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Mal de dos ? Le bon traitement, c'est le mouvement

Lancé en novembre 2017 dans le but de lutter contre les fausses croyances relatives au mal de dos et de développer de nouveaux comportements, le programme de sensibilisation porté par l’Assurance Maladie avec ses partenaires1 porte ses fruits. Les opinions et habitudes des Français évoluent dans le bon sens. Ils sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos (respectivement 52 % et 71 %2, soit une évolution de +8 points et +7 points en 4 mois). Ils sont aussi plus nombreux à estimer que le retour rapide au travail aide à mieux prévenir de nouveaux maux du dos et à guérir plus vite (respectivement 59 % et 57 %, +7 points)…

 

 

 

 

En 2017, l’Assurance Maladie lançait un vaste programme de sensibilisation1 pour prévenir le mal de dos et recommander un nouveau comportement permettant d'éviter le passage à la chronicité. Sa signature "Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement" invitait les Français à reprendre ou démarrer dès que possible une activité physique adaptée en cas de mal de dos. Depuis novembre 2017, le programme s'est déployé en plusieurs vagues de campagne successives invitant les personnes souffrant du dos à ne pas arrêter leurs activités quotidiennes, de loisir ou professionnelles : parce que « pour que le mal de dos s’arrête, mieux vaut ne pas s’arrêter ».

Depuis 2017, le baromètre mené par l'institut BVA pour l'Assurance Maladie mesure régulièrement les évolutions des connaissances et des comportements des Français, des médecins généralistes et des employeurs face au mal du siècle. Les résultats de la dernière vague de l'enquête réalisée par Internet du 14 juin au 1er juillet 2019 auprès d’un échantillon national représentatif de 2000 Français âgés de 18 ans et plus sont particulièrement encourageants.

 

Les Français davantage favorables à pratiquer une activité physique ou professionnelle pour luttercontre le mal de dos

Face au mal au dos, les Français poursuivent-ils leurs activités quotidiennes et professionnelles ou s’arrêtent-ils ? Les résultats du baromètre BVA révèlent que les Français sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos(respectivement 52 % et 71 %, soit une évolution de +8 points et +7 points en 4 mois). Dans les faits, seulement 25 % des Français déclarent s'arrêter de travailler en cas de mal de dos et ils ne sont plus que 39 % à stopper leurs activités quotidiennes (5 points de moins en 4 mois). Ils sont désormais 83 % à considérer que « lorsqu’on a mal au dos, il vaut mieux continuer sa vie normalement » (+6 points en 4  mois). Plus encore, le lien entre la poursuite des activités quotidiennes/professionnelles et le soulagement rapide des maux de dos est désormais bien installé : les répondants sont respectivement 74 % et 70 % à l’affirmer (+13 et +12 points en 4 mois). Ils sont même plus nombreux à estimer que le retour rapide au travail aide à mieux prévenir de nouveaux maux de dos, d'une part, et à guérir plus vite, d'autre part (respectivement 59% et 57%, +7 points dans les deux cas).

 

Consultation pour lombalgie : moins d’arrêts maladie en 1ère intention et plus de conseils de la part des médecins généralistes

Si les patients attendent majoritairement un diagnostic précis (43 %) et la prescription de médicaments pour soulager la douleur (45 %) lors d’une consultation pour lombalgie, ils attendent aussi de l'information (36 %) et des conseils (25 %). Sur ce point, on note une évolution dans le comportement des médecins généralistes qui privilégient de plus en plus les conseils en 1ère consultation et qui repoussent davantage la prescription d’arrêts de travail en 2e consultation : depuis la première mesure du baromètre, la prescription d’arrêts de travail en première intention est passée de 65 % (2017) à 46 % (2018) puis 30 % (2019), soit un recul de 35 points.

 

Une campagne appréciée des employeurs qui saluent son effet incitatif

Un volet spécifique de la campagne a été décliné en novembre 2018 auprès des employeurs afin de les inciter à mettre en place des mesures de prévention pour lutter contre le mal de dos de leurs salariés. Ceci, à travers des annonces presse dans les médias professionnels, des bannières sur Internet, des chroniques radio ainsi qu’un kit de communication à la main des employeurs. Les résultats sont également au rendez-vous puisque 67 % des employeurs ayant au moins 1 salarié estiment que cette campagne encourage à la mise en place d’actions de prévention. Enfin, 92 % d’entre eux saluent le fait que l’Assurance Maladie – Risques professionnels ait lancé cette campagne de prévention à leur destination.

 

Pour voir le film

 


Source Assurance Maladie le 20 septembre 2019 

Théragora 

 

Dos, n'attendez pas d'avoir mal

 

Nous passons une partie conséquente de notre temps éveillé assis, debout ou en marchant.

Être attentif à sa posture, à se tenir droit plutôt que voûté, permet de ménager la santé de la colonne vertébrale.
A tout âge, sans en avoir conscience, des gestes et postures inadaptés peuvent provoquer des douleurs. Comprendre les causes de vos douleurs, suivre quelques règles simples et améliorer sa posture, sont les premiers pas vers le mieux-être.

Ce sera la thématique de la prochaine campagne de sensibilisation et d’information de l’Association Française de Chiropraxie. A l’occasion de la journée mondiale de la colonne vertébrale du 16 octobre prochain, les chiropracteurs offriront, du 14 au 19 octobre sur rendez-vous, un bilan vertébral et postur


Ce bilan chiropratique offert par les chiropracteurs de l’Association Française de Chiropraxie dans les cabinets la semaine du lundi 14 au samedi 19 octobre, permettra de détecter des troubles neuromusculosquelettiques, d’en identifier les causes et de délivrer des conseils de nature à prévenir et apaiser les douleurs. Lors de ces rendez-vous, les chiropracteurs pourront également proposer un plan de traitement.
Il suffit de contacter le praticien le plus proche pour prendre rendez-vous. Trouvez un chiropracteur : www.chiropraxie.com

La Journée mondiale de la colonne vertébrale, le 16 octobre, est une campagne de sensibilisation et d’information, portée au niveau international par les instances de représentation des chiropracteurs, à des fins de prévention des troubles musculo-squelettiques. L’édition 2019 sera appuyée par une campagne digitale sur la nécessaire compréhension des causes des douleurs pour accéder au mieux-être

 

 

Plus d'infos CHIROPRAXIE & RECHERCHE : QUOI DE NEUF ?

 

Pendant la grossesse, pas d'alcool !!!

L’alcool est très présent dans notre environnement et les invitations à en consommer ne manquent pas. Il se peut que vous soyez sollicitée durant la période particulière de votre grossesse.

 
 
L’EXISTENCE D’UN RISQUE
Quand vous consommez de l’alcool durant votre grossesse, il passe dans le sang du bébé par l’intermédiaire du placenta. Or, l’alcool est toxique pour le fœtus, il peut nuire à son développement. Il peut être à l’origine de malformations des organes ou entraîner des atteintes du cerveau.
 
Ce sont les consommations d’alcool importantes et régulières qui sont à l’origine des problèmes les plus graves (que l’on appelle syndrome d’alcoolisation fœtale ou SAF). Toutefois, des consommations plus ponctuelles peuvent également avoir des conséquences sur le bébé.
 
Tout en connaissant les conséquences de l’alcool sur la grossesse, personne n’est capable de fixer la quantité d’alcool qui serait sans risque pour l’enfant à naître.
 
UN PRINCIPE DE PRÉCAUTION : 0 ALCOOL DURANT LA GROSSESSE
C’est pourquoi, selon l’application d’un principe de précaution, il vous est conseillé de ne pas consommer d’alcool tout au long de votre grossesse. Toutefois, suivre cette recommandation à la lettre n’est pas toujours facile. Dans tous les cas, si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à en parler aux soignants qui suivent votre grossesse ou à des professionnels spécialisés dans l’accompagnement des femmes enceintes en difficulté avec l’alcool.
 
Si vous avez consommé de l’alcool depuis le début de votre grossesse, sachez que l’arrêt est bénéfique à tout moment.

 

Pendant l'été, gare aux piqûres et aux morsures

L’été, c’est la saison des randonnées, des balades dans la nature, des activités dans le jardin, des repas en terrasse… C’est aussi la saison où moustiques, tiques, abeilles, frelons et vipères sont de sortie et peuvent piquer ou mordre, avec des conséquences parfois graves pour la santé.

Les piqures de moustiques tigres et de tiques sont susceptibles de transmettre des maladies infectieuses, telles que la dengue, le zika, le Chikungunya ou la maladie de Lyme (pour les tiques). Les piqûres d’abeilles, de guêpes et de frelons peuvent provoquer de graves allergies. Quant aux morsures des vipères, elles peuvent occasionner des problèmes médicaux par envenimation.

 

 

Source Ministère des Solidarités et de la santé - été 2019

 

Alcool : 2 verres par jour et pas tous les jours

Les comportements des Français vis-à-vis de l’alcool, leurs modes de consommation, les risques pour la santé et leur perception, l’impact sur la mortalité, tout comme les modes d’approvisionnement des jeunes de 17 ans auxquels la vente d’alcool est interdite, forment un ensemble de connaissances qui permettent de fonder les stratégies de prévention des consommations excessives d’alcool et d’adapter au mieux les interventions et actions de prévention. 

 

Ainsi, nous constatons : 

• une consommation d’alcool en France qui reste, en 2017, à un niveau élevé et relativement stable par rapport aux années précédentes : la quantité d’alcool pur consommée par habitant de plus de 15 ans est équivalente à celle de 2013 (11,7 litres). 

• une très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe (JB Richard et coll.). Ainsi, 

– les consommations quotidiennes d’alcool s’observent essentiellement chez les 65-75 ans (26%) ; elles ne sont que 2,3% chez les 18-24 ans. En moyenne, 10% des 18-75 ans déclarent consommer de l’alcool chaque jour et les hommes trois fois plus que les femmes ;

 – à l’inverse, les ivresses régulières (au moins dix ivresses au cours des 12 derniers mois) s’observent principalement chez les jeunes de 18 à 24 ans et concernent 19,4% d’entre eux en 2017, contre moins de 1% des plus de 55 ans.

Les données de l’enquête Escapad (OFDT) chez les jeunes mineurs de 17 ans (A Philippon et coll.) confirment les données sur l’ivresse ; ils étaient 16,4% à déclarer avoir connu trois alcoolisations ponctuelles importantes dans le mois précédant l’enquête. Les mêmes jeunes mineurs interrogés dans le cadre de l’enquête Escapad n’éprouvent aucune difficulté à s’approvisionner en alcool ; ceux qui ont déclaré avoir bu des boissons alcoolisées dans le mois les ont achetées en magasin pour 91% d’entre eux ; ils sont même 77,5% à en avoir consommé dans un débit de boisson.

L’interdiction de vente aux mineurs peut donc être considérée comme non respectée.

• qu’il existe une frange de très gros buveurs : 10% des 18-75 ans boivent à eux seuls 58% de l’alcool consommé.

• que l’impact très élevé de l’alcool sur la mortalité se confirme. C Bonaldi et C Hill ont actualisé les fractions de mortalité attribuables à l’alcool qui dataient de 2009. Ils estiment à 41 000 le nombre de décès attribuables à l’alcool en France en 2015 : 30 000 chez l’homme et 11 000 chez la femme. L’alcool serait responsable en France de 7% des décès. C’est plus que ce qui est observé dans nombre d’autres pays européens.
Le fardeau sanitaire global lié à la consommation d’alcool est en effet très important, comme le confirme une récente étude mondiale parue dans la prestigieuse revue médicale anglaise The Lancet, intégrant 195 pays 1. Les minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool sont réduits à néant par ses effets délétères. Les auteurs montrent que boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité, n’est pas sans risque pour la santé. Pour résumer les résultats de l’étude, l’une de ses auteurs, le Pr E. Gakidou, conclut : Less is better, none is best.

 

Il est donc nécessaire de réduire la consommation d’alcool pour en limiter les risques sanitaires et les dommages sociaux. Mais comment concilier le fait que la consommation occasionnelle d’alcool soit, pour une majorité de Français, synonyme de plaisir et de convivialité alors que ses usages sont à l’origine d’une très forte morbidité et mortalité dans notre pays et partout où il est consommé dans le monde ?

 

 

Développer une stratégie de réduction de risques

La solution de réconciliation est d’aborder la consommation d’alcool selon une stratégie de réduction des risques. Un travail d’expertise scientifique réalisé sous l’égide de Santé publique France et de l’Institut national du cancer (INCa), rendu public en mai 2017, ouvre la voie 2. Après avoir analysé les risques, les experts ont estimé qu’il fallait trouver un compromis entre les risques attribuables à l’alcool au sein d’une population donnée et le risque acceptable pour un individu qui choisit d’en consommer en connaissance de cause.

Sur la base de ce ratio « risque/plaisir », ils ont fixé des repères pour la consommation. Ils recommandent ainsi aux personnes choisissant de consommer de l’alcool de ne pas dépasser deux verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation, ce qui peut se traduire par : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours ».

Ces repères sont d’autant plus attendus qu’ils s’inscrivent dans une tendance à la régulation constatée au sein de la population française. Ainsi, parmi les consommateurs d’alcool, le pourcentage de ceux qui consomment au moins un verre par jour est passé de 24% en 1992 à 10% en 2017. I Obradovic et MA Douchet montrent bien, dans leur focus sur l’étude Aramis, comment les jeunes développent des stratégies d’auto-réduction de risques et des systèmes de régulation solidaire ; jeunes qui sont demandeurs de repères...

Les Français ont donc déjà amorcé une synthèse raisonnable, conciliant plaisir et consommation à moindre risque. Promouvoir ces nouveaux repères de façon concordante, quel qu’en soit l’émetteur – pouvoirs publics, producteurs, industriels, débitants… – serait une bonne manière de leur montrer qu’ils ont fait le bon choix : le choix d’une consommation à moindre risque. 

 

Source Bourdillon F. Éditorial. Alcool et réduction des risques. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(5-6):88-9.
http://invs.santepublique france.fr/beh/2019/5-6/2019_5-6_0.html


Références

[1] GBD 2017 Risk Factor Collaborators. Global, regional, and national comparative risk assessment of 84 behavioural, environmental and occupational, and metabolic risks or clusters of risks for 195 countries and territories, 1990-2017: A systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet. 2018;392(10159):1923-94.

[2] Santé publique France, Institut national du cancer. Avis d’experts relatif à l’évolution du discours public en matière de consommation d’alcool en France. Saint-Maurice: Santé publique France; 2017. 149 p. https://www.santepubliquefrance. fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discourspublic- en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-Franceorganise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca

 

 

Le temps de sommeil est en baisse

Le sommeil est reconnu, par tous et depuis toujours, comme un facteur essentiel d’équilibre psychologique et de récupération physique et mentale, quel que soit notre âge, notre environnement, notre état de santé. Il est aussi un plaisir indissociable du repos, du temps personnel et familial, un moment intime de nos habitudes de vie. Ce sommeil est-il en train de disparaître ?

 

 

Un déclin de sommeil préoccupant 

Le déclin du temps de sommeil est en effet préoccupant, tant il parait toucher de manière inexorable nos civilisations connectées. Car partout de par le monde, du Brésil au Japon, des États-Unis à la Chine, de l’Europe à l’Australie, le constat est le même : la proportion de petits dormeurs, en dette de sommeil, ne cesse d’augmenter. Face à une accélération des rythmes où chacun se veut présent au monde et connecté à tout moment, le sommeil peut apparaître comme un temps facultatif, et il est en effet bien malmené dans la compétition quotidienne qu’il mène face aux loisirs et au travail.

Les enquêtes du Baromètre de Santé publique nFrance sur le sommeil présentées dans ce BEH montrent que ce déclin est d’abord celui du temps de sommeil total des adultes dans la semaine : en moyenne 6 heures 42 minutes par 24 heures en 2017, soit pour la première fois en dessous des 7 heures nminimales quotidiennes habituellement recommandées pour une bonne récupération 1.

 

1/3 des français dort moins de 6 heures par nuit

Mais ce déclin est aussi visible dans la proportion, toujours plus élevée dans la population française, de courts dormeurs, ceux qui dorment moins de 6 heures par nuit et représentent dans cette étude 35,9% des sujets. Plus d’un tiers des Français dorment donc moins de 6 heures. Or on sait par de très nombreuses études épidémiologiques que dormir moins de 6 heures est associé à un risque plus élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de pathologies cardiaques et d’accidents. Dormir moins de 6 heures réduit aussi la vigilance dans la journée, augmente l’irritabilité et perturbe les relations familiales ainsi que la qualité de vie et de travail.

 

Quelles sont les causes du déclin de sommeil ?

Le travail de nuit en est une reconnue. En France, le nombre de travailleurs de nuit est passé de 3,3 millions (15,0% des actifs) en 1990 à 4,3 millions (16,3%) en 2013 2. Or, on sait que les travailleurs denuit dorment en moyenne une heure de moins que les travailleurs de jour, donc l’équivalent d’une nuit de moins par semaine et de 40 nuits de moins par an.

Les conséquences sanitaires du travail de nuit ont été récemment analysées et publiées dans un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) 3 qui confirme combien les travailleurs de nuit ont significativementdavantage de risques de maladies métaboliques, cardiovasculaires, d’accidents et, pour les femmes, de risques lors de la grossesse et de cancer du sein.

Le temps de trajet ou de « connexion » entre domicile et travail est aussi probablement un déterminant fort du déclin du sommeil dans nos mégapoles, de nmême que pour les habitants des zones rurales de plus en plus éloignés des centres de vie active et qui conduisent entre deux et trois heures par jour, rentrant de plus en plus tard, partant de plus en plus tôt et grignotant sur leur temps de sommeil. L’analyse des données du Baromètre de Santé publique France 2017 confirme cette inégalité sociale et territoriale de santé, mettant en évidence que les personnes les moins diplômées ou vivant dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants courent plus de risque d’être courts dormeurs 4.

Le déclin de sommeil est aussi lié, comme chacun peut l’observer, au surinvestissement des adultes comme des enfants dans le temps passé face à des écrans : smartphones, tablettes, ordinateurs et abondance de l’offre culturelle et de divertissementvia ces outils, à toute heure de la soirée et même de la nuit, perturbent le temps dévolu au sommeil. Ce comportement, que certains qualifient d’addictif, nuit maintenant gravement à la continuité et à la durée du sommeil quotidien.

Le sommeil insuffisant est aussi lié à notre environnement nocturne. Le bruit est reconnu comme l’un des premiers perturbateurs du sommeil. Ainsi, par exemple, le sommeil est l’un des indicateurs les plus importants de l’exposition au bruit des avions selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, l’étude prospective DEBATS est menée autour des aéroports pour mesurer l’impact du trafic aérien sur le sommeil des riverains. En ville, le bruit des deux roues motorisés et celui des terrasses de café devenues espaces fumeurs ont aussi été maintes fois mesurés comme perturbateurs. Enfin la pollution lumineuse de nos villes de plus en plus éclairées et le réchauffement climatique ont aussi été évoqués comme agissant négativement sur le sommeil des citadins.

 

Mieux connaître le sommeil pour mieuxle préserver

Ce déclin du temps et de la qualité du sommeil ne doit pas être une fatalité. Trop souvent oublié des stratégies de santé publique, le sommeil est, comme l’alimentation et l’exercice physique, une question essentielle d’information, de sensibilisation et d’éducation pour la santé. Il convient de prendre en compte les divers facteurs du déclin du sommeil en intégrant ces questions dans des politiques de santé publique intersectorielles afin de pouvoir agir sur les environnements.

Plusieurs domaines de prévention pourraient être proposés et évalués.

 

Informer sur le sommeil des Français

C’est l’objectif du Baromètre de Santé publique France qui, depuis plus de 15 ans, intègre des items sommeil pour mieux décrire et comprendre les habitudes et pathologies du sommeil. C’est en observant mieux les causes de dette et de privation de sommeil qu’on peut orienter une information de qualité et convaincante ainsi qu’une politique de santé du sommeil vers ceux qui sont les plus touchés : actifs employés ou agriculteurs, célibataires, personnes à la situation socioéconomique difficile et fumeurs quotidien, par exemple.

Promouvoir ce qui permet d’améliorer le sommeil

• Soigner l’environnement de sa chambre. Préserver son sommeil c’est aussi protéger l’environnement de sa chambre. Idéalement, elle doit être silencieuse, en tout cas bien isolée du bruit des transports extérieurs. Elle doitaussi être suffisamment obscure, en se protégeant de l’éclairage extérieur, car la lumière continue à passer par les paupières fermées au cours de la nuit et perturbe la sécrétion de mélatonine. Les leds ou autres lumières d’alarme doivent être évitées, ainsi que les sonneries des courriels et des téléphones. La température idéale est de 18 °C. Une literie de qualité aide au sommeil. Il est frappant de constater, lorsqu’on demande des photos de leurs chambres à des patients insomniaques, à quel point ces conseils de bon sens ne sont pas respectés.

• Inciter à la sieste quand cela est possible. La pratique de la sieste est très simple et sans coût. Il est démontré que lorsqu’elle est bien faite (20 à 30 minutes), elle a une efficacité  sur le temps de réaction et la qualité de l’éveil suivant la sieste, elle a aussi des bienfaits biologiques en luttant contre l’état inflammatoire lié à la privation de sommeil. À l’école, comme dans l’entreprise chez les travailleurs de nuit, ou chez les chauffeurs professionnels amenés à faire de longues routes, la sieste a été démontrée comme efficace et préventive. Il est aisé de la proposer plus largement.

• Étendre ses heures habituelles de sommeil. L’extension de sommeil est aussi d’une grande efficacité pour faire face à des périodes difficiles de travail, d’examen, de voyage. Le principe, et uniquement lorsqu’on ne souffre pas d’insomnie, est d’étendre ses heures habituelles de sommeil dans la semaine qui précède la période difficile. Grâce aux périodes démontrées d’élasticité et de plasticité du sommeil, chacun peut ainsi prendre des réserves pour affronter des périodes de restriction.

• Promouvoir l’activité physique. Plusieurs revues d’experts et de la littérature ont montré aussi qu’un exercice physique modéré et régulier améliorait le sommeil lent profond et diminuait les symptômes d’insomnie. Il est cependant conseillé de ne pas faire cet exercice le soir trop près du coucher.

• Améliorer son alimentation. Il y a aussi des liens précis entre alimentation et sommeil : les sucres lents ou rapides sont à préférer lors du repas du soir et l’alcool à éviter.

 

Le déclin n’est pas une fatalité

Une fois son sommeil et ces règles simples mieux connues, il nous semble tout à fait possible de redonner sa chance au sommeil et de lutter contre son déclin, qui n’est pas une fatalité. Quelques conseils simples peuvent être déclinés et évalués sur des groupes pilotes ciblés en distinguant bien ce qui relève du comportement individuel et de la nécessaire modification de son environnement.

Agir sur les comportements individuels :

• encourager le développement d’outils d’auto-mesure simples et validés (applications, objets connectés) permettant d’évaluer son temps de sommeil ;

• favoriser les périodes de repos prolongées entre deux cycles de travail de nuit permettant de grandes nuits de sommeil préventives et protectrices de la privation ;

• encourager les noctambules et festifs de nos villes et les deux roues motorisées bruyantes à un meilleur respect du sommeil des riverains…

Agir sur les environnements :

• faciliter chez les étudiants et lycéens un début des cours plus tardif, leur permettant de s’adapter au décalage de l’horloge biologique des adolescents sans perdre trop de sommeil ;

• aménager des espaces de sieste dans les établissements d’éducation, les entreprises, certains wagons réservés des transports en commun, les aires d’autoroute ou certains espaces publics ;

• favoriser en entreprise la prise d’horaires de travail décalés et adaptés au profil soir-matin des employés, tout en respectant le temps de travail, la fonction, favoriser le télétravail lorsqu’il est possible…

 

Ces idées comme bien d’autres doivent être proposées et évaluées, en soutenant les initiatives citoyennes dans le cadre d’une meilleure prise de conscience encouragée par les autorités de santé, pour que le déclin du sommeil ne soit plus dans l’avenir une fatalité. ■

 



Références

[1] Léger D, Zeghnoun A, Faraut B, Richard JB. Le temps de sommeil, la dette de sommeil, la restriction de sommeil et l’insomnie chronique des 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);149-60. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_1.html

[2] Cordina-Duverger E, Houot E, Tvardik N, El Yamani M, Pilorget C, Guénel P. Prévalence du travail de nuit en France : caractérisation à partir d’une matrice emplois-expositions. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);168-73. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_3.html

[3] Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective. Juin 2016. 430 p. https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99ansesconfirme-les-risques-pour-la-sant%C3%A9-li%C3%A9s-autravail-de-nuit.

[4] Andler R, Metlaine A, Richard JB, Zeghnoun A, Léger D. Sommeil et consommation de substances psychoactives : résultats du Baromètre santé de Santé publique France 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9):161-8. http://invs.sante publiquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_2.html


Léger D & Bourdillon F. Éditorial. Le déclin du temps de sommeil en France n’est pas une fatalité. Bull Epidémiol Hebd. 2019; (8-9):146-8. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/ 8-9/2019_8-9_0.html

 

SOURCE SANTE PUBLIQUE FRANCE 2019 // PHOTO PHOVOIR

 

Pénuries de médicaments : la situation s'aggrave


 

Selon les projections de l’ANSM, plus de 1200 traitements ou vaccins seront concernés par des situations de pénurie sur l’ensemble de l’année 2019. C’est 60% de plus qu’en 2018, et 30 fois plus qu’en 2008[1]. Alors que la ministre s’apprête à présenter, ce lundi 8 juillet à 11h, sa feuille de route 2019-2022 pour lutter contre les pénuries, nous tirons la sonnette d’alarme. Nous demandons la transparence totale sur les causes de ces ruptures d’approvisionnement, un renforcement des sanctions à l’égard des responsables et une politique volontariste de relocalisation de la production des matières premières nécessaires à la fabrication des médicaments.

 

« Il n’est pas admissible que des personnes atteintes de cancers, de Parkinson ou d’épilepsie chronique ne puissent trouver en pharmacie les traitements qui leur ont été prescrits » rappelle Gérard Raymond, président de France Assos Santé. « Il faut revoir l’ensemble de la chaine, identifier clairement les causes et mettre tous les acteurs face à leurs responsabilités. Les médicaments ne sont pas des produits de consommation comme les autres, leur production et leur distribution ne sauraient répondre à la seule logique de rentabilité financière. » En janvier dernier, France Assos Santé publiait avec l’Institut BVA une enquête d’opinion montrant l’ampleur du problème et les conséquences directes sur la santé des personnes qui y sont confrontées : augmentation des symptômes dans 14% des cas, renoncement au traitement et même hospitalisation forcée dans un cas sur vingt[2].

 

Pour France Assos Santé, industriels et grossistes répartiteurs sont les principaux responsables de cette situation : stratégies financières contestables, exportation des stocks vers des pays « qui paient mieux », désengagement sur certains médicaments, ou trop forte concentration des sites de production font partie des causes identifiées de longue date. Or cette feuille de route ministérielle, si elle témoigne d’une volonté louable des pouvoirs publics de s’attaquer au problème, ne présente en l’état que très peu de mesures concrètes et dissuasives pour lutter contre ces dérives.

 

Nous, représentants des usagers du système de santé, demandons que des mesures fermes et coercitives soient prises pour faire cesser ces pénuries. Un comité de pilotage présidé par la Direction générale de la santé et associant l’ensemble des acteurs concernés est annoncé pour septembre. Nous veillerons à y assurer une participation active, et mettrons tout en œuvre pour que nos demandes soient enfin entendues.

 

Nous demandons :

La transparence totale sur les causes et sur les plans de gestion de pénuries (PGP) mis en place par les industriels. Ces PGP, pourtant imposés par les pouvoirs publics aux fabricants, ne sont en effet jamais rendus publics,

Que l’obligation d’approvisionnement continu et approprié du marché français imposée aux industriels soit assortie de sanctions financières. Aussi surprenant que cela puisse paraître, aucune pénalité financière n’est aujourd’hui prévue par la loi en cas de manquement à cette obligation,

Que les usagers et leurs représentants soient informés et impliqués à chaque étape du processus d’anticipation, d’identification et de contrôle de ces situations de pénuries,

Que les dysfonctionnements avérés soient sanctionnés notamment financièrement à la hauteur du préjudice subi par les malades. Et ce, qu’il s’agisse des grossistes répartiteurs ou des industriels.

 

France Assos Santé le 8 juillet 2019

 

 

Agnès Buzyna a présenté sa feuille de route 2019-2022 pour lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments en France
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé,  s’est rendue ce lundi 8 juillet dans les locaux de l’Ordre national des pharmaciens (Paris 17ème), en présence de Carine Wolf présidente du CNOP et de Gérard Raymond, nouveau président de France Assos Santé. La feuille de route présentée pourra faire fera l’objet d’enrichissement de la part des acteurs concernés  d’ici septembre prochain .
Lien vers la feuille de route :
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/lutter-contre-les-penuries-et-ameliorer-la-disponibilite-des-medicaments-en

Lien pour télécharger le rapport, cliquez sur l'image

 

Lire aussi

SENAT - PÉNURIES DE MÉDICAMENTS ET DE VACCINS : RENFORCER LÉTHIQUE DE SANTÉ PUBLIQUE DANS LA CHAÎNE DU MÉDICAMENT 

Mission d’information sur les pénuries de médicaments et de vaccins 

Rapport d’information n° 737 (2017-2018) de M. Jean-Pierre Decool, sénateur du Nord

 

 

 

 

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(1) 40 médicaments en rupture en 2008 contre plus de 1200 estimés par l’ANSM pour 2019.
(2) Voir enquête BVA pour France Assos Santé publiée en janvier 2019 : https://bit.ly/2RTfvKy

 

 

/Théragora/

 

Attention soleil, alerte canicule

Le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV) appelle à la plus grande vigilance en cette période de canicule annoncée.

En ville aussi, les UV sont nocifs et restent très dangereux pour la peau, notamment celle des plus jeunes. La baignade au soleil aux heures chaudes est dangereuse pour la peau, même si elle apporte un réconfort concernant les « coups de chaleur » et est bénéfique pour les risques de déshydratation. Elle expose aux UV et à ses conséquences en matière de brûlures, et, à long terme, au risque de cancers de la peau notamment pour les jeunes enfants.

 

 

Le SNDV tient à rappeler les précautions élémentaires à prendre :

 

éviter le soleil aux heures les plus chaudes de la journée (entre 12h et 17h00 notamment) ;

porter des vêtements protecteurs : ceci est particulièrement vrai chez les plus petits qui doivent être impérativement protégés (chapeau, lunettes, tee-shirt à manches longues…). Il existe aussi des vêtements anti-UV efficaces, notamment destinés aux sportifs ;

privilégier les couleurs sombres et les tissus à fibres serrées ;

éviter les baignades en plein soleil, notamment dans les endroits publics qui posent, outre des problèmes de réverbération (+10% de réverbération sur l’eau), des questions d’hygiène élémentaire ; on peut se mouiller  pour se rafraîchir, mais pas en plein soleil, attention au risque UV ; privilégier les douches  ou les brumisateurs et ne pas oublier que le tee-shirt blanc mouillé laisse passer tous les UV ;

mettre de la crème protectrice (indice 50 et +) en l’appliquant de manière régulière (une fois toutes les 2 heures minimum) sur les parties découvertes ne pouvant être protégées par le vêtement ;

savoir que les parasols ou les endroits ombrés laissent toute de même passer 50% des UV ;

s’hydrater régulièrement ;

surveiller chaque jour l’indice UV (l’application SoleilRisk est disponible gratuitement sur IPhone et Androïd).

 

Il ne s’agit évidemment pas d’empêcher les Français de profiter de ce temps magnifique mais simplement de les mettre en garde sur les comportements à risque. En ville, on peut avoir le sentiment d’être protégé des méfaits du soleil. Ce n’est absolument pas le cas. Il faut impérativement que ce message soit largement diffusé, et qu’au niveau des collectivités qui accueillent les enfants (écoles, crèches, garderie, etc…) les mesures de protection soient bien respectées concernant l’exposition des enfants au cours de leurs activités.

Les expositions au soleil dans la petite enfance et la jeunesse entament le capital solaire de chacun de manière irréversible avec une augmentation du risque de cancers de la peau.

Même si certaines d’entre elles sont plus sensibles que d’autres, toutes les peaux doivent être protégées. Il s’agit d’une mesure de santé publique. 

 


SNDV le 21/06/2019

 

Personnes âgées, pour votre c½ur, adoptez un chien


Une récente étude a confirmé le fait que de posséder un animal de compagnie permet de réduire jusqu’à 36 % les risques de mortalité cardio-vasculaire en particulier chez les personnes vivant seules. On le sait, bouger au quotidien et éviter l’isolement social permettent aux séniors, en particulier, de lutter contre la survenue de troubles cardio-vasculaires. À l’occasion des Portes Ouvertes de la SPA, la Fédération Française de Cardiologie lance une campagne originale pour aider les séniors à prendre soin de leur coeur. Et pour ce faire, quoi de mieux que d’adopter un chien ! 

 

 

 

L’ACTIVITE PHYSIQUE REGULIERE, UN ENJEU CLE POUR LES SENIORS 

Alors que l’espérance de vie se situe aujourd’hui en France à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans1 pour les hommes, les femmes ne vivent en moyenne que 64,1 années en bonne santé contre 62,7 ans pour les hommes2. La cause ? En grande partie, une trop grande sédentarité. 

Chez un sénior, toutes les capacités de l’organisme diminuent et peuvent impacter le fonctionnement d’organes essentiels tels que le coeur. Pour contrer ces effets de l’âge, il est nécessaire d’entraîner de façon régulière le muscle cardiaque et la capacité respiratoire. L’OMS recommande d’ailleurs aux moins de 65 ans de bouger 30 mn par jour, une recommandation qui passe à 1 h quotidienne au-delà. Or, la pratique d’une activité physique régulière n’implique pas nécessairement le fait de rejoindre un club de sport, mais est définie comme tout mouvement corporel et musculaire qui requiert une dépense d’énergie. Le bricolage ou le jardinage, par exemple, sont considérés comme de l’activité physique. Lorsqu’ils sont interrogés sur le sujet, les séniors savent que l’activité physique est importante puisqu’ils sont 61 % à la citer de manière spontanée comme moyen de prévention N°1 des maladies cardio-vasculaires. Néanmoins, ils ne sont que 17 % à bouger 4 h par semaine3. 

 

L’ISOLEMENT, UN FACTEUR DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE MECONNU 

Selon une étude menée par les Petits Frères des pauvres, 900 000 personnes âgées de 60 ans et plus sont isolées de leur famille et de leurs amis. Parmi elles, 300 000 sont dans un isolement extrême, une situation de « mort sociale »4. Or une personne en situation de précarité affective voit son risque de développer un infarctus augmenter de 29 %5. En effet, la solitude extrême accroît la consommation de tabac et d’alcool, le manque d’exercice physique, le stress, la dépression, une mauvaise alimentation, autant de facteurs de 

risque majeurs pour les maladies cardio-vasculaires. Malheureusement, cette réalité est très peu connue des séniors puisqu’ils sont plus d’1/3 à considérer que l’isolement ne joue pas de rôle majeur dans le développement de maladie cardio-vasculaire6. La Fédération Française de Cardiologie souhaite lancer cette alerte sur les méfaits cardio-vasculaires de l’isolement social ! 

 

LE CHIEN EST LE MEILLEUR AMI DES SENIORS 

Qui aurait cru qu’adopter un chien aurait autant de bénéfices ? Une récente étude7 a confirmé le fait que de posséder un animal de compagnie permet de réduire jusqu’à 36 % les risques de mortalité cardio-vasculaire en particulier chez les personnes vivant seules. La SPA met d’ailleurs en avant pour sa prochaine campagne des Portes Ouvertes des 18 et 19 mai tous les bienfaits de l’animal vis-à-vis de l’Homme tant sur le physique que sur le mental. C’est donc tout naturellement que la Fédération Française de Cardiologie s’est tournée vers la SPA pour être partenaire de sa campagne qui soutient le concept qu’avoir un chien contribue à lutter contre les maladies cardio-vasculaires. 

 

Profitez des Portes Ouvertures de la SPA des 18 et 19 mai pour adopter un compagnon ! https://www.la-spa.fr/adopter-animaux 

#OHMYDOG, UNE CAMPAGNE QUI POUSSE LES SENIORS A BOUGER ET SORTIR DE CHEZ EUX ! La Fédération Française de Cardiologie lance du 12 mai au 4 juin une nouvelle campagne pour inciter les séniors à bouger plus avec leur chien et ainsi prendre soin de leur coeur tout en luttant contre la sédentarité. Le film sera diffusé sur les chaînes TV du Groupe France Télévision, en replay sur MyTF1, au cinéma et aussi sur les réseaux sociaux : LinkedIn, Instagram, Facebook et Twitter avec #OhMyDog. 

 

« La maladie cardio-vasculaire est une vraie maladie de l’environnement. Les séniors doivent être particulièrement attentifs à leur hygiène de vie pour bien vieillir tout en profitant de la vie : pratiquer une activité physique de 30 mn par jour, au-delà de ses bénéfices démontrés sur les maladies cardio-vasculaires, limite aussi le risque d’ostéoporose et sauvegarde la mémoire ; privilégier une alimentation équilibrée en limitant le sel, l’alcool, les sucres et les graisses saturées, ne pas fumer ou lutter contre l’isolement social sont des clés de prévention positive très simples qui doivent devenir des automatismes pour garder un vrai capital santé le plus longtemps possible. » rappelle le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue au CHU de Lille et présidente de la Fédération Française de Cardiologie. « Notre partenariat avec la SPA illustre notre engagement pour faire bouger régulièrement et sortir de chez soi chacun d’entre nous grâce à son animal de compagnie. » 

Retrouvez toute l’actualité de la Fédération Française de Cardiologie sur www.fedecardio.org / Facebook / Twitter 

Source Fédération Française de Cardiologie http://www.fedecardio.org




 1 Bilan démographique 2018 - La fécondité baisse depuis quatre ans - Insee Première n° 1730, janvier 2019 

2 Données Eurostat, portant sur l’année 2016 

3 Enquête menée par l’IFOP à partir d’un questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 16 octobre 2018, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatifs de la population française de 60 ans et plus pour l’Observatoire du Coeur des Français de la Fédération Française de Cardiologie, 2019. 

4 Étude Solitude et isolement, quand on a plus de 60 ans en France en 2017 des Petits Frères des pauvres. 

5 Valtorta NK, Kanaan M, Gilbody S, et al. Loneliness and social isolation as risk factors for coronary heart disease and stroke: systematic review and meta-analysis of longitudinal observational studies. Heart Published Online First: 18 April 2016. doi: 10.1136/heartjnl-2015-308790 

6 Enquête menée par l’IFOP à partir d’un questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 16 octobre 2018, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatifs de la population française de 60 ans et plus pour l’Observatoire du Coeur des Français de la Fédération Française de Cardiologie, 2019. 

7 Mubanga M et al « Dog ownership and the risk of cardiovascular disease and death – a nationwide cohorte study ». Sci Rep 2017;7:15821 

 

Source FFC/THERAGORA
Photo Phovoir

 

 

Trop vieille pour ça ?

Elles ont 75, 78 ou 82 ans. L’âge d’être grand-mères, une vie derrière elles, mais il ne faudrait pas l’oublier, pour beaucoup d’entre elles encore des années devant. 15 ans peut-être, voire plus pour certaines ? Pour chacune d’elles, ce n’est pas rien. Et ce devrait être bien assez pour qu’on leur manifeste le même égard qu’à leurs filles. Mais qui se soucie de surveiller la santé de leurs seins à cet âge ? Passés 74 ans, les femmes n’entrent plus dans les cases du dépistage organisé et l’on constate qu’elles se retrouvent comme laissées pour compte d’une vigilance qui devrait pourtant persister. Trop vieilles pour qu’on les embête avec ça ? Peu à risque, parce qu’un cancer à cet âge ça n’évolue que lentement ? Non. Ce sont des idées reçues. Aussi fausses que tenaces, elles contribuent à ce grand silence et au manque d’information qui mettent les femmes âgées en danger : à la merci de tumeurs plus importantes, de traitements plus lourds et plus invalidants, de pronostics plus sombres.

Le cancer du sein de la femme âgée représente un enjeu de santé publique majeur, qui ne fera que s’accroître à mesure que l’espérance de vie augmente, dans de nombreux pays. La France n’y échappe pas. Chaque année, près d’un quart des nouveaux cancers du sein diagnostiqués concernent des femmes de plus de 75 ans. 48 % des décès par cancer du sein surviennent aussi dans cette même population. Qu’en sera-t-il, lorsqu’en 2030, la population comptera 20 % de femmes de plus de 70 ans, si l’on ne s’en préoccupe pas ?

Parce que les femmes méritent que l’on sauve leurs seins et leurs vies à tout âge, le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) a choisi de mener campagne, avec le soutien de la Ligue nationale contre le cancer et son comité du Bas-Rhin, pour sensibiliser les femmes et leurs médecins à cette nécessité de poursuivre examens cliniques et dépistage individuel réguliers : la vie ne s’arrête pas à 74 ans, la surveillance non plus.

 

 

Femmes âgées : quel dépistage en France ?

Chaque année, 58 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués. En dépit des progrès thérapeutiques, la maladie cause toujours 12 000 décès. 45 % des femmes atteintes ont plus de 65 ans. « La fréquence s’accroit avec l’âge », rappelle le Pr Marc Espié, oncologue et responsable du centre des maladies du sein de l’hôpital Saint-Louis à Paris. Témoins ces données épidémiologiques des Etats-Unis : de 75,8 cas de cancers pour 100 000 femmes avant 65 ans on passe à 402,7 pour 100 000 entre 65 et 69 ans, plus de 482 pour 100 000 femmes âgées de 80 à 84 ans. « Plus on va vivre vieux, plus le risque va augmenter », prévient le Pr Espié, rappelant le contexte français « où l’espérance de vie à 80 ans pour une femme est déjà la plus longue en Europe. »

Le dépistage organisé, pris en charge par l’assurance maladie, est aujourd’hui proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans, qui reçoivent tous les deux ans l’invitation d’un centre de gestion à s’y soumettre. Ses modalités prévoient un examen clinique et une mammographie (2 incidences : face et oblique externe), soumise à la double lecture de deux radiologues, parfois complétée d’une échographie mammaire. Le taux de participation est variable d’une classe d’âge à l’autre : si elle a diminué chez les femmes de 50-74 ans, comme le montre la base de données nationale du programme de dépistage organisé (Source : Santé Publique France) on observe sur la même période une augmentation de la participation des femmes de 70 à 74 ans. « Cela montre que contrairement aux plus jeunes, elles adhèrent à la nécessité d’une surveillance de leurs seins » souligne le Pr Carole Mathelin, chef du service de sénologie au CHU de Strasbourg et responsable de la commission sénologie au CNGOF.

Cette adhésion visiblement plus importante au dépistage avec l’avancée en âge n’est malheureusement pas entretenue, comme si subitement la santé des seins des femmes n’avait plus d’importance. Une fois sorties de la tranche d’âge concernée par le dépistage organisé et soufflées les 75 bougies, terminés les courriers : les femmes ne sont pas invitées de façon soutenue à le poursuivre individuellement ou alors de façon très inégale. Une étude observationnelle publiée à l’été 2013  1, menée par l’institut Bergonié à Bordeaux, auprès de 91 structures gestionnaires du dépistage organisé en France, révélait que 75 % d’entre elles ne prévoient même pas de courrier systématique aux patientes, ne serait-ce que pour leur signaler qu’elles atteignent l’âge de sortie du programme. 25 % (soit 22 structures) prennent la peine de les prévenir : six seulement par une lettre dédiée, proposant majoritairement pour la suite que le relais de prise en charge soit assuré par le gynécologue ou le médecin traitant, et sans recommandations claires.

Une absence d’information, qui contribue à ancrer cette idée fausse et trop répandue que la surveillance n’a plus aucune importance passés les 74 ans révolus. Les études incluant les femmes de plus de 74 ans dans le dépistage organisé du cancer du sein n’ont pas montré de bénéfices. Mais attention à ne pas confondre prévient le Dr Jean-Yves Seror, radiologue au Centre Duroc à Paris et membre de la commission sénologie du Collège : « ce n’est pas parce que le dépistage n’a pas fait ses preuves en tant que programme organisé de santé publique au-delà de 74 ans, qu’il faut en déduire son inutilité individuelle. » Ce n’est en effet pas parce que le programme s’arrête qu’il n’y a plus de risque : la majorité des femmes n’est pourtant même pas informée que ce risque de développer un cancer du sein ne disparait pas, comme par magie, à la fin du dépistage organisé. Selon l’étude menée en 2013 auprès des centres de gestion, seuls deux des courriers spécifiques adressés en fin de programme aux femmes âgées leur précisait clairement que le risque de cancer du sein persiste après 74 ans. Et il n’est pas moindre, comme on le constate malheureusement aujourd’hui : c’est pour cela que le Collège a choisi de se mobiliser.

 

Cancers du sein de la femme âgée : des particularités à surveiller de près

« Les données épidémiologiques et sociétales soulignent la méconnaissance du cancer de la femme âgée » déplore le Pr Carole Mathelin. Ces cancers du sein présentent en effet des caractéristiques clinico-pathologiques et évolutives différentes de celles de la femme jeune. « Le vieillissement s’accompagne de la survenue plus fréquente de tumeurs présentant des caractéristiques histologiques favorables (carcinomes de bas grades, récepteurs hormonaux positifs, absence d’expression ou d’amplification d’HER2) ». De là à en déduire qu’elles sont moins dangereuses, il y a un pas à ne surtout pas franchir. « Il faut absolument lutter contre cette idée qu’un cancer du sein chez une femme âgée est forcément de bon pronostic. L’idée reçue, selon laquelle en vieillissant les tumeurs poussent plus lentement et que ce n’est pas le cancer qui tuera n’est pas si vraie que cela non plus » martèle le Pr Marc Espié, oncologue et responsable du centre des maladies du sein de l’hôpital Saint-Louis à Paris.

L’épidémiologie montre en effet que la mortalité spécifique par cancer du sein augmente au contraire avec l’âge. « Au total, les survies à 3 et 5 ans après traitement d’un cancer du sein chez la femme âgée sont nettement diminuées en comparaison avec des femmes plus jeunes » 2 souligne le Pr Mathelin. Selon les données du réseau des registres de cancers ( Francim 2013 ), de 85 % entre 55 et 64 ans, la survie diminue à 78 % après 75 ans. Cela n’a rien à voir avec le vieillissement.

« Jusqu’à 85 ans, la première cause de mortalité de la femme âgée atteinte d’un cancer du sein est le cancer du sein, pas ses autres pathologies (comorbidités) » insiste la sénologue. Si survie réduite il y a, avec un taux de récidive locale à 5 ans augmenté à partir de 80 ans, c’est que « les femmes âgées sont plus susceptibles de présenter un cancer à un stade plus avancé, lorsqu’elles ne se soumettent plus à un dépistage ».

« Les lésions très précoces, comme les carcinomes canalaires in situ ne sont diagnostiquées que chez 5% de la population âgée ». Au quotidien, radiologues et sénologues constatent régulièrement cet inquiétant état des lieux, mis en évidence par diverses études menées dans le monde ces dernières années : les femmes âgées à qui l’on découvre un cancer du sein et qui n’ont pas continué à être suivies par un dépistage régulier ont moins de chances d’être atteintes de petites lésions très localisées 3. En examinant dans la cohorte WHI (vaste étude randomisée américaine destinée à évaluer les différentes stratégies de prévention de diverses maladies après la ménopause) -le cas de 1914 femmes de plus de 75 ans atteintes d’un cancer du sein, on s’aperçoit4 que celles qui n’avaient pas eu de mammographie récente (depuis plus de cinq ans) présentent des tumeurs moins bien différenciées, à des stades plus avancés que celles qui ont bénéficié d’un examen depuis moins de deux ans.

En France, l’étude menée à partir de la cohorte Senometry, auprès de 7965 patientes traitées au CHU de Strasbourg entre 2001 et 2017, explorant les particularités cliniques et pathologiques de leurs cancers du sein, selon leur âge, souligne également les dégâts du retard diagnostic : les femmes de plus de 75 ans consultent plus souvent avec des tumeurs de taille importante. Il n’est pas rare qu’elles atteignent « de 3 à 5 cm, alors que nos appareils de mammographie et d’échographie permettent des diagnostics de lésions de très petite taille » confirme le Dr Seror, dans son cabinet de radiologie parisien. Les cancers diagnostiqués chez les plus de 75 ans présentent aussi des atteintes ganglionnaires et plus souvent des métastases. En clair, une maladie plus grave, qui s’explique « par sa découverte souvent tardive, à un stade plus avancé, du fait de l’arrêt fréquent de la pratique des mammographies et d’examens cliniques mammaires inconstamment réalisés par les médecins sur leurs patientes âgées » regrette le Pr Mathelin. Paradoxalement, en comparant leurs tumeurs à celles de femmes plus jeunes dans la cohorte Senometry, on relève chez les plus âgées une proportion plus importante de variétés histologiques moins agressives. Soit des tumeurs qui auraient a priori été dites de bon pronostic : à condition de les prendre à temps, ce qui suppose de ne pas laisser s’installer « ce hiatus trop important entre fin du dépistage organisé et diagnostic » résume le Dr Seror.

 

Le médecin traitant, trop peu présent ?

Seules 4,3 % des tumeurs du sein des femmes de plus de 75 ans sont suspectées grâce à un examen clinique systématique mené par leur médecin traitant. C’est la proportion établie par le travail mené dans le cadre d’une thèse de médecine soutenue à Pau en octobre 2013 5, qui s’est penchée sur les modalités diagnostiques du cancer du sein chez la femme âgée. Reprenant les cas de 329 patientes de plus de 75 ans prises en charge entre début 2008 et fin 2010 à l’institut de cancérologie Bergonié de Bordeaux, il apparaît que 58 % des tumeurs ont été découvertes par les patientes elles-mêmes,

15 % par des auxiliaires de vie. 80 % des tumeurs détectées par hasard par les patientes ou leur entourage se révélaient d’une taille supérieure à 2 cm. Chez les 22 % dont le cancer a été révélé par une mammographie de dépistage, auxquelles les patientes se sont soumises individuellement, 6 lésions sur 10 n’étaient pas encore palpables.

 

 

Pour sauver ses seins, peu importe l’âge civil

Après 75 ans, comme avant, un cancer du sein détecté par mammographie permet son diagnostic à un stade plus précoce que s’il est d’abord repéré par la patiente ou son entourage. Il nécessitera moins de traitement et sera moins pourvoyeur de mortalité : le dépistage offre donc le même bénéfice que chez les femmes plus jeunes6. A 78 ans comme à 35, « la précocité du diagnostic est le meilleur garant de l’amélioration du pronostic » résume Carole Mathelin. L’âge avançant, il est en revanche d’autant plus important de prendre la tumeur à temps, que les comorbidités, qui deviennent plus fréquentes, pourraient se révéler une contre-indication ou un frein au choix thérapeutique (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie).

Il ne s’agit pas de soumettre toutes les femmes âgées à un dépistage organisé, placé sous le feu des critiques ces dernières années, accusé d’être pourvoyeur de sur-traitements : mais il convient d’informer clairement les femmes, leur entourage et les médecins qui les suivent sur la nécessité de ne pas baisser la garde. « La place de l’examen clinique mammaire lors des consultations médicales doit être renforcée, et il est utile d’inviter les femmes qui le souhaitent à poursuivre un dépistage mammographique individuel lorsqu’elles ont dépassé l’âge du dépistage organisé » insiste le Pr Mathelin. « L’examen clinique et la mammographie : un binôme essentiel et efficace », appuie le Dr Seror. A minima, il est en tous cas capital d’informer les femmes de l’utilité d’en discuter avec leur médecin et sensibiliser ces derniers.

Les recommandations actuelles, adoptées par diverses sociétés savantes, au vu des diverses études observationnelles menées sur l’épidémiologie des cancers de la femme âgée, vont toutes dans le même sens : pour estimer que les femmes en tireront bénéfice et les inciter à poursuivre individuellement un dépistage tous les deux ans, « ce n’est pas l’âge civil qui compte, mais l’âge physiologique qui doit être pris en considération », explique le Pr Marc Espié. Le Collège de radiologie américain recommande ainsi que l’on décide d’arrêter le dépistage en se fondant sur l’état de santé de chaque femme plutôt que son âge 7. L’American Cancer Society8 considère dans ses dernières recommandations qu’il convient de le poursuivre tant que la femme est en bonne santé et dès lors que s’attend à ce qu’elle vive encore au moins 10 ans. « Idéalement, il conviendrait de réaliser une première mammographie deux ans après la sortie du dépistage organisé, afin de pouvoir établir un comparatif dans le temps » souligne le Dr Jean-Yves Seror. L’examen devrait ensuite être réalisé tous les deux ans : le risque de cancers de l’intervalle est en effet moindre en vieillissant.

Il est d’autant plus aberrant de ne pas poursuivre un dépistage individuel, si elle le souhaite, que l’examen par imagerie se révèle particulièrement efficace chez la femme âgée. « Les seins sont plus clairs et leur densité diminuant avec l’âge, la mammographie offre à la fois une très bonne sensibilité et une bonne valeur prédictive. Son interprétation est plus facile, moins susceptible de faux négatifs, comme de faux positifs » explique le radiologue. « Une image nodulaire apparue sur une mammographie chez la femme âgée invite d’emblée à la vigilance et sera considérée comme un cancer jusqu’à preuve du contraire ». L’échographie, ne sera réalisée en complément qu’en cas de doute « mais s’avère rarement nécessaire. » La biopsie est également simple à réaliser et ne souffre

pas de contre-indications, « même lorsque la patiente est sous traitement anticoagulants » précise le radiologue. Les taux de détection de cet examen et sa valeur prédictive positive (avec des taux de rappel plus faibles) sont également plus élevés chez les femmes de 70 ans, et augmentent même avec l’âge, même après 90 ans, confirmant l’utilité d’un dépistage, passé l’âge limite du dépistage organisé. 9

 

Pouvoir choisir le traitement adapté

Quel que soit l’âge, « le sein reste un symbole de féminité. » Lorsqu’elle s’impose, face à des tumeurs de taille importante, diagnostiquées tardivement, ou multifocales, « une mastectomie n’est pas plus facile à faire accepter chez une femme âgée » souligne le Pr Marc Espié. En revanche, met-il en garde face au diagnostic d’un cancer, « les femmes qui ont passé le cap des 75 ans ont plus tendance à tester le désir de soin du médecin à leur égard : pense-t-il que cela en vaut encore la peine ? » Pour les sénologues la réponse affirmative ne fait aucun doute : comme pour le dépistage, à partir du moment où l’espérance de vie est estimée à plus ou moins dix ans, aucune raison de ne pas traiter a priori. Le choix thérapeutique doit simplement lui aussi être guidé par la considération de l’état de santé général de la patiente, son âge physiologique, et non pas le nombre de ses années.

Et généralement il n’y a pas de contre-indication à ce qu’elles soient traitées, comme le montre l’étude menée par l’équipe du Dr Destounis sur 76885 patients âgées de 75 ans et plus, ayant bénéficié d’une mammographie de dépistage dans un centre de sénologie de l’état de New- York, communiquée lors du congrès annuel de la société de radiologie américaine 10 en novembre dernier. Le taux de détection de cancers découvert par l’examen radiologique était de 8,4/ 1000, avec des tumeurs de 14 mm en moyenne. Signe que la majorité des patientes sont malgré leur âge en bon état général et qu’elles souhaitent se faire traiter : 2% des seulement n’ont pas bénéficié d’une chirurgie, parce que la maladie s’était révélée d’emblée métastatique ou parce qu’elles souffraient par ailleurs de comorbidités majeures.

« A tout âge, le traitement choisi doit être le plus satisfaisant possible, et sera identique à ceux des femmes plus jeunes, compte tenu de ce que la patiente peut supporter » détaille le Pr Espié. L’indication chirurgicale est peu ou prou la même et son efficacité semblable quel que soit l’âge : tumorectomie, avec prélèvement du ganglion sentinelle + radiothérapie lorsque la tumeur est inférieure à 3 cm, c’est à dire dépistée assez tôt. « Le développement de nouvelles techniques mini- invasives en radiologie interventionnelle, sous anesthésie locale, peut se également se révéler adapté pour des exérèses extrêmement localisées, chez des patientes âgées inopérables sous anesthésie générale » indique le Dr Seror.

Systématique en cas de chirurgie conservatrice, la radiothérapie « peut être adaptée lorsque l’équipement du centre le permet, explique Marc Espié, avec une irradiation per-opératoire, d’une dose équivalente à 5 à 7 séances, ciblée directement, grâce à une sonde, dans le lit tumoral. Bien toléré, cela permet de raccourcir le traitement post opératoire et limiter les aller-retours ». Il existe peu ou pas de données sur l’efficacité d’une chimiothérapie adjuvante dans les méta-analyses et les femmes de plus de 70 ans ne sont pas incluses dans les essais thérapeutiques. Malgré tout, selon les recommandations des sociétés savantes (société internationale d’onco-gériatrie), l’indication de traitement adjuvant n’est pas modifiée par l’âge de la patiente. Si le traitement de la tumeur le nécessite (atteinte ganglionnaire initiale, statut hormonal négatif) et que son espérance de vie le permet, la chimiothérapie peut parfaitement être prescrite, « en adaptant les doses si nécessaires et dès lors que cœur et reins fonctionnent correctement ». Quant à l’hormonothérapie adjuvante, indiquée pour les tumeurs hormono-dépendantes «elle fait aussi bien chez les femmes âgées que les plus jeunes ».

 


1 Bull Cancer vol.100. N°7-8. Juillet-août 2013
2  Eurocare-5 study, Eur J Cancer 2015
3 Vyas A, Madhavan S, Sambamoorthi U. Association between persistence with mammography screening and stage at diagnosis among elderly women diagnosed with breast cancer. Breast Cancer Res Treat 2014; 148: 645-654.
4 MS Simon, BCRT 2014; 148: 187-195
5  https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01001030/document
6 Malmgren JA, Parikh J, Atwood MK, Kaplan HG. Improved prognosis of women aged 75 and older with mammography-detected breast cancer. Radiology 2014; 273:686-694
7 Monticciolo DL, Newell MS, Hendrick RE et al. Breast cancer screening for average-risk women : recommendations from the ACR commission on breast imaging/ J Am Coll Radiol 2017; 14: 1137- 1143.
8 Smith RA, Andrews KS, Brooks D et al. Cancer screening in the United Sattes, 2018; à review of current Amrican Cancer Society guidelines and current issues in cancer screening. CA Cancer J Clin 2018; 68: 297-316
9 Lee CS, Sengupta D, Bhargavan-Chatfield M et al. Association of Patient Age With Outcomes of Current-Era, Large-Scale Screening Mammography: Analysis of Data From the National Mammography Database. JAMA Oncol 2017; 3: 1134-113 /.
10 http://press.rsna.org/timssnet/media/pressreleases/14_pr_target.cfm?id=2043 



Source CNOGF 1/04/2019

 

Plus de 30% de DMP ouverts chez votre pharmacien

 

La barre des 5 millions de DMP a été franchie en avril 2019 ! En moyenne, ce sont 100 300 personnes qui ouvrent un DMP par semaine. Une bonne nouvelle quand on sait que ce carnet de santé numérique, véritable « mémoire de la santé », permet de conserver de manière sécurisée ses informations médicales en un seul et même endroit pour les partager avec les professionnels de santé de son choix : le médecin traitant bien sûr, mais aussi le pharmacien, les spécialistes, le dentiste, etc.

 

 
En répondant à ce besoin pratique, le DMP peut améliorer la coordination des soins et fournir au patient une meilleure connaissance de sa propre histoire médicale, facilitant ainsi son adhésion aux soins qui lui sont prodigués.
 
En plus de l’historique des soins versé par l’Assurance Maladie (57,3 millions de documents), les DMP contiennent déjà de nombreuses informations : près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés, dont 54 % par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes, 14 % par les professionnels de santé libéraux et 2 % par les centres de santé.
 
Par ailleurs, à ce jour, 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 alimentent automatiquement des DMP (avec les comptes rendus d’hospitalisation, les lettres de sortie, etc.).
 
 

Pour ouvrir un DMP, plusieurs voies possibles.

 
L’Assurance Maladie a déployé le DMP avec un principe clé : faciliter sa création en proposant plusieurs voies d’ouverture aux patients. Une stratégie gagnante !
 
Ainsi, 31 % des patients ont préféré être conseillés par un pharmacien en officine et 32 % par un agent de l’Assurance Maladie (accueil de la CPAM, de la MSA, etc.). 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur Internet et 18 % ont profité d’une consultation auprès d’un professionnel de santé.
À noter : les personnes ayant des difficultés à se déplacer pourront se tourner vers les infirmiers. En effet, dès 2020, ils seront rémunérés 1 € par DMP créé.
 
 

L’APPLI DMP ÉVOLUE POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES UTILISATEURS

 
Fin avril, une nouvelle version de l’application sera mise en ligne
Dès lors, plus besoin de mémoriser son identifiant de connexion.
Ce dernier sera enregistré directement dans l’application afin de faciliter la connexion au service.
Cette nouvelle version permettra en outre d’ajouter et de sauvegarder des profils.
Pratique pour les parents qui pourront enregistrer celui de leurs enfants !
 
Renseigner ses informations clés sur son DMP, c’est utile, notamment en cas d’urgence. N’attendez plus !Il est conseillé d’ajouter dans son DMP des informations clés utiles notamment encas d’urgence : groupe sanguin, allergies, personnes à prévenir, etc.. Pour cela, rien de plus simple :
• Cliquez sur « Ajouter un document » puis sur « Archiver ».
• Dans votre application mobile, vous retrouvez tous les documents dont vous êtes l’auteur dans la catégorie de documents « Expression libre ».
Le bouton + vous permet d’ajouter un nouveau document.
 
Fin avril, le DMP sera enrichi d’une rubrique pour y déposer ses directives anticipées : celles-ci permettent de faire connaître ses volontés sur sa fin de vie (mise sous
respiration artificielle, arrêt de la réanimation, etc.). Les médecins pourront ainsi prendre les décisions conformes à ses souhaits si les circonstances venaient à s’empêcher de s’exprimer. Cela peut épargner des situations difficiles pour ses proches.
 
À noter : ces souhaits peuvent être précisés dans son DMP uniquement depuis le site Internet, soit en ajoutant un document dans la rubrique dédiée, soit en répondant à un court questionnaire dont les réponses seront ensuite présentées sous la forme d’un document.
 
Ces informations, comme toutes celles présentes dans le DMP, sont hautement protégées. Elles sont conservées par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère en charge de la santé. Seuls le patient et les professionnels de santé autorisés peuvent y accéder. Aucun autre acteur, laboratoire pharmaceutique, mutuelle, banque, assurance, etc., n’a accès à ces informations confidentielles.
L’Assurance Maladie elle-même ne peut pas les consulter.

 

Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques

Les maladies chroniques sont des affections non transmissibles de longue durée, parfois permanentes, qui évoluent avec le temps. Selon l’OMS, elles sont la première cause de mortalité mondiale et en Europe elles « concourent à près de 86 % des décès (…) et pèsent de plus en plus lourdement sur les systèmes de santé, le développement économique et le bien-être d’une grande partie de la population, en particulier chez les personnes âgées de 50 ans et plus ».

 

 

En France, la part des personnes âgées de 60 ans et plus devrait passer d’un quart en 2015 à un tiers de la population en 2040. Actuellement, c’est un français sur quatre qui souffre d’une maladie chronique, trois sur quatre après 65 ans. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre de personnes âgées atteintes par les pathologies chroniques ne cesse de progresser. Ces maladies entraînent des limitations fonctionnelles ayant des répercussions sur leur qualité de vie. Le nombre de personnes dépendantes passerait ainsi de 1,2 million en 2012 à 2,3 millions en 2060. Améliorer la prévention et la prise en charge des maladies chroniques c’est donc répondre à une urgence majeure de santé publique.

Selon le rapport de l’OMS de 2010, un large pourcentage des maladies chroniques est accessible à la prévention par des actions sur quatre facteurs de risque principaux : consommation de tabac, inactivité physique, consommation d’alcool et mauvaise alimentation. En France, les estimations actuelles des coûts directs (75 %) et indirects (25 %) de l’inactivité physique sont de l’ordre d’1,3 milliard d’euros.

Des actions de prévention peuvent être mises en œuvre en amont des maladies, mais aussi à tout moment de l’évolution de celles-ci. Les maladies chroniques et leurs complications contribuent très fortement à l’état de dépendance ; la prévention de leurs complications et récidives est de ce fait un enjeu central pour le maintien de l’autonomie, notamment chez les personnes âgées.

L’Inserm a été sollicité par le ministère des Sports pour réaliser une expertise collective afin de disposer d’un bilan des connaissances scientifiques et d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, l’impact de l’activité physique[1] et sa place dans le parcours de soin. Cette expertise s’appuie sur une analyse critique de la littérature scientifique internationale réalisée par un groupe pluridisciplinaire de treize chercheurs experts dans différents domaines relatifs aux pathologies chroniques, à la médecine du sport et à la psychosociologie.

Les principales pathologies qui y sont étudiées sont les pathologies cardiovasculaires, les cancers, le diabète et les pathologies respiratoires chroniques. L’obésité, en tant que déterminant de maladies chroniques et phénomène morbide en soi, y trouve également sa place. Enfin, sont aussi prises en compte certaines maladies mentales (dépression, schizophrénie), ainsi que les troubles musculosquelettiques (TMS) et la multimorbidité.

 

Trois enjeux majeurs sont associés aux travaux qui sont présentés dans cette expertise.

Le premier enjeu n’est pas tant de savoir si on doit recommander une pratique régulière d’activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une maladie chronique – il n’y a plus aucun doute sur cette nécessité – mais de déterminer les caractéristiques des programmes les plus efficients selon les aptitudes physiques et les ressources psychosociales des patients, dans la perspective d’obtenir un maximum de bénéfices avec un minimum de risques : quand commencer un programme, quelle pratique, quelle intensité, quelle fréquence, dans quel cadre, avec quelle forme d’intervention ?

Le deuxième enjeu est d’identifier les déterminants de l’adoption d’un comportement actif, pérenne et inséré dans les habitudes de vie. Quel serait l’intérêt d’un programme d’activité physique dont la démonstration d’efficacité a été faite par un essai clinique réalisé dans des conditions idéales, mais qui se révélerait ensuite  ni approprié ni adopté par les patients ?

Le troisième enjeu est de comprendre les mécanismes par lesquels l’activité physique agit de façon générale, en amélioration de la condition physique, mais aussi de façon spécifique selon les pathologies concernées. Une partie importante de l’expertise décrit pathologie par pathologie les bénéfices/risques de l’activité physique, et l’intérêt en prévention, soin complémentaire ou thérapeutique.

 

Le groupe d’expert s’appuie sur ces éléments scientifiques pour établir des recommandations de recherche ainsi que des recommandations d’actions destinées aux autorités de santé.

 

 

 

 

Principales recommandations

 

1. Prescrire de l’activité physique pour toutes les maladies chroniques étudiées et l’intégrer dans le parcours de soin

Dans de nombreuses pathologies chroniques le repos a longtemps été la règle, mais on assiste aujourd’hui à un véritable changement de paradigme : les études scientifiques montrent que, lorsqu’elle tient compte des recommandations de pratique et des complications liées à la pathologie, non seulement l’activité physique ne l’aggrave pas mais qu’en plus ses effets bénéfiques sont d’autant plus importants qu’elle est introduite tôt après le diagnostic.

Le groupe d’experts considère par conséquent que l’activité physique fait partie intégrante du traitement des maladies chroniques. Il recommande que sa prescription soit systématique et aussi précoce que possible dans le parcours de soin des pathologies étudiées. Il recommande également que l’activité physique soit prescrite avant tout traitement médicamenteux pour la dépression légère à modérée, le diabète de type 2, l’obésité et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

Le groupe d’experts a également pu élaborer des recommandations spécifiques par pathologie qui s’accordent cependant sur la fréquence de la pratique d’activité physique adaptée – un minimum de 3 séances par semaine. Voici quelques exemples :

obésité: mettre l’accent sur la diminution du tour de taille comme paramètre de suivi  plutôt que sur la perte de poids  et proposer des programmes d’activité d’endurance 

diabète de type 2 : privilégier l’association du renforcement musculaire et des activités d’endurance dans des intensités modérées à fortes ;

pathologies coronaires : poursuite d’une activité physique régulière d’endurance à optimiser en jouant sur l’intensité de l’exercice ;

artériopathie oblitérante des membres inférieurs : la marche est le traitement de première intention ;

insuffisance cardiaque : tous les patients peuvent bénéficier d’un programme de réentraînement à l’effort quel que soit le degré de sévérité de la pathologie, grâce à un entraînement régulier et progressif. Idéalement, 30 minutes d’activité modérée 5 fois par semaine dans la dernière phase du programme, qui doit être poursuivi tout au long de la vie ;

accident vasculaire cérébral (AVC): réduire l’impact des séquelles neuromusculaires sur la qualité de vie du patient et prévenir les récidives en améliorant les capacités cardiorespiratoires et la force musculaire par une activité physique régulière intégrant la pratique des gestes journaliers ;

bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO): améliorer la qualité de vie et réduire les limitations fonctionnelles liées aux complications grâce à une activité physique régulière pérenne et variée (endurance, renforcement musculaire, natation, tai chi…) ;

asthme: réduire l’importance et la fréquence des crises par l’amélioration du VO2max, de l’endurance et de la capacité d’exercice par des activités d’endurance ;

pathologies ostéo-articulaires: prévenir et/ou réduire le handicap et la douleur à travers des programmes d’activité physique adaptée variés et une pratique pérenne ;

cancers : améliorer la qualité de vie et réduire les effets secondaires liés au cancer et aux traitements (déconditionnement musculaire, fatigue, intolérance au traitement…) ainsi que les récidives en proposant des programmes combinant endurance et renforcement musculaire ;

dépression : prévenir les récidives et améliorer les symptômes dépressifs par des programmes combinant endurance et renforcement musculaire.

 

2.       Adapter la prescription d’activité physique aux caractéristiques individuelles et médicales des patients

Les principales barrières à la pratique de l’activité physique sont en général liées à la pathologie elle-même (douleurs, fatigue, effets secondaires de certains traitements…).

L’enjeu principal est donc d’adapter la pratique à l’état de santé du patient, ainsi qu’à son traitement, ses capacités physiques, ses risques médicaux et ses ressources psychosociales.

Le groupe d’experts recommande :

d’évaluer le niveau d’activité physique du patient par un entretien et/ou des tests simples (ex : test de marche de 6 minutes) visant à évaluer sa capacité et sa tolérance à l’exercice. Des tests plus complexes (ex : épreuve d’effort cardiorespiratoire) sont requis pour permettre une adaptation de la prescription en terme d’intensité de pratique et pour sécuriser la pratique des personnes les plus vulnérables notamment ;

de réaliser un suivi de l’évolution de la condition physique et de la tolérance à l’exercice pour adapter la prescription ;

d’individualiser la prescription d’activité physique en tenant compte du cadre et du type de pratique, de ses modalités (intensité, durée, fréquence), et surtout des préférences et attentes du patient qui conditionnent son intérêt et son plaisir dans la pratique de cette activité ;

de proposer des programmes personnalisés pour adapter individuellement l’activité physique en fonction de la pathologie, du patient et de son environnement afin de favoriser son adhésion et son observance, en particulier sur le long terme.

 

3 Organiser le parcours du patient afin de favoriser l’activité physique à toutes les étapes de la pathologie

Le projet de pratique d’activité physique doit intégrer l’ensemble de la trajectoire du patient. Il est recommandé de concevoir dès le début des soins la préparation et l’identification des éléments lui permettant la poursuite d’une pratique à domicile ou à proximité de son lieu de vie. Il s’agit de permettre au patient de mobiliser immédiatement ses capacités et s’il le souhaite, d’adopter une position active dans son parcours de soins.

 

4. Associer à la prescription une démarche éducative pour favoriser l’engagement du patient dans un projet d’activité physique sur le long terme

L’enjeu principal est que le patient intègre l’activité physique dans sa vie quotidienne, ce qui implique de favoriser dès le départ son engagement et le développement de son autonomie dans une pratique qui a du sens pour lui et qu’il pourra poursuivre sur le long terme. La bonne intégration de l’activité physique au projet global de soins et d’éducation thérapeutique suppose une communication régulière entre l’intervenant en activité physique adaptée et les soignants.

Le groupe d’experts recommande d’articuler les programmes d’activité physique avec les programmes d’éducation thérapeutique et d’initier toute démarche par un bilan éducatif partagé qui invite le patient à identifier ses habitudes de vie, ses besoins, ses possibilités, ses envies, ses freins et ses leviers, la manière dont il aimerait pouvoir être aidé… Il conviendra alors de fixer un objectif et d’identifier les moyens qu’il mobilisera pour l’atteindre. Des bilans de suivi permettront d’ajuster les objectifs et de renouveler les moyens tout au long de ce programme.

Pour les publics présentant des caractéristiques connues pour limiter ou compromettre l’adhésion et le maintien à long terme de l’activité physique (patients âgés, faible niveau socio-économique, précarité sociale…) et/ou n’ayant pas ou peu de vécu en matière d’activité physique, le groupe d’experts préconise un cycle éducatif de plusieurs mois en activité physique adaptée encadré par des professionnels. L’enjeu est de permettre à ces patients d’expérimenter concrètement des activités physiques adaptées à leurs possibilités et à leurs besoins, d’en ressentir les effets, de les vivre avec plaisir et de les reconnaître comme étant bénéfiques pour leur santé.

Dès que le patient en a les ressources, le groupe d’experts recommande ensuite de l’accompagner dans la construction d’un projet de pratique d’activité physique qui a du sens pour lui dans son parcours de soins et de vie.

 

5. Soutenir la motivation du patient dans la mise en œuvre de son projet

Proposer des types de pratiques efficaces mais également ludiques et motivantes doit être un souci constant. L’engagement des personnes atteintes de maladie chronique dans une activité physique régulière est principalement motivé par le plaisir et l’intérêt qu’elles y trouvent mais aussi par leurs croyances en termes de bénéfices perçus, aussi bien pour leur santé physique que pour leur bien-être psychologique. À l’inverse, le manque de connaissances sur les effets positifs de la pratique de   l’activité physique, ou des croyances défavorables selon lesquelles celle-ci serait inutile dans la gestion de leur pathologie, peuvent être à l’origine de l’absence d’initiation ou de maintien de sa pratique.

Les patients peuvent également être motivés par l’image de soi positive que leur renvoie le fait de pratiquer (ou la vision négative qu’ils auraient d’eux-mêmes en l’absence de pratique). Plus particulièrement, le fait de devoir se prendre en main pour faire face à sa pathologie est vécu par certains comme une responsabilité ou un devoir.

Si les intentions et la planification sont le plus souvent une étape incontournable à sa mise en place, la création de routines s’avère ensuite une nécessité pour que l’activité physique soit adoptée de manière pérenne. Pour favoriser le maintien de la motivation à long terme, le groupe d’experts recommande de s’appuyer sur une combinaison de stratégies incluant la communication d’informations sur les effets de l’activité physique et les opportunités de pratique, la définition d’objectifs, le suivi et l’anticipation des barrières et freins à la pratique, le soutien social et le partage d’expériences, la réévaluation cognitive et l’entretien motivationnel.

L’efficacité de ces stratégies sur la motivation est plus importante lorsque plusieurs d’entre elles sont utilisées ensemble. Elles peuvent être employées par différents interlocuteurs tout au long du parcours de santé (personnel soignant, médecin, psychologue, spécialiste de l’activité physique adaptée…) lors de séances en face-à-face, individuelles ou collectives. Certaines stratégies peuvent bénéficier d’un soutien technologique (accéléromètre, réseaux sociaux, sites internet, appels téléphoniques, SMS, objets connectés santé, serious games, visioconférences…).

 

6. Former les médecins à la prescription d’activité physique

La formation à la connaissance théorique et pratique des bénéfices de l’activité physique et des dispositifs d’intervention en activité physique est nécessaire en direction de l’ensemble des professionnels de santé. Par conséquent, le groupe d’experts recommande :

une généralisation de modules obligatoires relatifs à la prescription de l’activité physique dans la formation des étudiants en médecine ;

une formation continue des médecins avec les mêmes objectifs que ceux de la formation initiale ;

la participation d’experts de l’activité physique à visée de santé mais aussi d’experts de l’activité physique adaptée dans ces modules de formation pluridisciplinaire ;

le développement d’échanges et de réflexions communes entre différentes professions impliquées en faveur de la pratique de l’activité physique adaptée.

 

7.   Former des professionnels de l’activité physique à la connaissance de la pathologie et à l’intégration de l’activité physique dans l’intervention médicale

Le groupe d’experts recommande que les intervenants en activité physique adaptée aient été formés aux compétences suivantes :

savoir maîtriser les interactions entre l’activité physique et la pathologie chronique dans la conception de programmes et de séances destinés aux patients ;

savoir mettre en œuvre et interpréter des tests spécifiques d’activité physique (complémentaires aux tests médicaux) adaptés aux limitations des personnes ;

savoir mettre en œuvre un bilan éducatif partagé pour engager le patient dans une démarche de projet et évaluer avec lui sa motivation et ses freins vis-à-vis de la pratique de l’activité physique, ses habitudes et conditions de vie et ses possibilités d’activité ;

savoir concevoir et planifier un programme d’activité physique développant l’autonomie de la personne qui soit adapté aux contre-indications et indications médicales, aux capacités et limitations de la personne, à son niveau de pratique et à ses objectifs ;

savoir mettre en œuvre les programmes d’intervention en ajustant la pratique à la progression de la personne et à l’évolution de son état de santé sur la base d’évaluations pertinentes ;

savoir développer une démarche d’éducation pour la santé ou d’éducation thérapeutique selon le niveau de qualification et/ou le moment de l’intervention dans le parcours de soins ;

savoir mobiliser les techniques de soutien de la motivation et de l’engagement du patient dans son projet personnel ;

savoir communiquer avec le patient et l’ensemble des acteurs impliqués dans le parcours personnalisé en respectant les règles de confidentialité ;

savoir gérer, mettre en œuvre et intégrer les principes de l’éthique de la relation de soin dans le travail avec le patient ;

savoir gérer les conditions de sécurité de la pratique de personnes vivant avec une maladie chronique.

 

8. Promouvoir des recherches

  • Sur les modalités d’interventions et leurs effets

Peu d’études évaluent sur le long terme « en conditions réelles » les conditions du maintien de la pratique d’activité. Or, un patient atteint de maladie chronique doit faire face aux éventuels effets secondaires ou séquelles des traitements et gérer l’évolution de sa maladie avec l’avancée en âge. Celle-ci peut se traduire par l’apparition d’autres maladies appelées comorbidités, des symptômes anxieux ou dépressifs ou encore des dysfonctionnements neurocognitifs. Faire adopter de nouveaux comportements aux patients atteints de maladies chroniques nécessite de bien cerner ce qui se joue dans l’ajustement psychologique à ce type de pathologie.

Le groupe d’experts recommande de consolider les recherches concernant la faisabilité, le rapport bénéfice-risque, l’adhésion sur le long terme à la pratique d’activité physique et en particulier d’étudier les conditions nécessaires au maintien de la pratique, surtout lors des phases de transition (de l’hôpital au centre de soin de suite et de réadaptation, du centre à la médecine de ville, de la médecine de ville au domicile) et d’étudier les dispositifs d’intervention.

  • Sur les modalités d’intégration de l’activité physique dans le parcours de soins et ses finalités 

Il s’agit de saisir le sens que peut prendre l’activité physique pour le patient au cours de sa maladie, en analysant la manière dont sa pratique est impactée par les interactions avec les professionnels, les pairs, la famille, et en identifiant les conditions lui permettant de construire de nouvelles normes de vie.

  • Sur la motivation et l’observance à long terme
  • Sur les outils technologiques

Le groupe d’experts recommande d’évaluer les outils technologiques et de tester leur efficacité afin d’estimer l’intérêt de les intégrer dans le parcours des patients.

Les innovations et actions de prévention qui ne prennent pas en compte les inégalités sociales de santé contribuent souvent à les aggraver[2]. Le groupe d’experts recommande par conséquent la réalisation d’études pour analyser l’efficience de ces nouvelles technologies selon la culture, l’âge, le niveau socioculturel et les attentes des patients.

  • Sur les effets des politiques publiques de santé en faveur de l’activité physique des personnes atteintes de maladies chroniques 

Le plan national « sport santé bien-être » a produit de nouveaux partenariats dans les 22 territoires régionaux, au service du développement d’une offre d’activité physique à visée de prévention des maladies chroniques. En développant la prescription par le médecin traitant d’une activité physique adaptée aux patients atteints de maladies chroniques, l’article 144 de la Loi de santé publique et les outils qui l’accompagnent, visent une généralisation de ce type de prescriptions. Cela pose la question de l’accessibilité à cette offre de soin ou de prévention pour l’ensemble des personnes atteintes de maladies chroniques, quels que soient leur âge, leur zone géographique de résidence ou leurs ressources socioéconomiques et culturelles.

Le groupe d’experts recommande d’étudier la construction du dispositif d’offre d’intervention en activité physique sur prescription médicale et son impact sur les inégalités sociales de santé, en examinant également les effets de la prise en charge financière sur l’adoption des programmes par le patient et sur son engament à long terme.

  • Sur les mécanismes physiologiques d’action de l’activité physique en général et par pathologie
  • Sur les effets synergiques de stratégies combinant alimentation et activité physique

 

 

 

 

[1] L’OMS définit l’activité physique comme « tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsable d’une augmentation de la dépense énergétique ».

[2] Expertise collective Inserm. Inégalités sociales de santé en lien avec l’alimentation et l’activité physique, 2014

Source Inserm - Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques – Une expertise collective de l’Inserm

 

 

 

 

Parkinson, changeons de regard

En amont de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, aux côtés de 38 événements d’information et de soutien aux malades organisés par ses comités bénévoles, France Parkinson lance une campagne de communication nationale grand public multimédias (affiches, TV et cinéma) pour rappeler que trop souvent un des combats des malades n’est pas celui qu’on croit. En effet, si les progrès de la prise en charge médicale permettent aujourd’hui d’atténuer certains symptômes de la maladie, il est un domaine dans lequel la souffrance des malades ne recule pas, c’est la perception que les autres ont de leur maladie, le regard empreint de préjugés et d’incompréhension qu’ils posent sur elle… et donc sur eux. Cela doit changer, tout comme doivent évoluer les prises en charge pour faire une meilleure place à la médecine personnalisée et à l’éducation thérapeutique de proximité. Des approches particulièrement adaptées à la complexité et à la diversité des présentations de la maladie et des besoins individuels des malades.

 

 

 

 LA MÉDECINE PERSONNALISÉE : L’AVENIR DE LA PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE DE PARKINSON 

France Parkinson a souhaité cette année mettre en lumière l’importance de la médecine personnalisée dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. La médecine personnalisée repose sur l’identification de possibles facteurs biologiques prédictifs de l’évolution de la maladie et de la réponse aux traitements. C’est une approche médicale qui doit permettre de mieux répondre aux défis posés par les maladies dont la gravité, l’expression et l’évolution varient en fonction des individus, et d’apporter à ces derniers une prise en charge optimale parce qu’individualisée. 

LA MÉDECINE PERSONNALISÉE : UNE APPROCHE PARTICULIÈREMENT ADAPTÉE À LA MALADIE DE PARKINSON 

Comme le rappelle le Professeur Philippe DAMIER, neurologue au CHU de Nantes et Président du comité scientifique France Parkinson, chaque cas de Parkinson est forcément un cas particulier : « On ne parle plus aujourd’hui de « la » maladie de Parkinson, mais « des » maladies de Parkinson », car l’apparition de la pathologie a des causes variables d’un patient à l’autre : dans certains cas des causes génétiques sont identifiables, dans quelques cas exceptionnels ce sont des causes environnementales, et dans la majorité des cas c’est une somme de facteurs, variables d’un patient à l’autre, qui explique pourquoi ce dernier développe la maladie. De même, les symptômes varient considérablement d’un patient à l’autre et évoluent dans le temps. » 

Didier ROBILIARD, Président de France Parkinson revient sur l’importance de la médecine personnalisée dans la prise en charge de la maladie de Parkinson : « Le concept de médecine personnalisée, ou médecine sur mesure, est étroitement lié à l’idée qu’un traitement « taille unique » ne peut satisfaire les besoins de tous et qu’il doit être personnalisé. Cette personnalisation des soins est particulièrement souhaitable dans la maladie de Parkinson parce que c’est une pathologie complexe très individuelle dans ses expressions. Il s’agit d’une bonne pratique médicale qu’une association de patients comme France Parkinson ne peut que solliciter, revendiquer et appeler de ses voeux. ».

 

LA MÉDECINE PERSONNALISÉE EN DEUX QUESTIONS AU PROFESSEUR PHILIPPE DAMIER
 

Les traitements médicamenteux ne sont-ils pas censés être efficaces sur tous les patients qui les reçoivent ? 

« Ce n’est pas aussi simple. Pour qu’un médicament obtienne une autorisation de mise sur le marché, il doit démontrer une efficacité suffisante par rapport aux effets indésirables qu’il peut avoir. Pour ce faire, on teste ce médicament sur deux groupes de patients dont l’un reçoit le médicament actif, tandis que l’autre reçoit un placebo. Si le médicament est efficace, on constatera que les patients qui ont reçu le médicament actif ont en moyenne de meilleurs résultats que les patients qui ont reçu le placebo. Dans le groupe des personnes ayant reçu le traitement actif, on trouve de très bons répondeurs au traitement, des répondeurs « moyens » et des patients qui n’auront pas du tout répondu. Idem dans le groupe sous placebo. C’est la différence statistiquement significative entre les deux groupes qui prouve que le produit est actif ou non. En clair, cela signifie que chez un patient donné, le médicament actif peut ne peut pas marcher, et nous rencontrons bien sûr dans nos consultations ce cas de figure. Aller vers une médecine personnalisée, c’est essayer de trouver des éléments qui permettront de déterminer quel traitement lui sera le plus approprié et susceptible d’avoir sur lui les meilleurs résultats d’efficacité, au lieu de lui administrer le traitement qui marche « en moyenne » chez les patients « en général. »

 

Mais « personnaliser » les traitements, n’est-ce pas déjà ce que l’on fait en préférant tel ou tel traitement en fonction des facteurs de risques connus chez un patient ? 

« Il est vrai qu’aujourd’hui, par exemple, si un patient présente des troubles cognitifs, nous évitons de lui prescrire un agoniste dopaminergique, parce que nous savons que cela entraînerait pour lui un trop gros risque de développer de la confusion mentale et/ou des hallucinations. Mais la médecine personnalisée est bien plus ambitieuse ! Elle consiste à identifier des facteurs biologiques, pour partie génétiques, pour nous permettre de prescrire au patient qui se trouve devant nous le traitement à la fois le plus efficace et le plus sûr pour lui. Une étude a déjà montré que pour des raisons génétiques, certains patients étaient meilleurs répondeurs que d’autres à un traitement de la maladie de Parkinson qui inhibe une enzyme particulière de la dégradation de la dopa, et l’on sait qu’il existe très probablement un ou des marqueurs génétiques prédictifs de certaines complications et/ou effets secondaire chez un individu donné. Si nous pouvions par exemple déterminer qu’un patient souffre d’une forme suffisamment agressive de Parkinson pour que sous trois ans il soit nécessaire de lui proposer une technique chirurgicale d’électrostimulation ou, a contrario, savoir prédire que ce besoin n’apparaîtra pas avant 10 ans, cela aurait un impact très net sur notre choix thérapeutique. C’est vers cette connaissance que nous devons aller et c’est la perspective que nous ouvre la médecine personnalisée ».

 

 

FOCUS : UNE RUPTURE DE MÉDICAMENTS AUSSI GRAVE QU’INACCEPTABLE ! 

Le mot du Président de France Parkinson, Didier ROBILIARD 

« La rupture de médicament anti-parkinsoniens qui a concerné le Sinemet du laboratoire MSD, un médicament de base, à partir de septembre 2018, est sans précédent. C’est un événement d’une grande gravité pour les malades, avec un impact d’autant plus important que le générique n’était pas disponible en quantité suffisante pour faire face au besoin. Cette rupture annoncée pour plus de 7 mois a révélé un problème d’envergure et France Parkinson a décidé de réagir fortement via une pétition, qui a recueilli 35.000 signatures, pour demander au gouvernement un plan d’urgence quant à ces ruptures. En effet, un rapport du sénat1 corrobore les craintes quant à des ruptures qui s’intensifient et visent clairement les traitements neurologiques dont Parkinson. La dernière rupture de médicaments a été justifiée par le laboratoire par un arrêt de la production de l’usine. Lors d’échanges avec l’ANSM, France Parkinson a fourni la liste des médicaments dédiés à Parkinson déclarés médicaments essentiels par arrêté ministériel et a demandé que lui soient indiqués les lieux de production de ces derniers. La réponse reçue est édifiante : il est difficile, voire impossible, pour l’ANSM de communiquer ces informations sans qu’elle doive mener au préalable des recherches importantes ! La fabrication des médicaments est mondiale, et principalement hors de l’Europe, et il nous est impossible de connaître leur lieux de fabrication : c’est dire la vulnérabilité de notre pays sur ces questions ! Le Secrétaire d’état à la santé a récemment2 indiqué que le ministère travaille à un plan sur ce sujet en trois axes. Nous avons bien sûr demandé des informations et une réunion entre les associations, le ministère et l’ANSM aura lieu le 22 mars 2019. A notre connaissance, ce sujet de la connaissance des lieux de production n’est pas évoqué avec les industriels»

 

Gilles PONTHIEUX, l’un des visages de la campagne « Changeons de regard », revient sur les raisons de sa participation 

Pourquoi avoir accepté de prendre part à cette campagne de communication en lui prêtant votre image ? 

« J’ai traversé l’Atlantique à la rame pour prouver que la maladie de Parkinson ne faisait pas de ceux qui en sont victimes des personnes que la société devaient invalider et déclarer inaptes à mener une vie normale. Le regard porté par les autres sur le malade conditionne la réception et la perception qu’il a de sa maladie ; il participe de sa capacité à plus ou moins bien vivre avec. Quand j’ai demandé à mon neurologue s’il était envisageable que je puisse me lancer dans cette traversée, il m’a répondu « oui » sans la moindre réserve. Cet accord audacieux a été un déclic : j’en étais capable, mon neurologue avait confiance en ma capacité physique à le faire, il fallait donc que je le fasse. C’est cette même confiance que je retrouve chez mes patients qui tous continuent de voir en moi, malgré ma maladie, le même chirurgien-dentiste compétent qu’ils ont toujours connu. Mon tempérament et ma détermination à rester autonome sont déterminants pour moi, car le regard posé sur les personnes souffrant de Parkinson est plutôt décourageant au point de rendre la maladie plus accablante encore pour nombre de malades. »

 




La maladie de Parkinson 

La maladie de Parkinson est une maladie chronique, d’évolution lente et progressive, caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones, les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau. Deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France après la maladie d'Alzheimer3, elle constitue une cause majeure de handicap chez le sujet âgé. Rarissime avant 45 ans, la maladie de Parkinson touche des sujets plus âgés, avec un pic autour de 70 ans : 1 % des plus de 65 ans4 sont concernés. Au total, plus de 200 000 personnes sont touchées en France5 et environ 8 000 nouveaux cas se déclarent chaque année3. En France, la maladie de Parkinson est la maladie neurologique qui a le plus augmenté entre 1990 et 2015 et en 2030 ; le nombre de patients parkinsoniens aura augmenté de 56% par rapport à 2015, avec une personne atteinte sur 120 parmi celles âgées de plus de 45 ans6. Les traitements actuels permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie, mais ils sont sans effet sur les autres symptômes et sur la progression de la dégénérescence. La variabilité d’intensité et la diversité des atteintes symptomatiques de la maladie de Parkinson (à la fois physiques, physiologiques et psychologiques), sont souvent source de perplexité, de préjugés et d’incompréhensions dans l’entourage du patient, avec un retentissement critique sur son activité professionnelle, sa vie sociale et ses relations avec ses proches.

Source France Parkinson/Théragora

 

Zéro alcool pendant la grossesse

La prévention en matière d'alcool est particulièrement importante au moment de la grossesse. Les risques d'alcoolisation foetale sont désormais bien connus et engendrent pour le futur bébé des risques irreversibles.

 "Vous buvez un peu, il boit beaucoup" était le message de la dernière campagne de Santé Publique France.

En cas de besoin retenez le numéro de téléphone d'Alcool Info Service : 0 980 980 930

 

 


En effet on pourrait croire le message bien connu, mais une étude BVA de mai 2017, menée pour Santé publique France sur un échantillon représentatif de 1004 personnes nous enseigne que plus d’une personne sur deux pense encore qu’il existe des consommations d’alcool sans risque pendant la grossesse.


Avec 8 questions simples que toutes et tous peuvent se poser sur la grossesse et l’alcool et ce conseil simple à l’entourage : évitez les tentations. Ce conseil vaut aussi pour toute personne qui ne souhaite pas boire d’alcool, évitez les questions inutiles sur la consommation et arrêtez cette tradition bien française du « juste un verre, ça peut pas faire de mal... ». Si, surtout au futur bébé !

 

 

 

 

Alimentation, activité physique et sédentarité

Les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

 

Santé publique France présente aujourd’hui les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité pour les adultes. Ces recommandations simples, pratiques et accessibles ont pour objectif d’aider la population à faire les meilleurs choix alimentaires et à adopter un mode de vie plus actif. Fondées sur une démarche scientifique, elles proposent deux niveaux de recommandations : simplifié et détaillé. Parmi les nouveautés figurent la place accordée à certains aliments comme les légumes secs, les fruits à coque, les féculents complets, la prise en compte de l’impact de l'alimentation sur l’environnement et la mise en avant de l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score. Ces nouveaux messages feront l’objet d’une campagne de communication en 2019, pour permettre à toute la population d’en bénéficier.

 

Des nouvelles recommandations fondées sur une démarche scientifique

Depuis la création des premiers « repères nutritionnels » en 2001, les connaissances sur l’alimentation et l’activité physique ont évolué. À la suite des avis récents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et du Haut Conseil de la santé publique, Santé publique France a été chargée de formuler les nouvelles recommandations s’adressant à la population adulte. Pour cela, l’Agence s’est appuyée sur un comité réunissant des compétences spécialisées en épidémiologie, prévention et promotion de la santé, information, communication, littératie, mais aussi des professionnels travaillant au quotidien auprès de la population. Différentes études quantitatives et qualitatives, menées auprès du grand public et de professionnels, ont permis d’ajuster les recommandations tout au long de leur conception.

 

Augmenter, réduire et aller vers certaines consommations et modes de vie

Les nouvelles recommandations combinent la simplicité pour le plus grand nombre et la précision pour ceux qui souhaitent aller plus loin. Ainsi, les recommandations sont réparties en trois groupes : Augmenter, Aller vers et Réduire. « Nous souhaitions donner de grandes orientations plutôt que des objectifs quantifiés. Ces formulations sont perçues comme moins contraignantes par le grand public. Elles suscitent un changement progressif, s’adaptant au rythme de chacun » explique Anne-Juliette Serry, responsable de l’Unité Alimentation et Activités physiques à Santé publique France.

 

Les grandes nouveautés des recommandations 2019

Les fruits à coque non salés font désormais l’objet d’une recommandation, compte tenu de leur intérêt nutritionnel, ainsi que les légumes secs et les produits céréaliers complets. Pour tenir compte des pratiques des consommateurs, il est aussi apparu essentiel d’intégrer le Nutri-Score, développé en 2017 par les pouvoirs publics et qui peut aider au choix des produits transformés. Les recommandations intègrent pour la première fois la question de l’environnement, en conseillant d’aller vers des fruits et légumes de saison, des aliments de producteurs locaux et, si possible, des aliments bio.

 

Enfin, les recommandations encouragent les personnes à faire davantage d’activité physique, mais aussi à réduire le temps passé assis dans la journée. En effet, un individu peut à la fois être actif, c’est-à-dire faire du sport ou des activités physiques tel qu’il est recommandé, mais aussi être très sédentaire, c’est-à-dire passer beaucoup de temps assis et souvent de façon prolongée dans sa vie quotidienne. 

 

Source Santé Publique France le 22/01/2019/ 

 

Les bonnes résolutions pour vos dents

1, 2, et 3 BONNES RESOLUTIONS

BUCCO-DENTAIRES pour 2019

 

En complément de deux bossages matin et soir,

pendant 2 minutes, avec un dentifrice fluoré

 

 

 

Afin d’optimiser votre hygiène bucco-dentaire quotidienne, l’UFSBD préconise de passer le FIL DENTAIRE ou une BROSSETTE entre chaque espace inter-dentaire avant chaque brossage parce que la brosse à dents ne nettoie que les faces visibles de vos dents.

 

 
 
Pensez à caler une VISITE ANNUELLE DE CONTROLEavec votre dentiste pour vous-même et votre conjoint !

Pensez également à emmener le petit dernier, pour sa première visite, dès sa première bougie ! Ne pas oublier que 2 VISITES PAR AN s’imposent en cas de maladie chronique.

 

 
Evitez le GRIGNOTAGE pour limiter les attaques acides à répétition sur vos dents responsables des caries.

En complément des 2 BROSSAGES MATIN ET SOIR, pendant 2 minutes, on se rince la bouche à l’eau ou on mâche pendant 20 mn au moins, un CHEWING-GUM SANS SUCRES, après chaque prise alimentaire au cours de la journée. 

 

Source UFSBD

 

Pour votre santé, faites du sport modéré !

Faire du sport améliore votre santé.

Cette infographie résume les recommandations de la Haute Autorité de santé. Elle permet de donner des chiffres repères comme par exemple faire 10 000 pas par jour ou pratiquer 150 minutes d'exercice modéré par semaine. 

 

La surdité à la hausse

Les dernières données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publiées en mars 2018, indiquent que plus de 465 millions de personnes dans le monde vivent avec une perte auditive invalidante, dont un tiers ont plus de 65 ans. 

Selon les projections, d'ici 2050, plus de 900 millions de personnes seront atteintes d'une perte auditive invalidante. Med el publie les résultats d'une enquête dans le graphique ci-dessous.

 

 

Source Med EL

 

Campagne de l'OMS sur les antibiotiques

 

Une campagne mondiale de l'OMS nous alerte sur le mauvais usage des antibiotiques. En cas de doutes votre pharmacien est là pour vous conseiller. 

 

Document OMS

 

Une réussite, la vaccination antigrippale par le pharmacien


 

Dès cet automne, les pharmaciens vont vacciner dans quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Occitanie). L’objectif est d’améliorer la couverture vaccinale contre la grippe, c’est pourquoi, la vaccination sera étendue à tous les adultes munis d’un bon, y compris les primovaccinants.

 

Au-delà des primovaccinants, désormais, seules les « personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l'ovalbumine ou à une vaccination antérieure » sont exclues du dispositif. Les femmes enceintes, les primovaccinants, les patients immuno-déprimés, présentant des troubles de la coagulation ou sous traitement anti-coagulants pourront donc être vaccinées en pharmacie au même titre que les autres adultes dans les 4 régions expérimentatrices.

 

En 2019, l’expérimentation sera généralisée sur tout le territoire.

 

Une enquête réalisée en mars-avril 2018, auprès de 100 pharmaciens, 100 généralistes et 70 usagers vaccinés dans les deux  premières régions expérimentatrices,  montre que l’expérimentation a été très bien accueillie par les pharmaciens (qui lui attribuent une note de 8,1/10) et les usagers (9,6/10).  60 % des médecins estiment que la répartition de rôles entre professionnels de santé s’est faite en bonne intelligence sur le terrain.

 

Les points forts que ressortent de l’enquête sont  la simplicité, la facilité et la rapidité d’accès à la vaccination lorsqu'elle est réalisée à l'officine.

 

L’idée de la vaccination en pharmacie fait son chemin d’autant que les résultats le montrent, en multipliant les acteurs de la vaccination, on améliore la couverture vaccinale des Français.

 

Les Français pour Nutri-Score

Dans une enquête publiée le 24 septembre 2018, Santé publique France annonce que le Nutri-Score, étiquetage nutritionnel officiel en France et en Belgique, est plébiscité par 91 % des Français. Un an après son lancement par les pouvoirs publics, les premiers résultats dans les rayons sont encourageants : 85 entreprises se sont engagées et 14 % des Français ont déjà acheté un produit sur lequel figurait le logo. Le fait qu’une entreprise affiche le Nutri-Score sur ses produits est valorisé par une large majorité de Français, avec 7 personnes sur 10 qui auraient une meilleure image de la marque.
 

 

Une adhésion massive des consommateurs au Nutri-Score 

Santé publique France a interrogé 2000 personnes entre mai et juin 2018 afin d’évaluer la connaissance et la perception des Français à l’égard du Nutri-Score1. Cette étude confirme, une fois de plus, que le logo permet d’évaluer de manière rapide la qualité nutritionnelle des produits et de guider les consommateurs dans leurs choix. Parmi ceux qui connaissent le Nutri-Score, 91 % le considèrent facile à comprendre et 86 % facile à repérer sur l’emballage. C’est pourquoi plus de 9 Français sur 10 sont aujourd’hui favorables à la présence du Nutri-Score sur les produits alimentaires. Une proportion importante de Français va encore plus loin, estimant que son apposition devrait être obligatoire (87 %). 

 

Un an après son lancement, des premiers résultats encourageants dans les rayons 

Les résultats du Nutri-Score dans les rayons sont encourageants et prometteurs. 14 % des Français ont déjà acheté un produit sur lequel il figurait. Parmi les Français qui connaissent déjà le Nutri-Score, 9 sur 10 disent qu’ils sont ou seront influencés au moment de faire leurs courses. La très large majorité des personnes ayant entendu parler du logo reconnaissent qu’il peut avoir un impact sur la façon de choisir les produits, principalement en les faisant changer de marque ou en limitant l’achat de produits présentant un moins bon score. 

 

Les industriels et distributeurs appelés à se mobiliser 

À la suite de sa campagne TV nationale, le Nutri-Score a gagné en crédibilité et en légitimité. Le fait qu’une marque choisisse de mettre le logo sur ses produits est valorisé par une large majorité de Français, avec 7 personnes sur 10 qui auraient une meilleure image de cette marque dans ce cas. 

Santé publique France appelle les industriels et distributeurs qui n’ont pas encore adhéré à cette démarche volontaire à rejoindre les 85 entreprises qui se sont d’ores et déjà engagées. Propriétaire de la marque déposée, elle assure l’ensemble des entreprises de son soutien dans leur démarche de déploiement volontaire dans l’ensemble des pays de l’Union. L’utilisation du Nutri-Score, marque collective européenne déposée, est permise par le cadre juridique européen, sur l’ensemble du territoire européen et sur tous les produits mis sur le marché, dans le respect de l’usage de la marque.

 

Même un verre de vin par jour c'est trop pour certains cancers

 

La Société américaine de cancérologie (Asco) a récemment signalé que le risque de développer certains cancers augmente à partir de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour. Cela correspond à un verre de vin quotidien.

Il semble donc que, contrairement à une idée reçue, un niveau modéré de consommation peut avoir des conséquences sur la santé.

Pour le comité de prévention des cancers cela ne semble pas faire de doute. Si les plus grands risques sont concentrés sur personnes qui boivent beaucoup ou modérément, même à des petites consommations, certains risques de cancers persistent.

L’organisme américain signale un risque accru avec des consommations faibles, de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour, pour des cancers de l’œsophage (+ 30%), de l’oropharynx (+ 17%) ou du sein (+ 5%).

Dans le cas des cancers du sein, les auteurs précisent même que l’augmentation est de 5 % avant la ménopause et 9 % après.

En revanche, les chercheurs ne retrouvent pas d’augmentation du risque de cancer colorectal, du foie ou du larynx, à ces niveaux de consommation faible.

Rappelons que 10 g d’alcool correspondent à 2,5 cl de pastis ou de whisky (40°) mais aussi à 25 cl de bière à 5° (un demi) ou 10 cl de vin à 12° (verre ballon).

 

Photos Phovoir

 

Le reste à charge zéro

Soins dentaires, lunettes, prothèses auditives : un panier de soins remboursé à 100%.

 

Un enjeu majeur


En France, 6 millions souffrent de difficulté d'audition. Faute de soins, ces difficultés peuvent provoquer une désocialisation, notamment chez les personnes âgées.
Le taux de renoncement aux soins dentaires est de 16,8%. Ce manque de soins peut avoir des conséquences néfastes sur la vie professionnelle et sociale des français.

 

Une ambition sanitaire et sociale 

Ce projet porte ainsi une double ambition à la fois sanitaire et sociale, prévenant la désinsertion sociale autant que la lutte contre le renoncement aux soins pour des raisons financières .

 

 

Concrètement, que signifie la réforme ?


Le Gouvernement  a proposé un ensemble de prestations de soins (panier de soins) pour les soins dentaires, optiques ainsi que les aides auditives. Ce panier de soins est composé d’équipements de qualité, tout permettant de préserver une liberté de choix.

Optique : Basé sur 17 modèles différents de montures adultes, le panier de soins comprend des équipements de qualité, tant par leur esthétique (amincissement) que par leur performance technique (verres anti-rayures, verres anti-reflet)

Dentaire : Le panier de soins couvre un large choix de prothèses fixes ou mobiles, avec des matériaux dont la qualité esthétique est adaptée à la localisation de la dent.

Aides Auditives : La réforme permettra un accès à des équipements de qualité pour le patient, dès 2021.

 

 

Le calendrier de la réforme


Cette réforme se mettra en place en moins de 3 ans : chaque année des améliorations seront apportées.
Elle sera complètement en place le 1er janvier 2021.

 

Source Ministère des Solidarités et de la Santé

 

La consommation mondiale d'antibiotiques toujours en augmentation

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pense que la hausse de la consommation mondiale d’antibiotiques fait peser des menaces majeures à la santé mondiale. En effet, ce phénomène est sans aucun doute à l’origine du développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.

 

 

La consommation mondiale d’antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, selon une étude publiée en mars dernier. Or, plus nous nous soignons en utilisant des antibiotiques, plus les bactéries développent des stratégies de résistance à ceux-ci. Par voie de conséquence, il devient de plus en  plus difficile de soigner certaines infections. C’est donc jugé vraiment inquiétant par de nombreux chercheurs. L’OMS parle même de graves menaces pour la santé.

 

Dans les 76 pays à travers le monde étudiés, la consommation d’antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes à 34,8 milliards de doses. La consommation d’antibiotiques a particulièrement augmenté dans les pays à revenu faible ou moyen. Ainsi, elle a doublé en 16 ans en Inde, augmenté de 79 % en Chine et de 65% au Pakistan. La France, quant à elle, est classée 8e plus grosse consommatrice d’antibiotiques au monde.

 

Sans changement politique, la consommation d’antibiotiques en 2030 sera 200% plus importante qu’en 2015. On sait par ailleurs que la résistance des bactéries aux antibiotiques est responsable de 700 000 morts par an dans le monde.

 

Il est donc urgent de réduire les taux de consommation d’antibiotiques dans les pays à haut revenu et de ralentir le taux de croissance de la consommation dans les pays à revenu faible.

 

Photo Phovoir

 

Prévention, encore un effort

Les habitudes des Européens en matière de prévention santé : les Français souhaitent être mieux informés

 

À l’occasion des Rencontres Prévention Santé du 15 mai 2018, la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé dévoile le 12 juin les résultats d’une étude sur les habitudes des Européens* et des Canadiens en matière de prévention santé. Un sujet au cœur de la stratégie du Ministère des Solidarités et de la Santé qui a lancé le 26 mars dernier les 25 mesures phares de sa politique de prévention pour permettre aux Français de rester en bonne santé tout au long de leur vie.

 

Parmi les principaux enseignements de cette étude :

  • Les Français sont déjà très sensibilisés à la question de la prévention de leur santé : 81 % s’y disent « attentifs » et 28 % « très attentifs », devant l’ensemble des autres pays interrogés

  • En revanche le niveau d’information des Français mériterait d’être amélioré : seulement 1 Français sur 10 pense être « très bien informé », plaçant le pays loin derrière ses homologues européens et canadiens

  • 30 % des Français n’appliquent pas les « bons » comportements de prévention santé, contrairement aux autres pays qui ont tendance à adopter de meilleures pratiques

  • La prévention santé n’est perçue comme « prioritaire » dans la politique de santé nationale que par 40 % des français, encore une fois en dernière place de ce sondage ; dès lors les Français attendent un rôle plus actif des pouvoirs publics, notamment par le biais de campagnes d’informations plus nombreuses et mieux faites 


 

Source et infographie Ramsay Générale de santé

 

Les bienfaits de l'allaitement maternel

 

Cela ne fait pas la une des journaux, pourtant, de nombreuses études sont réalisées pour analyser les avancées les plus importantes autour du lait maternel. L'allaitement maternel présente de nombreux bienfaits sur le plan nutritionnel comme sur le plan médical. C’est une mesure de santé préventive pour les nourrissons et les mères.

 

Sur les 130 millions de bébés qui naissent chaque année dans le monde, seulement 40 % sont nourris exclusivement au sein pendant six mois comme le recommande l'OMS. Or, il est prouvé que c’est pendant les 1 000 premiers jours de vie (du développement in utero aux deux premières années) que tout se joue : l'organisme, le cerveau et le système immunitaire du nourrisson reçoivent leur programmation pour la vie.

 

Pendant cette période, le lait maternel permet d’éviter des maladies chroniques non transmissibles comme l’obésité, le diabète, les allergies ou encore les maladies inflammatoires de l'intestin. De la même manière, il convient de sensibiliser les familles ayant des antécédents d'asthme à ce potentiel exceptionnel du lait maternel.

 

Chez les prématurés, le lait maternel constitue une source d'alimentation sélective. Il fournit les peptides nécessaires pour améliorer leur protection immunitaire et aussi les enzymes nécessaires à la digestion du lait humain.

 

Quand les nourrissons prématurés consomment des quantités importantes de lait maternel au cours de leur hospitalisation, cela contribue à réduire la morbidité néonatale à long terme. Il convient donc de favoriser ces programmes de lactation maternel pour les nourrissons des unités de soins intensifs néonatales.

Photos Phovoir

Mesurer la fièvre

 

Il est normal d’avoir de la fièvre en cas d’affection et cela ne nécessite pas obligatoirement une consultation médicale. Cependant, dans certains particuliers, vous devez voir un médecin pour cela, il convient de bien prendre la température.

 

 

La fièvre donne des tremblements et des frissons, elle est l’indicateur d’une maladie chez l’enfant comme chez l’adulte. 

On dit qu’on a de la fièvre quand la température corporelle dépasse les 38 degrés. En fait, ce phénomène est lié à la présence d’un corps étranger dans l’organisme. Ce peut être une bactérie, un virus un parasite ou un allergène.

En fait, l’organisme se défend on déclenchant l’action de cellules de défense qui sécrètent de la cytokine. Cette molécule stimule l’hypothalamus qui augmente la température générale du corps.

Comme nous fonctionnons un peu comme un radiateur, nous transpirons et nos vaisseaux se dilatent pour évacuer la chaleur. En réalité, nous ne savons pas à quoi sert la fièvre si ce n’est à donner l’alerte.

 

Bien prendre sa température

La température peut être prise sur divers endroits du corps comme dans l’anus, sous les aisselles, dans la bouche ou encore dans le tympan. Selon la technique utilisée, les températures normales vont varier de 36,6 à 38°C par voie rectale, de 35,5 à 37,5°C par voie buccale, de 34,7 à 37,3°C sous les aisselles et de 35,8 à 38°C par voie tympanique.

Si vous prenez la température par voie buccale, il faut ajouter 0,5°C pour retrouver l’équivalent d’une prise rectale ou tympanique et 0,7°C pour une prise sous les aisselles.

Il existe différents types de thermomètres selon justement la prise de température. Tous ont de avantages et des inconvénients.

Pour les moins de deux ans, la prise de température rectale est la plus sûre. On peut aussi opter pour une prise de température sous l’aisselle, mais c’est moins fiable. A partir de 5 ans, on peut passer à une mesure buccale, en surveillant que l’enfant garde la bouche fermée et la langue abaissée pendant au moins trois minutes.

Le mode de prise de température le plus fiable après la prise de température rectal est mesure auriculaire. Il existe maintenant des thermomètres frontaux infrarouges sans contact pour une mesure rapide de la température corporelle.

 

Maladie de Parkinson, encore beaucoup de préjugés

77% des français pensent que les personnes les plus touchées par la maladie sont les retraités : un constat qui masque une réalité et qui nuit à l’image des patients, conduisant trop souvent à des préjugés et des idées reçues.

Encore trop souvent assimilée à une atteinte exclusivement liée au grand âge, la maladie de Parkinson et ses manifestations font l’objet d’une profonde méconnaissance et de préjugés qui nuisent à la qualité de vie et à la prise en charge des patients. Parfois minorés par l’entourage qui peine à les reconnaître et à les comprendre et/ou majorés par un monde professionnel défiant, parfois confondus avec des troubles cognitifs ou psychiatriques, les symptômes sont au coeur de nombre d’incompréhensions. Parce que la bienveillance du regard porté sur les patients a un impact majeur sur la perception qu’ils ont de leur maladie et de leur capacité à vivre avec elle, il est essentiel d’informer et de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé. C’est tout l’objet de la mobilisation de France Parkinson en marge de la Journée Mondiale Parkinson 2018 qui, avec une campagne nationale de sensibilisation grand public en radio et télévision, deux grandes conférences d’information le 7 avril à la Cité des Sciences et de l’industrie et plus de 40 événements organisés en région par les comités bénévoles, agit pour faire « changer les regards » sur cette maladie encore trop méconnue.

 

Les grands chiffres de cette étude à retenir :

 

OUI, LES PERSONNES EN ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE PEUVENT ÊTRE DIAGNOSTIQUÉES MALADES DE PARKINSON !

Pourtant, seuls 9% des répondants associent la maladie de Parkinson à despersonnes en activité âgées entre 26 et 60 ans…
Le grand public a le plus souvent une représentation erronée, caricaturale, de la maladie de Parkinson qu’il perçoit comme une pathologie ne concernant que les sujets très âgés ; en réalité, la maladie se déclare en moyenne à la cinquantaine et touche même des sujets âgés de moins de 45 ans dans 10% des cas !

Un préjugé auquel se confronte régulièrement le Professeur Philippe DAMIER, neurologue au CHU de Nantes et Président du comité scientifique France Parkinson, lors de l’annonce diagnostique :
« Lorsque l’on apprend à un patient qui n’a pas 50 ans qu’il a Parkinson, c’est l’incrédulité qui prédomine chez ce dernier. Les gens sont en effet persuadés que cette maladie ne touche que les personnes âgées, voire très âgées. Pourtant les chiffres sont sans appel : la moyenne d’âge des patients atteints lors du diagnostic n’est que de 58 ans. Si un jour cet âge a pu être associé à un stade avancé de l’existence, ce n’est bien sûr plus le cas aujourd’hui où l’on voit la grande majorité des quinquas être actifs professionnellement et mener une vie sociale riche. On imagine bien que ce premier malentendu rend l’acceptation de la maladie, aussi bien par le patient que par son entourage, particulièrement délicate. »

Pour Didier Robiliard, malade et Président de France Parkinson, le constat est accablant : « Parkinson, pour beaucoup de gens, cela va avec la vieillesse et c’est une affection somme toute banale et sans gravité. On n’en a pas vraiment peur parce que l’on s’imagine qu’au pire, on aura un peu la main tremblante. Imaginez ce que ressent un malade qui voit ainsi nier la gravité de sa maladie et les souffrances physiques et morales qui lui sont liées ; qui voit la complexité et la pluralité de ses symptômes réduites à la caricature du seul tremblement. C’est une forme de négation, d’absence de
reconnaissance de ce qu’il vit, et c’est très violent ».

Parkinson est entrée dans la vie d’Isabelle May, quadra hyper active, avec l’effet d’un tsunami :
« Au moment du diagnostic le choc a été terrible. Comment pouvais-je, si jeune, avoir cette maladie de vieux ? C’était incompréhensible. L’annonce passée, j’ai réalisé que je ne pouvais pas arrêter de vivre à 48 ans. Une colocataire indésirable nommée "Miss Parkinson" s'était installée dans ma vie et il fallait que j'arrive à l'apprivoiser et à vivre au quotidien avec elle. J’ai refusé de me résigner à être stigmatisée par le regard des autres, aussi mal informés sur la maladie que je l’étais moimême avant d’en être diagnostiquée. J’ai donc décidé d’aller à la rencontre d’autres jeunes patients via France Parkinson, pour échapper à cette double peine ; pour moi c’était vital d'essayer de changer le regard des autres sur cette maladie et essentiel pour mon entourage qui a subi la violence de l’annonce et qui vit mes fluctuations d’humeur, ma fatigue, mes troubles du sommeil, mes difficultés de concentration. Aujourd’hui je me bats avec d’autres jeunes patients pour faire connaître et reconnaître notre maladie, pour que nous ne fassions plus l’objet de préjugés qui nous abattent. Il est inacceptable que les patients se sentent contraints de taire leur maladie par peur de la réaction des autres. »

 

PARKINSON C’EST …
Un âge moyen de 58 ans lors du diagnostic
200 000 malades en France
25 000 nouveaux cas diagnostiqués en France par an

PARKINSON C’EST AUSSI…
Une limitation des activités extérieures pour 77,2% des patients.

 

OUI, LA MALADIE DE PARKINSON EST UNE MALADIE COMPLEXE QUI NE SE RÉSUME PAS DU TOUT AU TREMBLEMENT !

Pourtant, ce sont encore 88% des répondants qui l’associent au tremblement, alors que seuls 14% l’associent aux troubles du sommeil et à la fatigue chronique et 31% à un état dépressif et à l’hyperémotivité ; symptômes également très présents dans la maladie !

> La maladie de Parkinson est fréquemment associée à un seul et unique symptôme moteur, le tremblement. Une vision éloignée de la réalité, comme le rappelle le Professeur Philippe DAMIER  : « C’est une idée reçue bien ancrée dans l’inconscient collectif. Pourtant, les tremblements ne sont ni les symptômes systématiques, ni les symptômes exclusifs de la maladie de Parkinson. Les présentations de la maladie de Parkinson sont extrêmement variables d’un patient à l’autre, certaines formes s’accompagnant de tremblements, d’autres de maladresse gestuelle, de raideurs dans les articulations, d’autres encore de troubles de la marche, de blocages, de troubles intestinaux… Ces symptômes pouvant se cumuler et s’accompagnant de douleurs. Chaque patient a une présentation de la maladie qui lui est propre et qui varie et au fil des années. Le « maître symptôme », celui qui sera toujours présent, n’est pas le tremblement mais bien une difficulté d’exécution des gestes, ce que nous appelons en termes médicaux, l’akinésie. »

 

> La symptomatologie de la maladie de Parkinson est plurielle et inclut des symptômes non moteurs, eux aussi variables en fonction des sujets et du stade d’avancement de la maladie :
La maladie de Parkinson ce sont aussi des atteintes non motrices, autrement dit des symptômes non immédiatement visibles, plus difficiles à percevoir ou à interpréter par l’entourage : « Parmi ces symptômes plus insidieux » précise le Professeur DAMIER, on trouve « une grande fatigue, en partie imputable aux efforts développés par le cerveau du patient pour compenser le déficit très important en dopamine, une anxiété excessive, et des symptômes d’ordre psychologique qui peuvent être réactionnels à la maladie et/ou liés à la maladie elle-même, avec des conséquences néfastes sur l’état affectif et émotionnel des patients ».
Une complexité qui est source d’errance diagnostique, en particulier chez les jeunes patients dont certains symptômes de la maladie de Parkinson, comme les troubles du sommeil et les états dépressifs par exemple, n’inspirent pas en priorité au médecin généraliste une orientation vers un neurologue.
 

 

> Des variations d’état général difficiles à lire et à comprendre par autrui

68% des répondants estiment que Parkinson est une maladie complexe que l’on ne comprend pas, et en effet, les erreurs d’appréciation sont fréquentes : plus de 35% des répondants pensent que, dans la plupart des cas, la maladie de Parkinson  permet une vie normale, avec quelques symptômes plus ou moins handicapants !

La maladie de Parkinson est effectivement une maladie d’expression complexe dont les symptômes ne sont pas immédiatement visibles, comme l’explique le Professeur DAMIER : « Au-delà du préjugé selon lequel Parkinson ne se traduirait que par le tremblement à l’exclusion de tout autre symptôme, il faut  considérer qu’en fonction de la réponse aux traitements - qui peut présenter des fluctuations chez un même patient - l’état physique et psychologique du patient varie parfois considérablement à des intervalles parfois très proches dans le temps. Pour l’entourage, familial ou médical, ces variations sont difficiles à appréhender et ne sont pas toujours attribuées à la maladie, alors qu’elles devraient l’être ».

Le patient doit ainsi faire face à des suspicions de simulation, voire à l’intolérance d’un entourage tenté, face à l’incompréhension, de lui reprocher une attitude qu’il imagine complaisante vis-à-vis de
la maladie.

 


> Des troubles moteurs souvent confondus avec des troubles cognitifs ou d’origine psychiatrique

28% des répondants estiment que la maladie de Parkinson se confond avec lamaladie d’Alzheimer !

Pour Didier Robiliard, c’est aussi la confusion des symptômes avec des pathologies qui n’ont rien à voir avec la maladie de Parkinson qui est difficile à vivre pour les patients : « Face à une personne qui titube, présente des blocages physiques, des mouvements lents, un trouble de la déglutition ou encore de l’élocution, le jugement social peut être très sévère : l’état de lucidité de la personne est questionné, on l’imagine volontiers sous substances… quand on ne la pense atteinte de troubles intellectuels,
cognitifs voire psychiatriques ».

« Pour 74% des patients leur entourage les croient simulateurs ; 78% déclarent qu’on les croit volontiers ivres ou drogués."  Précise Didier ROBILIARD.

 

> Un impact délétère sur la vie familiale…

Philippe GROS, kinésithérapeute et ostéopathe expert dans la prise en charge thérapeutique et préventive de patients souffrant de Parkinson en soin à domicile constate dans sa  pratique les effets des incompréhensions suscitées par les manifestations de la maladie : « Je vois des couples qui se déchirent parce que le conjoint méconnait la réalité de la maladie dans sa pluralité d’expressions et sa variabilité. Les dysarthries (difficulté à s’exprimer) sont interprétées à tort comme des refus de communiquer par l’entourage. De même les troubles des fonctions exécutives (problème de mémoire, troubles de l’humeur, apathie, manque d’enthousiasme, de contentement, perte d’initiative et d’expression émotionnelle) sont particulièrement mal vécus, faute d’être reliés à la maladie. Les troubles dysautonomiques, (augmentation de la transpiration et de la salivation, hypotension …), les troubles vésico-sphinctériens qui obligent les patients à se lever beaucoup la nuit, les troubles sexuels que l’on trouve chez des sujets plus jeunes… Tout cela constitue un défi pour l’équilibre du couple. L’éducation thérapeutique tient ici une place très importante ; je prends toujours ce temps de discussion et de clarification avec le patient et son entourage ».

 

> Un impact majeur sur la vie professionnelle

65% des répondants estiment que la maladie de Parkinson ne permet plus d’exercer une activité professionnelle.

Les erreurs de jugement, d’approche de la maladie de Parkinson n’épargnent pas la vie professionnelle des patients. Isabelle MAY, patiente diagnostiquée à 48 ans, en témoigne : « Ni le médecin du
travail ni mon employeur n’ont su appréhender la situation et on m’a tout bonnement mise au placard en refusant d’adapter convenablement mon poste. J’ai senti qu’on m’invalidait, qu’on prenait pour acquise et inéluctable la perte de mes facultés. On a jugé que Parkinson était incompatible avec le bon exercice de ma profession. C’est d’autant plus violent que bien pris en charge et correctement traité et accompagné, un patient atteint de Parkinson peut travailler ! ».

Et Didier ROBILIARD constate que « 72% des patients déclarent que la maladie a apporté des modifications majeures à leur vie professionnelle ! »

 

DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ QUI NE SONT PAS TOUJOURS BIEN ARMÉS…

Du côté des professionnels de santé, des approximations existent aussi et nuisent à une bonne prise en charge. Un sujet important pour Philippe GROS, kinésithérapeute et ostéopathe expert dans la prise en charge thérapeutique et préventive de patients souffrant de Parkinson : « Pour enrayer l’impact dea maladie sur le patient, il faut éviter autant que faire se peut les déformations posturales et il existe pour cela un certain nombre de prises en charge réalisées en kinésithérapie et ostéopathie. Nous devons agir sur la mobilité du patient, travailler sur l’hypertonie qui conduit aux raideurs articulaires puis à la lenteur dans les mouvements. Pour cela les massages ne sont pas toujours d’une grande utilité, et pourtant il n’est pas rare que je rencontre des patients qui ont été exclusivement traités ainsi auparavant. Quand on sait que l’une des causes de décès chez un patient parkinsonien est la pneumopathie, à la suite de fausses routes, et qu’un patient voûté peut perdre une grande partie de sa capacité respiratoire, on saisit toute l’importance d’une prévention et d’un accompagnement spécifiques !».

 

Mal formés les praticiens ? Pas vraiment, mais peut-être pas assez informés selon Philippe GROS qui les rencontre lors des conférences qu’il donne à leur intention : « C’est peut-être moins un problème de formation qu’un problème d’informations actualisées et de pratique, car il est évident que plus on voit de patients parkinsoniens, mieux on sait les accompagner ; j’ai pour ma part réalisé un certain nombre de formations au titre de la formation continue ».

Cette méconnaissance aboutit à des erreurs dans l’approche du patient, avec des conséquences plus ou moins préoccupantes : « le tremblement est quasi systématiquement associé à Parkinson alors qu’il peut relever d’une autre pathologie que l’on identifie sous le nom de « tremblement essentiel ». Je pense aussi à l’hypersalivation qui est due à un trouble de la déglutition chez un patient parkinsonien et non à un excès de salive. L’hypersalivation chez un parkinsonien va provoquer des fausses routes, des pneumopathies, l’une des principales causes de décès chez ces patients ; ce n’est pas le cas d’une hypersalivation due à un excès de salive… ».

Pour Philippe GROS, il faut donc informer, combattre les préjugés et les erreurs d’appréciation : « une bonne connaissance de la maladie permet une prise en charge optimale. Si l’éducation thérapeutique du patient et de son entourage est nécessaire, la communication interdisciplinaire entre les  professionnels de santé est aussi très importante, dans l’intérêt du patient : je vois un patient 2 à 3 fois par semaine quand le neurologue le voit une fois tous les 3 à 6 mois. » Fanny CARON, psychomotricienne formée à l'accompagnement des patients souffrant de Parkinson,
souligne aussi l’importance de l’information auprès des professionnels de santé : "Dans le cadre de mes études, la maladie de Parkinson a bien sûr été évoquée. Cependant, lorsque j'ai pu bénéficier d'une formation auprès de France Parkinson, j'ai découvert que ma vision de cette pathologie n'était pas complète ; l'âge précoce auquel la maladie peut être diagnostiquée m'a particulièrement frappée. Je n'imaginais absolument pas que l'on pouvait être touché par Parkinson à 40 ans... "

 

DES FORMATIONS DEDIÉES AUX PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Didier ROBILIARD va plus loin : « Face au constat du manque de connaissance de la maladie auprès des professionnels de santé, acteurs dans la prise en charge pluridisciplinaire, France Parkinson met en place depuis fin 2015 des programmes de formations spécifiques. Ces formations de qualité pour mieux comprendre la maladie, au plus près des besoins et attentes des professionnels de santé, des malades et de leurs proches, permettent une meilleure prise en charge, adaptée à domicile ou en EHPAD. Sont concernés les professionnels du soin et de l’accompagnement au quotidien susceptibles d’intervenir auprès des malades de Parkinson et de leurs proches à domicile ou en EHPAD (infirmières, aides-soignantes, aides médico psychologiques, auxiliaires de vie sociale, assistantes de vie aux familles, aides ménagères etc.) »

Toutes les problématiques liées à la maladie sont traitées au cours des formations, comme la variabilité et diversité des symptômes, les traitements et leurs effets secondaires, la rééducation, les fluctuations de l’état de santé mais aussi le vécu des malades, des proches et aidants avec les actes du quotidien ainsi que les activités thérapeutiques.

Cette méthode pédagogique, conçue avec et pour le malade, basée sur des apports théoriques, prévoit des témoignages de malades avec des temps d’expression et de partages d’expériences, des exercices pratiques et des mises en situation.

Pour Didier ROBILIARD « Ces ateliers de mise en situation sont uniques puisque nous exploitons des outils pour plonger le professionnel dans la vie quotidienne du malade ; nous essayons de mettre les professionnels dans une situation réelle d’handicap. Pour un meilleur accompagnement du patient, nous présentons des outils spécifiques et nous permettons aux professionnels de s’exercer, sur le plan pratique et relationnel.

Ces formations échelonnées sur toute l’année, sont éligibles à une prise en charge financière (OPCA). Elles sont complétées par des formations en ligne (formaparkinson.fr), et des quizz réguliers
permettent de consolider les acquis. »

 

 

FRANCE PARKINSON MOBILISÉE POUR LA JOURNÉE MONDIALE ET TOUTE L’ANNÉE !

• Plus de 40 événements sont organisés par les comités de bénévoles partout en France dans le cadre de la journée mondiale. Dédiés principalement aux malades et à leurs proches, ces temps visent à partager, à informer sur la complexité de la maladie, vaincre les idées reçues mais aussi à transmettre de l’espoir et du courage. Tous les événements et les modalités pratiques sont à retrouver sur le site de l’association www.franceparkinson.fr

•  Une campagne de sensibilisation et d’information à destination du grand public est lancée en radio et en télévision.

 

À NOTER :
Découvrez toutes les actions locales pour favoriser l’échange entre les malades et leur entourage sur le site de France Parkinson.
Les dates et les villes concernées par ces événements, sous la forme d’une carte interactive, seront mises en ligne sur le site www.franceparkinson.fr
 
 

 

La consommation des compléments alimentaires

L'étude INCA3 menée par l'ANSES  en juillet 2017 sur la consommation des compléments alimentaires aupres de 5000 personnes montre une très nette progression de la consommation des compléments alimentaires entre 2007 et 2015.

Il est important de rappeler que la prise de ces produits doit être encadrée par le conseil d'un pharmacien ou d'un professionnel de santé.

 

 

Caféine et boissons énergisantes

La multiplication des sources de caféine, notamment via les boissons énergisantes est susceptible de générer des situations à risque.

 

Quelques recommandations : 

- d'éviter la consommation de boissons énergisantes avec de l'alcool ou lors d'un exercice physique ;
 

- d'être particulièrement vigilant vis-à-vis des apports en caféine, notamment via les boissons s énergisantes, pour certains consommateurs, en particulier : les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et adolescents, les personnes sensibles aux effets de la caféine ou présentant certaines pathologies notamment certains troubles cardio-vasculaires, psychiatriques et neurologiques, insuffisance rénale, maladies hépatiques sévères ;
 

- et d'une façon générale, de modérer la consommation de boissons caféinées.

 

Source ANSES/02 2018

 

 

 

Le bon usage des écrans

Quel impact des écrans sur le cerveau, la vue et  la vie personnelle et professionnelle sont des questions que nous nous posons tous. L’usage croissant des écrans occupe le devant de la scène médiatique et préoccupe de plus en plus les Français.
Quelques chiffres : 71 % pensent que cet usage nuit à la qualité des relations, 69 % sont préoccupés par la présence des écrans dans la vie de leurs enfants et 59 % se considèrent comme dépendants.



Pour répondre à cette inquiétude, l’Institut d’Education Médicale et de Prévention, acteur clé du secteur de la prévention santé depuis 25 ans, lance la première campagne nationale d’information sur le bon usage des écrans. A travers son mot d’ordre « Ensemble gardons le contrôle », l’IEMP entend fédérer l’ensemble des acteurs de la société civile, citoyens, collectivités locales, associations, entreprises, professionnels de santé… afin qu’une prise de conscience collective s’amorce et que chacun agisse à son niveau pour favoriser la diffusion d’une culture de l’usage raisonné et raisonnable des écrans.
 


L’usage croissant des écrans occupe le devant de la scène médiatique et préoccupe de plus en plus les Français. 71 % pensent que cet usage nuit à la qualité des relations, 69 % sont préoccupés par la présence des écrans dans la vie de leurs enfants et 59 % se considèrent comme dépendants. Pour répondre à cette inquiétude, l’Institut d’Education Médicale et de Prévention, acteur clé du secteur de la prévention santé depuis 25 ans, lance la première campagne nationale d’information sur le bon usage des écrans. A travers son mot d’ordre « Ensemble gardons le contrôle », l’IEMP entend fédérer l’ensemble des acteurs de la société civile, citoyens, collectivités locales, associations, entreprises, professionnels de santé… afin qu’une prise de conscience collective s’amorce et que chacun agisse à son niveau pour favoriser la diffusion d’une culture de l’usage raisonné et raisonnable des écrans.
 

L’usage des écrans, nouvel enjeu de santé publique

Chaque foyer français dispose en moyenne de 5,5 écrans. La France compte 45,7 millions d’internautes. En 2016, près de 8 Français sur 10 ont visionné chaque jour des programmes de télévision et ils y ont consacré en moyenne 3h524 ! Chaque jour, 24,3 millions de personnes se connectent à Internet depuis leur mobile et 26,5 millions se connectent aux réseaux sociaux… Le temps consacré aux écrans ne cesse de croître pour atteindre aujourd’hui 5,07 heures par jour ! Quand on connaît l’impact de la sédentarité sur bon nombre de pathologies, au premier rang desquelles les maladies cardio-vasculaires, on comprend à quel point cette omniprésence des écrans dans notre quotidien est devenue un enjeu de santé publique majeur. Selon l’OMS, la sédentarité est ainsi le quatrième facteur de risque de décès dans le monde et est responsable de plus de trois millions de décès chaque année.
 

Les risques liés au « trop d’écrans »

Si la pratique intensive des écrans est vécue comme une source de plaisir et un moyen de fuir les difficultés du quotidien, elle peut être un réel danger en raison de son impact sur :

- la santé : troubles musculo-squelettiques, troubles du sommeil, fatigue oculaire, migraines, alimentation déséquilibrée et problèmes de poids, risque cardio-vasculaire accru… ;


- la vie sociale : isolement, désintérêt pour toute activité extérieure aux écrans, dégradation ou rupture des liens sociaux pouvant menacer la relation amoureuse, la vie familiale, la carrière ou les études ;


- l’équilibre psychologique : stress, anxiété, trouble de l’humeur, mal être, agressivité, sentiment de culpabilité…
 

 

Lebonusagedesecrans.fr, premier site d’information entièrement dédié à l’usage des écrans

Premier volet de la campagne sur le bon usage des écrans, l’IEMP lance un site Internet qui a pour vocation d’apporter :
- une information neutre et objective sur l’usage des écrans : qu’est-ce qu’un usage excessif des écrans ? Quelles en sont les causes et les conséquences ? Quel est l’impact des écrans sur notre cerveau ? Comment savoir si l’on est dans un usage nocif ?


Comment limiter ses risques ?
- des conseils à tous ceux qui se trouvent confrontés, à titre personnel ou via leur entourage, à un usage excessif des écrans : que faire pour sortir d’un usage pathologique des écrans ou aider un proche à s’en sortir ? Vers qui se tourner ?
- un accompagnement pour les organisations publiques ou privées (associations, écoles, entreprises, mutuelles…) et pour les professionnels de santé qui souhaitent relayer ce message auprès de leurs publics.


Le site s’adresse en particulier :
- aux parents qui se sentent souvent démunis face à la place croissante des écrans dans la vie de leurs enfants ;
- aux séniors, qui sont devenus en quelques années de gros consommateurs d’écrans, renforçant ainsi leur inactivité au détriment de leur santé.

 

https://lebonusagedesecrans.fr/

 

 

Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

Source : Institut d’Education Médicale et de Prévention

Aides sociales non demandées


 

Les résultats d’une enquête montre qu’une personne sur trois ne perçoit pas les aides sociales auxquelles elle a pourtant droit. En fait, les aides pour les familles ou la dépendance sont souvent méconnues.

 

 

Si la complexité administrative à demander de l'aide peut repousser certains demandeurs, raison invoquée dans 16 % des cas, il semble bien que le principal obstacle soit lié au manque d'information pour la moitié des personnes. Souvent, faute de prestations sociales, la solution réside dans le recours à l'entourage, pour de la garde d'enfant ou pour l'aide à domicile par exemple.

 

Les aides pour les familles sont les plus méconnues puisque moins d'une famille sur quatre (37%) connaît les aides et que la moitié de celles qui pourraient bénéficier des aides à la parentalité ne les touchent pas.

 

Même constat, pour les personnes âgées, 44% des personnes éligibles à l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) n'y accèdent pas car elles en ignorent l'existence.

 

Alors, pensez à vous renseigner auprès de l’administration, notamment auprès de la CAF, pour savoir si vous avez droit à certaines aides.

 

 

Photo Phovoir

L'antibiorésistance

Le bon usage des antibiotiques est considéré comme une priorité par le ministère de la Santé. Après la campagne de communication de 2002, « les antibiotiques, c’est pas automatique » et celle de 2010 avec le slogan « si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts », une nouvelle sensibilisation est prévue en 2018.

En effet, une reprise de la consommation des antibiotiques a été constatée. Si une baisse a bien été observée entre 2000 et 2005, une hausse régulière s’est produite jusqu’en 2015. En 2016, 719,2 tonnes d'antibiotiques ont été vendus en France, ce qui nous place à la quatrième place européenne, rapporté à la population.

 

Or, l’utilisation trop importante des antibiotiques pose le problème de l’antibiorésistance. C’est à dire le fait que les antibiotiques ne sont plus actifs car les bactéries s’adaptent et résistent à leur action. La moitié des Français affirment être bien informés pour un tiers seulement des Européens. Malheureusement, seul un quart d'entre eux veulent bien changer leur comportement, contre 34 % dans l'ensemble de l'Union européenne.

 

Pour la prochaine campagne prévue en 2018, la CNAMTS veut mettre en place un programme complet, développer des partenariats médicaux, associatifs et institutionnels, et surtout impliquer les médecins. En effet, 9 Français sur 10 déclarent faire confiance à leur médecin en cas de non-prescription d'antibiotiques.

 

Photo Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

Les Français et la peur du dentiste : mythe ou réalité ?


D'après une enquête* menée par le site MonDocteur.fr, 70% des Français n'ont pas peur d’aller chez le dentiste
1 Français sur 2 n'est pas encore allé chez le dentiste en 2017
Le délai moyen passe de 24 à 10 jours grâce à la prise de rendez-vous en ligne

 


70% des Français n’ont pas peur d’aller chez le dentiste. C’est le principal enseignement du sondage réalisé par MonDocteur à l’occasion du congrès 2017 de l’ADF (Association Dentaire Française). Le site de référence dans la prise de rendez-vous en ligne a voulu connaître la vérité sur les relations que les Français entretiennent avec leur dentiste en interrogeant plus de 1 124 personnes*. Les résultats montrent à quel point les clichés ont la vie dure et dans quelle mesure les Français sont peut-être plus courageux pour veiller à la bonne santé de leurs dents qu'il n'y paraît.

 

La peur du dentiste : un mythe plus qu’une réalité

Une minorité des personnes interrogées (30%) avoue craindre de prendre rendez-vous chez leur dentiste par peur d’avoir mal (28% des femmes et 31% des hommes), contrairement à une idée très répandue. Il est en outre intéressant de voir que cette peur diminue avec… l’âge : 34% des moins de 25 ans affirment avoir peur, contre 17% des plus de 50 ans.

À noter que 7% des personnes interrogées ne souhaitent pas aller chez le dentiste par peur des complications post-intervention et 5% par peur de coûts supplémentaires non prévus.

 

Des visites chez le dentiste trop peu fréquentes

Autre enseignement : une majorité de Français n’ont pas encore le réflexe d’aller régulièrement chez le dentiste, comme cela est pourtant préconisé par l’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire). En effet, à quelques semaines de la nouvelle année, plus d’1 Français sur 2 (51%) n'est pas encore allé chez le dentiste en 2017 (52% des femmes et 51% des hommes).

Une tendance à la procrastination et des difficultés pour obtenir un rendez-vous semblent expliquer ce phénomène. En effet, 42% des personnes interrogées avouent attendre de ressentir une douleur ou une gêne avant de prendre rendez-vous. Tandis que plus d’un quart des Français (26%) déclarent avoir des difficultés pour obtenir un rendez-vous chez leur dentiste.

 

Des disparités géographiques

La prise de rendez-vous en ligne permet de réduire les délais d’obtention d’un rendez-vous chez un dentiste. Alors que les personnes sondées évoquent un délai de 24 jours, la plate-forme de prise de rendez-vous en ligne MonDocteur constate un délai moyen de 10 jours.

“Dans certaines zones tendues, les délais peuvent friser les 60 jours et sont un véritable frein pour l’accès aux soins dentaires. Ce constat renforce notre conviction que la digitalisation du parcours de soin apporte de la fluidité et une réactivité plus importante : avec MonDocteur, nous faisons ainsi gagner en moyenne 2 semaines d’attente. Le parcours de soin rime donc de moins en moins avec parcours du combattant, d’autant plus avec nos nouveaux services tels que la liste d’attente et le carnet de santé en ligne”, nous rappelle Thibault Lanthier, président et co-fondateur de MonDocteur.

*Méthodologie : sondage réalisé auprès de 1 124 patients représentatifs de la population française et répartis sur l’ensemble du territoire, entre le 30 octobre 2017 et le 7 novembre 2017. Profils : 51% de femmes, 49% d’hommes. Âges : 17% entre 18-24 ans, 36% entre 25-34 ans, 24% entre 35-49 ans, 14% entre 50-64 ans et 9% entre 65 ans et plus.

 

Photo Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Dastri, pour mieux trier vos déchets

Une enquête Ifop sur la filère Dastri montre des résultats positifs sur le recyclage des déchets. En France, 1,4 million de patients sont concernés, ainsi que les utilisateurs d’autotests de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles. Ils ont accès à une solution de proximité simple, gratuite et sécurisée pour éliminer les déchets de soins perforants à risques qu’ils produisent.


 

 

Un acteur clé pour accompagner et sensibiliser …

· 87 % considèrent qu’ils ont un rôle à jouer en termes d’accompagnement et de sensibilisation des patients dans la gestion des déchets à risques infectieux.

· 47 % des médecins connaissent précisément la filière DASTRI et 24 % en ont entendu parler.
 

…que DASTRI doit davantage informer !

· La connaissance de la filière a baissé de 5 points par rapport à 2015, et le sentiment d’implication de 4 points.
· Seulement 27 % mentionnent la boîte à aiguilles sur l’ordonnance.
 
 
« Si les résultats de la filière sont encourageants, l’implication des médecins dans le parcours de santé des patients en auto-traitement ne doit pas faiblir. La participation de tous est essentielle car il s’agit d’un enjeu de santé publique fort. Après près de 5 années de mobilisation, il nous appartient de poursuivre et de développer notre action aux côtés des pharmaciens, des médecins et des patients », déclare Laurence Bouret, Déléguée générale de DASTRI.
 

 

Les bonnes pratiques se généralisent

· Les pharmaciens sont plus nombreux  à proposer systématiquement une boîte DASTRI aux patients concernés (+14 points vs 2016).
 

· Près de 10 millions de boîtes ont été distribuées depuis 2013 par l’ensemble du réseau officinal, soit plus de 20 000 pharmacies.
 

· Une fois remplies par les patients, les boîtes peuvent être rapportées dans près de 16 000 pharmacies qui se sont engagées volontairement dans le réseau de collecte DASTRI (objectif initial 5 000), soit environ 2 pharmacies sur 3 référencées sur l’outil de géolocalisation en ligne.
 

·   81% des patients stockent leur DASRI dans un contenant dédié et le rapportent dans un point de collecte DASTRI.
 

· Pour 95% des patients, la gestion des déchets de soins perforants est devenue une habitude .
 

·  Qu’ils se soient vu remettre une boîte DASTRI ou non, près de 2/3 des personnes ayant utilisé un autotest de dépistage du VIH ont rapporté l’autopiqueur dans un point de collecte DASTRI.

 

 

 Les pathologies concernées par le dispositif :
·       Acromégalie.
·       Algies vasculaires de la face et migraines.
·       Anémie secondaire à l’insuffisance rénale chronique.
·       Arthrite juvénile idiopathique systémique.
·       Arthrite goutteuse.
·       Choc anaphylactique.
·       Déficits immunitaires traités par immunoglobulines par voie sous-cutanée.
·       Diabète.
·       Dysfonction érectile d’origine organique.
·       Hémophilie sévère A et B.
·       Hépatites virales.
·       Hypercholestérolémie.
·       Infection à VIH.
·       Infertilité ovarienne.
·       Insuffisance rénale chronique.
·       Insuffisance surrénale aiguë.
·       Maladie de Parkinson.
·       Maladie veineuse thromboembolique.
·       Maladies auto-immunes.
·       Ostéoporose post-ménopausique grave.
·       Retard de croissance de l’enfant et déficit en hormone de croissance.

 

Mois sans tabac


Le tabac est un véritable enjeu de santé publique en France. Il est responsable de 73 000 décès, dont 45 000 par cancer, chaque année dans notre pays. Il constitue ainsi le facteur de risque évitable de cancer le plus important : on estime que, sans tabac, un quart des décès par cancer pourraient être évités.

 

 

A l’occasion du mois sans tabac, Santé Publique France édite une petite brochure de 32 pages

5 chapitres pour  répondre aux questions que chaque fumeur qui désire s’arrêter de fumer se pose.

 

  1. Pourquoi arrêter de fumer ?
  2. Comment arrêter de fumer ?
  3. J’arrête de fumer parce que je veux un enfant
  4. J’arrête de fumer sans grossir et sans stress
  5. À qui demander des informations

 

 

Pour télécharger la brochure cliquez sur le lien ci-dessous

info-tabac-inpes1017.pdf

 

 

Greffe rénale à partir d'un donneur vivant

 
 

Campagne nationale de sensibilisation au don du rein de son vivant du 16 octobre au 3 novembre 2017 

 
Quand elle est possible, la greffe rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale, et ce, d’autant plus lorsque la greffe est envisageable grâce au don d’un proche. Elle permet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie. 
Les patients en attente d’une greffe rénale n’osent pas toujours aborder le sujet avec leurs proches de peur qu’ils ne se sentent contraints ou de leur faire prendre un risque, aussi minime soit-il. L’information des patients et de toute la population est donc capitale pour faire connaitre cette possibilité thérapeutique bénéfique pour le patient et sûre pour le donneur. 
 
 
En 2016, les candidats à la greffe de rein étaient 17 698 et représentaient 78% de la liste nationale d’attente tous organes confondus. 3 615 greffes de rein ont été réalisées en 2016, dont 576 grâce au don du vivant d’un proche. 
 
L’Agence de la biomédecine met à disposition du grand public un site de questions/réponses : www.dondorganes.fr 
 
 
 

Parmi toutes les questions posées sur le site, le TOP 10* : 

 
Q1. Quels organes peut-on donner de son vivant ? 
Q2. Qui peut donner un rein à qui ? 
Q3. Le donneur et le receveur doivent-ils être compatibles ? 
Q4. Que se passe-t-il si le donneur et le receveur ne sont pas compatibles ? 
Q5. Le donneur doit-il être en bonne santé ? 
Q6. Pourquoi le donneur doit-il passer devant le tribunal de grande instance ? 
Q7. Est-ce qu’on vit bien avec un seul rein ? 
Q8. Les frais relatifs au don sont-ils remboursés ? 
Q9. Quels sont les avantages pour le receveur ? 
Q10. Quels sont les résultats de la greffe de rein à partir d’un donneur vivant ?
 
 
Les réponses aux 10 questions sont à télécharger sur le lien  :
 
 
 
 

LE REIN : UN ORGANE PARTICULIER 

 
Le rein est un organe indispensable à la vie car il permet : 
- d’éliminer des déchets de l’organisme, 
- de maintenir une hydratation normale 
- de maintenir la production des hormones et des vitamines indispensables à certaines fonctions de l’organisme. 
 
Certains patients, porteurs de maladies qui détruisent les reins vont évoluer progressivement (en général sur plusieurs années) en insuffisance rénale chronique. 
 
L’insuffisance rénale chronique correspond à une diminution du fonctionnement des reins. En effet ces derniers ne filtrent plus correctement le sang de l’organisme. Longtemps silencieuse, elle ne régresse pas et peut évoluer, en l’absence de diagnostic précoce, vers une insuffisance rénale chronique terminale. 
 
L’insuffisance rénale terminale est le stade ultime de l’insuffisance rénale chronique. La perte de la fonction rénale est telle que la vie de la personne peut-être en danger si elle n’est pas traitée.
 
 
 
 
Plus d'informations en cliquant sur l'image ci-dessous
 
 

 

Ne plus oublier sa pilule


 

 

 

92 % des utilisatrices de contraception orale ont oublié leur pilule entre une et cinq fois au cours des six mois précédents ! Ce que révèle une étude de 2010. Il est donc nécessaire de faciliter la prise de cette contraception de manière à réduire le nombre de grossesses non désirées. Il est déjà possible de mettre un rappel sur son téléphone portable mais, le Planning familial va plus loin en développant une application spécifique.

Pill’Oops a été développé par l’association départementale d’Ille-et-Vilaine du Planning familial. Le dispositif est maintenant disponible dans toute la France grâce à un téléchargement gratuit sur Android et iOs.

Avec l’application, vous pouvez programmer un rappel quotidien à l’heure de la prise de la pilule et bénéficier d’un suivi du cycle. Des informations sur les différents contraceptifs sont également mises à disposition. Ce programme s’adresse à toutes les femmes non ménopausées mais il sera certainement surtout utile aux femmes les plus jeunes.  Ce sont elles qui ont le plus recours à la pilule. De plus, en raison de leur âge et aussi d’une vie amoureuse souvent moins stable, les jeunes ont plus de risque d’oubli de la prise de leur pilule. 

 

https://play.google.com/store/apps/details?id=org.planningfamilial.pilloops&hl=fr

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Quand la thyroïde se dérègle

Lassitude, grosse fatigue ou bien lenteur intellectuelle et sur le plan physique peau sèche, ongles fragiles ou pertes de cheveux ... ce sont autant de symptômes non spécifiques qui peuvent révéler chez vous un problème de thyroïde. La glande thyroïde produit des hormones nécessaires à tout l’organisme, mais lorsqu'elle se dérègle, elle cause des désordre bien inconfortables. D'autant qu'elle a le pouvoir d'agir entre autre sur notre humeur, notre forme, notre poids et même notre vie sexuelle. Nous faisons le point sur ce sujet !

 

 

Personne n'est à l'abri

La glande Thyroïde peut être la proie de deux dysfonctionnements, l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Le plus fréquent est l’hypothyroïdie. La glande devenue un peu paresseuse produit moins, voire plus du tout d’hormone. Majoritaire chez les femmes, sa fréquence est élevée après la ménopause et au-delà de 50 ans.

L’iode est le principal ingrédient pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. Les cellules vont absorber et le transformer. L’alimentation joue donc un rôle important dans les désordres thyroïdiens et personne n’est à l’abri. On estime à environ 6 millions, le nombre de français concernés.

 

Un diagnostic difficile, un dépistage facilité.

Avec des symptômes non spécifiques et en plus très variés, le diagnostic n’est pas toujours évident à faire.

En cas de doute, le dépistage disponible en pharmacie est une première étape. Un autotest (Alere Thyroïde Home Test, 15€) permet d’évaluer rapidement chez soi le taux d’hormones dans le sang. Le Home test est positif si le taux est élevé.

Face à une probable déficience de la Thyroïde, il faut alors consulter un médecin au plus vite. Il commencera par palper le cou du patient à la recherche d'une anomalie et si les doutes persistent, prendra la décision de demander une analyse en laboratoire pour mesurer la concentration de l'hormone thyroïdienne.

Des examens plus poussés comme une échographie ou une scintigraphie peuvent s’avérer nécessaires en dernier recours.

 

Un traitement simple pour faire disparaître les symptômes.

Malheureusement, on ne guérit pas de désordres thyroïdiens. Mais les symptômes disparaissent grâce à un bon suivi médical et un traitement simple et adapté.

Le traitement consiste généralement à prendre par voie orale, une hormone de synthèse qui se transforme dans le sang. Trois à six mois suffisent en règle générale pour que les symptômes disparaissent complètement.

Il est donc utile de dépister au plus vite ce type de désordre afin de pouvoir agir et surtout écarter toute crainte d'une pathologie plus sévère.

 

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Médecines alternatives contre le cancer : danger

Refuser le traitement conventionnel multiplie par 5 le risque de mourir d’un cancer du sein. Certains malades optent pourtant pour un traitement alternatif à celui proposé par les médecins en cas de cancer. Il en est même qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer.

 

Or, une récente étude a montré que le risque de mourir en optant pour une médecine alternative apparaît quintuplé pour le cancer du sein, quadruplé pour le cancer colorectal, doublé en cas de cancer du poumon.

Bénéficier en complément du traitement classique de médecines complémentaires (acupuncture, homéopathie, plantes, sophrologie…), c’est différent, car cela peut aider à accepter ou mieux tolérer des traitements de type chimiothérapie ou radiothérapie.
Mais, les médecines alternatives n’ont pas encore prouvé leur efficacité, il a même été prouvé pour certaines d’entre elles qu’elles ne marchaient pas. Il convient donc de rester prudent.

Si les médecines complémentaires peuvent se justifier en accompagnement, les médecines dites alternatives, ou « parallèles », ou « douces » ou encore dites « traditionnelles », ne peuvent remplacer un traitement conventionnel ou c’est alors prendre de gros risques.

 

Iconographie Atelier Frantz Lecarpentier/Phovoir

 

De plus en plus de rougeole en Europe

On s’en doutait, la population n’est pas assez vaccinée sur notre continent. Il faut absolument lutter contre les réticences de certains vis-à-vis de la vaccination. L’augmentation du nombre de cas de rougeole est, à cet égard, fort probant. En France et dans 6 autres pays européens, 500 cas de rougeole ont été déclarés en à peine trois mois.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la couverture vaccinale est toujours insuffisante en Europe. En 2015, les chiffres donnaient un peu plus de 93% de la population européenne âgée de 12 à 23 mois qui avait reçu au moins une dose du vaccin contre la rougeole. Or, pour qu’une campagne de vaccination soit vraiment efficace, il faut qu’au moins 95% de la population ait reçu, non pas une seule mais, les deux doses de vaccin contre la rougeole (vaccin rougeole-oreillon-rubéole, ROR).

Depuis 2008, on note tout de même une évolution favorable en France, mais ce n’est pas suffisant. En 2015, 93,2 % des élèves de CM2 avaient reçu les deux doses nécessaires alors qu’ils étaient 85 % en 2008.

Tant que le niveau d’immunisation ne sera pas atteint, les épidémies se poursuivront en Europe.  2000 cas entre février 2016 et janvier 2017 en Roumanie, 238 cas en Italie rien que pendant les premières semaines de 2017, 44 cas de rougeoles entre le 30 janvier 2017 et début mars dans les secteurs de Metz et de Forbach (Moselle).

Rappelons que si elle est généralement bénigne, la rougeole peut entraîner de réelles complications comme la cécité, l’encéphalite, la pneumonie ou de sévères diarrhées chez les sujets de moins d’un an ou de plus de 20 ans. De même chez les femmes enceintes, elle peut provoquer des fausses-couches ou des accouchements prématurés.

La protection la plus efficace pour prévenir l’infection reste la vaccination en 2 fois. Si elle n’est pas obligatoire, elle est chaudement recommandée. La première injection doit être faite à l’âge de 12 mois et la seconde injection entre 16 et 18 mois. C’est indispensable pour l’efficacité du vaccin.

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Prévention des cancers de la peau

Risques solaires : mieux comprendre pour mieux se protéger

 

A l’occasion de la saison estivale, l’Institut national du cancer et Santé publique France rappellent les gestes de prévention essentiels pour profiter des beaux jours en toute sécurité, par le biais d’une infographie.

 
 

 

11 vaccins obligatoires pour les enfants

A partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies

C’est un fait, on meurt encore de la rougeole en France aujourd’hui. Et pourtant il existe un vaccin. Mais la rougeole n’est pas seule en cause. A ce jour, les enfants de moins de deux ans sont vaccinés obligatoirement contre la diphtérie, le tétanos et la polio. C’est bien, mais c’est insuffisant. Alors les pouvoirs publics ont pris une décision courageuse d’imposer et d’étendre la vaccination obligatoire de 3 à 11 vaccins pour les enfants.

Courageux car, à tort ou à raison dès que l’on parle de vaccins les avis dans la population française sont parfois très tranchés et il n’est pas rare de trouver des citoyens totalement hostiles à la vaccination de leur progéniture.

Madame la ministre nous à rassurés, cela ne coûtera rien puisque l’assurance Maladie et les mutuelles couvriront 100% des dépenses. Et pour les cas particuliers le ministère travaille dessus.

Madame Buzyn sait qu’il va falloir faire preuve de pédagogie pour passer des recommandations à l’obligation mais elle nous explique avec patience son plan d’action qui verra le jour en 2018.

Ne l’oublions jamais, le vaccin nous protège mais il protège aussi les autres. Car à l’heure ou  des pays émergeants ne rêvent que de disposer tout simplement des vaccins, n’ayons pas peur de protéger nos enfants dans notre pays privilégié. Et que les industriels se mettent au travail pour fournir les doses de vaccin en quantité suffisante dès 2018. 

FL
 
 
 

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Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé va proposer au Parlement de rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires.

 

Cette décision répond à une nécessité de santé publique. La France a des taux de couverture vaccinale meilleurs que les autres pays pour les vaccins obligatoires, mais ils sont en revanche très insuffisants pour la plupart des vaccins recommandés.


Cette couverture vaccinale insuffisante, à l’origine d’épidémies, a conduit à la réémergence de certaines maladies et engendré des hospitalisations et des décès évitables. Ces maladies transmissibles sont, en outre, particulièrement dangereuses pour les enfants et les personnes plus les fragiles : la vaccination n’est pas seulement un acte individuel, elle est également destinée à protéger son entourage.

Se faire vacciner permet de se protéger et de protéger les autres.


Les vaccins contre l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites), le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites) seront désormais obligatoires. Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite le resteront.


La vaccination a permis de sauver des millions de vies, en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication. Les chiffres en attestent.


Avant la généralisation de la vaccination, durant la seconde moitié du XXème siècle, on déplorait annuellement 3 000 décès par diphtérie et 200 décès d'enfants par poliomyélite en France. Le tétanos entraînait environ 1 000 décès par an, on en compte aujourd’hui moins de 5 chaque année.


Depuis l’introduction de la vaccination, les infections invasives à haemophilus influenzae de type B ont baissé de plus de 95% alors que l’on observait près de 600 cas par an auparavant.


Grâce à la vaccination contre les infections invasives à pneumocoque chez l’enfant depuis 2003, le nombre de ces infections, source d’hospitalisation et de complications, a été réduit de moitié. Grâce à l’immunité de groupe, on observe également une diminution de 40% de ces infections sévères chez l’adulte et les personnes âgées.
Mais la couverture vaccinale n’est pas suffisante pour protéger la population de façon satisfaisante.


Les infections invasives à méningocoque C peuvent provoquer de graves séquelles (notamment un retard mental) et sont parfois mortelles. Entre 2011 et 2015, 255 cas ont été déclarés chez des sujets âgés de 1 à 24 ans. Parmi eux, 25 sont décédés. Ces cas et ces décès auraient pu être évités par la vaccination.

Les couvertures vaccinales contre l’hépatite B sont insuffisantes en France : 40% chez l’adolescent, 60% chez l’adulte. On estime que plus de 2 000 cas d’hépatite B sont survenus en France entre 2006 et 2013 chez des sujets non vaccinés. Outre les atteintes aigües parfois mortelles (14 hépatites fulminantes en 2016-2013 parmi les 408 survenues chez des sujets non vaccinés), ces infections peuvent exposer à des formes chroniques sévères (cirrhose, cancer du foie).


En ce qui concerne la rougeole, la couverture vaccinale à 2 ans est de 78% alors que, tant qu’elle n’atteindra pas le niveau de 95 %, le risque de vagues épidémiques périodiques persistera. Entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France. Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés.


L’extension de l’obligation vaccinale permettra de répondre à ces enjeux majeurs de santé publique.

En pratique, l’extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. Au moins 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections sur 2 ans et 80 % plus de 8 injections.


Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 100 % : 65 % de leur prix est remboursé par l’Assurance maladie, 35 % par les assurances complémentaires qui offrent un « contrat responsable ». Les patients n’auront pas de coût à leur charge. Par ailleurs, il existe différents circuits adaptés, notamment les centres de vaccination, qui proposent des prises en charge totalement gratuites. Un rendez-vous annuel sera instauré pour faire l’état des lieux de la vaccination en France : progression de la couverture vaccinale, épidémiologie des maladies concernées, pharmacovogilance, nécessité de faire évoluer la liste des vaccins obligatoires…

Source Ministère des Solidarité et de la Santé

 

Plus de tétine ni de pouce après 3 ans

Plus de tétine ni de pouce après 3 ans

 

 

C’est dans le ventre de sa maman que le futur bébé développe les mouvements de succion qui lui seront indispensables à sa survie après la naissance. En effet, dès la 12e semaine in utero, il absorbe le liquide amniotique.

Chez le jeune enfant, la succion présente des avantages et pas seulement au niveau nutritif. Elle apporte du plaisir et calme l’enfant. Cependant cela entraîne des inconvénients surtout lorsqu’elle se prolonge trop longtemps.

Ainsi, la succion du pouce ou de la tétine empêche d’appuyer la langue sur le palais et de stimuler sa croissance car elle est maintenue à l’intérieur de la mâchoire inférieure.

Si votre enfant conserve l’habitude à un âge avancé d’une tétine ou de sucer son pouce, le risque d’avoir un palais étroit, une béance antérieure et des dents supérieures en avant est plus important. La succion empêche également de fermer correctement la bouche et donc de muscler les lèvres.

De plus, si le palais s’est mal formé, des problèmes respiratoires peuvent survenir en raison de fosses nasales trop étroites. Ainsi, des rhinopharyngites, des rhinites, de l’asthme, des otites et parfois des apnées du sommeil peuvent résulter d’une mauvaise ventilation.

Il est donc recommandé de supprimer la tétine avant l’âge de 4 ans tout comme il faut essayer de faire en sorte qu’il ne suce plus son pouce. Pour cela, enlevez progressivement un doudou, limitez la présence de la tétine au moment de l’endormissement.

L’entrée à la maternelle avec toutes les nouvelles activités est souvent le moment opportun pour réaliser ce changement qui fait souvent peur aux parents.

Il conviendra toutefois de ne pas procéder au changement d’habitude à certains moments plus délicats comme un déménagement, une séparation, juste à la rentrée scolaire.

Les vacances constituent souvent un bon moment pour encourager son enfant à arrêter et il est alors plus facile de le motiver. En général, deux semaines suffisent pour abandonner la tétine ou le pouce et au bout de 3 mois tout est oublié. Si cela s’avère trop difficile, n’hésitez pas à consulter un médecin ou un orthodontiste. La parole d’un intervenant extérieur est une bonne aide. 

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Alerte canicule

En cas d’épisode de forte chaleur, un numéro d’information est mis à disposition du public :

 

Canicule-info-service 0 800 06 66 66 

 
Votre santé est en danger lorsque la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région.
 
 
Retenez : 
 
- La chaleur fatigue toujours
- Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur
- La pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur.
 

 

Dastri c'est quoi ?

 

Dastri, c’est quoi ?

 
 
 

Eco-Organisme à vocation sanitaire financé en totalité par les industriels de santé, DASTRI met à disposition des patients en auto-traitement ,  une solution de proximité simple et sécurisée pour l’élimination des déchets de soins piquants coupants tranchants qu’ils produisent au domicile et qui représentent un risque pour la collectivité.

 
 
Disponible gratuitement dans toutes les pharmacies, la boîte à aiguilles (BAA) DASTRI permet de collecter les déchets de soins perforants qui représentent un risque pour la collectivité et qui doivent être triés pour la sécurité de tous. Les BAA doivent ensuite être rapportées dans un point de collecte géolocalisable via le site de Dastri.fr (+ 16 700 points disponibles en métropole et en outre-mer).
 
 

Dastri est un service de proximité, simple et gratuit pour les patients

 
 
 
 
DASTRI inscrit son action en partenariat avec les acteurs de santé et les acteurs institutionnels dans une logique de réduction des impacts environnementaux.
 
 
 

Les missions

 
L’activité de l’éco-organisme DASTRI s’articulera autour des  principales missions ci-dessous :
1. La mise à disposition gratuite de contenants spécifiques appelés « boîtes à aiguilles » (BAA)
2. La collecte et l’élimination de ces BAA.
3. L’information, la communication et la  sensibilisation de  l’ensemble des acteurs de la filière.
 
 
 

Retrouvez Dastri en quelques chiffres clés

 

 

Pour en savoir plus sur Dastri  www.dastri.fr

 

Pic de chaleur, les bons gestes

 

Fin mai début juin, une vague de chaleur

 

Comme en été avec la canicule adoptez les bons gestes !

 
 
 
 
 
Les conseils de Santé Publique France.Les pouvoirs publics rappellent les conseils simples à adopter par tous, mais surtout par les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées, dépendantes ou malades, femmes enceintes, nourrissons…) afin de lutter au mieux contre les conséquences  de la chaleur :
 
 

Buvez régulièrement de l’eau ;

 

Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;

 
Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps plusieurs fois par jour (au moins le visage et les avants bras, avec des serviettes humides par exemple) ;Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
 
Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais si ce n’est pas possible chez vous (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...) ;
 
Evitez les efforts physiques ;
 
Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
 
Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
 
Les personnes fragiles peuvent avec  leur entourage :
 
Prévoir le matériel nécessaire pour lutter contre la chaleur : brumisateur, ventilateur, climatiseur….
Avoir une liste des lieux climatisés (ou frais) où se rafraîchir près de chez elles : grande surface, commerce, cinéma, bibliothèque, musée…
 
Ne pas hésiter à demander conseil à son médecin, tout particulièrement en cas de problème de santé ou de traitement médicamenteux régulier (adaptation de doses par exemple).
 
 
 
Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin de recevoir de l’aide de bénévoles, et, pendant une vague de chaleur, prenez de leurs nouvelles régulièrement.
 
 
 
 
Source Santé Publique France/Iconographie Santé Publique France/
 
 
 

 

Attention aux fenêtres avec les enfants

Santé publique France renouvelle la campagne de prévention du risque de défenestration des enfants

 
Avec l’arrivée des beaux jours et des premières chaleurs, les risques de chutes par la fenêtre augmentent. Santé publique France renouvelle la campagne de prévention contre les défenestrations accidentelles afin de sensibiliser les parents d’enfant en bas âge et les informer sur les précautions à prendre.
 
Chaque année, plusieurs dizaines d’enfants chutent accidentellement d’une fenêtre ou d’un balcon. Ces accidents de la vie courante ont des conséquences redoutables, d’autant qu’ils surviennent surtout chez les très jeunes enfants.
 
 

Quelques chiffres

 
Selon la dernière enquête réalisée en 20131 par Santé publique France en collaboration avec l’hôpital Necker-enfants malades :
 
  •  Les chutes accidentelles de grande hauteur concernent surtout les enfants de moins de 6 ans (62 %), majoritairement des garçons (70 %) ;
  •  Dans 49 % des cas, la chute a eu lieu alors que l’ouverture disposait d’une protection et dans 50 %, un meuble se trouvait sous l’ouverture ;
  • Dans 82 % des chutes, un adulte était présent dans le logement au moment de la chute. Un meuble se trouvait sous l’ouverture dans plus de la moitié des cas.
 
 

Ces accidents ont principalement lieu pendant les heures de préparation des repas au printemps et en été.

 
 
Afin de sensibiliser les parents d’enfants en bas âge et de les informer sur les précautions à prendre pour éviter les défenestrations, Santé publique France diffuse deux affiches. Elles rappellent qu’il ne faut jamais laisser un enfant sans surveillance près d’une fenêtre ouverte ou sur un balcon, ni disposer à ces endroits des meubles ou des objets que les plus jeunes pourraient "escalader".
 
 
 
Crédit photo/Phovoir

 

L'influence des écrans sur le surpoids

 

Le temps passé à regarder la télévision, dès l’âge de deux ans, influence le poids de l’enfant quelques années plus tard, c’est ce qu’a révélé étude française.

Avec près de 12% des jeunes enfants en surpoids ou obèses dans les pays développés, et 6% dans les pays en développement en 2010.

On le sait la proportion d’obésité infantile a atteint un seuil épidémique au niveau mondial. En 2010, elle touchait déjà 12% des jeunes enfants dans les pays développés dans les pays développés et 6% dans les pays en développement.

Les facteurs génétiques, l’environnement intra-utérin du fœtus ou l’alimentation n’expliquent pas tout. Il est évident que le manque d’activité physique chez les très jeunes enfants a aussi un impact.

L’étude réalisée a montré qu’à deux ans, 28% des garçons et 38% des filles passaient moins de deux heures dehors au printemps et en été alors qu’il est recommandé aux enfants de 1 à 5 ans de bouger un minimum de trois heures par jour. 

De plus, les résultats de l’étude montrent que plus les garçons passent de temps devant des écrans à deux ans, plus ils ont un pourcentage de masse grasse corporelle élevé à 5 ans. Chez les filles, ce sont celles qui passent le moins de temps à jouer en plein air à 2 ans qui sont le plus en surpoids.

Le temps passé devant la télévision l’est au dépend du sommeil, or on sait qu’un manque de sommeil pendant la petite enfance est lié à un excès de poids. 

Il y a donc bien un lien entre une exposition précoce aux écrans et le surpoids. Il convient donc de limiter la télévision et d’encourager les jeux en plein air dès le plus jeune âge.

 

 

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Bien bouger tous les jours

Bien bouger oui, mais tous les jours un peu

La Fédération Française de cardiologie donne quelques astuces pour plus bouger.

 

L’activité physique, ce n’est donc pas que du sport, c’est aussi une manière de bouger au quotidien.

Pensez ainsi à aller à l’école à pied ou à vélo avec ses enfants ou petits-enfants, pour leur transmettre de bons réflexes. 

Descendez une station de métro ou de bus plus tôt. Prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur ou les escalators. 

Garez-vous à cinq minutes de chez vous et préférez la marche ou le vélo pour des trajets inférieurs à 2 km.

Il est important aussi de se lever et de bouger deux ou trois minutes toutes les deux heures quand vous travaillez assis.

Quelques conseils pour se lever plus souvent au travail. 

Nous vous conseillons d’aller voir un collègue plutôt que de lui envoyer un mail. 

Vous pouvez aussi téléphoner debout. 

Faire des réunions debout dans son entreprise. 

Enfin, un petit truc c’est de placer sa poubelle à plusieurs mètres de son bureau pour se lever pour la remplir.

L’idéal aussi est de compléter ces activités physiques quotidiennes par trois séances de sport hebdomadaires.

 

Photos Phovoir AFL

 

 

Une jonquille pour Curie, l'espoir contre le cancer

Dépistage du cancer du col de l'utérus

Cancer du col de l’utérus, les chiffres clés

Chaque année, 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont découverts. Ils provoquent 1100 décès.

Sur les 235 000 frottis réalisés, 31 000 révèlent des lésions précancéreuses ou cancéreuses.

L’âge moyen de diagnostic est à 51 ans et celui de décès à 64 ans.

 

Source INCA

 

Le rôle des pharmaciens dans la prévention et la promotion en santé


 

 

La prévention et la promotion de la santé concernent tous les professionnels de santé proches des patients qu’ils soient bien portants ou malades et les pharmaciens comme les biologistes médicaux ont un rôle à jouer dans ce domaine. 

Les 22000 pharmacies ont de nombreux atouts grâce à leur répartition sur tout le territoire et leurs contacts quotidiens avec plus de quatre millions de personnes. Les officinaux sont particulièrement formés dans les domaines du médicament, de l’éducation à la santé, de l’éducation thérapeutique, ils peuvent donc agir dans tous les champs de la prévention.

Dans le cadre de la prévention primaire, ils donnent des conseils comme sur la vaccination et pour cela ils disposent de moyens de communications adaptés avec les vitrines, des affiches, des documents en libre-accès.

En matière de prévention secondaire, les pharmaciens dispensent des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dont ils expliquent l’usage et les résultats en collaboration avec les biologistes médicaux et les médecins traitants,

A propos de préventions secondaire et tertiaire, les pharmaciens commencent à agir en participant à des actions d’éducation thérapeutique et des entretiens pharmaceutiques.

 

Enfin, d’une manière générale sur la promotion de la santé, les pharmacies contribuent notamment :

- à la lutte contre les addictions : tabac, alcool, cannabis, et autres drogues,

- à la promotion de l’activité physique et sportive,

- à la lutte contre le dopage,

- à l’éducation à la santé dès l’école primaire,

-  à l’action dans la prévention de la iatrogénie médicamenteuse.

 

Illustration Atelier Frantz Lecarpentier®

 

Le Dossier Pharmaceutique


 

Le Dossier Pharmaceutique est un service gratuit proposé par votre pharmacien.

Il contient des données sur votre identification (nom, prénom, date de naissance…) ainsi que la liste des médicaments qui vous ont été délivrés avec ou sans ordonnance pendant les quatre derniers mois dans la quasi-totalité des pharmacies de ville où vous vous êtes rendu(e). Il est également utilisé dans les pharmacies hospitalières équipées.

 

 

Depuis le décret du 24 février 2015 et l’autorisation de la CNIL du 17 décembre 2015, les données présentes dans le DP relatives aux vaccins sont accessibles pendant 21 ans et celles relatives aux médicaments biologiques pendant 3 ans.

Ces données sont ensuite archivées pendant une durée complémentaire de 32 mois puis détruites.

 

Ouverture d’un DP : le consentement est obligatoire.

Pour pouvoir créer un DP, le pharmacien doit recueillir le consentement exprès et éclairé du patient. L’article L. 1111-23 du code de la santé publique précise qu’« afin de favoriser la coordination, la qualité, la continuité des soins et la sécurité de la dispensation des médicaments  […], il est créé, pour chaque bénéficiaire de l'assurance maladie, avec son consentement, un dossier pharmaceutique ».

 

Impossibilité technique de créer un DP après 3 refus du patient.

Le patient est libre de refuser l’ouverture d’un DP, c’est son droit. Et vous devez respecter son choix. L’hébergeur de données du DP garde en mémoire chaque proposition de création d’un DP refusée par le patient. Pour renforcer le respect de cette demande de la CNIL, désormais, après trois refus du patient, toute tentative de création de DP est techniquement bloquée pendant trente-six mois. Si le pharmacien tente d’ouvrir un DP, un message d’erreur est envoyé au logiciel de gestion d’officine.

 

 

L'expression du refus sur le don d'organes


 

Depuis 1976, la loi fait de chaque Français un donneur d’organes présumé, tout en rappelant la possibilité de s’opposer à un tel prélèvement. Le registre national des refus devient le moyen principal d’expression du refus de prélèvement. Principal mais non exclusif.

 

Un décret du 11 août 2016 précise les autres modalités d’expression du refus :

Chaque personne opposée au prélèvement de tout ou partie de ses organes peut faire un écrit, qui devra être confié à un proche. Ce dernier pourra ainsi le transmettre à l’équipe médicale en cas de décès rendant envisageable un prélèvement d’organes-tissus.

Chacun peut aussi faire savoir son opposition de vive-voix à ses proches. Dans ce cas, il sera demandé de retranscrire par écrit les circonstances précises de l’expression de ce refus et au proche qui l’a fait connaître de signer cette retranscription.

 

Des règles de bonnes pratiques relatives à l’abord des proches dans les circonstances d’un décès permettant d’envisager un prélèvement d’organes ont été élaborées. Elles sont le fruit d’une concertation entre l’Agence de la biomédecine et l’ensemble des parties prenantes (sociétés savantes, coordinations hospitalières, associations…).

 

 

 

Nous sommes tous donneurs d’organes présumé à moins d’avoir exprimé un refus.

 

Le registre national des refus :

http://www.dondorganes.fr/sites/default/files/atoms/files/formulaire_registre_refusvf.pdf

 

 

 

La prévention du diabète


 

 

 

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de personnes souffrant de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. La mort d’un million et demi de personnes a été directement liée au diabète en 2012, tandis que 2,2 millions d’autres pouvaient être « attribuées à l’hyperglycémie ». D’ici quinze ans, le diabète représentera la septième cause de décès dans le monde. Il convient impérativement donc de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge du diabète.

 

Le 14 novembre a été choisi pour organiser la journée mondiale de sensibilisation au diabète en l’honneur de Frédérick Banting médecin et scientifique canadien, co-découvreur de l’insuline et récompensé par le Prix Nobel. Il ignorait l’importance future du diabète.

 

En France, comme dans la plupart des pays européens, le taux de mortalité dans la population générale a diminué au cours des dernières décennies. Cette diminution est surtout liée à une diminution de la mortalité pour les principales causes de décès que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires 1. Mais ce n’est pas forcément le cas pour les malades diabétiques. Comme le rappelle la Fédération française du diabète (FFD), le diabète tue dix fois plus que les accidents de la route.

 

Une récente étude*, publiée dans le Bulletin épidémiologique et portant sur l’évolution de la mortalité et de la surmortalité à 5 ans des personnes diabétiques par rapport à la population générale, en France métropolitaine, au cours de la période 2002-2012, montre que malgré une diminution des taux de mortalité entre les deux périodes, la surmortalité globale par rapport à la population générale reste élevée sur la période la plus récente, chez les hommes comme chez les femmes. L’excès de mortalité par maladie cardiovasculaire reste élevé chez les hommes et plus particulièrement chez les femmes, chez lesquelles il ne diminue pas entre les deux périodes. Ces résultats rappellent l’importance des mesures de prévention des complications cardiovasculaires du diabète et soulignent que des progrès sont encore nécessaires.

 

Une autre étude* démontre l’importance de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge des complications dégénératives du diabète. Elle souligne aussi le poids de la polypathologie (cancers surtout, mais aussi maladies infectieuses, maladies de l’appareil digestif, maladies du foie…) et la complexité qu’elle entraine dans la prise en charge des personnes diabétiques.

 

Comme le souligne le Bulletin, il convient de modifier le mode de vie des personnes diabétiques de type 2 et d’améliorer la prise en charge des complications. Cette prévention doit être adaptée au profil socioéconomique de la personne diabétique afin de réduire les inégalités sociales observées dans la mortalité liée au diabète.

 

Rappels

 

Le diabète de Type 1

Il touche 3,5 millions de patients en Europe et aux US. Il concerne donc 10% des diabétiques, plutôt les personnes jeunes.

Ce diabète est lié au manque d’insuline dû à la destruction des cellules du pancréas responsables de sa production

Les symptômes sont une soif intense, un appétit exagéré, un amaigrissement et il est mis en évidence par un taux de sucre trop élevé dans le sang et les urines.

Le traitement à vie se fait par des injections quotidiennes d’insuline.

 

Le diabète de Type 2

Il concerne 90% des diabétiques et apparaît surtout chez des personnes en surpoids après 40 ans.

Il est dû à une résistance du corps à l’insuline, cette hormone ne parvenant plus à faire rentrer le sucre dans les cellules

Aucun symptôme physique n’est visible. Le diabète de Type 2 ne peut être détecté que par mesure de la glycémie (taux de glucose dans le sang du patient).

Le traitement se fait d’abord par médicaments, puis par injection quotidiennes et enfin par l’usage de pompes si les précédents sont inefficaces. Notons qu’une démarche pour diminuer la surcharge pondérale permet de lutter efficacement contre ce type de diabète.

 

Le diabète gestationnel survient uniquement pendant la grossesse.

 

 

1 adulte atteint de diabète sur 4 n’est pas diagnostiqué

 

En conclusion, un diabète mal soigné peut générer de lourdes complications, il augmente de 50 % les risques cardiaques et d’AVC, il peut provoquer des neuropathies au niveau des pieds pouvant entrainer ulcérations ou infections et éventuellement mener à l’amputation, 1% des cas de Rétinopathies (cause majeure de cécité irréversible) sont dues au diabète et 10 à 20% des diabétiques souffrent d’insuffisance rénale.

 

A travers ses nouvelles missions, votre pharmacien s’investit logiquement dans la prise en charge des patients diabétiques. Il peut vous proposer des entretiens de prévention de manière à vérifier vos facteurs de risque, vous conseiller et vous orienter selon les résultats de ce dépistage.

 

 

* Bull Epidémiol Hebd. 2016;(37-38):668-75. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2016/37-38/2016_37-38_1.html

 

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

 

Des génériques efficaces et sûrs

Des génériques efficaces et sûrs

Le médicament générique est conçu à partir d’une molécule dont l’efficacité et la sécurité d’emploi bénéficient d’un recul d’environ 10 ans d’études et au moins 10 ans d’utilisation en pratique. Son autorisation de mise sur le marché (AMM) demande la preuve de sa bioéquivalence, c’est donc la garantie d’une efficacité thérapeutique et d’une sécurité d’emploi identiques à celles de la spécialité d’origine, quelles que soient ses différences de présentation.

Les études comparant efficacité et/ou tolérance des spécialités génériques et princeps ne montrent globalement aucune différence, y compris pour les médicaments à marge thérapeutique étroite.

En 2012, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a analysé l’efficacité et les éventuels effets secondaires des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine. Les travaux et études publiés ont démontré globalement une absence de supériorité des médicaments d’origine par rapport aux médicaments génériques.

Toujours en 2012, l’Assurance Maladie a publié une étude menée sur des effectifs importants (100 000 patients) suivis pendant 2 ans afin de comparer l’efficacité du princeps de la simvastatine avec celle de ses spécialités génériques. 3 critères du risque cardiovasculaire étaient étudiés : survenue de décès, d’infarctus et d’AVC. L’étude a montré là aussi qu’il n’existe aucune différence d’efficacité sur la prévention de ces 3 événements. 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Dépistage gratuit du cancer du sein

Octobre rose - Dépistage gratuit du cancer du sein

Le dépistage gratuit du cancer du sein est effectif lorsque l’assuré « se trouve dans une situation clinique nécessitant un dépistage spécifique du cancer du sein, fixée par décret en Conseil d’Etat ».

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous pouvez aussi bénéficier du dépistage gratuit du cancer du sein parce qu’une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie.

Mais s’il est détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. Ce dépistage concerne toutes les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptômes et n'ayant pas de facteurs de risque particuliers de cancer du sein.

Elles peuvent bénéficier, tous les 2 ans, sur cette période de leur vie, de mammographies de dépistage : un moyen efficace, simple et gratuit pour détecter un cancer du sein le plus tôt possible.

Cela étant, même entre deux mammographies de dépistage, vous devez surveiller vos seins. Durant les deux années qui s’écoulent entre deux mammographies de dépistage, certains cancers peuvent apparaître.

Consultez au moins une fois par an votre médecin traitant ou votre gynécologue pour un examen clinique de vos seins. Si vous constatez une bosse, une rougeur sur vos seins ou un écoulement anormal, n’hésitez pas à consulter.

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

La iatrogénie médicamenteuse


 

Ce risque touche particulièrement les personnes âgées. 

En effet, comme elles souffrent souvent de plusieurs maladies chroniques, les personnes âgées prennent tous les jours plusieurs médicaments. Cette polypathologie et cette polymédication s’accompagnent d’un risque accru de prescriptions inappropriées, d’interactions entre les médicaments et d’effets indésirables.

En moyenne, les personnes entre 75 et 84 ans consomment 4 médicaments par jour.

La moitié des personnes de plus de 75 ans prennent au moins 5 médicaments durant un trimestre.

Une utilisation de médicaments inappropriés a été retrouvée chez 53,5 % des patients de plus de 75 ans.

Parlez-en avec votre pharmacien.

 
 
Photo AFL/Phovoir©

 

Prélèvement d'organe

Les modalités d'expression du refus de prélèvement d'organe

Sauf inscription sur un registre colligeant les refus de prélèvement, toute personne était présumée favorable au don de ses organes, selon la loi Cavaillet du 22 décembre 1976.

Depuis 1994 et la première version des lois de biomédecine, il était prévu qu’en plus de la vérification du registre des refus, un dialogue s’engage avec la famille de manière à connaître la position du défunt à l’égard du don d’organes.

Porté par le professeur Jean-Louis Touraine et le docteur Michèle Delaunay un amendement à la loi de santé présenté à l’assemblée nationale.

En avril 2015, un texte rappelait qu’une concertation devait être menée avant son entrée en vigueur et que le refus du don d’organe devrait pouvoir s’exprimer par d’autres moyens que la seule inscription au registre des refus (les modalités devant être précisées par décret). Ce décret a été publié au journal officiel le 14 août dernier.

Le recueil des volontés du défunt nécessite donc une attestation écrite et signée par un proche ce qui lui confère un caractère plus solennel. 

 « Une personne peut également exprimer son refus par écrit et confier ce document à un proche. Ce document est daté et signé par son auteur dûment identifié par l'indication de ses noms, prénom, date et lieu de naissance » précise ce décret.

« Lorsqu'une personne, bien qu'en état d'exprimer sa volonté, est dans l'impossibilité d'écrire et de signer elle-même ce document, elle peut demander à deux témoins d'attester que le document qu'elle n'a pu rédiger elle-même est l'expression de sa volonté libre et éclairée. »

 

 

Exprimez votre choix sur dondorganes.fr

 

Manifeste pour la pharmacie française

Une campagne inédite pour la pharmacie française

 

L’ensemble de la profession, Ordre, syndicats, groupements de pharmaciens et étudiants, tire le signal d’alarme car la pharmacie connaît une situation économique extrêmement difficile. En effet, la rémunération des pharmacies d’officine est en forte diminution pour la deuxième année consécutive. La perte s’accélère encore en 2016 avec une chute de plus de 2% sur les quatre premiers mois de l’année.


Les pharmaciens dans leur ensemble remarquent que les 22 221 officines, leurs 120 000 emplois et les 6 500 apprentis sont menacés par cette situation économique, qui entraîne des fermetures brutales pouvant remettre en cause le maillage territorial.


Or, la pharmacie est bien souvent le seul poste avancé du système de santé et créateur d’emplois qualifiés dans les zones rurales et les quartiers difficiles.


La pharmacie c’est la proximité, la disponibilité, la compétence, la sécurité et la confiance des patients.


Toute la profession est prête à répondre à la nécessité de réforme et aux défis du vieillissement de la population, du développement de l’ambulatoire, de l’accroissement des pathologies chroniques en intégrant les technologies innovantes et de la prévention.


Les décrets permettant ces changements ont été votés dans la loi. Mais les décrets d’application ne sont toujours pas parus. La pharmacie appelle donc le Gouvernement à s’engager avant le PLFSS pour fixer un cadre économique clair et permettre ainsi l’évolution du métier et le renforcement du maillage officinal.


La pharmacie a besoin de votre soutien.


 

 

Piétons + smartphones = risque

Le téléphone, dangeureux, pas seulement au volant

 


Près de 17 % des piétons utilisent leur smartphone en ville. Ce chiffre s’élève à près de 22 % quand il s’agit de jeunes femmes parisiennes (entre 25 et 35 ans). Or, il est montré que les plus jeunes sont souvent plus distraits que leurs ainés. Il est donc important de rappeler aux piétons l’importance d’une vigilance à chaque instant.


Un sondage a été mené par le centre de recherche en accidentologie du groupe DEKRA dans six capitales européennes. Il a démontré que 17 % des 14 000 piétons sondés étaient distraits par leur smartphone lorsqu’ils traversaient des voies de circulation.


A Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Paris, Rome et Stockholm, les piétons ont été observés dans différents lieux des centres villes. Le but était d’identifier leur comportement avec leur smartphone surtout dans des lieux où les piétons sont nombreux, comme les arrêts de bus, le métro ou près des gares.

 

8 % des piétons envoient un SMS alors qu’ils traversent la route et 2,6 % passent des appels. Environ 5% des piétons observés portaient des écouteurs, ils écoutaient probablement de la musique. Or, passer des appels, écouter de la musique, utiliser des applications mobiles et envoyer des SMS sont autant de distractions qui peuvent présenter des risques pour la circulation et les piétons sous-estiment souvent les dangers que représentent le manque d’attention en ville pour leur propre sécurité. 


Globalement, il y a très peu de différences entre les six capitales européennes. Les équipes d’étude ont cependant relevé des cas particuliers, ainsi à plusieurs reprises des groupes de jeunes gens ont été vu en train de regarder un smartphone ensemble tout en traversant une rue. Dans l’un des cas, le groupe a percuté un cycliste. 

 

D’autres exemples sont cités comme celui d’une femme avec une poussette s’engageant sur un passage piéton au niveau d’un feu tricolore alors qu’elle envoyait des SMS sans prêter  la moindre attention à la couleur du feu. Un homme avec une poussette poussait d’une main, tenait un enfant de l’autre, et traversait la route avec son portable coincé entre son oreille et son épaule !  Ou encore, une femme parlant au téléphone a traversé la rue en courant sans regarder parce qu’elle voulait attraper un tram.


On le sait, en Europe, environ 22 % des personnes victimes d’un accident mortel de la route sont des piétons ; des accidents qui ont généralement lieu en ville. En Allemagne, cette proportion s’élève à 70 % et environ 10% des accidents mortels sur les routes allemandes sont causé par des piétons ayant un comportement inapproprié.


En tant qu’usagers de la route non-protégé, les piétons et pas seulement les enfants courent plus de risques en cas d’accident. La distraction par un smartphone accentue le danger. 

 

 

Photo Phovoir/AFL

 

Trop de sucres dans les boissons pour enfants


 

Une alimentation trop sucrée entraîne une augmentation du risque de surpoids et d’obésité. Ce n’est pas la seule conséquence chez l’enfant, l’impact sur l’état dentaire est aussi considérable. 

Récemment, la HAS (Haute Autorité de Santé) révélait qu’en France entre 20 et 30 % des enfants âgés de 4 à 5 ans avaient au moins 1 carie non soignée.


Des campagnes d’information ont sensibilisé le public à Si l’impact négatif des boissons sucrées sur la santé des enfants a fait l’objet de nombreuses campagnes d’information, les changements d’habitude ne sont pas toujours au rendez-vous.


Une équipe du Royaume-Uni a analysé la teneur en sucres de 203 boissons destinées aux enfants, jus de fruits, boissons à base de jus et smoothies. Il en résulte que la teneur moyenne en sucres est de 7 g/ 100 ml et 85 produits conditionnés en unités pour les enfants contiennent au moins 19 g de sucres, soit la quantité quotidienne maximale de sucres recommandée pour les enfants de 4 à 6 ans. 


L’étude montre aussi que 78 produits contenaient des édulcorants. Certes, ils sont sans danger mais, de nombreux experts s’accordent sur le fait qu’il est nécessaire de réduire le goût sucré des produits alimentaires pour que les enfants ne développent pas d’accoutumance. L’utilisation des édulcorants ne constitue donc pas une bonne solution. 


Il est conseillé aux parents de couper les jus de fruits avec de l’eau, d’opter pour des jus non sucrés, de ne les donner qu’au cours des repas et de limiter les portions à 150 ml par jour.

 

 

Photo Phovoir

 

Rapportez vos vieux médicaments à la pharmacie

Eradiquer la polio, c'est possible

La dépression post-infarctus

Bruit : 2 français sur 3 concernés

Attention aux champignons quelques rappels

 

Chassons des Idées reçues sur la contrefaçon

Un médicament sur 10 contrefait !

Pharmacies, un bilan alarmant

J'ai oublié de prendre ma pilule

Les adolescents et leur corps

Les tiques et la maladie de Lyme

La tique est connue des randonneurs et des propriétaires d’animaux domestiques qui savent qu’elle peut être le vecteur de différentes pathologies.

En fait, cet acarien constitue le plus important vecteur de maladies infectieuses en Europe. Il affecte autant les hommes que les animaux.

Ainsi il peut transmettre des bactéries : maladie de Lyme, rickettsiose, tularémie, bartonellose ; des virus : encéphalites à tiques, fièvres à tiques et hémorragiques, louping-ill du mouton ; et des parasites : piroplasmose canine, babesiose bovine.

L’agent responsable de la maladie de Lyme est  Borrelia burgdorferi. En France, cette maladie concerne 43 personnes pour 100 000 habitants. La lésion est très évocatrice mais inconstante, elle se caractérise par un érythème chronique migrant. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, qui débute trois à trente jours après la piqûre, centrée au point de piqûre. Cet érythème peut par la suite s’associer à de la fièvre.

Pour bien se protéger pensez à utiliser des répulsifs ; portez des vêtements couvrants ; Après une promenade en forêt, inspectez les zones à risques comme les jambes et les plis. Vous devez retirer immédiatement la tique à l’aide d’un tire-tique (jamais d’éther) et désinfecter la plaie.

 

Des autotests de dépistage du VIH en pharmacie

Des autotests de dépistage du VIH sont désormais mis à votre disposition en pharmacie d’officine. En France, 30 000 personnes vivent avec le VIH sans le savoir et 6000 nouveaux cas dépistés chaque année. Face au risque de banalisation de cette maladie, il convient de rester mobilisé et rappelons-nous que le meilleur outil de lutte contre le SIDA reste le préservatif.


Le dépistage du VIH constitue un enjeu majeur. L’autotest disponible en pharmacie est un outil de plus pour lutter contre cette maladie. Il n’a pas vocation à se substituer aux traditionnels dépistages par voie sanguine, ni aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD). Seul le pharmacien peut le remettre à l’usager, avec les conseils adaptés.


De plus, un service téléphonique d’aide à l’utilisation et de conseils sur les résultats est disponible sur la plateforme Sida Info Service, joignable 7 jours /7 et 24 heures /24 au 0800840800 (appel confidentiel, anonyme et gratuit).


Enfin, deux études seront donc lancées, sous l’égide de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), pour mesurer l’efficacité de ce dispositif.
Derniers conseils : Les autotests de dépistage de l’infection par le VIH s’adressent à tous. Ils sont destinés à être utilisés chez soi. Le prélèvement et l’interprétation sont effectués directement par l’intéressé. Tout résultat positif doit être confirmé par un test conventionnel de type « Elisa » de 4ème génération. Un résultat négatif ne peut être interprété en cas de prise de risque datant de moins de 3 mois. N’hésitez pas à en parler à votre pharmacien ou à votre médecin.

Les risques liés au tabac pendant la grossesse

Un nombre encore élevé de femmes sont exposées au tabac pendant leur grossesse. Toutes n’ont pas conscience des dangers pour l'enfant à naître. Si c’était le cas, il est probable que cela ferait reculer le nombre de fumeuses.


En 2012, sur 3 603 femmes françaises enceintes, 16 % d’entre elles déclaraient fumer quotidiennement (13 % des femmes allaitantes), surtout les plus jeunes et les plus défavorisées. Cette tendance semble s'améliorer un peu puisqu'en 2010 elles étaient 17 % et 22 % en 2004.

De plus, 12 % des femmes interrogées imaginent qu'il suffit de réduire sa consommation. Les risques encourus par le fœtus sont mal connus et souvent, ainsi fumeuses et non-fumeuses évoquent spontanément en premier de possibles « problèmes respiratoires » pour l’enfant (23 %), des problèmes de croissance (19 %), des risques de prématurité (14 %), des malformations (13 %), des problèmes neurologiques (5 %)...

Plus préoccupant, 78 % des fumeuses pensent que le « stress » provoqué par le sevrage tabagique serait plus nocif pour l’enfant qu’une consommation modérée de tabac.

Pourtant, il existe des moyens pour arrêter de fumer comme les traitements de substitution nicotinique (TSN). Mais ; là encore, les bonnes informations ne sont pas connues puisque presque les deux tiers des répondantes (64 %) estiment que les TSN sont déconseillés pendant la grossesse. 86 % d’entre elles trouvent même que le TSN est trop cher sans souvent  savoir qu’il peut être forfaitairement pris en charge par l'Assurance maladie (150€ par an).

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, notamment quand vous achetez un test de grossesse ou quand, enceinte, vous venez prendre votre traitement d'acide folique par exemple.

Lutter contre la contrefaçon de médicaments

La situation mondiale sur la contrefaçon de médicaments s’aggrave. Il s’agit d’une véritable menace pour la santé publique mondiale.

L’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) souligne que le trafic de médicaments contrefaits constitue  un fléau en Afrique où 30% de faux médicaments circulent.

La situation est d’autant plus dramatique qu’elle concerne des médicaments indispensables comme des traitements contre le paludisme. Ces produits de mauvaise qualité auraient entraîner la mort de 122 350 enfants africains de moins de 5 ans en 2013.

En France, on estime qu’un pour cent des médicaments sont contrefaits, les plus concernés étant de faux médicaments de confort. Le plus souvent, ils sont mis en vente sur internet.

De nouvelles pratiques voient le jour, ainsi des produits périmés sont reconditionnés. On observe aussi des vols dans les circuits autorisés avec réintroduction plus tard dans les mêmes circuits sans qu’on sache vraiment ce qui a été fait sur les produits. C’est pourquoi, les saisies de médicaments falsifiés sont en forte augmentation.

En Italie, cinquante personnes volaient des médicaments dans des hôpitaux ou lors de leur transport pour les revendre dans les hôpitaux et dans d’autres pays européens.

Aux Etats-Unis, des trafiquants reconditionnent des médicaments périmés ou transforment des médicaments génériques en princeps, le tout pour l’Amérique centrale.

Signée par 23 pays la Convention Medicrime, qui vise à lutter contre ces phénomènes, doit être ratifiée par la France, la Belgique et la Russie. Il est urgent d’agir.

 

Photo Frantz Lecarpentier

C½ur, les gestes qui sauvent

 

Tout le monde ne sait pas forcément utiliser un défibrillateur ou pratiquer les gestes qui sauvent. Un site, www.savezvoussauver.org, lancé par la Fédération française de cardiologie propose aux internautes de tester leurs connaissances en répondant à un quiz.

Un exemple

Une personne fait un arrêt cardiaque devant vous. Aucune réaction de sa part. Que devez-vous faire en premier ?

Vous tournez son corps de manière à l’allonger sur le côté
Vous vérifiez l’absence de respiration normale
Vous criez « au secours ! »

La réponse donnée par le site est la suivante :
Votre première réaction doit être de s’assurer de sa perte de connaissance et de l’arrêt de sa respiration. Ce sont les deux symptômes qui permettent de reconnaître l’arrêt cardiaque et d’agir en conséquence.

Six autres petites questions vous permettront de vérifier vos connaissances et d’en apprendre plus sur www.savezvoussauver.org

Retenez bien les trois gestes importants :
1 / Appeler les secours en composant le 15 ou le 112
2 / Pratiquer un massage cardiaque
3 / Utiliser un défibrillateur

32 % de vies sont sauvées alors que seulement 5% le sont sans la pratique des 3 gestes.

 

Source

Le bon geste pour bien cicatriser

Contrairement à ce pense  majorité des Français, en cas de coupure, écorchure, irritation, brûlure, coup de soleil, il ne faut pas laisser  sécher à l’air libre ce type de petites blessures.


Pour faciliter et accélérer la cicatrisation, il est préférable de laisser la blessure en milieu humide, plus propice à la cicatrisation. Or, Aujourd’hui, face à une plaie, 8 français sur 10 utilisent un antiseptique et seulement 2 français sur 10 nettoient la plaie avec de l’eau et du savon.


Or, le 1er geste recommandé par les spécialistes est de se laver les mains puis la lésion avec de l’eau et du savon. Par simple précaution ou si la plaie semble infectée, le nettoyage peut être suivi par l’application d’un antiseptique doux.


En cas de brûlure, les spécialistes recommandent de rafraîchir la zone brûlée avec de l’eau du robinet tiède (15°C – 25°C) et non froide, pendant ¼ d’heure, jusqu’à disparition totale de la douleur. Une fois la zone brûlée calmée, il faut protéger la plaie avec une crème hydratante.

 

Source Laboratoire Abbott

 

La santé des Français et des Françaises


Si l’espérance de vie française continue d’augmenter, des disparités notables existent entre hommes et femmes, entre territoires et entre catégories sociales.
Un écart d’espérance de vie à 3,5 ans existe entre les ouvriers et les cadres, de 6,3 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes.


On observe aussi de grandes disparités territoriales entre les régions. Les explications tiennent par exemple à la mortalité infantile plus élevée dans les départements d’outre-mer) ou bien à l’alcoolisme plus important dans certaines régions comme le Nord-Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon.


Concernant, les différences entre les hommes et les femmes, les causes de mortalité sont inversées. Les maladies de l’appareil circulatoire demeurent la première cause de mortalité chez les femmes, devant les tumeurs. Chez les hommes, c’est l’inverse. À âge égal, on observe une surmortalité masculine, qu’on attribue au poids de la consommation en alcool et en tabac, ainsi qu’aux expositions professionnelles et au comportement nutritionnel plus favorables aux femmes.


Malheureusement, le tabagisme féminin ne cesse d’augmenter. Conséquence, le cancer du poumon pourrait devenir d'ici 20 ans le premier cancer féminin, devant celui du sein. En effet, à consommation de cigarettes égale, pour des raisons anatomiques et hormonales (et la pilule n’arrange pas les choses), les femmes sont plus sensibles à la toxicité de la cigarette.
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La résistance aux antibiotiques

Depuis 2010, la consommation des antibiotiques est en hausse en France. A cause de cela, la résistance aux antibiotiques ne cesse de progresser notamment chez les entérobactéries avec notamment l’émergence de la résistance aux carbapénèmes, qui sont pourtant les antibiotiques de dernier recours à l’hôpital.

L’Institut de veille sanitaire et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ont lancé une alerte auprès des professionnels de santé car c’est l’efficacité des traitements qui est menacée.
Depuis trois ans, la consommation d’antibiotiques est à la hausse. Cela concerne particulièrement les pénicillines qui constituent la classe d’antibiotiques la plus largement utilisée. L’association de l’amoxicilline à l’acide clavulanique est à ce jour l’antibiotique le plus prescrit dans les établissements de santé.

Or, l’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Il convient aussi de sensibiliser le grand public qui, inconscient de ce risque, a parfois tendance à utiliser les antibiotiques sans absolue nécessité.

L’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Pour certains antibiotiques, on constate une diminution de la résistance quasi-constante depuis plus de 10 ans. C’est le cas pour le pneumocoque en ville ainsi que pour le staphylocoque doré en secteur hospitalier. Par contre, il faut redoubler de vigilance vis-à-vis des entérobactéries. Ces bactéries résident surtout dans le tube digestif comme notamment E. coli. Cette bactérie est responsable de la plus fréquente des infections à l’hôpital comme en ville : l’infection urinaire.

Prescripteurs, pharmaciens, patients et pouvoirs publics doivent se mobiliser pour préserver l’efficacité des antibiotiques.

Le tarif forfaitaire de responsabilité



Le TFR, Tarif Forfaitaire de Responsabilité, correspond au montant remboursé par la sécurité sociale au même titre que le prix limite de vente. En fait, la prise en charge des soins médicaux se calcule sur la base du prix de vente ou sur le tarif forfaitaire de responsabilité. Les taux de remboursement varient de 15 % , 30 %, 65 % à 100 %.


Le tarif forfaitaire de responsabilité constitue le prix de référence appliqué pour le calcul des remboursements de certains médicaments. Ce type de couverture concerne près de 2 600 spécialités sur un total d’environ 14 000 spécialités remboursables. Le TFR sert surtout à prendre en charge sur une base de tarif unique plusieurs produits équivalents en termes d’efficacité. Ce forfait concerne les traitements génériques et  de marque. L’objectif est de calculer le remboursement de certains produits de marque en prenant en compte le prix de base des médicaments génériques les moins chers.

Le remboursement au TFR est un mode de calcul qui ne s’applique que lorsque vous refusez de prendre un médicament générique pour la seule raison que vous optez pour l’achat de médicament de marque. Ce n’est que dans ces situations spécifiques que vous serez remboursé sur la base du tarif forfaitaire de responsabilité.

Si le médecin prescrit un médicament de marque au prix de 10 € et que celui-ci dispose d’un TFR indiquant 8 €, si vous n’acceptez pas l’achat de médicament générique dont son action thérapeutique est équivalent au produit de marque concerné, le calcul du montant remboursable se fera sur la base de 8 € fixé par le TFR et non sur le coût du traitement de 10 €. En choisissant d’acheter le produit de marque qui coûte 2 € de plus que le médicament générique, vous serez moins couvert par l’assurance maladie obligatoire que si vous optez pour l’achat de médicament générique.

Source : Assurance maladie

 

Les risques liés au manque de sommeil


En Europe,  25 à 35 % de la population est affectée par des troubles du sommeil (ce qui représente de 75 à 110 millions de personnes) et 7% par l’apnée du sommeil.

Le saviez-vous, un travailleur sur cinq manque de sommeil. De même, 93% des personnes interrogées reconnaissent  être fatiguées au travail. En fait, 20 à 40% des salariés disent manquer de sommeil. La somnolence et une baisse de vigilance en sont les principales conséquences. Une étude de l'INPES montre que 17% des 25-45 ans accumuleraient chaque nuit une dette importante de sommeil et 12% seraient même insomniaques.

Un mauvais repos peut engendrer des dommages non négligeables  comme l’augmentation des arrêts de travail (31 % contre 19 % chez les bons dormeurs), plus d’accidents du travail (8 % contre 1 %), des accidents de la route – la fatigue est la première cause d’accidents en France.  Les conséquences se voient également au niveau physiologique avec du diabète, de l’obésité, d’hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires, un accroissement de risque infectieux.

Le suivi des asthmatiques par le pharmacien


L’accompagnement des patients asthmatiques par les pharmaciens est désormais possible et précise les modalités de cet accompagnement. Les patients doivent être sous traitement de fond, en initiation, ou en reprise de traitement suite à une interruption d’au moins 4 mois.

Le traitement doit être prévu pour une durée supérieure ou égale à six mois.

Bien entendu, le patient conserve le choix de participer ou non à ce dispositif, tout comme il a le choix du pharmacien. Celui-ci s’engage à la confidentialité des entretiens. Le patient peut à tout moment interrompre son suivi ou désigner un autre pharmacien.

Pour mettre en place l'accompagnement, le pharmacien dispose de documents validés par la Haute Autorité de Santé (HAS) et il a obligatoirement suivi une formation adaptée avant de commencer les entretiens.

Ce suivi se réalise grâce à deux entretiens pharmaceutiques au cours de l'année civile de référence. Après les patients sous anti-vitamine K, les entretiens pharmaceutiques entrent donc dans les missions nouvelles que le pharmacien sera amené à réaliser de plus en plus souvent. Les prochains patients chroniques à bénéficier de ce soutien devraient être les diabétiques.

Seulement 40 % d'observance


L’observance est le fait de bien suivre la prescription médicale et donc de prendre son traitement comme il a été recommandé.

Or, une étude récente montre que seuls 40 % des patients chroniques prennent correctement leurs médicaments, au bon dosage et pendant toute la durée demandée. Six pathologies chroniques ont été étudiées et les résultats ne sont pas brillants : seulement 13 % des asthmatiques sont observants pour leur traitement de fond, suivis par les patients souffrant d’insuffisance cardiaque (36 %), les diabétiques de type 2 (37 %), les hypertendus (40 %) et les patients souffrant d’hypercholestérolémie.

Dans l’ostéoporose, l’observance est un peu meilleure mais dépasse difficilement la barre des 50 %.

D’après IMS, le surcoût généré par cette mauvaise observance atteindrait 9,3 milliards d’euros par an, en prenant en compte une seule complication par pathologie. Pour l’hypertension artérielle par exemple, le coût engendré par les accidents vasculaires cérébraux est estimé à 4,4 milliards d’euros annuels.

Un médicament ne s'achète pas sur internet


Force est de constater que l’e-commerce ne constitue pas un relais de croissance pour la pharmacie. La raison en est simple, pour la majorité des personnes (plus de 92 %), les médicaments d'automédication (de prescription médicale facultative non prescrits, non remboursés) ne s’achètent pas sur internet.

Une étude réalisée par Celtipharm montre que la quasi totalité des ventes en ligne est réalisée sur les produits hors-médicament.  Les produits pour l'hygiène et la cosmétologie représentent  à eux seuls 49 % du chiffre d'affaires.


Plus grâce même, une équipe de chercheurs britanniques a publié une analyse détaillée de l’offre sur internet. Elle porte sur la vente de médicaments sur des sites réglementés et les sites non réglementés à travers plusieurs caractéristiques. En fait, ils ont constaté que, dans les pays européens où la vente en ligne est la moins réglementée, le risque de mésusage semble important. Il peut s’agir d’une mauvaise utilisation ou d’un détournement volontaire.

Les auteurs de cette étude alertent sur la nécessité absolue pour les patients de savoir différencier les sites réglementés des sites illicites.
On le voit la nécessité de proposer des médicaments sur internet pose de réels problème d’autant qu’une autre étude démontre que, tout achat confondu, 54 % des e-acheteurs choisissent d’aller en magasin chercher leur commande (ils étaient 42 % en 2013).

La solution réside bien dans la réservation en ligne avec retrait de sa commande à la pharmacie. Le consommateur gagne du temps tout en étant certain d’avoir le conseil approprié sans prendre de risques pour sa santé.

 

Les dangers potentiels de la cigarette électronique

L'usage de la cigarette électronique présente-t-il des menaces pour la santé comme le laisse entendre deux rapports récents ? C’est tout d’abord l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vient de recommander l'interdiction la vente aux mineurs de cigarettes électroniques et sa consommation dans les espaces publics fermés. Si pour l'organisme, les risques sont largement indéterminés, il mentionne tout de même également de « graves menaces pour les fœtus ».

De son côté, l'American Heart Association (AHA) recommande aussi l'interdiction de ces cigarettes aux mineurs et la limitation de la publicité incitant les jeunes au vapotage.

Faut-il alors appliquer le principe de précaution quand il existe peu de recul et peu d'informations ?

Or, depuis l’arrivée de la cigarette électronique, les ventes de tabac ont reculé de 8 %. Cela correspond à 500.000 fumeurs sevrés en France.
Si les partisans de la cigarette électronique regrettent que ces messages sèment le doute, l'OMS note tout de même trois points posant problème :

- Un taux de nicotine généralement entre 6 et 24 mg de nicotine, mais parfois plus de 100 mg.
- La forte concentration de propylène glycol, un produit très irritant.
- Des produits chimiques non connus et pour lesquels il n'y a pas de données sur leur émission.