité principale. Son rôle consiste alors à vérifier la cohérence du traitement et surtout, à donner toutes les explications nécessaires concernant les médicaments. Comment le prendre, quels effets secondaires sont susceptibles de découler de la prise du produit, vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications…, bref s’assurer que vous allez prendre votre traitement correctement. De plus n’oublions jamais qu’un médicament mal utilisé, pas au bon dosage, pas pour la bonne personne, peut s’avérer plus dangereux que bénéfique.

 

Une chaîne sécurisée

Le médicament obéit à une réglementation contraignante et s’inscrit dans un circuit de fabrication et de mise à disposition des professionnels et des patients très encadré et strictement surveillé. A chaque étape, la qualité du médicament doit être assurée. Votre pharmacien est lui-même directement responsable des médicaments qui vous délivre. Avec l’ensemble des professionnels de santé, il assure aussi la surveillance de tout effet indésirable qui peut intervenir après la prise d’un médicament. C’est ce qu’on nomme la pharmacovigilance.  En effet, après sa commercialisation, le médicament fait l’objet d’une surveillance permanente. Il peut même être à tout moment retiré du marché en cas de doute sur sa composition ou sur l’intérêt de la molécule.



C’est une des raisons qui justifie la parfaite traçabilité du médicament. Il faut être capable à tout moment de savoir où se trouve une boîte délivrée et à qui elle a été remise. Le pharmacien est capable de retrouver très vite certains lots de médicaments. Cette parfaite organisation et la proximité avec les patients contribuent grandement à l’efficacité du système. C’est aussi pour ces raisons qu’il convient de laisser aux pharmaciens le soin d’acheter et de vendre les médicaments. L’une des dérives d’Internet avec des sites de ventes de médicaments réside bien dans la contrefaçon et le fait que des sites internet ne sont absolument pas sécurisés.

 

L’exemple du paracétamol en Suède

Ce n’est pas parce qu’un médicament est largement utilisé, donc très connu, qu’il ne peut s’avérer dangereux. L’exemple de ce qui s’est déroulé en Suède le prouve. Cinq ans après avoir autorisé la vente du paracétamol en dehors des pharmacies, la Suède va faire marche arrière. En effet, le paracétamol va être à nouveau uniquement vendu en pharmacie dans ce pays qui avait un peu trop vite cédé à une large libéralisation.
Pour faciliter l’accessibilité aux traitements, la Suède avait autorisé la vente certains médicaments sans prescription dans les bureaux de tabac et les stations-service. La banalisation du médicament a entraîné une surconsommation et un nombre record d’hospitalisation.
1 200 personnes ont été hospitalisées en raison de surdosage de paracétamol. De plus, le nombre d’appels au Centre d’information antipoison a quant à lui augmenté de 36 % entre 2009 et 2013. Au cours de cette période, les ventes de paracétamol ont progressé de 60 % dans les commerces hors pharmacies, contre seulement 7 % dans les officines. Devant ce phénomène, les autorités Suédoise ont donc décidé d’interdire la vente de paracétamol en dehors des pharmacies pour en limiter l’accessibilité.
Cette sage décision doit tous nous faire réfléchir et particulièrement ceux qui, en France, rêvent de vendre des médicaments dans les supermarchés.


Le prix du médicament

Les partisans d’un passage de la vente du médicament sans ordonnance en grande surface s’appuient sur la baisse des prix qui, soit disant, résulterait de cette ouverture. Il convient cependant de remettre certains éléments en perspective. Le prix de ce type de médicaments  en France est déjà l’un des plus bas d’Europe. De plus, le prix moyen d’un médicament d’automédication est inférieur à 5 euros (sources Afipa). Une baisse de prix de 10% (gain de moins de 50 centimes et uniquement sur quelques produits phares comme en a l’habitude la grande distribution)) justifie-t-elle tous les inconvénients liés à une consommation sans contrôle ?

Pour ce qui concerne le prix des médicaments remboursés par l’Assurance maladie, rappelons qu’il est justement réévalué chaque année par les pouvoirs publics. Si, pendant 20 ans, le brevet protége de toute copie le laboratoire qui a créé le médicament, cela n’empêche pas une possible baisse de son prix en fonction d'études demandées par les autorités. Tous les ans, les données issues des essais cliniques sont confrontées aux conditions réelles d'utilisation par les patients. Ces réévaluations peuvent conduire les autorités à baisser le prix du médicament bien avant la perte du brevet.

Quand le brevet expire, tout fabricant de génériques peut copier librement le produit.
Ceci déclenche une baisse automatique de 20 % du prix du médicament initial, alors que le générique est proposé d'emblée à un prix 60 % inférieur.

 

Informer le patient

Une étude récente (Etude Ipsos auprès des Français réalisée par Internet entre le 24 février et le 3 mars 2014) montre bien que les Français ont des interrogations sur la sécurité des médicaments. Quand on les interroge sur les informations qui les intéressent le plus « personnellement » sur les médicaments, ils citent spontanément les effets secondaires (71 %) et les contre-indications (58 %).
Pour les informer sur le médicament, les Français font  avant tout confiance aux professionnels de santé (médecins à 94%, pharmaciens à 87%), aux chercheurs (87%) et aux notices (84%).

67 % d’entre eux déclarent qu’il ne faut prendre aucun risque lorsque l’on met un médicament sur le marché car cela peut être dangereux.
Enfin, cette enquête fait ressortir les principales menaces perçues en matière de qualité et de sécurité. Il s’agit de la contrefaçon de médicaments (83 %), de la vente de médicaments sur Internet (66 %) et des délocalisations de productions (50 %).

On le voit, la place du pharmacien est fondamentale dans la dispensation des médicaments. Sa mission est bien de s’assurer du bon usage de vos médicaments dans l’unique intérêt de votre santé.

Philippe Duperray
Docteur en Pharmacie


Traitements du cancer du sein

C’est aujourd’hui  le cancer le plus fréquent chez la femme et il est  devenu un problème de santé publique en raison de sa prévalence élevée et de son impact psycho-social fort. Il  touche 1 femme sur  10 au cours de sa vie et  4% d’entre elles ont d’emblée des métastases. On dénombre 53 000 nouveaux cas par an en France. Toutefois le cancer du sein est d’un bon pronostic avec seulement 8% de risque de décès à 10 ans.

 

 
 
 
Les facteurs de risques
 
Les risques sont multi factoriels même si la cause individuelle est méconnue dans 95% des cas.
Les facteurs de risques hormonaux sont les plus fréquents:   
- Règles précoces (< 11 ans)
- Ménopause tardive (< 55 ans)
- 1ère grossesse après 30 ans
Absence d’allaitement
- Traitement hormonal  substitutif
- Hyperoestrogenie relative (surcharge pondérale, excès d’alcool  et de graisse et absence d’exercice physique)
 
 
 Les autres facteurs de risques sont : 
 
- Les antécédents familiaux
- La radiothérapie thoracique (en cas de maladie de Hodgkin)
- Les fameuses mutations sur les gènes BRCA1 (responsables du cancer du sein) et BRCA2 (responsables du cancer de l’ovaire) qui font aujourd’hui débat car elles amènent les femmes à se poser la question de l’ablation de leurs organes en prévention de ces tumeurs.
 
 
Le dépistage
 
En France, le dépistage est systématique depuis 2003 et se pratique tous les 2 ans, il est même gratuit pour les femmes de 50 à 74 ans. Ce dépistage consiste en un examen clinique (palpation des seins) et une double lecture de la mammographie bilatérale.
Après détection d’une lésion cancéreuse, on étudie l’histologie, la taille de ces cellules, l’absence ou la présence de métastases et on vérifie la présence de récepteurs hormonaux qui détermineront la nature du traitement. On détecte désormais la surexpression d’un gène mutant HER2 qui permet alors de traiter une forme de cancer très agressif à l’aide de nouvelles thérapies dites ciblées.
 
 
Les traitements
 
Dans un premier temps la chirurgie est préconisée, puis la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie et enfin les thérapies ciblées.
La chirurgie a pour but d’enlever les tissus atteints par les cellules cancéreuses. Il existe deux types d’interventions chirurgicales : une chirurgie mammaire conservatrice appelée tumorectomie et une chirurgie mammaire non conservatrice appelée mastectomie. La première consiste à retirer la tumeur et une petite quantité de tissus l’entourant, elle est le plus souvent privilégiée et elle est toujours suivie d’une radiothérapie. La mastectomie retire la totalité du sein ; heureusement différentes techniques de reconstruction sont proposées. En cas de tumeurs infiltrantes, il est nécessaire de retirer un ou plusieurs ganglions lymphatiques axillaires (au niveau de l’aisselle). L’objectif est de déterminer si un traitement complémentaire est  nécessaire et aussi de diminuer le risque de récidive.
 
La radiothérapie utilise des rayonnements ionisants qui détruisent les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier. Le cancer du sein est le plus souvent traité par radiothérapie externe, les rayons traversant la peau pour atteindre la zone à traiter.
La chimiothérapie permet de s’attaquer aux cellules disséminées dans l’organisme et de réduire la taille de la tumeur. Selon le type de tumeur la chimiothérapie a une place plus ou moins importante dans son association aux autres traitements. Elle associe le plus souvent différents médicaments agissant à plusieurs niveaux du cycle cellulaire pour permettre une meilleure efficacité. Ces associations de molécules chimiques interviennent sur le mécanisme de la cellule cancéreuse en particulier sur son cycle de reproduction. Cependant certaines cellules normales également en cours de multiplication peuvent être atteintes. La difficulté est donc d’atteindre des doses efficaces de médicaments sans trop d’effets néfastes. Pour les cancers du sein infiltrants une chimiothérapie peut être proposée après la chirurgie, on parle de chimio adjuvante. Elle permet de diminuer le risque de métastases et le traitement est débuté dans les 3 à 6 semaines après l’intervention. Pour les cancers présentant des métastases, le traitement repose principalement sur des associations de médicaments (protocole). La plus classique des chimiothérapies dans le traitement du cancer du sein est le protocole FEC qui associe trois molécules (la 5 fluorouracile, l’épirubicine et le cyclophosphamide). Les effets secondaires restent très importants  et doivent être acceptés par la patiente. Les principaux sont les nausées, les vomissements, la fatigue, les diarrhées, la perte des cheveux et aussi les modifications de la formule sanguine (baisses des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes). Ces effets secondaires sont aujourd’hui pris en charge avant, pendant et après la chimiothérapie : médicaments efficaces contre les nausées et vomissements induits par le traitement, bains de bouche systématiques avant l’apparition de mucites (inflammation de la muqueuse buccale), utilisation d’une coque réfrigérante pour limiter la perte des cheveux et prescription d’EPO si trop grande chute de globules rouges et de facteurs de croissance si chute de globules blancs.
 
 
L’hormonothérapie traite les cancers du sein hormonaux dépendants et a pour objectif de diminuer le risque de récidive et de métastase  et  d’empêcher l’atteinte de l’autre sein. Ces médicaments dits antihormonaux s’opposent à la production d’œstrogènes de la patiente et bloquent ainsi la stimulation des cellules cancéreuses hormono-sensibles. Les plus connus sont le Tamoxifène pour la femme non ménopausée et le Letrozole pour la femme ménopausée. Ces traitements sont en général bien tolérés d’autant plus qu’ils sont utilisés au moins pendant 5 ans.
Les thérapies ciblées sont les traitements les plus récents et s’associent maintenant aux chimiothérapies classiques. Ce sont des molécules qui s’attaquent de façon spécifique aux cellules cancéreuses en reconnaissant à la surface ou à l’intérieur de ces cellules des gènes ou des facteurs de croissance particuliers. On connait aujourd’hui le gène appelé HER2, que l’on recherche maintenant systématiquement au moment du diagnostic et qui est très sensible à un nouveau médicament  le Trastuzumab (anticorps monoclonal). Ces thérapies sont en général bien tolérées car elles n’agissent pas sur les cellules saines. De plus, les effets secondaires (maux de tête, augmentation de la pression artérielle, allergies) sont temporaires et réversibles.
 
A l’heure actuelle, la situation est très favorable à la guérison du cancer du sein. La baisse de mortalité est liée en partie au dépistage précoce et à de nouveaux traitements plus efficaces. Ce phénomène est également dû à la prise en charge des malades par le personnel soignant à l’hôpital, par le médecin traitant et les pharmaciens de plus en plus formés au suivi des différentes thérapies de façon à améliorer la qualité de vie des patients pendant et après leur traitement. 
 
Béatrice Dupuy Lorvin Dr en Pharmacie
 
 
 
 
 
 

 

Le sommeil, un tiers de sa vie à dormir

Le sommeil, un tiers de sa vie à dormir

 

Chaque personne a un rythme de sommeil qui lui est propre avec des besoins, des horaires, des habitudes spécifiques. Mais, le sommeil doit s’adapter aux horaires de travail contraignants, au rythme des enfants, du conjoint, de nos soirées entre amis… Votre sommeil joue sur votre santé, votre qualité de vie et vos relations avec les autres. Ne pas dormir correctement peut vite devenir un calvaire. Il est souvent utile alors d’apprendre ou de réapprendre à dormir.

Dormir n’est pas une perte de temps. Le sommeil préserve votre bien-être et votre santé. En effet, le sommeil permet de récupérer physiquement, psychologiquement et intellectuellement. De plus, il favorise la concentration et la mémorisation des informations reçues. Pour lutter contre le stress et maintenir un bon équilibre affectif, bien dormir est essentiel. Enfin, le sommeil assure la croissance chez l’enfant et la production d’hormones nécessaires à la régénération des cellules de l’organisme (cicatrisation, renouvellement cellulaire).

L’homme est programmé pour dormir de manière préférentielle à deux moments particuliers : la nuit et en milieu d’après-midi. Peretz Lavie, u
Un chercheur israélien, Peretz Lavie,  parle des « portes du sommeil ».
Elles s’ouvrent dans la soirée et vers 13 ou 14 heures. La période autour de 3 ou 4 heures du matin est particulièrement importante. A ce moment, le sommeil est quasi obligatoire.
Les risques d’accidents y sont augmentés car la vigilance diminue. Sur la route, les accidents mortels sont plus fréquents dans cette tranche horaire. A l’heure de la sieste, l’envie de dormir n’est pas spécialement liée au repas, bien qu’elle soit accentuée par un repas abondant.

 

Les phases du sommeil

 


Votre sommeil est constitué d’une succession de cycles. Il y en a 4 à 5 en moyenne. Chacun d’entre eux dure environ 90 minutes et se compose de plusieurs phases.

La phase d’endormissement. Elle correspond au moment aux les signes physiologiques du sommeil surviennent comme les bâillements, la sensation de paupières lourdes. L’activité cérébrale ralentit mais, le moindre bruit vous réveille. Cette phase dure entre 15 et 20 minutes.

Le sommeil léger se caractérise par le ralentissement de l’activité cérébrale, du cœur et de la respiration. A la moindre stimulation, on risque de se réveiller.
Le sommeil profond correspond à la phase de récupération physique. Le ralentissement cérébral est plus marqué et, a contrario, le tonus musculaire est certain. On dit souvent qu’on dort « à poings fermés », il est alors difficile de réveiller le dormeur. Ces deux phases durent de 70 à 100 minutes.

Le sommeil paradoxal sert à la récupération psychique. C’est pendant cette phase que vous révez.
L’activité cérébrale et le mouvement des yeux sont proches de l’éveil mais le corps est profondément endormi.
Suit alors une fin de cycle à laquelle va succède un nouveau cycle de sommeil ou au réveil. Il s’agit donc d’une phase de sommeil transitoire. Le sommeil paradoxal et la fin de cycle durent aussi entre 70 et 100 minutes.

 

Le manque de sommeil

En général, on récupère très vite d’une « mauvaise nuit ». D’autant plus qu’un manque de sommeil peut passer inaperçu au début. Par contre, s’il se prolonge, il va entraîner un repos insuffisant et ce qu’on appelle des dettes de sommeil. Une consultation médicale s’impose.
Pour mieux appréhender la qualité de votre sommeil, il existe des tests.

Ce test, d’après « l’échelle de somnolence d’Epworth », peut vous permettre de connaître votre niveau de somnolence en journée. Pour chacune de ces situations, attribuez de 0 point = jamais envie de dormir) à  3 points = fort risque de s’endormir :

 

 

Situation

Jamais = 0 point

Faible = 1 point

Moyen = 2 points

Fort = 3 points

En train de lire.

 

 

 

 

 

Devant la télévision ou au cinéma

 

 

 

 

 

Assis inactif dans un lieu public, salle d’attente, en cours, en réunion...

 

 

 

 

Passager d’une voiture ou d’un trans-

port en commun roulant depuis plus

d’une heure sans interruption.

 

 

 

 

Allongé, l’après-midi.

 

 

 

 

 

Assis, en train de parler à quelqu’un.

 

 

 

 

 

Assis au calme, à la fin d’un repas sans alcool.

 

 

 

 

Dans une voiture immobilisée

quelques minutes, à un feu rouge ou

dans un embouteillage.

 

 

 

 

   
 

 

En dessous de 8, vous n’avez pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, vous présentez un déficit de sommeil, revoyez vos habitudes
Au delà de 15, il est conseillé de consulter un médecin

Source : brochure SMEREP


Quel dormeur êtes-vous

D’une manière générale, le besoin en heures de sommeil varie d’une personne à l’autre. Certaines ont besoin de 9 heures voir jusqu’à 12h par nuit. Ce sont de longs dormeurs. Les courts dormeurs se contentent de moins de 6 heures. Le record appartient à un Australien qui dort 3h30 par nuit. La bonne durée de sommeil est celle qui vous permet d’être en forme. À chacun de trouver la sienne.

Si, vous êtes relativement en forme après 3 heures de sommeil, si en vacances, vous ne dormez pas beaucoup plus que pendant le reste de l’année, si vous ne dormez jamais plus de 8 heures, si vous n’aimez pas traîner au lit, c’est que vous n’avez pas besoin de beaucoup de sommeil.
Au contraire, vous avez besoin de beaucoup de sommeil si vous supportez très mal de dormir peu, si vous dormez beaucoup plus longtemps en vacances ou en week-ends que pendant l’année.

Etes-vous du matin ou du soir ?
Vous pouvez le savoir en réalisant un test sur le site de réseau morphée en cliquant ci-dessous.
http://www.reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/quel-dormeur/soir-matin/questionnaire-de-typologie-circadienne-de-horne-et-ostberg


L’insomnie

Trois français sur quatre souffrent d’insomnie selon la SOFRES. Elle est dite sévère dans 9 % des cas. Un sommeil de mauvaise qualité et des difficultés d’endormissement, des réveils multiples dans la nuit, ou un réveil trop précoce le matin sont révélateurs d’insomnie.  Les conséquences sont nombreuses : fatigue, irritabilité, troubles de l’humeur, de la mémoire ou de la concentration.
Occasionnelle ou transitoire, elle est
Liée à un événement particulier ou à un environnement perturbant, elle est dite occasionnelle et la plupart du temps sans conséquences graves. Par contre, si elle évolue sur plusieurs mois voire des années, elle devient chronique. Il convient alors d’en rechercher les causes qui le plus souvent sont psychologiques. Source : Institut National du Sommeil et de la Vigilance

 

Les apnées du sommeil

Elles se définissent par des arrêts répétés de la respiration au cours du sommeil. Le plus souvent, ces pauses résultent d’un blocage au passage de l’air dans les voies aériennes supérieures, les apnées « obstructives ». Si elles durent plus de 10 secondes, elles sont pathologiques. Nombreuses, elles fatiguent le cœur, provoque un réveil matinal difficile, avec une sensation de fatigue dès le lever, une somnolence excessive la journée. Les apnées du sommeil augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.
Environ 2 à 4 % de la population générale souffre d’un syndrome d’apnées du sommeil, les hommes plus que les femmes. Sont touchés, 80 % des patients ayant une hypertension artérielle résistante au traitement, 77 % des patients ayant une obésité majeure, 50 % des patients ayant une insuffisance cardiaque, 1/3 des patients diabétiques. Source :  réseau morphée

 

Le saviez-vous ?

Sur autoroute, 1 accident sur 3  est lié à la somnolence, 1 accident sur 6 à l’alcool
et 1 sur 10 à la vitesse. Les heures à risques sont bien entendu la nuit, entre 2h et 7h du matin, mais aussi l’après-midi, entre 14h et 16h.

Des sites à consulter

Réseau Morphée 
http://www.reseau-morphee.fr
Un réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil.

Un dossier "Troubles du sommeil et handicap"
http://www.reseau-lucioles.org/Dossier-Troubles-du-sommeil-et.html

 

L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance organise la Journée du Sommeil®. www.institut-sommeil-vigilance.org

Vous trouverez sur ce site des informations et les adresses des centres de sommeil.



 

La toilette de bébé

 

La toilette de bébé

La toilette du bébé est un moment particulier pour lui comme pour les parents. Si certains des soins s’avèrent désagréables pour l’enfant, il importe pour autant de lui faire découvrir le plaisir de l’eau que de lui apprendre les gestes d’hygiène indispensables. Très vite, il convient de prendre soin des yeux, du  nez, des oreilles comme des fesses de votre bébé pour son confort et son bien-être.

 

 

 

Le bain de bébé


Le bain constitue le moyen le plus simple et le plus efficace pour laver correctement votre bébé. Cependant, le passage à la maternité est de plus en plus court, les parents n’ont pas toujours le temps de bien apprendre les gestes indispensables de la toilette de bébé.
L’idéal de donner un bain par jour, dans une baignoire en plastique ou gonflable. Prévoyez aussi, si vous le souhaitez, un mini-transat pour maintenir le bébé la tête hors de l’ea. Le plus important est de s’assurer de la bonne température de l’eau d’environ 37°C, une eau trop chaude et vous risquez de brûler votre enfant dont la peau est encore fragile. Vous pouvez savonner votre bébé directement avec les mains ou à l’aide d’un gant très doux. Dans tous les cas, ne le laissez pas plus de 5 minutes dans son bain car la température de l’eau diminue vite et il ne faut jamais ajouter de l’eau chaude quand le bébé y est. Là aussi trop de risques de brûlures.
Pour laver le corps, utilisez un gel lavant spécifique ou un savon dermatologique surgras. Evitez les éponges même naturelles.
Le shampoing est à faire tous les jours, au moins jusqu’à 4 mois. Cela évitera les croûtes de lait. Utilisez shampoing très doux adapté et rincez bien.
Enroulez délicatement votre bébé dans une grande serviette éponge dès que vous le sortez en prenant soin de bien  sécher les plis de manière à éviter une irritation à cause de l’humidité.

Les soins quotidiens

Pas toujours très appréciés par votre bébé, ces petits nettoyages sont pourtant indispensables. Plus vous l’habituerez, mieux il acceptera et ces séances deviendront naturelles. Pensez à bien lui tenir la tête pour éviter qu’il ne bouge et de le blesser.

Les oreilles
Surtout ne pas prendre des cotons-tiges pour nettoyer le pavillon et le bord de l'oreille, une petite mèche de coton bien sèche fera l’affaire. Ne cherchez pas à pénétrer dans le conduit auditif au risque de lui percer le tympan.

Le nez
Chaque jour, vous utiliserez, là aussi, des mèches de coton imbibées de sérum physiologique en pensant à changer pour chaque narine.
Pour bien enlever toutes les mucosités, faites tourner délicatement le coton. Tant que bébé ne sait pas se moucher, il est possible de prendre des mouche-bébés sans oublier de vaporiser du sérum physiologique de manière à dégager correctement les voies nasales.

Les yeux
Les yeux et les cils du nouveau-né sont souvent collés le matin, il faut donc les nettoyer tous les jours. Faites-le avec une compresse stérile pour chaque œil imbibée de sérum physiologique. Vous devez commencer par le bord le plus propre de manière à ne pas étaler les sécrétions sur tout l'oeil.
Vous pouvez observer parfois de sécrétions blanches, qui peuvent être accompagnées d'un peu de sang. Elles sont provoquées par la chute du taux de progestérone apporté par la mère pendant la grossesse et ne présentent pas un caractère infectieux. Si elles ne disparaissent pas, consultez votre médecin ou votre pédiatre.

Le change
La première précaution est de ne jamais vous éloignez de la table à langer. Ne jamais laisser votre bébé seul, les chutes sont malheureusement fréquentes. Il est même conseillé de  garder une main posée sur votre bébé.
Pendant les premiers mois, vous changez votre bébé de cinq à dix par jour. L’idéal est toujours le faire sur une serviette propre. Bien essuyer les fesses du bébé avec la couche puis repliez la couche sur elle-même en la plaçant sous les fesses. La couche propre doit être bien centrée et les attaches à hauteur du nombril. Pour les garçons, penser à mettre la verge vers le bas, cela éviter qu’ils se mouillent le ventre.
Les selles et les urines sont acides et porteuses de bactéries irritantes. De ce fait, la toilette du siège constitue un véritable soin de protection pour la peau de bébé.
Pensez à toujours laver le siège d’avant en arrière, apportez une attention particulière pour bien sécher les plis de l’aine et en douceur sur les organes génitaux qui sont sensibles.
Pour une petite fille, il est préférable de prendre une compresse ou un coton mouillé sans savon pour le passer dans tous les replis (y compris les petites lèvres) et toujours de la vulve vers l’anus.
Pour un petit garçon, inutile de décalotter le prépuce avant 4 mois. Utilisez là aussi une compresse ou un coton mouillé sans savon pour le pénis et l’extrémité du gland.
En cas de rougeurs et d’irritations, pensez à bien protéger la peau et apaiser l’épiderme fessier à l’aide d’une pommade adaptée.

Les ongles
Il ne faut pas couper les ongles de votre bébé pendant le premier mois. Ensuite, faites le régulièrement et surveillez bien qu’ils ne soient pas trop longs ou cassés. Votre bébé risquerait alors de se griffer le visage. Il faut utiliser des ciseaux spécialement conçus pour les bébés, ils sont recourbés et possèdent des bouts bien ronds. Attention tout de même à ne pas couper les ongles trop courts.

Les soins particuliers

Le cordon ombilical
Votre bébé aura toujours son cordon ombilical en rentrant de la maternité puisqu’en général celui-ci ne tombe qu’entre le 5e et le 15e jour. La plupart des médecins préconise des soins minimums, il suffit d’appliquer à chaque change de l’éosine à la base du cordon.  Le laisser suffisamment aéré permettra qu’il tombe plus vite. Faites attention à ce que la couche ne frotte pas cette partie. Une fois cordon tombé naturellement,  la petite plaie soit cicatriser assez vite. Consultez votre médecin ou votre pédiatre si vous observez un écoulement à ce niveau.

La peau du bébé
Si elle a souvent une belle couleur et paraît bien douce, la peau de bébé est fine et fragile. Elle ne lui permet pas toujours de se défendre vis-à-vis des agressions. Elle est aussi en général très blanche car l’épiderme, la couche la plus superficielle de la peau, ne contient pas de mélanocytes, ces cellules qui pigment la peau.
Il faut donc utiliser des produits adaptés à ce type de peau et la protéger des agresseurs que sont les frottements des couches, l'humidité prolongée, l'eau du bain trop calcaire, la chaleur, le froid, la pollution et bien entendu le soleil.
Votre pharmacien est là pour vous conseiller sur ses gammes de produits qui ne doivent pas être colorés ni parfumés.

 

Le saviez-vous
Les glandes sudorales et sébacées du bébé ne  fonctionnent pas vraiment. Elles sont principalement situées au niveau des paumes de mains, des pieds et de la tête. C’est pourquoi, un bébé régule mal sa température, il va au contraire réagir de façon plus intense au chaud comme au froid.

 

 

Philippe Duperray
Docteur en Pharmacie

 

 


 

L'hypertension artérielle, un mal silencieux

 

L'HTA

En France, 16 millions de personnes souffrent d’hypertension. Souvent mal ou pas diagnostiquée, l’hypertension constitue un facteur de risque très important pour la santé. Ses conséquences dramatiques s’appellent infarctus, accident vasculaire, insuffisance cardiaque. Il convient donc de tout faire pour la prévenir et éviter qu’elle ne s’installe durablement.

 

 

 

L’hypertension artérielle (ou HTA) se définit par une élévation trop importante de la pression du sang dans les artères même quand la personne est au repos. Elle est caractérisée par deux chiffres : la pression systolique et la pression diastolique.
La pression artérielle systolique (PAS) correspond au niveau le plus élevé quand la pression du sang est maximale car le cœur se contracte et propulse le sang dans les artères. La pression artérielle diastolique (PAD) mesure la pression du sang minimale quand le coeur se relâche.

Le tensiomètre sert à mesurer la pression artérielle qui s’exprime en millimètres de mercure (mmHg), par exemple 130/80 mmHg. Couramment, on dira 13/8, c’est à dire en centimètres de mercure. L’hypertension artérielle (HTA) est diagnostiquée quand la pression artérielle a été mesurée à plusieurs reprises, chez un sujet au repos depuis quelques minutes, à plus de 140 mmHg pour la PAS ou à plus de 90 mmHg pour la PAD.

Les artères transportent le sang du cœur vers tous les tissus et organes du corps pour les oxygéner. Selon leur taille, elles s’appellent artères, artérioles ou capillaires. L’hypertension modifie les parois des grosses artères qui se rigidifient et perdent alors de leur souplesse. Les petites artères, quant à elles s’épaississent, elles perdent de leur capacité à se dilater. Bien entendu, la souplesse et la dilatation des artères se modifient avec l’âge mais, l’hypertension artérielle est un des principaux facteurs qui agit sur leur bon fonctionnement des artères.

Les conséquences se font sentir au fil des ans si rien n’est mis en place pour diminuer l’hypertension. Cela entraîne une mauvaise à une mauvaise irrigation du cœur, du  cerveau, du rein et d’autres organes. Les complications les plus fréquentes sont ensuite l’infarctus, l’accident vasculaire cérébral ou l’insuffisance rénale.
L’hypertension artérielle est responsable de 7 millions de morts dans le monde par an, et de la moitié des accidents cardio-vasculaires en France. Les causes de la maladie sont multiples, comme l’âge, l hérédité, l’excès de consommation de sel ou d’alcool, une surcharge pondérale, une maladie rénale ou métabolique comme le diabète. Comme nous l’avons déjà dit cela entraîne un vieillissement prématuré du cœur, du cerveau et des reins.


Une maladie silencieuse


Fort heureusement, des traitements permettent de baisser la pression artérielle, le mauvais cholestérol ou l’excès de sucre. Ils ralentissent ainsi l’effet néfaste de ces facteurs sur la paroi des artères, et contribuent à prévenir les maladies associées. Mai, le meilleur moyen de ne pas souffrir d’hypertension reste la prévention et une bonne hygiène de vie.

En effet, l’hypertension artérielle est une maladie silencieuse, elle nécessite donc un dépistage. Si vous découvrez que vous êtes hypertendu, vous pouvez faire baisser votre pression artérielle en suivant un traitement médicamenteux. Il convient aussi d’adopter de bonnes règles d’hygiène de vie. C’est fondamental car toutes les études menées depuis plusieurs années montrent clairement que la baisse de la pression artérielle diminue le nombre d’accidents cardio-vasculaires comme les AVC, l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale. Environ 4 millions de Français ne seraient pas diagnostiqués ou encore traités alors que cette maladie demeure la plus fréquente dans notre pays, Il est donc primordial de penser à la prévention et au dépistage.

Pour vérifier votre tension et éventuellement voir si vous souffrez d’une hypertension artérielle, vous pouvez réaliser un relevé d’automesures. Votre pharmacien peut vous y aider. Cependant faîtes attention, la tension artérielle d’une personne en bonne santé n’est pas stable. Elle peut varier selon l’environnement, l’émotion, le stress ou l’activité physique.


Prévenir  grâce à l’automesure


La pression normale doit être inférieure à 135 mmhg pour la pression systolique et à 85 mmHg pour la pression diastolique. Il est inutile de prendre sa tension tous les jours. En fait, il suffit de faire un relevé quelques jours avant la consultation chez votre médecin. Quelques conseils cependant pour que vous obteniez des résultats précis qui ne varient pas.

Prenez votre tension à l’aide d’un auto-tensiomètre  au calme, au repos et en position assise. La Haute Autorité de Santé (HAS) et le Comité Français de la Lutte contre l’Hypertension Artérielle (CFLHTA) recommandent d’appliquer « la règle de 3 ». Il s’agit  d’effectuer les prises de tension :
•  3 fois le matin avant le petit-déjeuner
•  3 fois le soir avant le coucher
•  3 jours consécutifs

 


Ce relevé d’automesure va aider votre médecin pour décider de débuter ou non un traitement contre l’hypertension. Si vous êtes déjà sous traitement, le relevé sert à apprécier l’efficacité du traitement, il doit donc être réalisé avant chaque visite chez le médecin.

Pour prendre vous-même votre tension il existe plusieurs sortes d’apparteil. Le tensiomètre positionné au poignet s’avère plus facile d’utilisation , le tensiomètre avec brassard positionné sur le bras est souvent considéré comme plus fiable. Demandez conseil à votre pharmacien pour choisir l’appareil le mieux adapté pour vous  et bien connaître son utilisation.

Pour de nombreuses personnes hypertendues, un traitement par des médicaments est nécessaire. Il va permettre d’assurer une bonne protection du cœur, du cerveau, des reins et des vaisseaux. Il existe plusieurs types médicaments :
- les diurétiques qui agissent sur les reins éliminent le sel en excès.
- les bêta-bloquants ont une action sur le cœur et les vaisseaux.
- les inhibiteurs de l’enzyme de conversion diminuent la production d’une substance appelée angiotensine qui favorise la contraction des vaisseaux.


D’autres facteurs peuvent s’ajouter à l’HTA et potentialiser les risques d’accident. Il s’agit de l’excès de cholestérol, du diabète, du  tabac et de l’alcool. C’est pourquoi, en cas d’hypertension, il convient de rechercher la présence ou non de ces facteurs, de manière à évaluer correctement les risques d’avoir une maladie cardiaque ou vasculaire.


Une bonne hygiène de vie


Dans tous les cas, des règles d’hygiène de vie et une alimentation équilibrée contribuent à réguler la pression artérielle. Il convient d’avoir une alimentation moins riche en sel. En effet, l’excès de consommation de sel rend plus difficile le traitement de l’hypertension. Une consommation est dit excessive si elle dépasse 12 grammes par jour. De plus en réduisant de moitié cet apport en sel, vous abaissez sensiblement  la pression artérielle. Moins de pain, defromage, de charcuterie, de biscuits apéritif, et certaines préparations culinaires industrielles, pas de salière à table !

Une alimentation  équilibrée vous aidera à diminuer un excès de poids qui constitue le principal ennemi de l’hypertendu. En perdant quelques kilos, vous vous sentirez mieux et cela  baissera votre PA. Pour cela pensez à prendre trois repas par jour, à éviter la surconsommation de sucre, de féculents (pain, pâtes, riz…) et de viande rouge riche en graisses, à privilégier les fruits, les légumes, la viande blanche (volaille) et le poisson, à réduire votre consommation d’alcool et à limiter la consommation des sodas.


Quelques chiffres sur l’HTA en France


Près de 11 millions d’hypertendus sont traités
Près de 4 millions d’hypertendus ne sont pas dépistés
1 Français sur 2 âgé de plus de 65 ans est concerné
46 % des hypertendus sont également traités pour un excès de cholestérol
17 % des hypertendus souffrent d’un diabète associé
12 % des hypertendus fument
Seuls 1/3 des hypertendus possède un appareil d’auto-mesure de la tension artérielle

 

 

 

Sources
Comité Français de lutte contre l’HTA www.comitehta.org
Fondation de recherche sur l’Hypertension artérielle www.frhta.org